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Le blog philosophique de francois CHARLES

politique

La France va devoir découvrir la coalition comme dans d’autres pays et au Parlement européen

20 Juin 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #europe

Avec des élections très originales sans scrutin proportionnel, le Président de la République française, qui avait fait le hold-up du Parlement et avait créé une coalition au sein même de son mouvement, est cette fois pris à son jeu et va devoir apprendre entre présider et gouverner avec des accords logiques ou improbables a priori plutôt à droite. Il va peut-être évoluer comprenant enfin certaines autres réalités en Europe, laissant néanmoins à l’Allemagne le rôle de moteur global et qui attendait pourtant  beaucoup du leadership français, sans doute encore pour servir de lièvre afin de mieux réagir ensuite au profit de la communauté. Mais comme dans toute fragmentation, tout reste possible.

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en stratégie, management et affaires européennes, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE).

Si LREM reste la première force à l’Assemblée nationale, le Rassemblement National est désormais en France le premier parti d’opposition et récupérera théoriquement la commission des finances, sauf si la NUPES présente un groupe uni, ce qui ne semble pas être le cas, même si ce mouvement créé pour les élection a peut-être sauvé la gauche hors LREM. Quant aux ministères, rien n’oblige E. Macron d’en attribuer en dehors de son parti et même comme Premier ministre, mais l’a-t-il pas déjà fait auparavant tout en gardant surtout la défense même si chef des armées, les affaires étrangères et l’économie, voire quelques ministères sans réel impact européen sur les domaines non réservés ou non partagés.

Si le parti du Président présentait des députés venus du monde de l’entreprise, on note aussi cette fois certains élus issus des classes populaires mais sachant parler avec des expériences différentes et une vraie proximité, comme nous l’avions déjà connu auparavant même au niveau européen, qui savait demander et qui n'avait pas la science infuse.

Il sera intéressant, voire amusant, d’observer les attitudes et réactions des uns envers les autres notamment entre un RN désormais très acceptable et une France, ou plutôt Gauche, insoumise et enfant libre avec un patron se moquant bien des traités et brulant il n’y a pas si longtemps le drapeau européen comme s’il avait un deuil à faire. Tout sera moins facile mais encore possible au coup par coup en fonction des points communs et des divergences comme dans de nombreux autres pays comme par exemple en Allemagne, Belgique ou Danemark que les Français connaissent peut-être le mieux.

Rappelons que sur les 245 sièges Le groupe présidentiel est composé de 170 pour LREM mais 76 pour le modem qui reste tout de même l’aiguillon du juste centre et 26 pour le groupe de droite Horizons, sans oublier les 3 du parti radical. NUPES réunit 133 sièges mais seulement 72 pour la France insoumise, 26 pour le Parti socialiste, 23 pour les écologistes et 12 pour le Parti communiste français. RN avec 89 sièges devient le premier parti d’opposition sans coalition et LR-UDI avec 64 le perd. Restent 46 sièges qui naviguent de façon indépendante et donc sans forcément de règles avec divers gauche 20 ; divers centre 4 ; divers droite 10, souverainiste 1, régionalistes 10 et divers 1, sans oublier que les désormais grands partis RN et LFI peuvent toujours fonctionner directement dans cloisonnement entre eux, et sans passer par la case du centre, comme au temps du national socialisme, la principale force étant l’abstention.

La France va peut-être enfin découvrir que l’alliance des partis au niveau national n’est pas forcément le même au niveau européen ainsi que la gouvernance européenne avec la problématique des gouvernements, en désaccord avec les traités et les institutions européennes, obligés de composer avec les décisions de leurs prédécesseurs sauf à influer au Conseil des ministres ou des chefs d’Etat, ce qu’a bien compris JL Mélenchon, autrefois député européen avec un pouvoir finalement limité.

Mais nous n’en sommes pas non plus à la révolution où les Européens s’étaient mobilisés contre la France qui pourtant avait fini par l’emporter. E. Macron peut aussi s’arrêter de travailler et laisser faire  ou alors changer sauf s’il décide bien entendu de dissoudre l’an prochain l’Assemblée nationale avec cette fois ci peut-être une révolution…

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Risque ou opportunité d'un gouvernement enfant libre "non européen" en France ?

13 Juin 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Quand je fréquentais Jean-Luc MELENCHON au bar des MEP au parlement de Strasbourg, je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse ensuite brûler le drapeau européen,

Il avait peut-etre compris que le pouvoir n'était même pas à ce parlement faisant partie des institution au dessus de celles européennes dans un fédéralisme mixé entre la vision française et allemande de l'Europe, mais dans le Conseil des chefs d'Etat ou de gouvernement quand le chef d'Etat n'a qu'un rôle représentatif. 

La possible annonce ou réelle arrivée de la France (gauche) insoumise, enfant libre de la politique, peut rappeler la problématique de la gouvernance européenne dont les gouvernements doivent néanmoins fonctionner avec les règles décidées avant par leurs prédécesseurs. Cela peut aussi aider à revoir le système de politique générale au delà de la roue à cliquet. 

En France, la cohabitation a rétabli les rôles entre le Président de la République qui doit faire respecter les traités, doit se faire respecter et ne pas tout faire en leader responsable, et le gouvernement qui ne doit pas se soustraire aux traités. Le contre leader est-il fait pour être leader ?

