europe
les plages du débarquement de l'humanité
La France vient d’accueillir de nombreux chefs d’Etat à l’occasion du 70° anniversaire du débarquement de Normandie. Plus qu’une commémoration, cet événement se voulait être une occasion de plus pour la paix, toujours en Europe, pourtant bien des années plus tard. Plutôt désormais qu’aller en Suisse, pour régler les conflits, peut-être faudra-t-il désormais aller sur ces plages qui pourraient devenir patrimoine mondial de l’humanité et nous souvenir qu’une guerre économique, comme celle déclenchée en Ukraine, pour choisir entre l’Est et l’Ouest, peut faire ressortir la menace des canons.
Par François CHARLES Conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE)
Le débarquement du 6 juin 1944 fut un déclencheur de victoires des alliés avec la reprise de la progression en Italie et la grande bataille de Biélorussie après avoir certainement agi sur le moral allemand et peut-être des Russes. Après avoir demandé un second front, Staline voulait peut-être aussi ensuite sa propre victoire qui impressionna et commença même à inquiéter. Une fois en Allemagne, la progression des forces alliées occidentales avait été facilitée par les populations qui ne souhaitaient plus la guerre et redoutaient plus encore les Russes par leur attitude dure qui fut ensuite menée dans les pays sous influence. Vladimir Poutine le sait bien, ayant fait ses débuts en Allemagne de l’Est devenue exsangue.
Il ne s’agissait pas du premier débarquement en Europe mais de l’opération la plus grande entre les alliés occidentaux, dont la France, qui permettait ensuite de foncer sur Paris puis l’Allemagne. Les Français allaient enfin être « libérés » des Allemands, comme certains voulaient être libérés des Russes, comme avant ou après certains voulaient être libérés des Français, des Espagnols, des Portugais ou des Anglais puis des Britanniques ou d’autres nationalités pourtant civilisées.
Certains ont reproché la présence de la chancelière, et notamment Valery Giscard d’Estaing qui l’a jugé comme une absence de sens. On se souviendra qu’il avait pleuré quand les Allemands avaient à nouveau défilé sur les Champs Elysées. C’est peut-être oublier que le plus souvent les guerres sont décidées par des hommes et des femmes élues, d’ailleurs comme Hitler au départ, ou proclamées, ou par les militaires souvent rancuniers et non par le peuple, souvent mis à l’index, comme les Russes sifflés à l’Eurovision, qui souhaite souvent ensuite tourner rapidement la page. Ce sont aussi les politiques et parfois les militaires qui savent aussi recréer un terrain favorable aux dynamiques communes et redonner confiance.
Peu ont par contre reproché la présence de Vladimir Poutine, qui représentait donc la demande Russe mais qui avait surtout été invité par François Hollande pour croiser Barack Obama et revoir, en dehors de son pays, la chancelière parlant comme lui russe et allemand. On se souviendra aussi de l’apport de N. Sarkozy pour la question géorgienne. La discussion de 20 minutes entre V. Poutine et le président ukrainien P. Porochenko a été ensuite la cerise sur le gâteau avec certainement un dialogue adulte et interdépendant qui a plu à V. Poutine qui a peur mais qui mène lui aussi une politique de voisinage. Pour son investiture, P. Porochenko a conservé son discours proeuropéen, a refusé le fédéralisme dans son pays mais s’est surtout voulu rassurant en prenant en compte la langue russe contrairement aux pays baltes. Les critères d’intégration à l’UE, si intégration il y a, n’en seront que mieux respectés. Reste la question de la Crimée qui n’est pas considérée comme une solution de sortie de crise par tous et qui pourra être traitée comme une carte de négociation.
