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Le blog philosophique de francois CHARLES

Union Européenne : un budget « anglo-saxon » mais n’oublions pas la codécision

11 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

L’Europe n’est pas la France, ce dont on nous rappelle souvent, même si elle est née surtout de son initiative. L’Europe c’est aussi l’Allemagne et tous les autres pays. « Chacun ses lunettes ». Nous venons encore de le constater lors du vote du budget « de compromis » par le Conseil. Mais n’oublions pas le poids désormais grandissant du Parlement dans la codécision si nous savons bien employer ses effets de levier pour voir les choses autrement.

 

 

Par François CHARLES

Économiste, conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE)

retrouvez cet article sur Dijonscope 

 

Certains diront que les anglo-saxons ont gagné, que l’Allemagne est venue au secours de son cousin, le Royaume-Uni, champion du lobbying, dans sa demande d’écoute, qui a soutenu en retour l’Allemagne dans son discours d’austérité. Bien entendu, dans la négociation, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont laissé à la France sa meilleure solution de rechange pour préserver « sa » Politique Agricole Commune bien que l’Allemagne soit en réalité la plus grande nation agricole. On se souvient du compromis de Luxembourg qui confère à un Etat membre un droit de véto à l’encontre d’une mesure de l’Union menaçant un intérêt national essentiel, et qui a mis fin à la politique de la chaise vide  pratiquée par la France pour la PAC en 1965. Nous verrons ce que deviendrons les discussions à partir du 1er nov. 2014 avec le nouveau système de la double majorité qui entrera en vigueur avec une minorité de blocage d’au moins 4 Etats membres. D’autres diront que c’est le juste retour de flamme du rejet de l’Europe à la carte par F. Hollande, qui pourrait parfois s’inspirer des méthodes de politiques générales d’entreprises.

 

On peut aussi se demander si l’Allemagne n’est pas égoïste, elle qui sait très bien fonctionner dans son ancienne zone Mark avec un euro fort en venant d’enregistrer son deuxième plus fort excédent commercial depuis 20 ans, qui n’a pas de leçon à recevoir devant la  digestion de sa parie Est et son modèle social du travail que l’on peut lui envier, et qui peut se permettre de faire une pause de croissance.

 

Ce budget, composé de TVA, droits de douane et de contribution des Etats Membres en % du PIB, ne représente que 1% de la richesse globale des pays de l’Union, n’équivaut même pas à la moitié du budget de la France et intervient que par principe de subsidiarité sur des financements à direction des régions ou directement des entreprises à travers les fonds structurels et les programmes. La France en est le deuxième contributeur après l'Allemagne, l’Italie et le Royaume- Uni, loin devant l’Espagne, les Pays Bas, la Pologne et les autres pays. Mais elle en est aussi le second bénéficiaire essentiellement pour la PAC et non pour ses territoires ou même ses entreprises qui se plaignent tout le temps de la lourdeur administrative des dossiers à remplir. On peut en accepter les réalités sauf que le budget est voté depuis 1988 dans un cadre financier pluriannuel pour 6 ans, une sorte de Loi d’Orientation des Loi de Finances.

 

La balle est désormais dans le camp du Parlement qui joue un rôle croissant dans la codécision et qui peut proposer des solutions constructives comme par exemple une sorte de révision annuelle.  Je ne pense pas que le consensus politique en France, pour reprocher à F. Hollande de n’avoir pas soutenu un budget de croissance, alors que la droite était derrière N. Sarkozy pour un budget de rigueur, et qui peut donc semer le désarroi, soit une bonne tactique. Il conviendrait plutôt de consacrer nos énergies à considérer et rallier les « petits pays », comme nous avons su le faire à l’OTAN dans les projets industriels, pour leur faire partager notre vision créatrice souvent bénéfique.

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nouveau livre politique

8 Février 2013 , Rédigé par francoischarles

 

j'ai le plaisir de vous faire savoir que mon nouveau livre polituque vient de sortir 

 

RETROSPECTIVES POLITIQUES LOCALES ET NATIONALES 2012

 

cliquer ICI 

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jeux sur l'Europe à Montbard

6 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

l'IRCE prépare la journée "jeux" lors de la future semaine de l'Europe

 

jeux de l'oie, puzzle géant avec les partenaires locaux, jeux de société, lots à gagner !