Quant au respect des règles, n'avez-vous pas entendu que le Président de la République était le Président de l'UE alors qu'il n'est que Président du Conseil ? A quoi sert-il donc ?  Rappelons-nous aussi que les Français ont rejeté le projet de constitition européenne, certes mal rédigé, mais ensuite relancé même si partiellement appliqué, une fois simplifié. Mais sur le fond, avons-nous analysé ce rejet pour la présennité de l'UE, comme celui du phénomène du Brexit dont Michel Barnier ne voulait pas entendre jusqu'à ce qu'il édite un livre sur le sujet ?  

Le problème se pose moins aux Etats-Unis, en Allemagne, en Autriche ou même en Chine où le chapeau de gouvernance ne concerne que la défense, les relations internatinales, voire l'économie et l'éducation et non un système "pour tout le monde pareil" comme le veulent les habitants de territoires en France, bien entendu au niveau français et sans baguette magique. Nous pouvions le faire juste après la deuxième guerre pondiale alors que les nations étaient dépendantes. Peut-etre pourrons nous le faire après la  troisième...

FC 

 

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Le vote blanc face à la peste ou le choléra

1 Mai 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Au lendemain du second tour des élections présidentielles, au détour de nombreux marchés ou vide greniers, surtout dans les campagnes ou pourtant le vote RN est très élevé, j’entends souvent des personnes ayant voté à regrets pour le choléra pour éviter la peste et sans doute d’autres ont-ils fait le contraire. Le vote blanc apparait une fois de plus comme un vrai indicateur d’adhésion ou de rejet d’un vote tout en le comptabilisant dans les voix exprimées.

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Le clivage droite - gauche existe-t-il toujours en France ?

23 Avril 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Depuis longtemps on me dit que les clivages n’existent plus. Le Français(e) serait-il devenu(e) adepte de la pensée unique ou ouvert(e) à tout ou alors une des deux composantes est-elle morte ? Ce discours vient-il pour rassembler du moment où cela vient d’un camp vainqueur ou est-il également fait pour réveiller le vote abstentionniste allergique à la politique, sans vouloir faire de choix, sauf peut-être en influant les élus quand une question spécifique est posée impactant la vie quotidienne ? Quels sont les faits, les réalités, les arguments sincères ou cachés ?

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en stratégie et management, ancien cadre de partis, ancien créateur de du projet « Droite Fédérale »

 Depuis le choix de s’être mis à droite ou à gauche pour la mort du roi, il s’agit plutôt désormais de préférer surtout entre le progrès technologique ou le progrès social, le travail ou la retraite, le capitalisme rentier ou le salariat, ’industrie ou l’environnement…

Si la cartographie politique a évolué originalement, le principe voulant que l’on marche sur ses deux pieds sur des principes complémentaires voire rassembleurs, existe depuis Mao bien avant E. Macron et nous autres adeptes d’outils de typologies, et apparait à chaque fois sur les affiches. S’il ne s’est pas créé en France des mouvements apolitiques comme en Espagne et Italie, il est toutefois désormais possible de retrouver ses pieds d’appel et d’effort au sein d’une même famille permettant de ne plus opter pour un parti qui marche à cloche pied sur sa zone de confort de façon cloisonnée et le regretter lors de certaines opportunités dévolution choix. E. Macron a en effet réussi à créer une coalition à lui tout seul avec des électeurs déjà existants et certes des parlementaires non forcément étiquetés auparavant en professionnels de la politique. Il a le souci permanent de satisfaire les uns et, ou ensuite, les autres en scandant qu’il est le président de tous les Français, se rattachant souvent à de Gaulle, comme ses concurrents.  En tant que chef, il peut même profiter de cette dualité pour développer une créativité en tentant d’entrainer les uns vers les autres, et canaliser à l’extérieur le besoin de bagarre des militants. F. Mitterrand, en pactisant avec le PC pour mieux le détruire, disait qu’en France il fallait une politique de droite dite par quelqu’un de gauche, ce qu’il a fait en le devenant. Seuls les élus FN, alors jugés infréquentables, avaient craint que Droite Fédérale, pour déjà marcher sur ses deux pieds à droite, casse le mouvement quand les élus propres sur eux de l’UMP puis de LR n’acceptaient pas de débattre avec le FN pour finalement on ne sait quelle raison.

Auparavant le RPR puis l’UMP et LR, rassemblant soi-disant la « droite et le centre », étaient compensés par le PS. Le FN, l’était par le PC et les autres partis acceptables de gauche, avec un souterrain allant de l’un à l’autre sans passer par le centre, rappelant le principe du national socialisme ratissant largement avec quasiment le même programme et donc sans justification de position d’extrême droite. Qui se souvient que JL Mélenchon avait invité à  brûler le drapeau européen après être passé au Parlement voyant là où était le vrai pouvoir pour s’y opposer en enfant libre ou le maîtriser ? Le soi-disant Centre était en fait en majorité à droite et le vrai centre, qu’était le Modem, était en fait l’aiguillon du système.

Aujourd’hui, la balance semble toujours équilibrée mais avec un parti présidentiel LREM qui a installé une large plate-forme autour de l’aiguillon du juste centre qui n’a pas bougé, condamné à son identité réduite. Le RN et France (ou Gauche) Insoumise, avec un lien toujours transverse, ont pris la place de l’UMP-LR et du PS, réduits désormais sine die à des éléments d’ajustements. La balance est toujours équilibrée avec des anciens grands partis limités, ce qui de facto ne peut plus définir le RN d’extrême droite, sauf à croire que les grands partis sont un poids d’ajustement coincé entre RN et France Insoumise et non pas marginalisés aux extrémités. Voyons-nous par ailleurs une renaissance du parti communiste en équilibre d’Eric Zemmour ou est-ce plutôt un vote pour un candidat rafraichissant en face d’un candidat énergisant rappelait de nombreux anciens propos du RN et bien d’autres mais cette fois sans manipulation ?

