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Le blog philosophique de francois CHARLES

politique

Législatives 2024 : la France va devoir continuer à redécouvrir les arrangements parlementaires

9 Juillet 2024 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Au lendemain de la nouvelle élection législative française, on peut se demander ce qui a changé à l’assemblée nationale, qui soit disant ne pouvait pas fonctionner sauf à trouver des arrangements perturbants au cas par cas, notamment entre certains blocs de part et d’autre du large centre macronien, comme dans de nombreux pays et au Parlement européen où se joue un vrai débat que certains diront plus démocratique, en contradiction des habitudes de la 5e république, crée surtout, de façon quasi unique en Europe pour donner certains pouvoir régaliens au Président afin de pouvoir fonctionner sans majorité et sans devoir en référer, et éviter une sorte de « chienlit », même si ce mot est apparu non pas en 1958 mais en 68.

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en politique générale des organisation, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

Rappelons les chiffres. Avant E. Macron se plaignait de ne pas fonctionner avec la Nuppes 133 sièges, divers gauche 20, Parti présidentiel 245, LR 64, RN 89, autres 26. Désormais l’Assemblée nationale française se compose sine die de NFP 180 (LFI 71, PS 64, EELV 33, PC 9, autres 3), Ensemble 163 (Renaissance 98, modem 34, Horizon 26, autres 5), LR et alliés 66 (LR 39, DVD 27), RN et alliés 143 (126 + 17) et autres 25. En nombre de voix exprimées, la droite est majoritaire, si tant est à prouver finalement que le RN est à droite dont les électeurs peuvent passer et venir directement de la gauche et inversement. Le RN est le principal parti avec quasi 10 millions de voix soit 29,25% au premier tour puis 32% des suffrages. Qu'en dirait Donald Trump qui était dans le même cas ? Au moins le RN n'a pas demandé à prendre d’assaut l'assemblée nationale.  Qu'en sera t il du front populaire ? Si la proportionnelle était en vigueur, il serait au gouvernement. Puis viennent l’Union de la gauche 27,9 puis 25,6%, Ensemble 20 puis 23,14%, LR 6,57 puis 5,41%. Difficile donc de savoir qui a vraiment gagné ou perdu sauf RN qui augment de 50% ses députés et peut-être le camp présidentiel qui se maintient grâce aux désistements, voire LR qui croit encore exister et avoir un poids, sans compter ce front populaire véritable puzzle d’identité et de revendications assemblées à la vas vite, prêt à exploser à la moindre étincelle. Nous n’avons pas de majorité absolue, avec plutôt trois blocs et surtout des minorités. Dans tout ceci, on peut même se demander si E. Macron a-t-il bien perdu ?

Le 18 juillet, les groupes devront être formés et rien n’indique que la gauche soit majoritaire même avec un ancien front républicain. Le jeu du qui perd gagne arrive aussi dans les possibles nominations qui peuvent avoir également un impact sur les prochaines présidentielles et législatives. Une nouvelle ère, ou plutôt un nouveau cycle commence avec un centre de gravité davantage dans les mains du Parlement comme le dit l’actuel Premier ministre. L’hémicycle ressemble un peu plus à celui du Parlement européen où les accords et les alliances sont réguliers en fonction des dossiers, ceci étant généralement ensuite mis en avant au niveau national lors des élections par des députés européens eux-mêmes !

Je ne reviendrai pas sur la cause de la dissolution en notant d’ailleurs que personne n’a imaginé qu’avec ou sans jeux psychologique du « vous voyez bien comme j’ai essayé », et en répondant à la demande de J Bardella, E. Macron avait en fait eu envie de donner le pouvoir au RN par crainte du désordre de la gauche, avec un budget difficile mais plus cohérent et possible qu’un programme idéologique de gauche comme en 1981 qui devra changer de braquet pour ne pas être supporté par le FMI, voire même les Allemands en solidarité de complaisance, même avec mille milliards de dettes, sauf peut-être revenir sur les retraites ?

Constitutionnellement, le gouvernement a posé sa démission,  ne peut être contredit, ne peut pas prendre de décisions de politique générale et peut rester peut être un an pour assurer les affaires courantes au niveau technique, comme assurer par exemple les Jeux Olympiques, ou procéder par décret en cas d’attentat ou urgence sécuritaire, même peut-être sur le budget en septembre en reconduisant celui de l’an dernier. D’autres démocraties le connaissent comme l’Espagne la Belgique et même l’Allemagne qui ont mis plusieurs mois à trouver un consensus, s’en sortent bien et qui comprennent qu’un compromis n’est pas une compromission, comme pour le désistement lors d’un vote au second tour. Mais la culture française est bien particulière comme peut-être la hongroise au sein de l’Europe dans certains sens.

