poesie
Désir d'enfant
J’ai bientôt 40 ans
J’ai bien toutes mes dents
Ce qui me manque pourtant
C’est d'avoir un enfant
Pour la quatrième fois
Je t’ai confié mes larmes
Et je sais bien qu’en fait
Tu sais les provoquer
Cet enfant je le veux
Cet enfant je le sens
Pourtant il se dérobe
Et se dérobe encore
Je cherche le repère
Ou bien plutôt le père
En qui j’aurai confiance
Qui me donnera ma chance
Oh des hommes j’en trouve
Ou plutôt ils me trouvent
Je suis bien entourée
Mais suis-je accompagnée ?
Mais ils sont soit trop jeunes
et inintéressants
Ou ils sont bien trop vieux
et ne veulent pas d’enfants
Dois-je donc le faire seule ?
Ai-je donc un problème ?
Serait-ce donc ma tête
Qui commande mon corps ?
Est-ce ce monde macho
Dans lequel je travaille
Qui conditionne en moi
Cette belle projection ?
Au delà du travail
J’ai aussi fui Paris
Pensant enfin trouver
Un certain équilibre
Mais vois tu rien n’y fait
Puisqu’une fois de plus
Sans même travailler
Tu m’as revue pleurer
Dois-je être seule à lutter
Alors qu’un père existe ?
Que dois je donc trouver ?
Ne puis-je donc être heureuse ?
Partir à l’étranger
Prendre un autre travail
Mais aussi un mari
Dis moi que c’est possible
Toi qui sait m’écouter
Toi qui sait me comprendre
Toi qui a eu la chance
D’élever des enfants
Mais a eu de la peine de ne les voir grandir
Dis moi que je dois croire
Ou si je dois m’enfuir ?
Pourquoi pas avec toi
Ne voulais-tu partir ?
Nous ferions du cheval
Nous serions libérés
Est-ce bon pour un bébé ?
Un bébé ? quel bébé ?
Ah, j’avais oublié
Certaines réalités
Oui c’est sans doute cela
Le faire sans y penser
Le faire sans m’inquiéter
Le faire avec confiance
En toute sérénité
Le faire en me disant
Que oui je serai forte
Le faire car j’aimerais
Devenir enfin femme
Le faire car j’aimerais
Tellement te le montrer
L’esprit n’a pas frappé
Depuis quelques années
Chaque fois qu’une belle
S’insérait dans ma vie
S’insérait dans mes nuits
L’Esprit était présent
Il se manifestait
Le jour ou bien la nuit
Il tapait ses trois coups
Toc Toc Toc d’un ton sec
Comme une pièce de théâtre
Que l’on recommençait
Ou bien comme un réveil
Qui sans cesse rappelait
Qu’un enjeu était là
Je pensais au début
Que c’était dans ma tête
Mais j’ai vite compris
Certaines réalités
Quand il se mit ensuite
A se faire écouter
Par les autres personnes
Alors bien intriguées
Au milieu de la nuit
D’un ton bien appuyé
Que voulait-il me dire ?
Arrêter de courir ?
Arrêter de séduire ?
Ou bien de faire souffrir ?
Arrêter de choisir ?
Arrêter de paraître ?
Sans forcément mentir ?
Que voulait-il me dire ?
Que je devais partir ?
Partir ou même fuir ?
Fuir parfois le bien-être
Qui n’était pas permis ?
Que je devais souffrir ?
Que je devais errer ?
Comme un humble pèlerin ?
Que voulait-il me dire ?
Qu’il me fallait encore
Une tâche accomplir ?
Que je devais encore
Comme le bon Saint François
Œuvrer à faire le bien ?
A donner mon manteau ?
A donner sans relâche ?
Energie et travail ?
A vivre d’autres choses ?
Et découvrir encore ?
Ou bien me disait-il
Que je devais chercher ?
Et puis chercher encore ?