RN ne se définit pas lui-même comme extrême droite selon d’ailleurs la classification officielle et qui est plutôt une classification journalistique. France (gauche) insoumise avec son nom rebelle comme les attitudes de ses représentants, plus agressifs désormais que RN, ne serait-elle pas d’extrême gauche dont ces mêmes journalistes ne veulent pas être ?  

Il est à remarquer qu’au même titre que les candidats à l’élection présidentielle deviennent généralement indépendants, nombre de grands partis, à part désormais le Parti socialiste, ne prennent pas de nom clivant comme s’ils oeuvraient vraiment pour tout le monde, notamment une fois au pouvoir, comme rappelé plus avant, ce qui est bien entendu illusoire sauf à mécontenter les personnes acquises sur certaines décisions. Ils ne parlent bien entendu pas de clivage non plus, considérant peut-être qu’ils rassemblent réellement en un même moule. Seuls peut-être l’UDI reste sur un vrai segment identitaire sauf à croire que les autres ne sont pas démocrates et peut-être les Centristes sauf à considérer que le centre est finalement un tout rassembleur, comme d’ailleurs l’était le CNIP, parti majoritaire avant la grande guerre du 20° siècle.

Un parti pouvant se prévaloir d’un moule marchant sur ses deux pieds est pourtant  bien l’écologie mais hélas trop connue à gauche faisant chuter les candidats à stature présidentielle pouvant pourtant rassembler celles et ceux qui pensent que les progrès pour l’environnement et la santé se feront de façon responsable avec et non contre les entreprises comme l’a proposé Y Jadot. L’écologie reste donc clivée entre les réalistes et les dogmatiques qui disent encore que le nucléaire est mauvais pour la planète alors qu’il s’agit d’une question de santé, ce qui détruit toute crédibilité.

On peut aussi marcher sur ses deux pieds entre les villes plutôt roses ou vertes et les campagnes bleues, voire bleues foncé en essayant de ne pas les opposer dans une concurrence intelligente bien souvent nécessaire et salvatrice pour innover et aller de l’avant.

Et vous, comment marchez-vous ?

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Elections présidentielles françaises 2022 : fermez le ban et… faites-vous plaisir !

28 Mars 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Dans mon dernier article, j’écrivais que Valérie Pécresse pouvait gagner en 2022 en expliquant pourquoi et surtout si elle était présente au second tour. Sans réécrire les premiers articles plutôt flatteurs sur l’individu après son élection qui m’avaient été reprochés, mais après les constats d’écoute et de comportements des différents candidats, il s’avère que le salut pour la France, voire pour l’Europe, passera apparemment une nouvelle fois par Emmanuel Macron non par idéalisme mais par réalisme en équilibre entre le respect, l’indifférence et la déception et surtout par son côté chef de guerre. Et du coup tout est permis au premier tour, voire au second alors faites-vous plaisir !

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en stratégie et management et affaires européennes, ancien responsable de parti.

 E. Zemmour a sans doute dû lire ma prose car s’il continue à dire les choses sans maquillage généralement vraies et que le RN ne dit plus, et après son déballage des réalités avec la Russie, il a corrigé son organisation et renforcé son équipe pour apparaitre fort. Il pourrait être chef d’état quand il arrêta de jouer avec ses lunettes et prendre un peu de hauteur politique et non pas énumérer 200 mesures sans écrire de priorités. Il apparait pourtant être le seul à pouvoir tenir vraiment tête à E. Macron sur ses dossiers. Mais quand il faudra choisir, les Français prendront la valeur sûre connue plutôt qu’inconnue et parfois hasardeuse mais pourquoi pas aussi finalement comme chef de guerre. Tout le monde sait bien que ce ne sera pas Marine Le Pen qui sera élue mais sa nièce. En attendant, désormais désinhibée du départ de ses faux amis, elle mène son programme de terrain sans flonflon, optimisant ses ressources mais pointant désormais comme prétendante une fois de plus au second tour. Elle reste pourtant loup même déguisée en mouton. Cheffe de guerre ? Peut-être alors et pourquoi pas des forces territoriales.

Un autre prétendant pourrait être finalement Yannick Jadot qui montre un certain statut, sait parler de défense, dit aussi les choses vraies pour une écologie responsable et réaliste mais du coup plombé par les écolos extrémistes au sourire colgate, se réjouissant des manques des autres programmes. Sans doute ferait il un bon trio complémentaire avec Jean Lasalle et N. Dupont-Aignan, petits leaders psychologiques.