A priori, le 9 août les ministres devront choisir de rester ou de quitter le gouvernement, « technique » ou non. En 1958, la constitution a été créée pour permettre à un pouvoir minoritaire de pouvoir gouverner. La majorité absolue est finalement assez récente. Aucun texte ne prévoir de durée légale, comme d’ailleurs le fait que le Président use de certaines fonctions par rapport au gouvernement et certains partis peuvent aussi en jouer en terme de revendications. L’Assemblée est là au moins pour un an sans que le gouvernement ne dure forcément un an. En lisant les articles 8 et 49, le Président, qui s’appuie sur la constitution française, comme il l’a dit au Parlement européen, peut nommer qui il veut et pourquoi pas finalement quelqu’un du Rassemblement national. S’il refuse un nom de Premier ministre, il devra en trouver un qui ne pourra pas être renversé par l’Assemblée nationale avec une motion de censure à la majorité absolue… d’où la recherche de coalition ou de personnalité acceptable et consensuelle.

Du côté des partis, JL Mélenchon, qui ne sera pas Premier ministre car veut rester en lice pour la présidentielle, comme Marine Le Pen, dit sans crainte que le programme peut être pris par décret sans vote. Il connait pourtant bien la constitution et sait que ce n’est pas possible et que seule une loi peut abroger une loi et non un décret sauf à faire une révolution « insoumise », ne respectant que ses règles, et dissoudre la 5e république. Et d’ailleurs, LFI, première force de NFP, qui peut se dissoudre une nouvelle fois aussi vite qu’il s’est recréé, réclame désormais seule le pouvoir et accuse E. Macron de vouloir rester par la force, de ne pas respecter ce qui sort des urnes, comme s’il s’agissait d’une élection présidentielle, rejoint par les écologistes désormais quasi inexistants, argumentant sur un possible déni de démocratie d’utilisation du 49,3 pourtant inscrit dans la constitution. Dire qu’ils ont gagné me faisant penser à l’histoire de la souris et de l’éléphant marchant tous deux dans le désert et soulevant la poussière. LFI claquera-t-elle la porte si un socialiste plus « acceptable » comme l’ancien Président F. Hollande qui avait trouvé l’astuce du CICE, voire même l’ancien Premier ministre B. Cazeneuve arrive à Matignon et/ou à la présidence de l’Assemblée pour au moins s’attaquer au pouvoir d’achat, à la sécurité, à l’émigration qui peuvent être des curseurs communs.

Sachant que des élections peuvent avoir lieu dans un et trois ans, il est difficilement imaginable qu’un gouvernement de coalition arrive en France comme avant et après guerre même avec davantage de votes de barrages que de conviction avec désistement et avec des ressentis plus négatifs que constructifs, mais rien n’est impossible pour un Gaulois on le sait bien.

Et l’Europe dans tout ça ? Sans revenir sur les causes et le coup de théâtre du big bang, tout va continuer comme avant car le système confédéral/fédéral en place, également sans alignements automatiques de toutes les planètes entre l’UE et les Etats-membres, va assurer une certaine stabilité sine die dans une Europe d’autant plus unie dans la diversité et de mouvance notamment au niveau politique. L’activité, l’étonnement, le stress, la veille et la remise en cause sont aussi des moteurs de protection et de développement dans les choix de politique générale en particulier sur la stratégie, la structure, l’identité et la prise de décision.

 

 

 

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Hommage à Jacques DELORS

28 Décembre 2023 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

A 98 ans, Jacques DELORS tire sa révérence avec un nombre de distinctions et décorations forçant l'admiration et la reconnaissance nationale et surtout communautaire, correspondant à un cycle nécessaire pour la construction européenne.

Souvenons nous de ses atouts remarqués et éprouvés en matière sociale et économique déjà au niveau national notamment avec J. Chaban-Delmas, de son projet de Premier Ministre Colbertisme trop puissant et non accepté par F. Mitterrand, et de sa présidence de la Commission européenne pour 10 ans avec le soutien d'Helmut KohL où il put définir, en marchant déjà sur deux pieds, à la fois une politique de compétitivité industrielle, de dynamisme et d'ouverture économique et commerciale avec l'acte unique mais également l'euro, et déjà sociale et éducative européenne avec Shengen et Erasmus, souvent avec le soutien Britannique, ayant fait avancer un certain "moule européen".  

S'il su être à la manoeuvre au niveau européen avec son profil 3-6-9 de battant, loyal et modérateur, il n'a pas souhaité connaitre l'échec des urnes, mais surtout l'impossibilité de mener une certaine politique. Il avait compris que la politique européenne n'est pas la politique nationale et que si les citoyens, finalement déçus, l'attendaient comme chef d'Etat, il n'en n'était peut-être pas de même bien entendu par ses opposants mais aussi ses soit disant amis politiques qui n'oeuvraient pas pour l'intéret général.

