poesie
Quand nous rendons notre âme
Quand nous rendons notre âme
On le dit d’une personne
Voire bien plus facilement
De votre ordinateur
Ou même d’une voiture
Le fait de rendre l’âme
Pour ne pas dire mourir
Comme si la mécanique
N’impliquait pas la vie
Répétez-vous cela
Sans vous en rendre compte
Sans en prendre conscience
Sans vraiment le comprendre ?
Cela signifie-t-il
Qu’on nous l’a attribuée
Et qu’il faut donc la rendre
Quand notre corps s’arrête ?
Comment la perçoit-on ?
Qui donc nous l’attribue ?
Sur quels types de critères ?
Est-ce un tirage au sort ?
Est-ce fifo ou lifo ?
Sont-elles regénérées
Ou bien profitent elles
De leurs propres expériences ?
N’avons-nous l’impression
Parfois dans nos pensées
Ou alors dans nos rêves
De moments déjà vus ?
A qui faut-il la rendre ?
Et dans quelles conditions ?
Avons-nous un contrat
Et quelles obligations ?
Les âmes se parlent elles
Comme dans un grand réseau ?
Dont on ne sait vraiment
Qui donc le contrôle ?
Du cantique des âmes
Au quantique tout court
Peut-être utilise t on
Un grand ordinateur
Manipulé par Dieu
Et aussi par le diable
Quand ce ne sont les anges
Ou quelques employés
A moins que ce ne soit
Par quelque extraterrestres
Qui s’amusent de nos vies
Qui règlent le futur
Est-ce un savant partage
Quand elles sont attribuées
Ou bien encore laissées
Plutôt que retirées ?
Peuvent-elles se bonifier
Ou prendre des malus ?
Avec remises de peine
Comme pour condamnation ?
Les âmes sont elles donc
Classifiées, qualifiées ?
Correspondent-elles toujours
A leurs corps attribués ?
Quand on confie son âme
Sait-on quand l’heure viendra ?
Est-ce une Obsolescence
Plus ou moins programmée ?
Et parfois le miracle
L’ordi mort se rallume
La voiture redémarre
L’âme revient dans son corps
Tu n'as même pas la bleue
Tu n’as même pas la bleue
C’était la réflexion
D’une certaine personne
Me rencontrant enfin
Comme une bête de foire
Sa remarque voulait dire
Pour qui te prends-tu donc ?
Tu n’es finalement rien
Même pas reconnu
Elle pouvait dire aussi
Qu’on peut être étonné
Après tout ce que l’on dit
Que tu ne l’aies même pas
Preuve que je la mérite
Voire que j’en ai l’honneur
Pour toutes mes actions
Rendues à la Nation
Mais a-t-il fait l’IH ?
Est-il fréquentable ?
Est-ce un très bon soldat ?
Voire bien irréprochable ?
A-t-il bien tous ces titres ?
A-t-il fait tout ce qu’il dit ?
Est-il usurpateur ?
Qui est donc ce type là ?
La bleue est une médaille
La rouge l’est aussi
La bleue pour le mérite
La rouge pour l’honneur
C’est une pratique française
On les voit sur les vestes
Je l’ai en porte clé
C’est déjà mieux que rien
Certains les ont toutes deux
Et d’autres n’en n’ont aucune
Ou bien en portent d’autres
Avec d’autres couleurs
Faites pour les militaires
Elles vont pour les civils
Pour bons remerciements
A diverses actions
Certains sont officiers
D’autres sont chevaliers
D’autres sont commandeurs
Et d’autres même Grand croix
Je constate souvent
A qui on la remet
Et que je connais bien
Et parfois je m’étonne
Certains n’en n’ont même pas
Alors qu’on la leur doit
Peut être qu’ils n’en veulent pas
Que faut-il leur offrir
Pourquoi ne pas garder
La rouge pour les soldats
Et ne pas attribuer
La bleue pour les civils
Je suis parfois surpris
De quelqu’attributions
Plutôt plus politiques
Sans réelles raisons
On peut l’avoir pour
Compenser des échecs
Ou des titres ou fonctions
Que l’on ne peut avoir
Faut-il parfois coucher ?
