poesie
J'AI OTE MON ALLIANCE
J’ai ôté mon alliance
J’ai ôté mon alliance
L’aviez vous remarqué
Regardez mes photos
Il y manque un détail
Je l’ai ôtée pour lui
Qui est mon vrai chéri
Et retirée pour l’autre
Plutôt à cause de l’autre
Qui n’est que mon ami
A qui je reste liée
Par respect et convenance
Je l’avais retirée
A cause de sa violence
Je parle de mon ami
Sur lui et même sur moi
Que j’ai du signaler
A la maréchaussée
A cause de son rejet
A cause de ce scandale
Que j’ai du camoufler
Que j’ai du étouffer
A cause de ses menaces
De le voir divorcer
Alors que je savais
Que tout n’était pas prêt
Pour m’accueillir enfin
Et pour vivre cette vie
Dont je rêvais si fort
Et puis par convention
Après l’avoir renié
Après l’avoir sali
Je parle de mon chéri
Mais sans rien regretter
De notre vie passée
J’ai du me résigner
A la remettre au doigt
Elle me brule à chaque fois
Que je pense à lui
Que je pense à nous
Quand je vois ces tableaux
Et ces scènes amoureuses
Et ces scènes de travail
Et ces scènes artistiques
Et ces scènes de la vie
Mais je sais bien qu’un jour
Il viendra me chercher
Et que je remettrai
Une autre bague cette fois
Celle de mon vrai mariage
Un jour de 30 juin
Peu importe l’année
Notre vie est bien longue
L’important est d’y croire
De garder cette foi
Et je sais bien que Dieu
Si ce n’est pas maintenant
Fera bien tout ensuite
Pour raviver la flamme
Comme celle de ces bougies
Que nous brulions sans cesse
Afin que l’esprit saint
Nous guide sur le chemin
la fleur, le bourdon et le jardinier
La fleur, le bourdon et le jardinier
Dans une grande forêt,
une fleur allait éclore.
Sa tige était solide,
son allure majestueuse.
La fleur semblait libre,
épanouie et heureuse.
Passa un jardinier.
« oh, quelle merveilleuse plante,
que dis-je quelle belle fleur ! »
s’exclama-t-il soudain
vraiment attentionné.
Ne va-t-elle pas fleurir
au milieu de nulle part ?
A l’abri des regards,
sans être dorlotée ? !
Sans attendre l’écho,
notre homme la déracine
et s’en va la planter
au fond de son jardin.
Voilà, ma belle plante,
te voici près de moi.
Je vais bien t’arroser
et te faire pousser
comme tu le mérites.
Tu fleuriras ici,
près de toutes mes plantes,
dans mon bel univers
qui n’attendait que toi.
Qu’avait-elle mérité ?
Etait-elle malheureuse ?
Avait-elle demandé
ces soins démesurés ?
Tout ça pour les beaux yeux
d’un noble jardinier,
du moins le pensait-elle.
La fleur ouvrit sa robe
et sourit à notre homme
qui se réjouit bien vite
de si belles couleurs.
Tu es mienne, j’en suis fier,
se dit-il orgueilleux.
Tu ne peux t’échapper
et pour quoi faire d’ailleurs.
Pendant plus de trois mois,
il vient la contempler,
puis un jour la coupa
pour mieux la posséder.
Il mettait fin hélas
à un amour secret
qu’ensemble avaient tissé
la fleur et un bourdon
qui chaque jour durant,
au nez du jardinier
avait pu butiner
son nectar onctueux.
Chaque matin, chaque soir,
la fleur s’offrait à lui,
lui qui avait si bien su
attendre qu’elle éclose,
qui avait si bien su
attendre autre chose
qu’un amour de façade,
cornélien platonique,
enfin, à sans unique
pour son seul plaisir.
Nature est ainsi faite,
nul ne peut la contrer.
Le rôle du bourdon était de butiner.
Une fleur, si droite soit elle
ne peut lui résister,
son but étant à elle,
d’entièrement se donner.
Quant à l’amour secret,
il fut bien préservé.
Non seulement par la fleur,
mais par le jardinier,
qui avait bien vécu
et avait tout compris.
Compris qu’il allait rompre
un certain équilibre
en prenant cette fleur
qui ne serait plus libre ;
qu’il fallait lui donner
une certaine liberté
pour la voir épanouie
tout au long de sa vie ;
et qu’il n’était pas seul
à vouloir la choyer,
et qu’elle n’était donc pas
sa seule propriété.