Ses engagements permanents ultérieurs vers la nécessité d'une Europe solidaire, notamment sur l'énergie, ont sans doute contribué de façon apparente ou sous-jacentes à de nombreuses facilitations et compréhensions, même si plutôt apparemment en dehors de France comme il l'a souvent regretté, comme d'autres personnalités l'ont connu auparavant.

FC

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RETOUR SUR L'APPEL DU 18 JUIN DE 2012

18 Juin 2023 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Mon appel du 18 juin en 2012

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Elections suédoises et italiennes : vraies bascules, changements temporaires et quels changements pour l’UE ?

2 Octobre 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Les élections en Suède puis en Italie viennent de livrer leur lot de quasi ou pseudo surprise avec une nouvelle poussée des esprits plus nationalistes, rappelant d’autres scrutins comme en France ou en Autriche et certains comportements potentiels dans certains pays de centre Europe. Certains considèrent qu’une page se tourne mais qu’en sera-t-il en réalité dans l’Union soit-disant unie dans la diversité ?

Par François CHARLES

Economiste, politologue, sociologue, conseil en stratégie, management et affaires européennes, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE).

Une cohalition entre partis de droite, tirée cette fois par l’extrême, dite par certains proche du faschisme, avec un développement fulgurant qui n’était qu’à 4% il y a peu, est donc à nouveau quasiment en place en Italie, pays fondateur de l’UE, grâce notamment à une grande abstention mais avec discours également libéral à la fois économique et politique qui a plu.

En Suède pourtant pays modèle social initié par un Français, un parti social démocrate plutôt euro-sceptique, reste en tête devant un parti fondé par nationalistes et apparemment néonazis, qui n’ont plus peur de se cacher, appelé Démocrates de Suède, en fait nationalistes d’idéologie d’extrême droite et de communication dite populiste.

En France,  la droite traditionelle « et du centre », qui n'a pas compris l’initiative Droite Fédérale, a laissé le parti plutôt nationaliste,  qui n’accepte pas le terme d’extême droite, lui damner le pion même au parlement européen depuis deux élections. La gauche insoumise a tiré la gauche socialiste, réduite et garante du socle et de l’esprit européen, à la limite de prendre le pouvoir. Une grande partie des états européens s’est inquiété quand le Front National est rentré en masse au parlement européen. Désormais, tout semble normalisé et les plus virulents sont désormais les insoumis, restant néanmoins plus fréquentables dans l’hémicycle européen ou national où la dédiabolisation n’a pas encore totalement porté ses fruits à part dans les campagnes avec 70% des suffrages exprimés pour certaines élections et désormais 89 élus à l’Assemble nationale.

En Hongrie, qui rappelle plus que l’Autriche, un peu plus modérée, qu’elle a tout perdu après la première guerre mondiale et en Pologne qui semble enfin reconnaitre certains effets de leviers européens, certains partis sont en place sans forcément être dans l’extrême et gare à ceux qui leur donnent tribune sous peine d’être blacklistés en France ou par certaines institutions justement gardienne de valeurs.

L’Allemagne est peut-être une exception avec ses 10 % de députés de l’AID du fait de son histoire encore plus particulière et le contrôle de toute irruption volcanique potentielle.

Mais finalement ces élections historiques changeront-elles quelque chose dans chaque pays et au niveau européen où les extrêmes ont le point commun d’avoir la capacité de passer d’un bord à l’autre, redécouvrant la notion de national socialisme ? Les nouveaux élus de gouvernance vont certes être attendus comme des alliés de poids par certains pays de centre Europe. On verra jusqu’où cette amitié existera quand il s’agira de récupérer les fonds structurels alors que l’Italie a besoin de refaire ses infrastructures. Rappelons nous que la Suède a estimé avoir perdu un allié avec le Brexit. Sans compter que tous ces partis ne souhaitent finalement pas ou plus sortir de l’UE.