Valérie Pécresse n’a pas compris qu’elle n’est pas cheffe de guerre et que gouverner une région sans besoin de charisme, de souveraineté ni de défense ou parler russe ne l’impose pas et que pour sa part, un mouton en habit de loup reste un mouton ! Trop déçu par ce discours plat, mieux valait son interview pour Silence ça pousse ! Et si je n’avais finalement pas voté Sarkozy en l’entendant face à Hollande, il s’agirait plutôt ici de l’effet inverse. Ses amis ténors ne pourront hélas la rattraper dans sa maison de poupée et son monde de bisounours. Il en est de même pour le PS et sa candidate maire de Paris, même si Jacques Chirac et Boris Johnson étaient également maires de capitales. Je ne reçois aucune vibration alors que j’aime bien aussi fréquenter les deux camps pour m’inspirer… Ces deux dames pseudo Jeanne d’Arc devraient optimiser leur gestion territoriales comme l’a compris Laurent Wauquier et non Xavier Bertrand qui aurait pu, il est vrai et finalement être chef de guerre.

La gauche insoumise va encore miser sur le numérique pour séduire les jeunes et influer sur les votes comme on l’a bien vu pour d’autres campagnes sans programme réel ou sous-jacent. Nul doute que JL Mélenchon jouera les César. Reste le choix des jours heureux où tout le monde est beau et admirable comme son leader Fabien Roussel qui ferait un beau couple avec N. Arthaud au charme non dissimulé et tant pis pour Philippe Poutou.

Reste Emmanuel Macron qui ne peut cette fois toujours et heureusement pas dire que nous sommes en guerre, comme avec le Covid, mais qui reste le gendre idéal par la population majoritaire. Et donc, comment allez-vous vous faire plaisir, ne serait-ce que pour vous donner enfin envie d’aller voter ?

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DROITE FEDERALE : QUI VA FINALEMENT EN TIRER PROFIT ?

29 Janvier 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Entendant que Marion MARECHAL rejoint naturellement Eric ZEMMOUR, je ressors cet ancien article de 2012. Beaucoup avaient tendu l'oreille. La droite n'avait pas voulu se mêler au FN qui avait bien compris qu'il s'agissait aussi de gommer son identité. En politologue, je reste convaincu de cette dynamique en vérifiant ce qui se passera toujours plus à droite, pouvant passer directement à l'extreme gauche selon la cartographie politique que j'ai pu établir par ailleurs,

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Lors de la création de l’UMP j’avais déposé et proposé le terme « Droite Fédérale ». J’ai récemment à nouveau communiqué sur cette marque pour essayer de faire travailler ensemble les composantes de toute la droite. Quand je m’aperçois des courants Droite sociale, Droite Populaire, Droite Forte… je m’aperçois que j’avais donc raison. Et pourquoi donc ne pas finalement travailler sur la pluralité de ces courants pour préserver une certaine unité au sein ou en dehors de l’UMP ?

 

Par François CHARLES

Conseil en stratégie et management, animateur politique et territorial, ancien cadre de partis

Profitant de la crise, l’année 2012 a vu le retour de la gauche au pouvoir avec un vote anti-réformiste et l’élection de députés du Front National sans avoir besoin du vote proportionnel. Elle a confirmé plus de 45% d’abstentionnistes qui ont certainement des choses à dire s’ils étaient sûrs d’entre entendus mais qui ne sont côtoyés que lors des élections avec des réunions souvent à sens unique déjà bouclées d’avance.

Elle a vu aussi l’apparition d’un Front de Gauche avec un équilibre relatif et une lutte directe avec son alter ego de droite. Elle a vu plus de 50% du vrai centre basculer à gauche par alibi de rejet de l’ouverture trop rapide et opportuniste de l’UMP vers le FN comme en 1988

Elle a vu des personnes et des courants modérés de centre droit mises à mal alors qu’elles avaient des idées à faire valoir. Elle a vu l’UMP s’affronter à certains candidats du centre droit ou alors en sacrifier d’autres pour « services rendus » face à certaines personnes « ralliées ». 

Elle a vu certains candidats UMP désireux de discuter avec ceux du Front National, certains militants centristes basculer  « à droite toute » et d’autres ne pas comprendre injustement pourquoi les campagnes françaises étaient de plus en plus « bleu foncé ». Elle n’a pas montré de réelle vision et de pilotage d’avenir

Aujourd’hui, le constat laisse apparaitre qu’un vrai centre géométrique peut exister mais aussi une vraie droite modérée forte comme l’UDF d’avant ; que les sensibilités du centre droit et de l’UMP commencent de façon voulue sur une même ligne médiane; qu’au moins la moitié des électeurs du FN votent toujours naturellement au second tour pour la droite modérée. Pour finir, la lutte cordiale Fillon / Copé semble – enfin – tourner vers la projection de certains risques et certaines différences sur fond de courants qui profitent également de cette élection interne pour porter leurs motions apparemment plus fortes que populaires.

Dix ans après, j’invite donc une nouvelle fois les dirigeants, militants, sympathisants et électeurs proches de l’UMP à venir échanger avec leurs différences, leurs spécificités et leurs sensibilités dans un « laboratoire d’idées », pour un dialogue constructif tout en préservant l’unité.

Il s’agira de réfléchir avec méthode, confronter les propositions, partager des idées dans l’intérêt général pour votre canton, votre circonscription, votre département et notre pays dans une dynamique européenne. Il s’agira également de développer une vraie pédagogie politique vis-à-vis des électeurs à travers des réunions fermées et ouvertes et certains événements.

Les clubs rassembleront, à Paris, en Bourgogne puis dans toute la France, des parlementaires, élus, responsables mais aussi et surtout les militants et celles et ceux qui ont envie de redécouvrir de vraies échanges d’idées politiques et techniques au delà des affaires de personnes, sans s’opposer systématiquement aux projets soutenus par l’autre bord.

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Qui est donc le (la) cheffe du parti de l’abstention ?