Moralité :
La femme comme la fleur,
est née indépendante,
et ne donne son cœur,
qu’une fois consentante.
Elle sait si vous l’aimez,
ou si à travers elle,
c’est vous que vous aimez.
Elle sait vous faire sentir
si vous la méritez.
Elle est reconnaissante
si vous la respectez.
Elle sait être fidèle
si vous la comprenez.
Fidèle à sa manière,
Me suis-je bien expliqué ?
FC
la belle, le conseiller et le sauvageon
La belle, le conseiller et le sauvageon
Une femme se voulait belle
Et cherchait un sauveteur
Celui qui lui dirait
Qu’elle en avait valeur
Elle avait beau chercher
Elle ne le trouvait point
Fallait-il donc aller
Sur de lointains terrains ?
Elle le trouva enfin
Sur sa toile d’araignée
Qu’elle avait clic à clic
Précautionneusement tissée
Au gré d’un déplacement
pour un précieux dépôt
elle le rencontra
elle l’avait « retrouvé »
elle le sentait prête
à lui, tout lui confier
assise à cette banquette
elle savait que ce jour
serait gravé pour elle
comme un signal d’amour
comme une fleur de printemps
comme un vol d’hirondelle
lui voulait travailler
exercer sa passion
et faire éclore en elle
la femme et non le lion
celle qui devait être
une femme admirable
celle dont devait jaillir
une source intarissable
leur idylle était belle
leur deal semblait sincère
ils aiment travailler
de villages en châteaux
d’églises en cathédrales
et l’honneur était sauf
car en l’aimant avant
elle permit savamment
sans le savoir vraiment
de sauver par magie
sa déontologie
thérapie au contact
thérapie par courriel
thérapie même à la voix
pour assouvir les pleurs
il lui permis enfin
d’exister par son âme
d’avoir enfin confiance
et d’assouvir sa faim
pour conquérir le monde
elle devint si forte
et si accompagnée
qu’elle gagna sa bataille
de la notoriété
elle devint si belle
jusqu’au bout des ongles
il lui fit tant de bien
qu’elle lui permit enfin
d’apporter son savoir
d’apporter son talent
non plus à son miroir
mais aussi à celui
des autres prétendants
il le lui rendit bien
en la représentant
en la montrant si belle
aux yeux des nobles gens
c’était en oublier
qu’il y avait parmi eux
un pauvre sauvageon
éternel amoureux
tel un quasimodo
qui se sentait exclus
qui se sentait reclus
qui ne sentait que dol
de la part de celle
qui était son idole
il refusait de voir
ce savant apparaître
il rechercha toujours
de le voir disparaître
accompagné en ça
par une mégère affreuse
tellement amoureuse
tellement dépendante
la belle ne pouvait
justifier cette présence
elle ne trouvait les mots
mais prenait bien conscience
qu’elle en avait besoin
lui désirait partir
son travail accompli
mais la belle refusa
de le voir s’en aller
prétextant ça et là
quelque tâche à combler
un travail à conduire
de nouvelles écritures
jusqu’à un bel écrit
pour la magistrature !
mais plus qu’une amourette
elle se sentait bien prête
pour prévoir un mariage
un mariage virtuel
puis ensuite bien réel
mais il n’était pas prêt
et il lui rappela
qu’il ne voulait lui faire
ni tord ni dégâts
elle lui fit un chantage
elle lui montra bien vite
qu’elle pouvait tout tenter
même se suicider
il chercha un château
elle le trouva bien vite
et comme un nouveau né
il serait leur bébé
puis vinrent les disputes
revint le sauvageon
au devant de la scène
tel un beau trublion
guilleret à revoir
qu’il reprenait service
il agissait dans l’ombre
et ne savait vraiment
ce qu’il lui reprochait
mais elle était sa chose
et ça il le savait
ses ardeurs redoublèrent
quand ce fut le mari
qui déclara la guerre
après que cette belle
déclara son amour
la veille d’un concert
mettant ainsi le feu
à tout le grand Faubourg
jusqu’à y entraîner
toute la maréchaussée
elle avait décidé
qu’il était impossible
qu’une réelle amitié
puisse vraiment s’installer
avec son compagnon
comme le souhaitait pourtant
son amant conseiller
Fin de la partie I
Partie II :
La belle, le conseiller et le sauvageon (2)
Le soir du concert
Il vint les retrouver
Elle souhaita qu’ils puissent
Un arrangement trouver
Leur permettant à trois
Toujours de fonctionner
« Je m’en vais avec lui
Mais c’est bien toi que j’aime »
Disait-elle enjouée
Elle avait réussi
A imposer ses vues
Pour permettre d’écrire
Une négociation
Qui hélas n’aboutit
Le lendemain venu
La tension était forte
La guerre faisait rage
Et le mari trompé
Ne voulait l’accepter
Il lui prit son portable
Après y avoir lu
Des messages torrides
Envoyés par la belle
A son « nouvel » amant
Il voulait tout savoir
Connaitre les messages
Des mails il échangea
Avec le conseiller
Qui voulait atténuer
Mais qui n’accepta pas
Que le mari lui dise
Qu’il avait abusé
De sa femme fragile
Alors que c’était elle
Forte et vive telle une lionne
Qui avait décidé
De venir le chercher.