Comme l’ont bien compris certains leaders et anciens parlementaires qui n’avaient en fait que peu de pouvoir à Strasbourg dans une assemblée diluée, les élections nationales devront se caler sur les décisons européennes passées sur les seuls domaines partagés. En fait cela ne changera rien tant que les chefs d’état, de gouvernement et les ministres ne changeront pas peu à peu aux Conseils. La cheffe de la Commission européenne, pourtant mise en place par les Etats de l’UE, et parlant plus que le Président de l’UE, le sait bien quand elle s’adresse aux nouveaux entrants avec une certaine toute puissance normative à la fois de souhait de travail commun, de mise en garde et de veille. Comme dit au départ, elle sait aussi que cette cohalition a déjà gouverné momentanémanet en Italie et que les partis infréquentables le deviennent, comme pour se rassurer que toute organisation doit vivre des cycles nécessaires pour mieux se regénérer, sauf à penser de façon rassurante que le système mis en place a finalement pour objectif de lisser les vagues perturbatrices. Même avec des initiatives pouvant paraitre étonnantes mais rassembleuses, elle semble savoir écouter comme lors des questions en réponse à son discours sur l’état de l’Union, et sait qu’elle n’a pas grand-chose à craindre du Parlement dont l’ancien président n’avait pas été choisi parmi le groupe le plus représentatif suite à la négociation de sa nomination.

Elle doit aussi savoir composer avec leurs revendications concernant l’insécurité, l’immigration, la remise en question du dogme climatique, la fonction publique et devrait aussi lancer une commission d’analyse du Brexit et de ses revendications qui se permettaient de critiquer la gouvernance européenne mais que la Suède, justement, regardait avec attention. Elle doit savoir aussi que tout rejet peut renforcer les exclus et donc souvent les extremes qui peuvent ensuite devenir la norme et qu’elle peut aussi devenir acceptable pour construire une certaine Europe à leur façon, dont ils ne veulent pas forcément sortir. Elle doit comprendre que le moule unique européen sans juste équilibre peut tuer sa nature diverse qui en est une richesse, que la gouvernance peut aussi évoluer et que le nationalisme n’implique pas forcément la guerre si ceci est bien géré.

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La France va devoir découvrir la coalition comme dans d’autres pays et au Parlement européen

20 Juin 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique, #europe

Avec des élections très originales sans scrutin proportionnel, le Président de la République française, qui avait fait le hold-up du Parlement et avait créé une coalition au sein même de son mouvement, est cette fois pris à son jeu et va devoir apprendre entre présider et gouverner avec des accords logiques ou improbables a priori plutôt à droite. Il va peut-être évoluer comprenant enfin certaines autres réalités en Europe, laissant néanmoins à l’Allemagne le rôle de moteur global et qui attendait pourtant  beaucoup du leadership français, sans doute encore pour servir de lièvre afin de mieux réagir ensuite au profit de la communauté. Mais comme dans toute fragmentation, tout reste possible.

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en stratégie, management et affaires européennes, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE).

Si LREM reste la première force à l’Assemblée nationale, le Rassemblement National est désormais en France le premier parti d’opposition et récupérera théoriquement la commission des finances, sauf si la NUPES présente un groupe uni, ce qui ne semble pas être le cas, même si ce mouvement créé pour les élection a peut-être sauvé la gauche hors LREM. Quant aux ministères, rien n’oblige E. Macron d’en attribuer en dehors de son parti et même comme Premier ministre, mais l’a-t-il pas déjà fait auparavant tout en gardant surtout la défense même si chef des armées, les affaires étrangères et l’économie, voire quelques ministères sans réel impact européen sur les domaines non réservés ou non partagés.

Si le parti du Président présentait des députés venus du monde de l’entreprise, on note aussi cette fois certains élus issus des classes populaires mais sachant parler avec des expériences différentes et une vraie proximité, comme nous l’avions déjà connu auparavant même au niveau européen, qui savait demander et qui n'avait pas la science infuse.

Il sera intéressant, voire amusant, d’observer les attitudes et réactions des uns envers les autres notamment entre un RN désormais très acceptable et une France, ou plutôt Gauche, insoumise et enfant libre avec un patron se moquant bien des traités et brulant il n’y a pas si longtemps le drapeau européen comme s’il avait un deuil à faire. Tout sera moins facile mais encore possible au coup par coup en fonction des points communs et des divergences comme dans de nombreux autres pays comme par exemple en Allemagne, Belgique ou Danemark que les Français connaissent peut-être le mieux.

Rappelons que sur les 245 sièges Le groupe présidentiel est composé de 170 pour LREM mais 76 pour le modem qui reste tout de même l’aiguillon du juste centre et 26 pour le groupe de droite Horizons, sans oublier les 3 du parti radical. NUPES réunit 133 sièges mais seulement 72 pour la France insoumise, 26 pour le Parti socialiste, 23 pour les écologistes et 12 pour le Parti communiste français. RN avec 89 sièges devient le premier parti d’opposition sans coalition et LR-UDI avec 64 le perd. Restent 46 sièges qui naviguent de façon indépendante et donc sans forcément de règles avec divers gauche 20 ; divers centre 4 ; divers droite 10, souverainiste 1, régionalistes 10 et divers 1, sans oublier que les désormais grands partis RN et LFI peuvent toujours fonctionner directement dans cloisonnement entre eux, et sans passer par la case du centre, comme au temps du national socialisme, la principale force étant l’abstention.