30 Juin 2021 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #philosophie

Au lendemain des élections régionales et départementales, j’ai cherché le numéro de téléphone du (de la) chef (fe) du parti de l’abstention pour le féliciter, mais en vain. Mes anciennes connaissances politiques dans tous les camps n’ont pas su non plus ou voulu m’orienter. Je m’en allais prendre mon bâton de pèlerin pour trouver la lumière quand la réponse m’est apparue : il n’y en a pas étant donné qu’agit en fait de la communauté de tous les autres !

Par François CHARLES

Philosophe, sociologue, ancien cadre politique

Je me souviens d’une ancienne élection municipale où je demandais à une personne ce qu’elle pensait des candidats principaux qui apparaissaient dans le journal. Elle m’a répondu qu’elle ne faisait pas de politique alors qu’il s’agissait de diriger la ville où elle habitait, diriger l’administration, les investissements, les espaces verts etc… en fait la politique générale d’une organisation comme d’une entreprise. Demande-t-on à un chef d’entreprise s’il fait de la politique avant de signer un contrat ? Vous installez-vous dans une ville ou une région selon la couleur politique ? Oui, certain(e)s le font en effet et pourquoi pas si les arguments sont objectifs et concrets ?

Le renouveau attendu avec LREM, comme certains autres partis « rafraîchissants » dans d’autres pays, n’a pas eu lieu, même si la majorité des députés élus n’avaient pas eu besoin d’un premier essai pour quasiment tout rafler sur l’image du Président de la République déjà élu.

Je me souviens des séances de marketing politique que j’organisais à Dijon pour redonner envie d’aller voter, avec chaque candidat sur la base de supports de stratégie, management, pilotage, psychologie, qu’ils devaient choisir parmi certains proposés pour définir leur programme, ce qui leur empêchait de taper sur le concurrent. Je n’ai trouvé dans la salle que des militants qui ne voulaient que la bagarre, sauf peut-être au vrai centre où ils en ont profité pour trouver leur identité.

Je me souviens des essais de renaissance du CNIP en Côte d’Or qui ennuya plus le ténor de droite en place que la gauche ou du lancement de l’association Droite Fédérale où aucun candidat de droite « et du centre » selon l’expression appropriée, donc ici droit, ne voulait être confronté au FN, qui lui, avait compris que le but était de diluer le bleu très foncé et de le faire disparaître. Mitterrand l’avait bien compris avec le rouge qui ennuyait le rose.

Sachant qu’une très grande majorité de sortant a été très bien réélu dans les territoires, où est donc le problème et faut-il changer même s’ils ne le sont que sur la base de 30% des électeurs, les autres ne s’étant pas déplacés car il faisait beau, que le déconfinement était plus important, car de toute façon le résultat était connu du fait d’un bilan très positif, parce que l’on s’en moque, parce qu’il n’y a personne d’intéressant, par méconnaissance des responsabilités des organisations, par je ne sais quel jeu psychologique ou alors par dégout de la politique, qui n’est l’apanage que des militants et sympathisants qui récupèrent ensuite les fruits de leur implication et qui ne demandent pas mieux d’étouffer les votes ?

Peut-être ce chef(fe) existera-t-il en créant le parti du « vote blanc » mais par définition il ou elle ne sera pas élu(e), ou du moins sur aucun programme, comme finalement les autres, et quelle mouvance représentera-t-il ou elle, en réaction générale ou de qui ? Et si le vote obligatoire apparaissait incluant le vote blanc pour un engagement, quel qu’il soit, en connaissance de cause ?

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Qu’est-ce donc qu’être gaulliste, social et libéral ?

9 Novembre 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Article de 2012.  Ancien Officier de l’armement sans être certes général, après avoir servi dans la cavalerie en Allemagne, engagé politiquement au RPR dès l’âge de 17 ans, ayant été remarqué dans la défense ou les relations industrielles en bien ou en horreur par mon côté « remuant », soumis néanmoins au devoir de réserve, ayant suivi et enseigné dans l’enseignement militaire supérieur avec une vision globale s’opposant aux approches traditionnelles, protégé par de grands mentors étoilés, initié aux affaires de l’Etat dans des postes à la DGA lié au SGDN, à l’interministériel et aux cabinets ministériels, ayant été appelé pour initier ou remettre à plat certains sujets stratégiques dans l’armement, l’industrie et la maintenance aéronautique, ayant participé à l’analyse et la réflexion sur l’armée de métier dans le cadre de mon DESS de défense, conférencier, enseignant, éternel visionnaire, concepteur, appelé pour intervenir d’une façon globale et consensuelle voire diriger en leader responsable et de processus lors de crises, écrivain dans des revues nationales et militaires, davantage lu à l’étranger, ayant aussi traversé le désert, sachant mener de grands travaux et dire non dans les décisions de politique industrielle ou de politique locale mais sachant aussi me retirer, travaillant sur la politique européenne, ancien partenaire officiel euro, ayant veillé à la position française aux réalisations industrielles de l’OTAN face aux Etats Unis et aux britanniques, sachant parler à la gauche, avec une écoute sociale, avec une volonté de rassemblement tout en étant en réalité assez seul, anti communiste mais ouvert aux socialistes sans perdre mon pied d’appel à droite, j’ai apparemment et modestement de très nombreux points communs avec le général de Gaulle au cours de sa vie. Je n’ai pas fait de guerre (presque la 3e  en 89), mais j’ai été blessé en opération (comme lui en 14). Peut-être aurait-il aimé analyser l’Asie et y voyager, à faire des études de management, travailler dans de grandes entreprises.