Avocats avertis
Fini le long week end
Programmé à Paris
Week end politique
puis aéronautique
le mari insista
pour y prendre sa place
il serait son chauffeur
au milieu de la foule
proche des dirigeants
elle rayonna comme lui
comme son conseiller
qui était son amant
elle décida même
de retirer sa bague
Tellement isolé
Le mari esseulé
Réuni ses enfants
Pour mieux se protéger
L’amant avait eu tord
Du principe rappeler
Que la femme gardait
Enfants voiture maison
Sans chercher pour autant
A en prendre le fruit
La pression était telle
Que la belle craqua
Et de sa chambre bleue
Où elle domiciliait
Depuis de nombreux jours
Que dis je de nombreux mois
Pour bien mieux se soustraire
Aux assauts du mari
Qu’elle-même considérait
Comme un bien vieil ami
Bien vite elle descendit
En blâmant son amant
De ne pouvoir en fait
la protéger à souhait
Mais Il lui avait dit
qu’il était bien trop tôt
pour combler ses désirs
et qu’il n’était pas prêt
pour cet amour naissant
quelle avait décidé
mais sans lui dire aussi
que son amour à lui
n’était qu’en fait naissant
car c’était bien l’aider
qu’il souhaitait au départ
acceptant volontiers
les assauts merveilleux
de la belle rayonnante
dont il avait bien vite
en son âme et conscience
vu une féminité
ainsi qu’un caractère
sur lesquels ils auraient
bien vite à travailler
le conseiller eu tord
de tenter de comprendre
les mauvaise intentions
du mari offusqué
et il ne voulait pas
son divorce revivre
le mari insultant
la joute verbale gagna
et la belle esseulée
revint vite coucher
dans la chambre commune
et contredit bien vite
le conseiller amant
comme pour se protéger
d’un divorce annoncé
echanges de messages
ma ville tu ne connais…
copies à corriger
oraux à assurer
furent de belles occasions
pour vite reprendre attache
et se mettre à genoux
dans cette belle ville d’Auxerre
pour oublier bien vite
les écarts de la belle
et toujours se soumettre
à toutes ses volontés
malgré les doux messages
du mari isolé
qui n’arrêta jamais
d’écrire qu’elle rêvait
et qu’il fallait qu’elle quitte
cet homme dangereux
cet homme tres dangereux
mais en quoi l’était-il
sauf à vouloir rendre
certainement heureuse
la femme qui décida
de vite changer de vie
impuissant le mari
bien vite rappela
le cruel sauvageon
que la belle ne put
ou ne voulu faire taire
d’où de nouvelles disputes
nouveaux revirements
échanges de messages
même parfois violents
et nouvelles retrouvailles
mais qui pourtant savait
et avait laissé faire
tellement il constatait
que sa femme changeait
changeait en une vraie femme
qui le faisait rever
A cause du sauvageon
Et de ses viles actions
les disputes reprirent
car il ne pouvait croire
qu’elle ne pouvait vraiment
les faire s’arreter
Puis vint vite juillet
Signalement fut fait
Qui bien vite disparu
Conciliations furent faites
Qui bien vite récréèrent
Les liens avec la belle
Elle reconnaissait
Qu’elle s’émerveillait
Devant tant de projets
devant tant de beauté
elle reconnaissait
se trouver toute petite
elle qui se croyait
forte et invicible
elle ne comprenait pas
qu’elle puisse tant freiner
un amour dévoulu
mais reconnaissait bien
qu’une fois devant l’amant
tout était à nouveau
plus qu’accomplissable
Avec ou sans amour
Les visites au château
Bien vite se succédèrent
Jusqu’au jour où la belle
En fut de la partie
Où l’on identifia
Bien vite toutes les chambres
Des enfants réunis
Les plans étaient lancés
Un thé trop prolongé
Chez des amis communs
Le mari énervé
D’attendre sans relache
D’envoyer des messages
Pour maintenir le lien
s’en vint quérir sa femme
prétextant une soirée
ou il fallait se rendre
pour bien se déguiser
et la trouva soudain
avec le conseiller
qui ne faisait en fait
que la raccompagner
le mari énervé
