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Le blog philosophique de francois CHARLES

Et si la Chine était la clé de la paix en Ukraine ?

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #international, #europe

Les constats sont là. Ni les Européens, qui pourtant avaient réussi à signer les accords de Minsk, ni les Etats-uniens ni les Turcs, ni quiconque ne parvient à faire arrêter ce conflit en Ukraine, avec parfois une énergie et une volonté limitée sauf à la continuer avec ses multiples significations et ses objectifs discutables. Reste la position d’un acteur clé qu’est la Chine qui s’interroge elle-même sur la façon dont la guerre peut s’arrêter, défend les frontières de l’Ukraine tout en restant officiellement neutre et non belligérant sauf à commercer avec la Russie avec sanctions par l’UE, qui oublie d’ailleurs certains achats ukrainiens à la Chine en matière de drones FPV, et qui dispose de certains leviers vers V. Poutine avec sans doute certaines conditions et acceptations à admettre de la part des belligérants et alliés, sur cette possible importance et facilitation accordées.

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales à la DGA, ancien expert Asie à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.). Auteur de Politiques européennes

Les définitions ne manquent pas pour décrire de part et d’autre le changement de dimension de 2022 et désormais son enlisement. Les aides directes ou indirectes d’un côté et de l’autre alimentent la guerre de stabilité sans faire gagner de terrain mais avec des actions désormais de plus en plus violentes en dehors d’un front avec réellement une zone « no mans land » de 1600 km et gérée pas des machines où le Parlement européen doit certainement regretter ses anciennes prises de positions en la matière. Mais ces actions gagnent désormais du terrain de façon hybride dans certains pays européens, au-delà de simples sempiternelles reconnaissances ou tests de réactions et de coordination depuis de longues années persistant à la pseudo fin de guerre froide.

Sans revenir sur les précédents articles visant notamment à se demander, à quoi et à qui cela sert-il et sur quoi cela agit-il, listant les réalités économiques, militaires, financières, politiques qui maintiennent et surtout celles qui montrent les jeux permanents utilisés, avec notamment une UE qui n’est finalement pas en guerre contre la Russie, on peut aussi se demander comment, il est peut-être temps d’imaginer qu’au-delà de pousser la Chine à prendre plus clairement position, cette dernière pourrait contribuer à arrêter la guerre et contribuer à une paix durable par influence sur les acteurs ou plutôt les joueurs vu notamment les efforts engagés. Reste à savoir si elle voudra n’agir qu’en médiateur ou en influenceur en échange de quelles possibles conditions, gains, contreparties, avantages, éléments de négociation, voudrait-elle le demander au-delà de l’intérêt du monde et les relations multilatérales comme le proclament souvent les Chinois, mais surtout à la demande de qui, avec une possible nouvelle implication, cette fois dans la défense et la diplomatie en Europe ?

Ses leviers pour conditionner une partie de ces relations à des avancées vers un cessez-le-feu pourrait peser sur les calculs de Moscou sont de plusieurs ordres. Économique par ses achats d’énergie russe et ses échanges avec la Russie lui donnent un moyen de pression tout en imaginant un accord sur un prix d’achat de gaz et de pétrole raisonnable. Industriel par l’échange de composants électroniques, le renforcement des contrôles sur les biens à double usage, utilisables à des fins civiles ou militaires mais aussi  sur la protection des infrastructures. Diplomatique par son dialogue permanent avec Moscou qui lui permet de transmettre des propositions et de soutenir des négociations, que l’UE semble déjà lui demander d’utiliser, tout en analysant les risques d’acceptation de la médiation chinoise, comme il en est sans doute de même pour V. Poutine qui est également en tension sur ses frontières est de Vladivostok. Enfin peut-être Stratégique et Militaire en terme de potentiel rapprochement opérationnel éventuel à l’Ouest comme déjà opéré en méditerranée, tout en évitant, au moins pour l’instant, un regain de tension avec son voisin japonais sur son flanc Est. Si la question de Taïwan ne sera de toute façon pas à l’ordre du jour étant donné qu’il n’y a d’ailleurs pas de sujet pour la Chine, l’exemple de Chypre et sa division territoriale durable, même si non satisfaisante, où la Grèce semble vouloir calmer le jeu avec la Turquie, pourra donner certaines idées.

 
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Made in Europe : pourquoi ne pas appliquer le Made in France pourtant compatible à l'UE uni dans la diversité ?