 

IMG-20130206-01561.jpg

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LA DROITE SERA FORTE DE SA DIVERSITE

1 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

A l’heure où l’on apprend aux organisations à travailler ensemble à la fois par segmentations des forces et dynamiques communes, nous venons de suivre un combat de chefs à l’UMP, qui cachait sans doute un combat de fond, nous vivons une lutte de communication entre l’UDI et l’UMP et avec le MODEM, tous rassemblés pourtant quand il s’agit de lutter contre le FN. Nombre de militants rendent leur carte comme je l’ai fait avant. Bientôt l’ennemi aura la place libre et n’aura plus d’opposants qui se seront tous entretués pour essayer d’avoir  raison, chacun revendiquant une légitimité et ne voyant pas pourquoi un autre courant pourrait exister, en le blâmant de vouloir diviser.

 

Par François CHARLES

Président de Droite Fédérale

Coach et conseil en stratégie et management

 

Je pense que c’est surement dans l’acceptation de sa diversité, comme la gauche sait le faire, que la droite pourra gagner. Plutôt que lutter par la force, les coups de comm et les décibels, il est tout à fait possible de mieux se faire valoir par les positionnements de chacun, encore faut-il que les dirigeants puissent les définir … J’essaie de le faire partager dans les réunions droite fédérale qui ont beaucoup de soutien officieux mais non officiels de peur de je ne sais quelles représailles.

De par son positionnement, le MODEM peut devenir immortel, même sans gagner d’élections. Même à quelques membres, il sera toujours possible de trouver des gens équilibrés entre telles ou telles prises de décisions. Il est le centre de la balance. Souvenez vous par ailleurs que F. Hollande mène en fait la politique de F Bayrou.

 

L’UDI formée d’agrégats apparait vivante et  affiche sa volonté de partenariat avec l’UMP … du moment qu’elle gagne. Ne pourrait elle pas dire … les Français nous diront qui gagnera ? JL Borloo, qui avait réagi à Droite Fédérale en 2011, est-il le successeur de Giscard, même si ce dernier s’était fait élire « indépendant ». Alors qu’il s’agit simplement d’expliquer ses différences, certains de ses représentants se qualifient un peu trop souvent de « rassembleurs » et parlent souvent des membres du MODEM comme des « diviseurs » comme si elle avait désormais la légitimité  du centre et de l’identité universelle. Oui, l’UDI a le droit de vivre, en espérant qu’elle saura se comporter.

 

L’UMP veut conserver son image de droite universelle qu’elle seule a compris et se demande ce qu’elle peut devenir en essayant aussi de garder ses frontières de la ligne médiane jusqu’à l’intérieur du FN avec un seul chef alors que les deux chefs pourraient travailler ensemble et ratisser large. Elle craint les centristes eux aussi « diviseurs » et l’arrivée de cette UDI montante surtout à cause de ses propres dysfonctionnements.

 

Ces partis n’aiment pas les indépendants et les créateurs de « petits mouvements » qui peuvent les déstabiliser. Le militant de base de l’UMP n’hésite pas à dire que « ça pue le centriste », comme avant, sauf que le centre était plus fort aux débuts du RPR. Par expérience, il y a autant de personnes virulentes à l’UDI qu’à l’UMP ou au FN et il y a autant de personnes binaires, qui donnent puis reprennent leur engagement. L’UDI sait aussi utiliser le service d’ordre de l’UMP pour virer ses opposants.

 

Le Front National est jusqu’à preuve du contraire un parti de droite autorisé et républicain, avec des troupes en apparence encore plus musclée, pas forcément pour casser mais pour se protéger et souvent plus écolos et européens que certains dits « modérés ». Les militants FN n’ont rien de tueurs mais le FN accepte de participer aux réunions DF pour mieux flinguer les autres. Et comme beaucoup de Français aiment une France forte, ils votent FN dans les isoloirs sans le dire. Dommage.

 

Les partis de droite dite « modérée » n’ont encore rien compris s’ils veulent éviter que les villes deviennent davantage rouges et les campagnes bleues marine sans qu’elles puissent gouverner. Et qu’en pensent les électeurs ? 

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