La France va peut-être enfin découvrir que l’alliance des partis au niveau national n’est pas forcément le même au niveau européen ainsi que la gouvernance européenne avec la problématique des gouvernements, en désaccord avec les traités et les institutions européennes, obligés de composer avec les décisions de leurs prédécesseurs sauf à influer au Conseil des ministres ou des chefs d’Etat, ce qu’a bien compris JL Mélenchon, autrefois député européen avec un pouvoir finalement limité.

Mais nous n’en sommes pas non plus à la révolution où les Européens s’étaient mobilisés contre la France qui pourtant avait fini par l’emporter. E. Macron peut aussi s’arrêter de travailler et laisser faire  ou alors changer sauf s’il décide bien entendu de dissoudre l’an prochain l’Assemblée nationale avec cette fois ci peut-être une révolution…

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Risque ou opportunité d'un gouvernement enfant libre "non européen" en France ?

13 Juin 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Quand je fréquentais Jean-Luc MELENCHON au bar des MEP au parlement de Strasbourg, je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse ensuite brûler le drapeau européen,

Il avait peut-etre compris que le pouvoir n'était même pas à ce parlement faisant partie des institution au dessus de celles européennes dans un fédéralisme mixé entre la vision française et allemande de l'Europe, mais dans le Conseil des chefs d'Etat ou de gouvernement quand le chef d'Etat n'a qu'un rôle représentatif. 

La possible annonce ou réelle arrivée de la France (gauche) insoumise, enfant libre de la politique, peut rappeler la problématique de la gouvernance européenne dont les gouvernements doivent néanmoins fonctionner avec les règles décidées avant par leurs prédécesseurs. Cela peut aussi aider à revoir le système de politique générale au delà de la roue à cliquet. 

En France, la cohabitation a rétabli les rôles entre le Président de la République qui doit faire respecter les traités, doit se faire respecter et ne pas tout faire en leader responsable, et le gouvernement qui ne doit pas se soustraire aux traités. Le contre leader est-il fait pour être leader ?

Quant au respect des règles, n'avez-vous pas entendu que le Président de la République était le Président de l'UE alors qu'il n'est que Président du Conseil ? A quoi sert-il donc ?  Rappelons-nous aussi que les Français ont rejeté le projet de constitition européenne, certes mal rédigé, mais ensuite relancé même si partiellement appliqué, une fois simplifié. Mais sur le fond, avons-nous analysé ce rejet pour la présennité de l'UE, comme celui du phénomène du Brexit dont Michel Barnier ne voulait pas entendre jusqu'à ce qu'il édite un livre sur le sujet ?  

Le problème se pose moins aux Etats-Unis, en Allemagne, en Autriche ou même en Chine où le chapeau de gouvernance ne concerne que la défense, les relations internatinales, voire l'économie et l'éducation et non un système "pour tout le monde pareil" comme le veulent les habitants de territoires en France, bien entendu au niveau français et sans baguette magique. Nous pouvions le faire juste après la deuxième guerre pondiale alors que les nations étaient dépendantes. Peut-etre pourrons nous le faire après la  troisième...

FC 

 

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Le vote blanc face à la peste ou le choléra

1 Mai 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Au lendemain du second tour des élections présidentielles, au détour de nombreux marchés ou vide greniers, surtout dans les campagnes ou pourtant le vote RN est très élevé, j’entends souvent des personnes ayant voté à regrets pour le choléra pour éviter la peste et sans doute d’autres ont-ils fait le contraire. Le vote blanc apparait une fois de plus comme un vrai indicateur d’adhésion ou de rejet d’un vote tout en le comptabilisant dans les voix exprimées.

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Le clivage droite - gauche existe-t-il toujours en France ?

23 Avril 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Depuis longtemps on me dit que les clivages n’existent plus. Le Français(e) serait-il devenu(e) adepte de la pensée unique ou ouvert(e) à tout ou alors une des deux composantes est-elle morte ? Ce discours vient-il pour rassembler du moment où cela vient d’un camp vainqueur ou est-il également fait pour réveiller le vote abstentionniste allergique à la politique, sans vouloir faire de choix, sauf peut-être en influant les élus quand une question spécifique est posée impactant la vie quotidienne ? Quels sont les faits, les réalités, les arguments sincères ou cachés ?