Qu’a donc V.Poutine derrière la tête, lui qui essaya de valoriser les agressions reçues par les pays russophones, comme d’autres l’ont fait autrefois pour envahir la Tchécoslovaquie et la Pologne, mais a pourtant compris que les Ukrainiens de l’Est ne souhaitaient pas majoritairement rejoindre la Russie. V. Poutine, qui est là pour longtemps, a besoin d’être rassuré et rassurer son peuple qui n’est pas forcément bien informé. Quand il dit que si l’Ukraine rejoint l’OTAN, et si cette dernière y installe des bases, il ne pourra y rester insensible, de quoi a-t-il donc peur ? Peut-être n’a–t-il pas fait le deuil de la perte de l’Allemagne de l’Est ou de la puissance de la Russie de Pierre le Grand. Peut-être n’a-t-il pas compris que l’Europe n’est pas offensive mais qu’elle est devenue plus forte bien qu’elle tremble face à la Russie avec laquelle elle cherche aussi à entretenir ses liens naturels ? Peut-être n’a-t-il pas compris qu’un pays qui rentre dans l’UE ou dans l’OTAN peut également en sortir sans représailles ? Peut-être devrions nous aussi échanger plus souvent nos lunettes.
POLITIQUES EUROPEENNES TOME 4
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28 MAI à DIJON : QUELLE ETHIQUE POUR L'EUROPE
Dans le cadre des conférences
Du joli mois de l’Europe
M. Denis PROST
Professeur de philosophie
Chargé de Cours à l’Université de Dijon
Auteur et correspondant de la maison d’édition ELLIPSES
interviendra sur le thème :
« Quelle éthique pour l’Europe ?»
Prostitution, drogue, famille, nouvelles technologies biologiques, système de sanctions
Le mercredi 28 mai 2014
de 18h30 à 20h00
à l’étage de la Brasserie la Grande Taverne
20 – 22 Av Maréchal Foch à Dijon (près de la gare SNCF)
Consommation demandée individuellement
Parkings proches
Confirmation de présence appréciée à irce.asso@sfr.fr
En espérant votre prochaine participation
Bien cordialement
Consolider la dynamique européenne par la mise en place de sous-groupes de cohérence
L’Union européenne a bien évolué depuis les années 50. De nombreux pays demandeurs d’une meilleure économie s’y sont ajoutés tel un puzzle qui se constitue, invités par la structure mère, prête à les accueillir surtout pour élargir et contrôler sa zone sécuritaire et économique, voire parfois acquérir certaines ressources stratégiques. Mais quelles en sont les réalités ?
retrouvez la suite de cet article sur :
http://irce.overblog.com/2014/05/consolider-la-dynamique-europeenne-par-la-mise-en-place-de-sous-groupes-de-coherence.html
retrouvez cet article sur LE CERCLE LES ECHOS
POLITIQUES EUROPEENNES - TOME 3
j'ai le plaisir de vous informer de la parution du troisiè- tome de "Politiques européennes"
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MERCREDI 16 AVRIL A DIJON : JE VOUS PARLE D EUROPE
18h30 à 20H Grande Taverne Fonctionnement juridique et Prise de décision dans l'UE
BA 102 de DIJON : Nouveau centre d'excellence aéronautique européen de l'OTAN ?
Dans de précédents articles, je rappelais que le Livre Blanc de la défense français ne semblait peu valoriser l’approche européenne, puis que la France semblait être adoubée comme leader du groupe européen de l’OTAN, où elle y a repris officiellement une place qu’elle avait auparavant officieusement déjà retrouvée sans en avoir les avantages, étant notamment une des principales contributrices de l’OTAN. A l’heure où l’on reparle de défense économique et de défense civile, il est des solutions françaises qui peuvent être trouvées par les vecteurs européens, qui plus est, co-financés par les pays de l’OTAN.
Par François CHARLES
Economiste, conseil en stratégie et management, officier en retraite, ancien responsable d’affaires industrielles internationales à la DGA, ancien expert OTAN pour l’ACCS, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE)
La Base aérienne 102, Capitaine Guynemer, dans la banlieue de Dijon est plus qu’une base, c’est un symbole pour la France et pour l’Europe. Au-delà d’avoir accueilli le héro de la grande guerre, reçu le premier groupe d’aviation en 1914, le premier drapeau de l’aviation militaire en 1916, et les Chevaliers du Ciel (bien avant top gun), elle est devenue académie de la chasse avec le Mirage 2000, posséda le premier intercepteur multi-cibles européen et réalisa les premières missions extérieures pour l’OTAN (Islande).