Faut-il plutôt trahir ?
Ou bien encore blâmer ?
Pour rapporter des voix ?
Des médailles j’en ai trois
Défense nationale
Et autres franco allemandes
Cela me suffit bien
Mais la seule qui m’importe
N’est pas une médaille
C’est une belle l’épinglette
Celle des 12 étoiles
Celle de mes convictions
Celle de mes pensées
Je l’ai bien méritée
Monsieur le Ministre
Monsieur le Ministre
On m’appelait comme ça
Il y a quelques années
Toujours sur le terrain
Actif ça et là
Souvent on me disait
Comme pour mon général
Que j’étais un ministre
Que j’en avais l’allure
Ministre de quoi donc
Ministre pour quoi faire
Pour couper les rubans
Ou me voir en photos ?
Ministre de la défense
Pour prendre une revanche
Ministre de l’industrie
Ou de l’agriculture
Ministre de l’Europe
Ou bien plutôt du monde
A moins que je ne fusse
Ministre président
Certains croyaient en moi
Certains pour mes projets
D’autres pour la passion
D’autres enfin pour l’image
Encarté à 16 ans
Impliqué en région
Et ensuite à Paris
Puis au-delà du Rhin
J’ai vite replongé
Quand je suis revenu
Dans les sphères du pouvoir
Organes de décisions
Politique d’Etat
Intérêt général
A politique tout court
Il n’y avait qu’un pas
J’ai bien voulu tester
La politique locale
Mais j’aime trop les vaches
Pour en faire un outil
J’avais pourtant écrit
Un programme complet
Parcouru la compagne
Les papiers à la main
Jamais été élu
Je n’ai jamais été
Vraiment au bon endroit
Jamais au bon moment
Je n’aurais pas été
Un très bon politique
Car je n’aime pas taper
Sur d’autres candidats
Mais finalement depuis
C’est encore mieux ainsi
Je côtoie qui je veux
Et tous directement
Grands élus nationaux
Ou bien européens
Et puis ambassadeurs
Et même chefs d’Etat
J’écris à qui je veux
Facilite les contacts
On m’invite par ci
Et je parle par là
J’aime bien communiquer
Et même beaucoup séduire
Mais sur de vrais projets
Même sans trop faire plaisir
J’écris aussi beaucoup
Sur la politique
Et les politiciens
En bon théoricien
Une étincelle jaillit
Quand la chambre fut dissoute
Il fallu faire des choix
Je sais qu’elle en pleura
Le mot revint tantôt
Même d’un politique
L’histoire nous le dira
Tellement de choses à faire
Tellement de choses à faire
J’ai envie de partir
Envie de disparaitre
La vie est bien trop dure
Quand il faut plus se taire
J’ai vécu tant de choses
Et tant de choses encore
Je ne suis pas heureux
Même si on peut le croire
Mais finalement qui suis-je
Qu’ai-je donc accompli
Ai-je apporté ma pierre
Pour quelle cathédrale ?