Chercher celle qui saura
Changer mon âme en or ?
Chercher celle qui pourra
Me redonner la foi ?
La foi de réussir
La foi de ressurgir
Mes trésors engloutis ?
Ou bien me disait-il
Qu’une âme était en peine
Et qu’il fallait aussi
Lui redonner espoir
Lui redonner courage
Lui redonner la rage
La rage de réussir ?
Et tu es apparue
Avec ton histoire
Et tes réalités
Et même si pour l’instant
Ils nous ont séparé
Retenons bien une chose
L’esprit n’a pas frappé
Vacances à St CYP
Il y avait avant
Et puis il y a maintenant
Je ne vais plus c’est vrai
A St CYP désormais
J’y pense depuis Le Luc
Quand je vois cette cabine
Où j’avais commencé
A te téléphoner
Privée de téléphone
Nous ne pouvions parler
Mais nous avions trouvé
Moyen de nous aimer
Je ne cours désormais
Plus vraiment comme avant
Mes foulées se souviennent
De ce jour de juillet
Je pense toujours à toi
Quand je vais faire mes courses
Quand nous nous sommes revus
Sur ce fameux parking
Mais oui, c’était bien toi
Oui toi mon bien aimé
Qui renaissait sans cesse
Dans mon corps, dans mon âme
Je me souviens très bien
De ce petit hotel
En haut de la colline
Où tu m’as emmenée
Je me souviens très bien
De cette chambre sur le large
D’où je savais très bien
Que tu me regardais
Je me souviens très bien
Des instants sur la plage
Tu t’étais endormi
Le temps était compté
Je me souviens très bien
De cet orage violent
Où nous nous sommes aimés
A l’abri des regards
Je sais que tu y vas
Sans chercher à me voir
Je sais qu’un prochain jour
Je te recroiserai
Je sais que ce jour là
Tu seras enfin prêt
Que je pourrai refaire
Cette fois ma valise
Pour venir près de toi
Vivre enfin autre chose
Sauf si bien sur
C’est toi qui me rejoins
Car tu sais que maintenant
Ma charge ne me permet
Enfin pour ces 6 ans
De quitter mon faubourg
J’ai viré l’perroquet
Il était mécréant
Il était dangereux
Il était médisant
J’ai viré l’perroquet
J’étais un peu sa chose
Il me voulait pour lui
Voulait tout contrôler
J’ai viré l’perroquet
Il allait me faire perdre
Lui qui ne sait même pas
Mettre en route une sono
J’ai viré l’perroquet
Maintenant il est tout seul
Il peut parler le jour
Il peut parler la nuit
J’ai viré l’perroquet
Peut-être trouvera-t-il
Quelques amis errants
Qui aiment les menaces
Et les coups médisants
Qui aiment se dérober
Une fois démasqués
Qui aiment se montrer fort
Quand ils sont protégés
J’ai lavé ses insultes
J’ai lavé ses attaques
J’ai lavé ses menaces
J’ai viré l’perroquet
Je t’ai rendu justice
Je t’ai rendu ton rang
Je t’ai rendu ton âme
J’ai viré l’perroquet
J’ai pris tout mon courage
J’ai pris tous mes appuis
J’ai pris ma décision
J’ai viré l’perroquet
Maria, c'était bien moi !