Après une rénovation importante de ses pistes, profitant également à l’aéroport civil, elle abrite aujourd’hui le commandement des Forces aériennes et un escadron d’Alphajet qui a retrouvé son numéro identitaire de tradition. Demain, le ciel dijonnais sera peut-être orphelin de ses avions avec notamment un impact économique sur un rayon de 100 km comme l’ont connu d’autres bases. Certes il faut faire des choix et ceux de défense sont des choix politiques de plus en plus guidés par les réalités économiques, qui peuvent même faire arrêter une guerre sans la perdre par les armes. Mais certains peuvent être pris avec sens, guidés par une certaine recherche de vision prospective européenne et une certaine prise de recul.
Telle un diamant, l’Europe est unie par ses facettes et sa diversité. Dans cet espace, le modèle multidomestique, qui maintien les identités, et donc les traditions ainsi que les compétences, semble le plus approprié. L’IRCE réfléchit à ce qu’il y a de mieux pour l’Europe sans forcément défendre une solution française. Il a inscrit dans ses sujets de défense européens, liés à l’interdépendance et l’autonomie au sein de l’OTAN, l’analyse de la création d’un centre européen de simulation opérationnelle et d’entraînement aérien voire multi-forces en Europe et mène actuellement une étude sur les modèles économiques européens de maintenance militaire placés dans un environnement global. Restait à proposer un site idéal et pourquoi pas en France, désormais en déficit structurel européen incohérent au sein de l’OTAN.
L’OTAN dispose de 18 centres d’excellence qui sont des organismes militaires internationaux, financés de façon nationale et internationale, offrant une expertise particulière pour soutenir la transformation de l’OTAN. On les trouve aux Pays Bas (2 sites), en Norvège, Estonie, Espagne, Turquie, Lituanie, Slovaquie, Roumanie, Allemagne (3 sites), Rép. tchèque, Hongrie, Italie, Belgique, Etats-Unis et en France qui possède le Centre d’Analyse et de simulation pour la préparation aux opérations aériennes (CASPOA), à Lyon. Il y est veillé à une non duplication des moyens et des ressources déjà disponibles, comme nous le connaissons aussi dans le cadre des programmes industriels européens avec l’OCCAR.
Complémentaire du centre de compétences en matière de puissance aérienne interarmées implanté en Allemagne (Kaltar), visant à améliorer la puissance aérienne et spatiale pour les opérations terrestres et maritimes de l’Alliance, et complémentaire de celui de Norfolk situé aux Etats-Unis pour celles menées à partir de la mer, et au-delà d’aider les militaires à mieux travailler ensemble, ce centre d’excellence bourguignon pourra contribuer également à la cohérence de nos fabrications respectives et européennes et à l’affinage industriel, budgétaire et humain de leur maintien en condition opérationnelle. Et nul doute que ses visiteurs n’en seront que plus heureux d’y venir de par sa région et ses spécialités locales propices aux échanges.
La CRIMEE ou la MESORE de V. POUTINE
Dans un précédent article, je rappelais d’une part les anciens événements d’Europe de l’Est et le fait que V. Poutine avait évoqué Chypre ; d’autre part le gain maximal espéré par le peuple et le fait que l’ancien président ukrainien perdrait s’il partait ; et enfin la MEilleure SOlution de Rechange et le gain minimal qu’il était nécessaire de laisser aux Russes qu’il faut comprendre sur cette région particulière comme sur la Syrie, comme je l’ai déjà préconisé. Nous y sommes quasiment !
carteLibération
Par François CHARLES
Conseil en stratégie et management, médiateur, ancien responsable d’affaires internationales à la DGA, président de l’IRCE
Rien ne dit que la République autonome de Crimée, qui a choisit néanmoins de rester rattachée à l’Ukraine en 1992, se serait soulevée comme la fait l’Ossétie du Sud et que l’Ukraine aurait voulu la récupérer comme la Géorgie, qui affiche bien fort qu’elle est dans l’OTAN. Mais cette fois, V. Poutine a pris les devant pour s’octroyer sa MESORE de peur de ne rien obtenir. Au-delà de protéger sa flotte de Sébastopol et de reprendre par là même la flotte ukrainienne, il essaie au moins de faire le deuil de Kiev, maire des villes russes. Ainsi, V. Poutine n’est pas intervenu à Kiev ou n’a pas eu le temps de le faire et sauve la face avec la Crimée qui est plus ou moins Ukrainienne en fonction des lunettes que l’on met, et tant pis pour les russophones du continent qui commencent à réagir par abandon.