Beaucoup de mission d’ange
Me rendent indispensables
Beaucoup trop de combats
Me rendent indestructible
Pourquoi donc renoncer
S’effondrer et mourir
Renoncer, s’enterrer
S’éteindre et puis hanter
Pourquoi partir maintenant
J’ai encore vraiment
Tellement de choses à faire
A dire et à écrire
Tellement de choses à lire
A voir et à découvrir
Beaucoup à écouter
A comprendre et transmettre
De bonheur à donner
De cadeaux à offrir
Sans attendre en retour
Pas même un fil d’amour
Tellement à rêver
Espérer accomplir
Dans une vie trépidante
Pleine de souvenirs
Tellement à voyager
Partir et revenir
Traverser dériver
Toujours m’émerveiller
Tellement à marcher
A courir, naviguer
Chevaucher, et rouler
Voire tomber et chuter
Tellement à pardonner,
Peut-être sans oublier
Ni même se souvenir
Mais surtout de guérir
Sans doute douter croire
Pleurer et résister
Renaitre et s’envoler
Et puis renaitre encore
Tellement à regretter
De clous à enlever
D’excuses parfois à faire
Ou bien de repentirs
Mais encore sans doute
Bien des coups à donner
Amplement justifiés
Tel un bon justicier
J’ai tellement à créer
Tellement à Inventer
A écrire et chanter
Bâtir et même peindre
Tellement à jardiner
Planter et façonner
Couper et tronçonner
Cueillir et déguster
De plats à cuisiner
Recettes à inventer
Convives à surprendre
Papilles à suspendre
Tellement à aimer
De femmes à enlacer
Désirer, embrasser
Caresser et chérir
Tellement à ressentir
Effleurer, frissonner
Respirer, contempler
Et aussi m’émouvoir
De gens à retrouver
Et d’autres à rencontrer
Ou encore protéger
Et voire consoler
De succès à décrire
D’échecs à disséquer
De groupe à rassembler
Gens à valoriser
Tellement à enseigner
Et surtout élever
Copies à corriger
De notes à attribuer
Chants d’oiseaux à apprendre
Parler aux animaux
Reconnaitre arbres et plantes
Et tous les champignons
Tellement à rencontrer
Echanger, apaiser
Accueillir, découvrir
Mais surtout leur sourire
Bien des liens à créer
D’entreprises à soigner
D’états, d’institutions
Et de collectivités
Tellement à bâtir
Tellement à chanter
Kilomètres à rouler
De cadeaux à offrir
Pas le temps de vieillir
Ni même de tressaillir
Pas envie d’abdiquer
Ni doucement m’effacer
Je ne partirai pas
Et je resterai là
Et je vivrai encore
Cent mille ans et encore
Contine d'Aegina
Contine d’Aegina
C’était l’histoire d’un corbeau
Qui se trouvait toujours très beau
En oublia son cher fromage
Qui coula sur tout son ramage
Refrain (bis) :
T’as pas le droit, t’as pas le droit
D’partir comme ça, d’partir comme ça
Et puis arriva le cheval
Qui galopait dans le sous bois
Il en fit bien tout un scandale
Quand le grand cerf le rattrapa
Et puis arriva le cochon
Avec son gros nez tout rond
Il partait chez sa grand-mère
Qui avait un très gros derrière
Et puis survint monsieur le chat
Qui se faufila pas à pas
En direction de la cuisine
En se léchant bien les babines
Et puis ce fut l’tour du lapin
Qui dégusta bien sa carotte
Avant de déposer sa crotte
Délicatement sur le foin
Et puis que dire de l’éléphant
Qui n’avait hélas plus qu’une dent
Et qui vint éponger sa soif
Sous le long coup de la girafe
C’était le tour du crocodile
Qui mang’erait bien la p’tite Odile
Mais qui préféra un serpent
Qu’il croqua bien de toutes ses dents
Eh nous oublions le grand loup
Qui s’invita bien à la fête