poursuivit donc l’auto
et serra son rival
qui ne voulu le battre
et savait bien aussi
que le mari avait
à sa femme confié
qu’il reverrait cet homme
quelque chose à la main
et donc s’en est enfui
mais qui fut poursuivi
et ne put bizarrement
confier son événement
à la gendarmerie
il compris bien plus tard
que le lien fraternel
qu’il pensait exister
s’était en fait faussement
contre lui retourné
la belle demanda
une belle explication
à son mari violent
qui ne voulu lacher
ainsi elle décida
et pris l’initiative
Du divorce annoncer
Devant cette violence
Envers son amant
Qui ne méritait pas
Un tel acharnement
Le 14 juillet
L’amant fut à Paris
Assister invité
A notre défilé
Mais qu’elle fut sa surprise
De voir la voir apeurée
Venir le rejoindre
Dans son train de retour
Elle lui montra ensuite
Tous les messages reçus
Menaces de sa famille
Faisant bien faire valoir
Certaines informations
Qu’elle aurait du savoir
Sur son nouvel amant
Allant même jusqu’à
remettre aussi en doute
Sa vraie identité,
Et même son statut,
Ainsi que tous ses titres
Mais également surtout
Quelques menaces de mort
et autres viles insultes
Envers le bel amant
Qui reçu le conseil
De quitter la région
Messages qu’il trouva
Hélas également
Sur sa messagerie
Elle lui conseilla
De bien vite porter plainte
Il remarqua aussi
A sa grande surprise
Qu’elle fut embarrassée
De croiser un grand maire
Du coté opposé
Et qui put distinguer
Nos mains entre-lassées
Mais qu’il y avait il donc
De si embarrassant
Mais qu’il y avait-il donc
De si déshonorant
De montrer au grand jour
Désormais notre amour
Désormais que la loi
Allait être au courant
Et que les avocats eux-memes
Y étaient bien déjà
Il le sut bien après
Du moins en déduit-il
Que la belle savait
Toujours dissimuler
Ses amours futils
Sauf que cette fois-ci
La passion était là
La politique était
Bien loin et oubliée
Il savait qu’il aurait
Vite dû abandonner
Vite dû quitter cette ville
Après avoir écrit
Le recours attendu
Suite au vote perdu
Qu’on lui reprochera
Et après avoir su
Pour la belle négocier
De pouvoir distribuer
Sur son petit canton
3000 exemplaires
D’une publication
Mais il se souvenait
qu’elle l’avait remarqué
mais il souhaitait toujours
Continuer à l’aider
Continuer à gagner
Avec son équipe
Même s’il avait du
En partie s’effacer
Même après le contrat
Obtenu, dépassé
Mais c’était oublier
Qu’il existait aussi
Un bon mari trompé
Ainsi qu’un sauvageon
Qui allaient tout tenter
Pour faire disparaitre
Et tuer le conseiller
Le tuer dans son image
Le tuer sur sa présence
En étant prêts à tout
Aidés dans leur besogne
Par certains forts alliés
Qui auraient surement dû
neutres à coup sûr rester
Il ne savait encore
qu’on lui reprocherait
d’etre bien malveillant
alors qu’il ne cherchait
bien qu’à se protéger
et mettre au grand jour
certains comportements
souvent mêmes violents
qui ne pouvaient rester
enfermés en secret
alors qu’il en allait
de l’honneur d’un homme
et même d’une ville
et même d’un canton
qui ne pouvaient c’est sûr
être bien gouvernés
quand on savait ce qui
avait pu se passer
ce n’était pas ma foi
une simple amourette
qui avait mal tourné
c’était une histoire grave
à tords non partagés
une agression commune
d’un groupe constitué
envers celui qui
oh le vil coquin
avait bien réussit
oh le bellâtre vaux-rien
leur « blonde » rayonnante
de s’être accaparé
c’était l’homme à abattre
et même l’ancien maire
qui avait échoué
allait bien tout tenter
pour le manipuler !
même les anciens amis
souvent admirateurs
eurent vite abandonné
l’amant bien trop gênant
et prirent fait et cause
pour le mari trompé
pour le sauvageon
puis surtout pour la belle
pensant peut-être un jour
être récompensés
mais certains l’ont été
c’est à n’en plus douter !