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en stratégie et management, ancien cadre de partis, ancien créateur de du projet « Droite Fédérale »

 Depuis le choix de s’être mis à droite ou à gauche pour la mort du roi, il s’agit plutôt désormais de préférer surtout entre le progrès technologique ou le progrès social, le travail ou la retraite, le capitalisme rentier ou le salariat, ’industrie ou l’environnement…

Si la cartographie politique a évolué originalement, le principe voulant que l’on marche sur ses deux pieds sur des principes complémentaires voire rassembleurs, existe depuis Mao bien avant E. Macron et nous autres adeptes d’outils de typologies, et apparait à chaque fois sur les affiches. S’il ne s’est pas créé en France des mouvements apolitiques comme en Espagne et Italie, il est toutefois désormais possible de retrouver ses pieds d’appel et d’effort au sein d’une même famille permettant de ne plus opter pour un parti qui marche à cloche pied sur sa zone de confort de façon cloisonnée et le regretter lors de certaines opportunités dévolution choix. E. Macron a en effet réussi à créer une coalition à lui tout seul avec des électeurs déjà existants et certes des parlementaires non forcément étiquetés auparavant en professionnels de la politique. Il a le souci permanent de satisfaire les uns et, ou ensuite, les autres en scandant qu’il est le président de tous les Français, se rattachant souvent à de Gaulle, comme ses concurrents.  En tant que chef, il peut même profiter de cette dualité pour développer une créativité en tentant d’entrainer les uns vers les autres, et canaliser à l’extérieur le besoin de bagarre des militants. F. Mitterrand, en pactisant avec le PC pour mieux le détruire, disait qu’en France il fallait une politique de droite dite par quelqu’un de gauche, ce qu’il a fait en le devenant. Seuls les élus FN, alors jugés infréquentables, avaient craint que Droite Fédérale, pour déjà marcher sur ses deux pieds à droite, casse le mouvement quand les élus propres sur eux de l’UMP puis de LR n’acceptaient pas de débattre avec le FN pour finalement on ne sait quelle raison.

Auparavant le RPR puis l’UMP et LR, rassemblant soi-disant la « droite et le centre », étaient compensés par le PS. Le FN, l’était par le PC et les autres partis acceptables de gauche, avec un souterrain allant de l’un à l’autre sans passer par le centre, rappelant le principe du national socialisme ratissant largement avec quasiment le même programme et donc sans justification de position d’extrême droite. Qui se souvient que JL Mélenchon avait invité à  brûler le drapeau européen après être passé au Parlement voyant là où était le vrai pouvoir pour s’y opposer en enfant libre ou le maîtriser ? Le soi-disant Centre était en fait en majorité à droite et le vrai centre, qu’était le Modem, était en fait l’aiguillon du système.

Aujourd’hui, la balance semble toujours équilibrée mais avec un parti présidentiel LREM qui a installé une large plate-forme autour de l’aiguillon du juste centre qui n’a pas bougé, condamné à son identité réduite. Le RN et France (ou Gauche) Insoumise, avec un lien toujours transverse, ont pris la place de l’UMP-LR et du PS, réduits désormais sine die à des éléments d’ajustements. La balance est toujours équilibrée avec des anciens grands partis limités, ce qui de facto ne peut plus définir le RN d’extrême droite, sauf à croire que les grands partis sont un poids d’ajustement coincé entre RN et France Insoumise et non pas marginalisés aux extrémités. Voyons-nous par ailleurs une renaissance du parti communiste en équilibre d’Eric Zemmour ou est-ce plutôt un vote pour un candidat rafraichissant en face d’un candidat énergisant rappelait de nombreux anciens propos du RN et bien d’autres mais cette fois sans manipulation ?

RN ne se définit pas lui-même comme extrême droite selon d’ailleurs la classification officielle et qui est plutôt une classification journalistique. France (gauche) insoumise avec son nom rebelle comme les attitudes de ses représentants, plus agressifs désormais que RN, ne serait-elle pas d’extrême gauche dont ces mêmes journalistes ne veulent pas être ?  

Il est à remarquer qu’au même titre que les candidats à l’élection présidentielle deviennent généralement indépendants, nombre de grands partis, à part désormais le Parti socialiste, ne prennent pas de nom clivant comme s’ils oeuvraient vraiment pour tout le monde, notamment une fois au pouvoir, comme rappelé plus avant, ce qui est bien entendu illusoire sauf à mécontenter les personnes acquises sur certaines décisions. Ils ne parlent bien entendu pas de clivage non plus, considérant peut-être qu’ils rassemblent réellement en un même moule. Seuls peut-être l’UDI reste sur un vrai segment identitaire sauf à croire que les autres ne sont pas démocrates et peut-être les Centristes sauf à considérer que le centre est finalement un tout rassembleur, comme d’ailleurs l’était le CNIP, parti majoritaire avant la grande guerre du 20° siècle.