 

 

Par François CHARLES

économiste, sociologue, conseil en stratégie et management, affaires européennes, animateur politique

 

L’histoire avait sans doute oublié certains points dans le coup de tamis des années. Bien entendu, avec son profil persévérant, il avait ses forces et ses faiblesses, déjà énoncées au début de l’article mais aussi pour avoir sous-estimé la révolte des étudiants en 1968. Par ailleurs il semblait très ancré sur ses réalités. Mais le général a également su évoluer en sachant néanmoins intégrer les autres une fois certains éléments démontrés et son avis demandé.

 

Ma bibliothèque contient ses mémoires, certains  livres écrits par d’autres mais aussi ses ouvrages vedettes comme « vers l’armée de métier » avec la phrase rajoutée dans la version de 1944 sur l’apport précieux de l’aviation (qu’il n’avait pas appréciée qu’en janvier 1940), « la France et son armée » et le « discours aux Français »  retrouvés dans le grenier de ma maison de ma famille déjà gaulliste.

 

Pour parler un peu du débat militaire, j’estime que ce n’est pas forcément à cause d’un cloisonnement stratégique entre armées  que la guerre a été perdue mais du fait d’avoir fonctionné de façon attentiste  avec la ligne Maginot défensive, nous sentant protégés par ces défenses redoutables qui ont d’ailleurs démontré leur efficacité. Nous aurions pu au contraire mieux passer à l’attaque et même détruire facilement les colonnes de chars allemandes prises au piège d’un embouteillage monstre en Belgique et montrant leur flanc. Les chars avaient aussi toutes leurs valeurs pour des actions en raid, comme le suggérait de Gaulle, mais au delà de la ligne. Par cette confiance, l’armée mécanisée n’était pas prête et l’aviation était presque inopérante déjà à cause de problème de maintenance !! Bien entendu Hitler lisait attentivement de Gaulle car sa stratégie était quant à elle davantage offensive.

 

Identifié à l’action française, monarchiste devenu républicain par mimétisme, homme d’action opportuniste faisant abstraction des idéologies pour des alliances face aux permanences géographiques et nationales, le général de Gaulle a réussi avec persévérance à atteindre ses deux objectifs : d’une part en 1940 , pour  libérer le territoire, restaurer la République, organiser des élections libres et démocratiques ainsi qu’entreprendre la modernisation économique et sociale ; et d’autre part avoir réussi à installer un Etat exécutif fort mais démocratique en 1958, non exclusivement soumis aux partis, comme il l’annonçait déjà le 20 janvier 1946 lors de son discours de politique générale sur l’organisation, mais qu’il n’avait pu mettre en route car alors sans soutien, la France n’étant plus en situation d’alarme.

 

De Gaulle a su entretenir l’élan des grands travaux de la 4e république à la sortie de la guerre, continuer les actions de rationalisation économiques et de dynamique industrielle, dont armement et aéronautique, lancées en quelques mois par Pierre Mendes France pour une France industrielle plus forte dans ses frontières qui se donne les moyens de son indépendance. Mais il a su également donner le droit de vote aux femmes.

 

J’aime m’identifier à cette personnalité notamment à travers le Chêne initié par Michèle Alliot-Marie. Je me qualifie volontiers de gaulliste social libéral ancré à droite pour justifier mon parcours politique et professionnel proche de la création de valeur, de la vision industrielle et économique en faisant moins d’Etat mais mieux d’Etat avec responsabilisation et surveillance mais en sachant utiliser l’effet de levier humain en consultant, motivant et donnant la parole à la population, surtout dans les grandes décisions, mais sans remettre en question l’organisation forte du système et de l’Etat.

 

En terme de positionnement, il serait injuste de ne pas reconnaitre que la RPR puis l’UMP ne dérivent pas du RPF né en 1947, anti communiste et luttant pour un régime exécutif et contre l’hégémonie des partis, puis de l’UNR fondée en 1958 pour soutenir l’action du général de Gaulle et notamment dirigée par un certain Robert Poujade jusqu’à sa refondation en UDR.

Mais chacun est libre d’apprécier le Gaullisme comme il l’entend, comme un tableau dont certains voient spontanément les détails alors que d’autres voient les images, l’essentiel étant que chacun se retrouve au milieu du gué. Tant mieux si tout le monde s’en réclame et si c’est un sujet d’unité, certaines personnes de gauche en oubliant même l’opposition de Mitterrand à De Gaulle.

 

C’est sans doute tout cela aussi être gaulliste mais j’en retiens pour ma part trois points : d’une part surtout un Etat fort, organisé et républicain qui sait prendre des décisions tout en consultant ; d’autre part une volonté d’affirmation d’un progrès économique et social liés plutôt ancré à droite dans un but d’intérêt national ; et c’est enfin dire non à toute ingérence étrangère contraire aux intérêts de la Nation mais en prenant en considération  les réalités du moment s’agissant notamment de l’Europe des Nations, toujours vraie, mais s’orientant désormais vers une gouvernance fédérale.