Et qui lui, dévora bien tout
En ne laissant ni queue ni tête
Et puis vint enfin la souris
Qui ne voulait que du fromage
Et qui ne trouva que du pain
Qu’elle avait laissé un matin
Pour toi ma fille
Pour toi ma fille
Tu as eu le courage
Comme parfois tu sais faire
Mais cette fois pour partir
Comme je ne le sais pas
La vie n’était pas simple
Tu étais très joyeuse
Tu inspirais l’envie
En artiste insouciante
Tu savais bien écrire
Et prendre des images
Tu savais bien décrire
L’histoire et l’avenir
Tu t’étais refermée
Depuis toute petite
Que s’est il donc passé
T’aurions nous vraiment crue
Puis ensuite ce divorce
Où tu ne dormais plus
Avant que je revienne
Attendant cette rupture
Je n’avais pas compris
Que tu craignais ensuite
Finir délaissée
Et même abandonnée
Puis cette adolescence
Difficile solitaire
Une sorte de cendrillon
Au milieu de ces dames
Nous étions vraiment proches
Créative incomprise
Curieuse et Passionnée
Rien ne semblait marcher
Tu savais attirer
Dès ton adolescence
Alain Delon lui-même
Remarqua bien ton charme
Cette expo fantastique
Au cercle des armées
Ces visites de musées
Qui débouchèrent sur l’art
Puis ce goût pour le vin
Ensuite sur les terroirs
Transformé pour l’alcool
Puis en certaines manies
Puis cette prison dorée
En belle prisonnière
Où tu chutas bien bas
En bachotant tes cours
Ces différents boulots
Puis divers grands hôtels
Et très grands restaurants
Et jusqu’à cette ferme…
Et cette belle vache
Rira-t-elle toujours
Son rire du pendu
Qui t’a donné envie
Surtout cette maladie
Qui te suivait petite
La maison de Solène
Où tu aidais les autres
Puis l’hôpital brousse
En passant par Percy
Et puis ce fut Biarritz
Avec rien sur les os
Comme une déportée
Elle savait te virer
Et j’allais te chercher
Puis ce fut les Maillys
Et puis ce fut Sainte Anne
En passant par Jouvence
Et puis même l’Espagne
Et bien avant de Vienne
Et avant de New York
Je passe bien des histoires
Florence, Macornay
Et puis enfin Annecy
Qui perdit ses étoiles
Et tous les autres lieux
Que je ne connais pas
Tu voyais dans la vie
Tu voyais chez les autres
Tu savais bien aussi
Tromper et attirer
De par ta différence
Il était bien difficile
De te faire accepter
Et j’en sais quelque chose
Il est bien difficile
Parfois de supporter
Cette grande solitude
Que tous deux partageons
J’étais fier de toi
Ma petite championne
Tu as su me montrer
Tous tes exploits sportifs
Comme traverser Chalain
A la nage sur le dos
Plus petite déjà
Il y eu le judo
Puis bien sur le cheval
Et même aussi le golf
Je pense souvent à toi
Quand je fais mon yoga
C’est reposant et bon
Tu avais bien raison
Il est bien difficile
De vivre en entreprise
De faire ce que l’on veut
Et surtout quand on veut
Il est bien difficile
De vivre sans argent
Et surtout faire semblant
De faire que l’on en a
Il est bien difficile
De vivre sans voiture
En dehors de Paris
Où tout est bien tout gris
Comme dirait Darroussin
L’éternel jardinier
La solution n’est pas
De le faire pousser
Tu aimais cuisiner
Et bien faire partager
Recettes épicées
Et graines souvent variées
Tu avais réussi
Et bien contre ton gré
De voir se rapprocher
Tes parents séparés
Mais tu avais aussi
Cette fois ci de plein gré
Une nouvelle fois
Les voir se diviser
Tu es donc partie
Tu as eu le courage
Et pourquoi pas ensemble
Et où le trouverai-je ?