Avec ses grandes jambes
Avec son corps de reine
Sur ce cours de Rolland
Maria c’était bien moi
Avec ce regard froid
Ce sourire calculé
Cette image maîtrisée
Maria c’était bien moi
Avec tout ce travail
Cette persévérance
Cette foi en la victoire
Maria c’était bien moi
Avec ces entraîneurs
Ces coachs et conseillers
Qui l’ont très bien aidée
Maria c’était bien moi
Avec cette escalade
A la fin du tournoi
Pour mieux remercier
Maria c’était bien moi
Avec ses yeux méchants
Son regard de tueuse
Sa rage de gagner
Maria c’était bien moi
Avec ses cris perçants
Ses coups droits assassins
Ses passing shot sournois
Maria c’était bien moi
Avec tous ces rituels
L’aidant au fond du cours
Pour mieux se ressourcer
Maria c’était bien moi
Avec ses blessures
Puis ensuite son retour
Pour à nouveau gagner
Maria c’était bien moi
Avec ses gros cachets
Qui récompensent la star
Qui aime le champagne
Maria c’était bien moi
Bien sur je ne suis pas
Maria Sharapova
Mais quand vous la voyez
C’est moi que vous voyez
Vous qui avez voté
Vous qui voulez m’aimer
Vous qui voulez comprendre
Voilà, je suis Maria
j 'ai oublié mes peurs
Voilà je n’ai plus peur
Quand je suis près de toi
Tes mains font des miracles
Et pas seulement tes mains
Quand nous sommes tous les deux
Je suis capable de tout
Je suis forte pour tout
Je suis pleine d’énergie
Je refais des projets
Je fais de très beaux rêves
Je n’ai plus de cauchemars
Je suis enfin sereine
Je me sens vraiment femme
Une femme combative
Une femme forte et belle
Une femme amoureuse
J’ai oublié mes peurs
Quand je vais voir les gens
Car tu n’es jamais loin
Pour me prendre la main
J’ai oublié mes peurs
Mais quand tu m’abandonnes
Le monde entier s’écroule
Tu n’es plus près de moi
L’abandon est cruel
Je perds mes moyens
Je me sens isolée
Comme je le suis toujours
L’abandon est cruel
Car je n’ai jamais eu
Une telle occasion
D’une osmose si parfaite
L’abandon me fait peur
J’en pleurs toutes les nuits
J’en pleurs à ne pouvoir
Plus jamais te revoir
Comment vais-je donc faire
Pour aller de l’avant
Pour courir partout
Pour lutter ça et là
Faire le deuil de tes mains
Faire le deuil de tes yeux
Le deuil de l’énergie
Qui passait par nos corps
Mais bien heureusement
J’ai ancré nos tableaux
Et protégé mon coeur
Pour oublier mes peurs
pardonne moi si je mens
Tu le sais, oui je mens
je mens même tout le temps
Que veux tu c’est ainsi
C’est ce qu’on m’a appris
Je mens pour m’en sortir
Je mens pour mieux m’enfuir
Je mens pour être élue
Et ça marche tu le vois
Mentir n’est pas un crime
C’est juste la vraie vie
Tant pis pour ceux qui croient
Je ne suis pas leur mère
Et tu sais bien aussi
Qu’il faut savoir mentir
Pour pouvoir s’en sortir
Pour pouvoir exister
Pardonne moi si je mens
J’ai même menti sur toi
J’en ai dit tant et tant
Pour mieux te voir banni
Je n’imaginais pas
Que je pouvais autant
Enfoncer un amant
Que dis je un mari
Mais je ne sais mentir
Tu as bien vu aussi
Quand je t’ai répondu
En détournant les yeux
Et toi ne mens tu pas ?
Du moins ne mens tu plus
Tu n’en as plus besoin
Tu n’as rien à prouver
Tu as déjà tout fait
Je te l’ai déjà dit
Je me sens toute petite
Quand tu crées tes projets
Moi j’avance pas à pas
Et c’est bien pour cela
Que je dois m’en sortir
Mentir pour mieux séduire
Mais surtout ne retiens
Que nos moments intimes
Ceux là ils sont francs
Pardonne moi si je mens
le gendarme amoureux
Il était près de moi
Toujours près de moi
Je n’y prenais pas garde
Mais il montait la garde
Un sms par ci
Un sourire par là
Une belle attention
Qui ne portait de nom
Je l’ai réalisé
Quand il nous a reçu
Il t’avait bizarrement
Très mal considéré
Il était bien gêné
Car il savait très bien
Que tu lui avais pris
Son bien le plus précieux
Il ne souhaitait pas
Instruire notre plainte
De peur de me nuire
Lui avais-je demandé ?