 

Quant à son sempiternel sentiment anti anglais, c’est sans doute à cause d’avoir été prévenu la veille du débarquement, de leur dépendance ou leur faiblesse face aux Etats-Unis ou d’avoir reconduit Churchill comme il l’a été. Mais c’est humain …

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ELECTIONS ETASUNIENNES 2020 - US ELECTIONS

8 Novembre 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Il convient surtout de parler de dirigeants avec certains profils de personnalités, que le Covid aura perturbé les élections et aura peut-être eu raison de D. Trump qui a été élu par la même base que celle qui a voté deux fois pour le Brexit au Royaume-Uni ou l’ascension des partis nationalistes en Europe, voire national socialistes, qui aura finalement réalisé un bon bilan intérieur, avec des décisions courageuses comme G Bush junior réélu.

 that it is especially appropriate to talk about leaders with certain profiles of personalities, that the Covid will have disrupted the elections and may have been right about D. Trump who was elected by the same base as the one who voted twice for Brexit in the United Kingdom or the rise of nationalist parties in Europe, even National Socialists, which will have finally achieved a good internal record, with courageous decisions like G Bush junior reelected

Même si les discours de Trump et Biden semblent bien plus différents qu’il n’y parait en politique intérieure, on peut prédire qu’avec un président démocrate il n’y aura pas réellement de changements de discours ni d’action de fond envers l’Europe, paradoxalement oubliée mais surveillée et mal aimée telle un réel concurrent et un enfant adapté rebelle en quête d’identité propre, oubliant parfois que son histoire est surtout née d’un creuset européen. Il ne s’agira pas d’un retour de l’Europe dans la politique étrangère des Etats-Unis dans la continuité du grand vide du discours pour l’Europe de B.Obama.

Even if the speeches of Trump and Biden seem much more different than they appear in domestic politics, one can predict that with a Democratic president there will be no real changes of speech or substantive action towards Europe, paradoxically forgotten but watched and unloved like a real competitor and a rebellious child in search of their own identity, sometimes forgetting that its history was mainly born out of a European melting pot. It will not be about a return of Europe to the foreign policy of the United States in the continuation of the great vacuum of the speech for Europe of B. Obama.

Le fond sera consolidé, comme lors d’élections en France, par le maintien de l’administration, laissant peut-être liberté à la forme qui permettra sans doute un dialogue plus doux en terme de négociation. Sans imaginer un troisième mandat Obama, J. Biden, disposant d’une grande expérience des affaires étrangères et de la diplomatie internationale, effectuera peut-être un retour dans certaines relations multilatérales ou bilatérales voire dans certains accords comme celui du climat, le sujet de l’immigration, l’optimisation du numérique, les cyber-menaces ou le retour sur le nucléaire iranien, voire la solution de sortie mondiale à la crise sanitaire actuelle qui seront sans doute des vecteurs de lien apaisé avec l’Europe et le monde.

The substance will be consolidated, as in elections in France, by maintaining the administration, perhaps leaving freedom as to the form that will undoubtedly allow a gentler dialogue in terms of negotiation. Without imagining a third Obama term, J. Biden, with extensive experience in foreign affairs and international diplomacy, will perhaps make a comeback in certain multilateral or bilateral relations or even in certain agreements such as that of the climate, the subject of immigration, digital optimization, cyber threats or the return to Iranian nuclear power, or even the global solution to the current health crisis, which will undoubtedly be vectors of a peaceful link with Europe and the world.

La nature profonde isolationniste et protectionniste étasunienne restera présente et s’accentuera peut-être en repli stratégique de baisse d’influence mondiale pour renforcer son mode de vie de l’intérieur que l’UE, et ses pays en général, de façon bilatérale ou multilatérale, chercheront à apaiser dans une continuité des relations commerciales et diplomatiques normales tout en cherchant peut-être davantage de possibilité de juste réciprocité raisonnée, comme les Etats-Unis ont su le faire autrefois avec le Japon et tentent de le faire avec la Chine, qui elle aussi cherche des mesures adaptables à ses lunettes et son identité.

The deep isolationist and protectionist US nature will remain present and may be accentuated as a strategic retreat of declining global influence to strengthen its way of life from within the EU, and its countries in general, bilaterally or multilateral, will seek to appease in a continuity of normal trade and diplomatic relations while seeking perhaps more possibility of just reasoned reciprocity, as the United States knew how to do formerly with Japan and tries to do it with China, who is also looking for measures adaptable to her glasses and her identity.

L’énergie restera également un enjeu majeur d’autonomie que les Etats-Unis ne négligeront pas avec notamment l’utilisation de leur monnaie envers laquelle certains estiment qu’il convient de ne pas de lutter. Il en sera de même de la dynamique spatiale sur laquelle l’Europe devra également défendre sa différence, ses acquis, sa politique, ses capacités et ses ambitions

Energy will also remain a major issue of autonomy that the United States will not neglect, in particular the use of its currency, which some believe should not be tackled. The same will apply to the spatial dynamic on which Europe will also have to defend its difference, its achievements, its policy, its capabilities and its ambitions.

En matière de défense, rien n’a non plus évolué depuis longtemps ni ne changera sensiblement avec un nouveau président qui cherchera à rassurer les pays du centre Europe par transfert de troupes, voire apport mais en jonglant avec les retours programmés. Mais beaucoup de présidents ont finalement changé d’avis.

In terms of defense, nothing has changed for a long time either, nor will it change appreciably with a new president who will seek to reassure the countries of central Europe by transferring troops, or even bringing in but juggling scheduled returns. But many presidents have finally changed their minds.