Tu as donc fait le choix
D’arrêter de souffrir
Et d’oublier ce corps
Que tu ne voulais plus
Je ne te priverai plus
De pinte ni de cocktail
Personne ne criera plus
Contre qui que ce soit
Il y eu cet acouphène
Qui donna le signal
Qui m’averti bien mal
Que tu étais bien prête
Mais tu m’as envoyé
Récemment un message
Qui me fait bien penser
Que tu es parmi nous
Que tu es bien en vie
Que tu ris de nos pleurs
Maintenant tu es libre
Et sans aucune douleur
Je garde précieusement
Tous tes derniers messages
Avant que tu décides
D’éteindre la lumière
Alors je te le dis
C’est peut être mieux ainsi
Que ton âme navigue
En paix et plus sereine
Au milieu des forêts
Au milieu des nuages
De tous les animaux
Oui c’est ce qu’il te faut
Vas rejoindre ton chat
il est mort dans mes bras
Nous étions très heureux
Il te racontera
J’avais mis des objets
Elles ont bien tout viré
Je garde nos souvenirs
Elles ne peuvent les prendre
Si tu les avais vues
A montrer leur chagrin
Elles qui ont bien tout fait
Et bien tout dit sur toi
Mais ce fut en fait moi
Qui fut discrédité
Plus ouvert sur tes maux
Mais dur sur les actions
Intervenant sans cesse
Pour faire valoir tes droits
Pour assurer ton bien
Sans trop le faire savoir
Elles ont eu le bon rôle
Oubliant bien des choses
Mon rôle de sauveteur
Bien vite persécuteur
Je reste sur le ban
Mais tu sais ce que c’est
Bien sur c’est une image
Mais elle est tellement vraie
Elle n’ont même pas voulu
Me dire directement
Que tu étais partie
Je n’avais qu’à payer
Comme le faisait mon frère
Père de substitution
Limité au budget
Et qui savait compter
Je suis prêt maintenant
Sachant bien où tu es
Comme tu as de la chance
Sans plus aucun soucis
Quand je viendrai te voir
Au milieu de ces âmes
On pourra se parler
Sans trop nous énerver
Efface bien tout chérie
Efface bien tout chérie
J’aime bien nos échanges
Ils sont fins, ils sont tendres
Ils sont vifs et intenses
Ils sont beaux comme toi
J’aime bien t’observer
T’écouter, te comprendre
Discuter, échanger
Imaginer tes sens
J’aime bien penser pour toi
J’aime bien penser pour nous
Travailler ensemble et s’aimer
Etre ensemble en somme
J’aime voir tes yeux
Et ta peau s’illuminer
Quand tu penses aux projets
Tu deviens lumineuse
J’aime bien te caresser
J’aime bien te faire l’amour
J’aime marcher avec toi
J’aime danser avec toi
J’aime boire avec toi
Et pas que de la bière
De bonnes boissons bien fortes
Profitant de la vie
Efface bien tout chérie
Tu sais qu’il peut nous lire
Du moins veut-il le faire
Que découvrira-t-il ?
Je vois bien que tu veux
Encore changer de vie
Ceci est interdit
Et je vois bien tes chaines
Mais tu en as les clés
12 ans que je t’attends
Tu es aussi mon ange
Qui rayonne pour moi
Tu es venue me voir
Tu savais bien pourquoi
Tu t’es ouverte à moi
Et ne le regrette pas
Tu te souviens de tout
Et j’en suis très ému
Tu te souviens de nous
Que puis dire de plus
Tu aimes ma culture
J’aime la partager
Comme tu sais le faire
Pour d’autres découvertes
Chaque jour connectés
Nous refaisons le monde
Nous attendons le jour
Où nous nous retrouvons
Quelques heures d’avion
Ne nous séparent pas
Quelques belles discussions
Nous ramènent dans nos bras
Je te demande juste
Si tu veux tout changer
D’attendre pour décider
D’attendre d’être sûre
De décider ensemble
Sans tout précipiter
Même si notre folie
Peut nous rendre invincibles
Quelle qu’en soit l’issue
Sache que je ferai tout
Pour faire éclore la fleur
Eclore le papillon
Quelle qu’en soit l’issue
Notre amour sera fort
Quoi que nous puissions vivre
Il sera éternel
Le juge d’instruction
Le juge d’instruction
Quand j’ai quitté l’armée
Plutôt la DGA
Bref, l’administration
J’avais bien une idée
Je voulais essayer
Encore une nouvelle fois
D’instruire les dossiers
A charge et à décharge
Non pas comme avocat
Missionné par untel
Pour défendre ensuite
Un dossier non voulu
Mais en fait comme juge
Uniquement d’instruction
Apportant l’expérience
De beaucoup de dossiers
J’avais fait la même chose
En passant officier
Je voulais l’armement
J’ai donc fini major
L’époque n’y était plus
Le statut se perdait
Même si certains
Ne veulent plus s’en souvenir
Une série d’entretiens
Proposa d’autres postes
Cour d’appel par ci
Tribunal par là
Mes lettres de soutien
Avaient permis aussi
De rassurer les juges
Sur mes bonnes intentions
On m’avait bien prévenu
Des anciens magistrats
Que j’allais m’ennuyer
Que point de liberté
Je ne voulais le croire
Je respectais le droit
Confiant en la justice
Sûre et Indépendante
J’aimais beaucoup le fait
De mener le dossier
Faisant aussi le deuil
Ne pouvoir l’initier
J’avais également fait
Le grand deuil du pouvoir
Mais c’était sans devoir
Toujours le supporter
Etant moi-même passé
Par le stade des affaires
Je pensais apporter
Un certain savoir faire
Aurais-je bien instruit ?