TWITT A L'ELYSEE
LES FABLIAUX DE LA POLITIQUE
Twitt à l’Elysée
Twittt à l’Elysée
Ça fait partie de l’ambiance
De l’Elysée
C’est là que commencent
Toutes les danses
Q’on lance en France…
Une famille française
Une grande famille française
Gouvernante de France
Nous fit prendre conscience
Que l’amour parfois
voire peut etre souvent
Dirige les Etats
Dirige les élans
François lui devait tout
Elle l’avait fait renaitre
Mais Ségo était là
et il fallait montrer
au peuple tout entier
qu’une famille pouvait
toujours cohabiter
Propre à ses habitudes
Madame la présidente
S’en fut quérir mandat
En un lieu de Charente
C’était en oublier
Un fidèle écuyer
Un fidèle combattant
Un fidèle serviteur
Qui ne méritait pas
Que sur ce coup là
On ne lui demanda
Tout ce qu’il en pensa
Personne n’osa blâmer
Personne n’osa oser
personne n’osa dire
qu’il ne le fallait pas
et qu’en marche « normale »
il n’était pas bien bon
de paraitre chacal
personne ?
que dis-je là ?
une seule pouvait le faire
une seule pouvait prétendre
à dire ma foi tout haut
sans pouvoir se faire pendre
ce que certains Coriandre
gardaient pour eux ma foi
et hop
sans tourner
sept fois son doux pouce
elle fit bien vibrer
la Nation toute entière
elle su communiquer
son intention cachée
son intention de dire
qu’il était désormais
qu’il était bien urgent
de respecter les règles
qu’ils avaient édictées
pour conquérir la France
jusqu’à son Elysée
mais que certains le sachent
d’amour il n’était pas
il s’agissait de foi
de foi de gouvernance
et de persévérance
de foi de reconnaitre
qu’il lui devait bien tout
sur cette nouvelle naissance
et que ce n’était pas
désormais l’élection
qui ferait de lui-même
désormais un Baron
pouvant distribuer ci
pouvant attribuer là
sans même respecter
son serment prononcé
la pintade et la baguette magique
Les fabliaux de la politique : la pintade et la baguette magique
une pintade bien seule
cherchait à exister
elle repéra un coq
très très bien haut perché
rayonnant sur un grand
territoire couvert d’or
elle se demanda bien
comment rentrer en cour
elle se montra modèle
et même travailleuse
mais elle alla aussi
rencontrer d’autres coqs
pour l’introduire auprès
de celui qu’elle voyait
certains autres l’abordèrent
mais elle su en faire fi
un seul l’intéressait
ou plutôt…ce qu’il fit
elle devait remplacer
une vieille poulette
qui n’avait pas su plaire
au cours d’une élection
elle envoya courrier
« oh mais la liste est longue »
Alors elle se lança
Dans un beau stratagème
Où Dieu seul en privé
Sait ce qu’elle employa
Pour sa valeur prouver
Sans doute elle employa
Une baguette magique
Ou alors la trouva
Dans un lieu défendu
Elle su bien le cacher
Mais pas suffisamment
Car son nouvel amant
Su bien le décrypter
Et l’entendit d’ailleurs
Même dans le TGV !
La lumière s’éclaira
Pour beaucoup de canards
Pour nombre de perdreaux
Et tant d’autres animaux !