Il avait même aussi
Remis bien en question
Ton grade et ta fonction
Comme si usurpée
Il usait de sa place
Pour contredire tes dires
Tu t’es bien rattrapé
Et écrivant au chef
Mais je sais bien aussi
Quand nous fûmes en crise
Que j’en ai profité
Pour bien te bannir
Il m’a bien aidée
A tenter d’effacer
Les menaces proférées
Que tu avais reçues
Je sais bien qu’il était
Dans toutes les manigances
Pour te pourrir la vie
Et puis te vendre aux autres
Il couvrit les violences
Qu’un autre m’avait données
Il couvrit les violences
Qu’un autre t’avait faites
Mais pris bien cette fois
Avec délectation
La plainte déposée
Suite à ta réaction
Bien légitime ma foi
Mais tu savais aussi
Mon profil dangereux
Enfant et schizophrène
N’assumant qu’à moitié
Rejetant mes amis
Rejetant mes amants
Pour mieux me protéger
Je l’entraîné ma foi
Le voulu-t-il ou pas
Vers un abîme sans fin
Qu’il risque de connaître
Entre amour et police
Comme entrer dans les ordres
Parfois il faut choisir
Sinon gare au désordre
Enfin, je suis quelqu'un !
Enfin je suis quelqu’un
Enfin j’ai du pouvoir
J’attendais ce moment
Tu n’as pas pu le voir
Enfin je suis quelqu’un
Plus puissante qu’avant
Plus puissante que toi
Mais pas encore que lui
J’avais viré le fou
Tout a pu s’accomplir
Il en reste encore un
Mais il sait s’en tenir
J’étais déjà élue
Mais cette fois c’est bien mieux
Il n’était plus question
De compter recompter
Cette fois, figure toi
Qu’ils sont tous à mes pieds
Et tous leurs yeux pétillent
Pas que pour mes souliers
Oui je t’ai pris ta place
Celle que tu devais prendre
Mais je t’ai bien grillé
Mais ne vas pas te pendre
J’applique tes méthodes
J’applique tes principes
Je fais tout comme toi
Mais sans le dire aux autres
J’espère m’en sortir
Car tu sais une mairie
C’est pour moi comme la lune
C’est pour moi comme des prunes
Je n’aime pas les chiffres
Je n’aime pas les gens
Mais j’aime bien diriger
Et voir que l’on m’admire
Et comme tu l’as écrit
Je vais bien m’appliquer
A faire la promotion
De la ville des druides
C’est bien là mon point fort
Tu t’en es aperçu
Quand nous travaillions fort
Souvent à corps perdus
Si tu veux elle est là
Je te la garde au chaud
Si je peux la garder
Car j’avoue que j’ai peur
Mais il faut assumer
Et là je te promets
Que si l’angoisse monte
Je ne t’appellerai plus
Au milieu de la nuit
J’irai voir mon miroir
A qui je me confie
Et qui me le rend bien
Je suis enfin quelqu’un !
le jeu du volet
Tu étais revenu
Tu t’étais échappé
Mais tu étais bien là
Bien là tout près de moi
Avant d’aller dîner
Je t’avais mis un mot
Et même plus que ça
Derrière notre volet
Je souriais d’avance
D’aller voir vite vite
Si la petite souris
Etait-elle bien passée
Mais je n’ai pu le faire
Car un malaise j’ai eu
En pensant trop à toi
En écoutant les autres
La suite tu la connais
Mais je sais bien qu’un soir
Tu as vu ce volet
Entrouvert dans la nuit
Il n’était pas pour toi
Et j’en suis désolée
Et je m’en veux aussi
Car le jeu du volet
Etait notre secret
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