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles

A l'heure d'un nouvel affrontement franco-allemand et des autres, plus ouverts aux échanges, sur le Made in Europe avec un événement auquel nous étions invités au Ministère de l'Economie,  il est utile de rappeler le concept Made in France pourtant initié par la France qui comporte plusieurs options, en rappelant que la plus grande voiture Made in France est la Toyota Yaris d'origine japonaise

issu du lien officiel ci-après : "Pour être en droit d’afficher « fabriqué en France » (ou « Made in France ») sur l’un de ses produits ou son emballage, le fabricant a la responsabilité de s’assurer que celui-ci répond aux critères d’origine non préférentielle établis par le code des douanes de l’Union européenne. Les douanes françaises (DGDDI) précisent ces critères et contrôlent leur respect à l’importation. Pour qu'un produit puisse être « Made in France » au sens de la réglementation, il faut qu'il soit entièrement obtenu en France (tous les composants sont issus de France et toutes les étapes de fabrication ont lieu en France) ; ou bien, s'il n'est pas entièrement obtenu en France, il faut qu'il ait subi en France sa dernière « transformation substantielle », ce qui correspond le plus souvent, selon les produits  :

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Quels risques de la poussée de l’AFD pour l’unité européenne ?

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Des élections clés viennent de se mener en ex Allemagne de l’Est, avec des résultats remarquables pour le parti réactionnaire AFD (Alternativ für Deutschland), créé en 2013 et rentré au Bundestag en 2017, un revers pour les partis traditionnels, comme en France, avec surtout un désastre la CDU, selon les mots de son Président et actuel Chancelier. Mais était-ce attendu et est ce finalement un risque d’embrasement extrémiste pour l’Allemagne et l’Europe où les partis plutôt nationalistes sont déjà bien installés, avec des risques limités s’il s’agit simplement de rentrer dans le paysage ou à prévoir pour la construction européenne avec certaines valeurs qui devraient peut-être finalement être revues ou renforcées ?

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), ancien cadre de partis, animateur de marketing politique et auteur de « Politiques européennes »

Ce soir, à 23h, la fête s’est arrêtée à Magdebourg, capitale du Land de Saxe-Anhalt, ville majeure archi épiscopale et protestante stratégique sur les rives de l'Elbe, choisie par le premier empereur germanique Otton 1er, restée longtemps une des principales villes de l’empire romain germanique. Elle l’a été sans grande démonstration, sans grand rassemblement, comme si la police d’état et ses règles étaient encore présentes dans les esprits, comme pour les plus de 50 ans en Pologne. Avec un record de participation, les résultats du scrutin en Saxe-Anhalt viennent presque de donner une majorité absolue à l’AFD (Alternative pour l’Allemagne) qui a explosé ses scores, reléguant loin derrière les partis traditionnels de la CDU puis du SPD, die Linke (la gauche dure) et des verts.

La Saxe-Anhalt, dénommée parfois la Saxe Prussienne, se situe généralement dans la seconde moitié du classement des 16 länders  allemands. Cet ancien État de la RDA se distingue par un grand territoire mais une faible densité de population et une économie en rattrapage sans avoir pu retrouver son ancien rôle juridique et politique. On pourrait en conclure que l’impact sera peu important au niveau fédéral considérant le land peu peuplé, et donc tout va très bien madame la Marquise, sauf que si l’on regarde les élections passées où l’AFD y était moins représentée que dans les autres länder de l’Est, peut être par sa proximité avec l’ancienne zone Ouest, peut-être peut on  s’attendre à un prochain raz de marée dans les toutes les autres régions par propagation à l’Est encore non reconstruite dans sa pyramide de Maslow, mais aussi à l’Ouest par réaction.

L’AFD, qui ne pourra pas encore gouverner seule, est en effet issue des milieux chrétiens-démocrates de la CDU opposés à la politique d'Angela Merkel, tout comme l’actuel chancelier Merz, fausse allemande de l’Est qui n’aurait finalement donc pas fait son travail, dont certains jeunes ne connaissaient qu’elle, se demandant si une succession était possible après 8 mandats CDU, 4 mandats de chancelière et de coalition. Le parti serait donc peut-être aussi susceptible de revenir dans le rang comme un enfant adapté rebelle. Pour autant elle s’inspire tout de même et bénéficie du ralliement des partis d'extrême-droite apparus avant la réunification de l'Allemagne en 1989-1990, est à l'origine un mouvement antieuropéen, anti système, anti euro et non solidaire, comme un enfant rebelle, identique à LFI en France et semble vouloir le pouvoir. Remarquons aussi que l’AFD est à droite du Rassemblement national au Parlement européen qui a pris ses distances pour devenir fréquentable. Mais notons aussi qu’en cas de renaissance du national socialisme, il ne s’agit donc  pas forcément d’une idéologie uniquement de droite comme finalement le Rassemblement National qui rassemble sans passer par le centre

L’ambassadeur d’Allemagne actuellement en France, qui a été aussi auparavant et brièvement représentant d’Allemagne de l’Est, rappelait lors d’un événement passé, que les rêves et illusions de 1992-93avaient été cassés, comme d’ailleurs dans d'autres pays centraux qui voulaient tout et tout de suite comme à l'ouest. L’importance de la migration a été le grand reproche fait à A. Merkel même s’il fallait faire entrer la main d’œuvre. Viennent ensuite aussi, voire surtout encore, le sentiment de soumission des uns et la supériorité des autres, la consolidation de l'identité de la RDA, la suspicion de manques de compétences, et une certaine "ostalgie".