Aurais-je bien jugé ?
Avec discernement ?
Avec clairvoyance ?
Ou alors comme ces jeunes
Nommés sans formations
Sans expérience de vie
N’appliquant que le droit
Jugeant sur des divorces
Ou des affaires pénales
Sans connaitre les gens
Avec ou sans argent
Le jury ennuyé
Répondu un moment
Qu’il fallait même plutôt
Devenir avocat
Puis le doute me venant
La réponse tardant
Je me suis retiré
Et l’acte fut validé
Depuis cette décision
Je côtoie la justice
Et aussi l’injustice
En tant que philosophe
80 et 110
80 et 110
Je roule à 80
Sur les routes normales
Et plutôt à 110
Sur les routes rapides
Avant j’allais à fond
Sur la file de gauche
Il m’était impossible
De me faire doubler
Maintenant c’est changé
Je roule toujours à droite
Je me fais klaxonner
Mais suis sûr d’arriver
Avant c’était chrono
Pour gagner 3 minutes
Maintenant c’est la conso
Et gagner quelques litres
N’allez surtout pas croire
Que je garde mes points
Je me prends bien des flashs
Par faute d’inattention
N’allez pas croire non plus
Que je roule le dimanche
J’ai fait en 17 ans
600 000 km
Ma voiture est puissante
En plus d’être confortable
Je peux vous rattraper
Si vous le souhaitez
Je la ménage un peu
Un certain alibi
Mais c’est aussi un jeu
Pour bien rester en vie
Et surtout la garder
Elle qui m’a sauvé
De bien des aventures
Et bien des accidents
Il m’a fallu aussi
Dans une histoire passée
Une soupape cassée
Sans détruire ma famille
L’ange gardien était là
Il faut savoir aussi
Parfois le ménager
Pour le voir revenir
Poème du nouvel an
Poème du nouvel an
Obligation sociale
Ou bien professionnelle
C’est une tradition
Que la date rappelle
Envoi de cartes écrites
Et désormais d’emails
En plus de sms
Et même encore d’appels
L’occasion de créer
Ou encore de renouer
Certains liens existants
Ou bien encore passés
Le monde entier le fête
Avec feux d’artifice
Mais pas à la même heure
Ni aussi le même jour
Certains le fêtent seuls
Et d’autres toujours en groupe
Avec ou bien sans bulles
Dans une belle coupe
On s’embrasse sous le gui
Sur la joue ou la bouche
On abuse de voeux
Deux à deux dans les yeux
Les enfants, les adultes
Et tous les animaux
Reçoivent des intentions
Et même des cadeaux
C’est un nouvel élan
Une lumière revenue
Cette fois c’est la bonne
On ne vous prendra plus
Souhait de résolutions
Souhaits de réussite
Souhaits de bonne santé
Et bien sûr souhaits d’amour
Surtout souhaits de paix
Et souhaits de victoire
Que chaque camp espère
Certain de son bon droit
Souhaits d’une vie meilleure
Pour certains quoi de plus
Quand pour d’autres c’est aussi
Surtout pas quoi de moins
365 jours
C’est le temps d’une année
En heures et en minutes
C’est plus à décompter
Profitons de la vie
Nul ne sait si demain
Nous serons toujours là
A nous serrer les mains
Mais que dire de ceux
Qui reçoivent sans répondre
Qui se moquent du geste
De l’effort consenti
A moins que celui-ci
Ne soit pas adapté
Ou soit même déplacé
Sans réelle valeur
Donner sans recevoir
Est un très bon adage
Celui de remercier
En est un tout aussi
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