Qui aiment les tableaux…
Bien mal était acquis
Et le sort a voulu
Qu’elle perdit son action
Et qu’elle se fit plumer
Et couper le gosier
Et on s’aperçut même
Qu’elle ne savait chanter
Peut etre la verra-t-on
Dans d’autres poulaillers
Retransformée en poule
ou en coq déguisée
pour cette fois encore mieux
tromper son électeur
ou tromper tout son monde
jusqu’à tromper son coeur
Oublie moi
Meme si je t’ai trouvé
Meme si je suis venue
Meme si je t’ai conquis
Oublie- moi
Meme si tu m’as aimée
Quand je cherchais ma vie
Meme si tu m’as conquise
Oublie-moi
Meme si tu m’as aidée
Quand j’étais en détresse
Meme si tu as tout fait
Oublie-moi
Meme si c’est toi toujours
Qui était près de moi
Pour me donner des forces
Oublie-moi
Meme si c’est toi souvent
Qui m’avait oubliée
A cause de mes humeurs
Oublie-moi
Meme si c’est toi enfin
Qui subi le calvaire
A cause de ma famille
Oublie-moi
Oublie mon beau visage
Oublie ma belle voix
Oublie mon beau sourire
Oublie que l’on pouvait
Toi et moi s’accorder
Plus que tout couple au monde
Oublie que j’ai parlé
Et puis parlé encore
Bien plus que raisonnable
Pour bien me protéger
Car tu sais je n’ai rien
Car tu sais que j’ai peur
De me retrouver seule
Mais puisque c’est ainsi
Puisque je t’ai trahi
Comme j’ai souvent trahi
Et le ferai encore
Oublie-moi
Mais si un jour prochain
Le ciel s’éclaircit
N’oublie non surtout pas
Que je quitterai tout
Pour vivre enfin ce qui
M’attire près de toi
En espérant que toi
Tu ne m’oublieras pas
L pour F
Tu as jeté ma lettre
Tu as jeté ma lettre
Tu as jeté ma lettre
Loin de moi loin d’ici
Tu as jeté ma lettre
Dans un endroit maudit
C’était une poubelle
Comme si elle n’était rien
Tu aurais pu choisir
Un puits ou une marre
Tu aurais pu choisir
Entre le feu et l’eau
Mais tu l‘as déchirée
Et ensuite bien jetée
Tu me l’as meme montrée
Une fois déchirée
Dans ce lieu que je n’ose
Meme plus imaginer
Que voulais-tu me faire ?
Moi qui étais déjà
Au bord du précipice
Au bord des abimes ?
Que voulais-tu en fait
Me faire supporter ?
Voulais-tu que je voie
Les limites de ma foi ?
Voulais tu que je voie
Qu’il y avait des bornes
A ne pas dépasser
Pour enfin te garder
Tu as jeté cette lettre
Ecrite avec ma main
Ecrite avec mon cœur
Ecrite avec les larmes
Tu as été le seul
A qui j’ai pu écrire
Meme si tu le sais bien
Tu n’étais pas le seul
Tu as jeté ma lettre
Et j’ai jeté ta rose
Nous sommes désormais quitte
Dans l’échelle de l’oubli
Meme si nous savons bien
Que mes mots sont gravés
Que tu pourrais aussi
Surement les réciter
Meme si nous savons bien
Que ses pétales dorés
Hanteront ma mémoire
Au fil des années
L pour F
UN WEEK END CHEZ LES FOUS
Un week end chez les fous
Sans être vraiment fou
Et même pas du tout
Je me suis retrouvé
Un week end chez les fous
J’avais juste mis en scène
Une mauvaise intention
D’attenter à ma vie
Et quitter la souffrance
Pour mieux faire reconnaître
Que la marée chaussée
Et aussi la justice
Et que dire de l’Etat
N’en avait bien que faire
De mes vils agresseurs
Beaucoup mieux protégés
Par certains politiques
N’en avaient bien que faire
De mes menaces de mort
Qui faisaient ressortir
Mes échecs et mes pleurs
Santé, mairie, police
Ont décidé tous trois
En quasi infraction
De m’offrir des vacances
Quasiment en prison
La belle qui alerta
Bien vite me rejoignit
Mais tourna vite casaque
Une fois qu’elle comprit
On me mit au secret
Me connaissant un peu
Bien vite partagé
Par mes vils ennemis
Ma foi finalement
Bien plus qu’une souffrance
Ce fut une expérience
Plus humaine que santé
J’y ai même rencontré
Quelqu’un de mon village
Ce qui me fit bien vite
Rester bien dans ma chambre
Sans trop me dévoiler
J’ai pu bien discuter
Avec certaines personnes
Qui avaient une histoire
Aussi à raconter
J’ai profité pour lire
Pour écouter les autres
Même visiter les lieux
Désormais isolés
Pourtant à l’isolement
Je suis même sorti
Aller-retour en ville
Pour envoyer des fleurs
J’en ai bien profité
Pour bien remettre à plat
Mon programme personnel
Et même professionnel
Et j’en suis vite sorti
Sans qu’on vienne me chercher
Sans même une ordonnance
Et le cœur léger
Pourtant le mal est fait
Le gens aiment parler
Médisance calomnie
Et fausses informations
Vous détruisent une vie
Parfois même sans raisons
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