Si, comme pour le Brexit ou en France, les partis plus nationalistes ont misé sur les populations rurales et moins éduquées, on constate aussi une évolution dans les grandes villes sans toutefois trop bousculer le SPD qui restera aux commandes dans une coalition à Berlin, avec également un doublement de Die Linke, comme de l’AFD et une baisse identique de la CDU et du SDP.

Dans le Land de Mecklembourg Pomeranie, à cheval sur Nord-Est de l’Allemagne et le Nord de la Pologne assez hermétique à la migration, en lien avec Szezecin et Gdansk, moins rural et plutôt industrieux que Saxe-Anhalt, avec des habitants parlant en majorité polonais, l’AFD a presque triplé sont score comme à Magdebourg, la CDU n’est même plus au conseil régional, mais la baisse du SPD a été moins sensible.

En Allemagne comme en France, l’opinion publique s’insurge de ces changements anti-système sans vraiment comprendre concrètement pourquoi, en dehors de l’immigration, ni comment réellement contrer cette poussée, à part rabâcher qu’il faut s’y opposer, ce qui ne fait que les renforcer en réaction et en permanence,

Les risques peuvent être régionaux, nationaux mais surtout européens à la fois dans les votes internes au Parlement européen, déstabilisant les bataillons du PPE qui soutiennent la politique actuelle de la Présidente de la Commission, comme le sont les députés français, réduits à un nombre ridicule mais cherchant à être influents parmi leur groupe Européen, par rapport aux députés RN, membre du groupe des Patriotes, désormais moins agressifs qui n’ont quand à eux peu voix au chapitre, même en se rapprochant d’autres groupes plus modérés, surpris eux-mêmes de la dissolution en France suite aux élections européennes, entrainant une certaine instabilité, alors que tout le monde s’accommodait finalement de cette réalité depuis des années. A l’heure d’un retour des liens entre l’UE et la Hongrie, heureuse de retrouver certaines aides financières, mais qui ne semble par pour autant changer sa politique au-delà de l’ancienne affaire de personne avec son ancien Premier ministre, espérons que tout cela n’entraine pas de mauvaises idées mais surtout une prise de conscience avec mesures correctives de ce qui est bon ou non pour l’Europe.

Une des conséquences pourrait également être une remise en question dans la gouvernance européenne aux Conseils des Chefs d’Etat ou de gouvernements et des Ministres car l’Allemagne est le pays le plus grand contributeur net en pourcentage et en valeur, loin devant la France, entre ce qu’elle donne et ce qu’elle reçoit, par très grande solidarité comme peut être par indulgences. En situation financière saine, elle pourrait influencer le système européen, voire même décider de le quitter comme la fait le cousin britannique désormais au rang des pays associés. Elle commence d’ailleurs déjà à demander une réduction du budget général, allant en sens inverse de l’accélération imaginée lors du dernier discours sur l’état de l’Union. Misons sur une alerte passagère et un avenir raisonnable, réaliste et réalisable.

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Léon XIV à Paris - discours à la France, à l'Europe et au monde

5 Octobre 2026 , Rédigé par francoischarles

La venue du pape Léon XIV pendant quelques jours en France n’était pas qu’une visite de voisinage mais répondait sans doute à des besoins. Besoins de confirmation de remise en route de l’identité chrétienne en France, avec notamment une messe place de la Concorde, lieu symbolique de la République et surtout de la révolution, puis à Lourdes, terre d’apparition et de miracles, mais aussi à Metz, lieu de réconciliation, de paix et de dynamique européenne à travers R. Schuman mais déjà aussi St Benoit qui abreuva l’Europe de racines chrétiennes, comme nous l’avions abordé avec la Hongrie, avec étonnement du Conseil de l’Europe. Il s’agissait aussi d’un message au monde à l’Unesco.

Quatre jours éclatants de ferveur mais peut-être gommés par l’effort à parler en français, parfois peu compréhensible mais avec quelques phrases clés et surtout une belle présence de proximité. A noter une organisation et des invitations faites par le Vatican, avec quelques réunions et réceptions avec le Président de la République française avec certains ambassadeurs, quelques politiques nationaux, quelques chefs d’Etat et de gouvernement voisins ayant répondu à l’appel.

Les discours étaient plus sociaux et humain que religieux ou politiques avec  des messages de paix à l’intention de toutes les parties, comme en gestion de crise,  durs sur les faits mais doux avec les personnes. Il manquait peut être le « en même temps » pour montrer justement l’écoute des éléments d’opposition et d’équilibre, comme par exemple comprendre certaines réalités entre secours, accueil et envie ou encore besoin de fabriquer des armes  pour mieux se défendre sans forcément faire la guerre ni tendre la joue gauche par des peuples  qui n’ont plus envie de vivre le passé ou encore le difficile équilibre entre harmonisation et respect des identités, proche du slogan « unie dans la diversité ».

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