Nul doute que les Etats-Unis continueront à miser sur une concurrence hélas non intelligente avec les produits européens plutôt que chercher un juste compromis, fort de la mention de l’OTAN dans les actes européens, voire presque dans le plan de recherche industrielle de défense et de son article 2 de solidarité économique, sans doute davantage que la solidarité militaire de l’article 5 garantissant une protection collective.

There is no doubt that the United States will continue to bet on unfortunately non-intelligent competition with European products rather than seek a fair compromise, supported by the mention of NATO in European acts, or even almost in the defense industrial research plan. and its article 2 of economic solidarity, undoubtedly more than the military solidarity of article 5 guaranteeing collective protection.

Il en sera de même au niveau opérationnel avec des reconnaissances de capacité mais une veille quant au leadership à ne pas laisser à certaines nations fortes européennes comme la France, qui ne sait d’ailleurs pas l’utiliser intelligemment. Ils chercheront à calmer les relations envers une Turquie au double jeu très risqué, mieux maitrisable à l’intérieur, avec notamment l’apparente fermeté de D. Trump qui avait fait oublier la mise en garde mais aussi finalement le laisser faire de B.Obama au-delà de la ligne rouge.

It will be the same at the operational level with recognition of capabilities but a watch as to leadership not to be left to certain strong European nations such as France, which does not know how to use it intelligently. They will seek to calm relations with a Turkey with a very risky double game, better controlled internally, with in particular the apparent firmness of D. Trump who had made the warning forget but also finally let B. Obama do it. beyond the red line.

 Ceux qui connaissent bien le fonctionnement de l’OTAN savent que les histoires de financement sont faussées et qu’il convient de rétablir des réalités saines d’interdépendance réalistes au-delà de réalisables sans doute plus favorisées avec un démocrate. Face aux multiples menaces, on peut penser que si l’on parle de retour de troupes, les Etats-Unis seront toujours prêts à intervenir en Europe et autour de la Méditerranée et surtout en Asie mais sans doute toujours et surtout si poussés à le faire, comme lors des deux guerres mondiales. Misons aussi pour que le nouveau président comprenne ce que peut signifier une gouvernance européenne au sein de l’OTAN et non simplement un pilier, qui ne sera pas là pour casser la structure mais l’imaginer autrement avec les réalités du moment.

Those familiar with how NATO works know that fundraising stories are skewed and that there is a need to re-establish healthy realities of realistic interdependence beyond what is arguably more favored with a Democrat. Faced with the multiple threats, we can think that if we talk about the return of troops, the United States will always be ready to intervene in Europe and around the Mediterranean and especially in Asia but undoubtedly always and especially if pushed to do so. , as in the two world wars. Let's also work so that the new president understands what can mean a European governance within NATO and not simply a pillar, which will not be there to break the structure but to imagine it differently with the realities of the moment.

Je complèterai qu’il convient de se souvenir qu’un démocrate aux Etats-Unis correspond à la droite traditionnelle en France et en Europe, que l’Europe unie dans la diversité, avec un tel brassage de politiques et de peuples, a toujours plus avancé avec une gauche modérée à l’intérieur qu’avec une droite plus identitaire mais peut-être plus avec des plus radicaux à l’extérieur pour la faire réagir et se renforcer forte de ses éléments communs et de ses complémentarités, voire de segmentations reconnues au-delà d’une simple démarche d’association volontaire et ne pas craindre de déplaire à l’oncle d’Amérique dans une nouvelle dynamique de gouvernance avec un chapeau fédéral désormais normal, sur une base franco-allemande labellisée mais également sur la force des autres groupes de cohérence de pays.

I will complete that it should be remembered that a democrat in the United States corresponds to the traditional right in France and in Europe, that Europe united in diversity, with such a melting pot of policies and peoples, always has more advanced with a moderate left inside than with a more identifiable right but perhaps more with the more radical outside to make it react and strengthen itself with its common elements and its complementarities, or even recognized segmentations beyond a simple voluntary association process and not being afraid of displeasing America's uncle in a new dynamic of governance with a now normal federal hat, on a labeled Franco-German basis but also on the strength other country consistency groups.

Il aurait pu être opportun aussi de raisonner à partir de la matrice sur les risques acceptables ou inacceptables mais misons plus sur une relation d’écoute active avec un meilleur dialogue entre les acteurs et une meilleure compréhension des problèmes et de leur environnement.

It could also have been appropriate to reason from the matrix on acceptable or unacceptable risks, but let us rely more on an active listening relationship with better dialogue between the actors and a better understanding of the problems and their environment.

Si les Etats-Unis ne changent pas le fond, l’Europe devrait sans doute quant à elle faire évoluer le fond et la forme et se mettre en ordre de marche non pas pour s’adapter mais faire en sorte que ce soient aux autres de le faire.

If the United States does not change the substance, Europe should undoubtedly change the substance and the form and put itself in working order not to adapt but to ensure that it is for others to do it.

François CHARLES - Economiste, expert en stratégie, management, affaires européennes, Ancien responsable d’affaires industrielles à la DGA - Président de l’I.R.C.E.

François CHARLES - Economist, expert in strategy, management, European affairs, Former industrial affairs manager at the DGA - President of I.R.C.E.

 

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Voeux de la soirée du nouvel an

31 Décembre 2018 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

je souhaite que les élus non LREM ne profitent pas de la révolution de gilets jaunes mais leur montrent la voie (voix) de la sagesse pour parvenir aux résultats par les urnes et non par le chaos

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