Un parti pouvant se prévaloir d’un moule marchant sur ses deux pieds est pourtant  bien l’écologie mais hélas trop connue à gauche faisant chuter les candidats à stature présidentielle pouvant pourtant rassembler celles et ceux qui pensent que les progrès pour l’environnement et la santé se feront de façon responsable avec et non contre les entreprises comme l’a proposé Y Jadot. L’écologie reste donc clivée entre les réalistes et les dogmatiques qui disent encore que le nucléaire est mauvais pour la planète alors qu’il s’agit d’une question de santé, ce qui détruit toute crédibilité.

On peut aussi marcher sur ses deux pieds entre les villes plutôt roses ou vertes et les campagnes bleues, voire bleues foncé en essayant de ne pas les opposer dans une concurrence intelligente bien souvent nécessaire et salvatrice pour innover et aller de l’avant.

Et vous, comment marchez-vous ?

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Elections présidentielles françaises 2022 : fermez le ban et… faites-vous plaisir !

28 Mars 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Dans mon dernier article, j’écrivais que Valérie Pécresse pouvait gagner en 2022 en expliquant pourquoi et surtout si elle était présente au second tour. Sans réécrire les premiers articles plutôt flatteurs sur l’individu après son élection qui m’avaient été reprochés, mais après les constats d’écoute et de comportements des différents candidats, il s’avère que le salut pour la France, voire pour l’Europe, passera apparemment une nouvelle fois par Emmanuel Macron non par idéalisme mais par réalisme en équilibre entre le respect, l’indifférence et la déception et surtout par son côté chef de guerre. Et du coup tout est permis au premier tour, voire au second alors faites-vous plaisir !

Par François CHARLES

Economiste, politologue, conseil en stratégie et management et affaires européennes, ancien responsable de parti.

 E. Zemmour a sans doute dû lire ma prose car s’il continue à dire les choses sans maquillage généralement vraies et que le RN ne dit plus, et après son déballage des réalités avec la Russie, il a corrigé son organisation et renforcé son équipe pour apparaitre fort. Il pourrait être chef d’état quand il arrêta de jouer avec ses lunettes et prendre un peu de hauteur politique et non pas énumérer 200 mesures sans écrire de priorités. Il apparait pourtant être le seul à pouvoir tenir vraiment tête à E. Macron sur ses dossiers. Mais quand il faudra choisir, les Français prendront la valeur sûre connue plutôt qu’inconnue et parfois hasardeuse mais pourquoi pas aussi finalement comme chef de guerre. Tout le monde sait bien que ce ne sera pas Marine Le Pen qui sera élue mais sa nièce. En attendant, désormais désinhibée du départ de ses faux amis, elle mène son programme de terrain sans flonflon, optimisant ses ressources mais pointant désormais comme prétendante une fois de plus au second tour. Elle reste pourtant loup même déguisée en mouton. Cheffe de guerre ? Peut-être alors et pourquoi pas des forces territoriales.

Un autre prétendant pourrait être finalement Yannick Jadot qui montre un certain statut, sait parler de défense, dit aussi les choses vraies pour une écologie responsable et réaliste mais du coup plombé par les écolos extrémistes au sourire colgate, se réjouissant des manques des autres programmes. Sans doute ferait il un bon trio complémentaire avec Jean Lasalle et N. Dupont-Aignan, petits leaders psychologiques.

Valérie Pécresse n’a pas compris qu’elle n’est pas cheffe de guerre et que gouverner une région sans besoin de charisme, de souveraineté ni de défense ou parler russe ne l’impose pas et que pour sa part, un mouton en habit de loup reste un mouton ! Trop déçu par ce discours plat, mieux valait son interview pour Silence ça pousse ! Et si je n’avais finalement pas voté Sarkozy en l’entendant face à Hollande, il s’agirait plutôt ici de l’effet inverse. Ses amis ténors ne pourront hélas la rattraper dans sa maison de poupée et son monde de bisounours. Il en est de même pour le PS et sa candidate maire de Paris, même si Jacques Chirac et Boris Johnson étaient également maires de capitales. Je ne reçois aucune vibration alors que j’aime bien aussi fréquenter les deux camps pour m’inspirer… Ces deux dames pseudo Jeanne d’Arc devraient optimiser leur gestion territoriales comme l’a compris Laurent Wauquier et non Xavier Bertrand qui aurait pu, il est vrai et finalement être chef de guerre.

La gauche insoumise va encore miser sur le numérique pour séduire les jeunes et influer sur les votes comme on l’a bien vu pour d’autres campagnes sans programme réel ou sous-jacent. Nul doute que JL Mélenchon jouera les César. Reste le choix des jours heureux où tout le monde est beau et admirable comme son leader Fabien Roussel qui ferait un beau couple avec N. Arthaud au charme non dissimulé et tant pis pour Philippe Poutou.

Reste Emmanuel Macron qui ne peut cette fois toujours et heureusement pas dire que nous sommes en guerre, comme avec le Covid, mais qui reste le gendre idéal par la population majoritaire. Et donc, comment allez-vous vous faire plaisir, ne serait-ce que pour vous donner enfin envie d’aller voter ?

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DROITE FEDERALE : QUI VA FINALEMENT EN TIRER PROFIT ?

29 Janvier 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Entendant que Marion MARECHAL rejoint naturellement Eric ZEMMOUR, je ressors cet ancien article de 2012. Beaucoup avaient tendu l'oreille. La droite n'avait pas voulu se mêler au FN qui avait bien compris qu'il s'agissait aussi de gommer son identité. En politologue, je reste convaincu de cette dynamique en vérifiant ce qui se passera toujours plus à droite, pouvant passer directement à l'extreme gauche selon la cartographie politique que j'ai pu établir par ailleurs,

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Lors de la création de l’UMP j’avais déposé et proposé le terme « Droite Fédérale ». J’ai récemment à nouveau communiqué sur cette marque pour essayer de faire travailler ensemble les composantes de toute la droite. Quand je m’aperçois des courants Droite sociale, Droite Populaire, Droite Forte… je m’aperçois que j’avais donc raison. Et pourquoi donc ne pas finalement travailler sur la pluralité de ces courants pour préserver une certaine unité au sein ou en dehors de l’UMP ?

 

Par François CHARLES

Conseil en stratégie et management, animateur politique et territorial, ancien cadre de partis

Profitant de la crise, l’année 2012 a vu le retour de la gauche au pouvoir avec un vote anti-réformiste et l’élection de députés du Front National sans avoir besoin du vote proportionnel. Elle a confirmé plus de 45% d’abstentionnistes qui ont certainement des choses à dire s’ils étaient sûrs d’entre entendus mais qui ne sont côtoyés que lors des élections avec des réunions souvent à sens unique déjà bouclées d’avance.

Elle a vu aussi l’apparition d’un Front de Gauche avec un équilibre relatif et une lutte directe avec son alter ego de droite. Elle a vu plus de 50% du vrai centre basculer à gauche par alibi de rejet de l’ouverture trop rapide et opportuniste de l’UMP vers le FN comme en 1988

Elle a vu des personnes et des courants modérés de centre droit mises à mal alors qu’elles avaient des idées à faire valoir. Elle a vu l’UMP s’affronter à certains candidats du centre droit ou alors en sacrifier d’autres pour « services rendus » face à certaines personnes « ralliées ». 

Elle a vu certains candidats UMP désireux de discuter avec ceux du Front National, certains militants centristes basculer  « à droite toute » et d’autres ne pas comprendre injustement pourquoi les campagnes françaises étaient de plus en plus « bleu foncé ». Elle n’a pas montré de réelle vision et de pilotage d’avenir

Aujourd’hui, le constat laisse apparaitre qu’un vrai centre géométrique peut exister mais aussi une vraie droite modérée forte comme l’UDF d’avant ; que les sensibilités du centre droit et de l’UMP commencent de façon voulue sur une même ligne médiane; qu’au moins la moitié des électeurs du FN votent toujours naturellement au second tour pour la droite modérée. Pour finir, la lutte cordiale Fillon / Copé semble – enfin – tourner vers la projection de certains risques et certaines différences sur fond de courants qui profitent également de cette élection interne pour porter leurs motions apparemment plus fortes que populaires.

Dix ans après, j’invite donc une nouvelle fois les dirigeants, militants, sympathisants et électeurs proches de l’UMP à venir échanger avec leurs différences, leurs spécificités et leurs sensibilités dans un « laboratoire d’idées », pour un dialogue constructif tout en préservant l’unité.

Il s’agira de réfléchir avec méthode, confronter les propositions, partager des idées dans l’intérêt général pour votre canton, votre circonscription, votre département et notre pays dans une dynamique européenne. Il s’agira également de développer une vraie pédagogie politique vis-à-vis des électeurs à travers des réunions fermées et ouvertes et certains événements.

Les clubs rassembleront, à Paris, en Bourgogne puis dans toute la France, des parlementaires, élus, responsables mais aussi et surtout les militants et celles et ceux qui ont envie de redécouvrir de vraies échanges d’idées politiques et techniques au delà des affaires de personnes, sans s’opposer systématiquement aux projets soutenus par l’autre bord.

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