Certes, pour l’instant avec un centaine de morts et sans encore de guerre officielle, la Russie s’est servie avec une situation moins gagnante pour elle. Même avec ses forces spéciales déjà sur place le mois dernier, elle aurait pu difficilement installer la limite sur le continent et a donc préféré venir « défendre » la péninsule en répondant à l’appel du nouveau premier ministre fraîchement et rapidement nommé, comme avant dans certains pays de l’Est, en ravivant la psychose de l’agressivité de l’Ouest. Profitons-en pour rappeler que le Pacte de Varsovie s’est constitué après la formation de l’OTAN qui s’est constituée pour contrer un risque d’invasion et de privation de liberté.
Viktor Yanukovych, l’ancien président ukrainien réfugié en Russie, a fait une conférence de presse qui n’a pas été suivie à Kiev, déjà passée à autre chose et dans laquelle il essayait de justifier l’incohérence budgétaire d’un rapprochement avec l’UE, de par notamment les ajustements à réaliser comme l’écartement des rails des trains etc. Il oubliait que cette intégration n’allait pas se faire d’un coup de baguette magique et que les fonds structurels étaient là pour cela d’ailleurs en réglant le problème de la minorité russe, d’ailleurs peu réglée dans les pays baltes. V. Poutine parent mi promoteur mi persévérant dirigeant avec force, semble le lâcher sans doute pour s’être sauvé car il aurait été attrapé et jugé et Dieu seul sait la suite, et surtout n’avoir pas su se faire respecter.
Barack Obama agite la règle et le droit international. Mais s’il veut éviter les armes, une négociation raisonnée doit s’élaborer désormais sur le fond et non sur les positions, sur le dialogue et non sur la force, en considérant les affaires de personnes et l’histoire avant de les évacuer pour une approche objective sur les faits. Il faut considérer les hommes, les intérêts, les options, les solutions et les critères, voire s’en remettre à une tierce personne pour agir de façon équilibrée comme la fait la Suisse pour la Géorgie mais comme pourra peut être aussi le faire l’égérie Olga Timochenko.
Sans se montrer faible et sauf à vouloir protéger aussi sa flotte ou dire que la Crimée n’est finalement pas libre de son destin, les Ukrainiens europhiles, qui appellent les Etats-Unis comme d’autres pays de l’Est avant elle, peuvent aussi considérer que de la Crimée, qui promulgue ses lois et qui est indépendante économiquement, aurait très bien pu ne pas rester mariée à l’Ukraine. Sinon V. Poutine saisira l’occasion pour parler de jusqu’auboutisme et pourra intervenir officiellement militairement avec l’accord très symbolique du Conseil de la Fédération. Comme pour l’Ossétie du sud, pays occupé par les uns, libre voire annexé par les autres, cette autre MESORE cachée permettra d’attendre que tout le monde rentre dans l’Europe en évitant une possible guerre qui risquerait cette fois de nous déstabiliser fortement, à moins qu’elle ne contribue encore une fois à nous renforcer.
Je vous parle d'Europe à Dijon et à Paris
bonjour
je vous propose de venir m'écouter sur des thèmes variés lors d'apéritifs avec consommations demandées
à Dijon les 3° mercredis de chaque mois de 18h30 à 20h
le 19 mars : Conseil Régional de Bourgogne : fontionnement juridique et prise de décision dans l'Union européenne
le 16 avril à la Grande Taverne près de la gare SNCF : fonctionnement juridique et prise de décision dans l'Union européenne
le 21 mai : Conseil Régional de Bourgogne : fonctionnement et avenir économique de l'union européenne
le 25 juin à la Grande Taverne (attention le 4° mercredi) : quelle défense européenne ?
le 16 juillet :
le 20 aout :
le 17 septembre :
le 19 novembre :
le 17 décembre :
je vous invite à consulter régulièrement cette page pour tout changement potentiel
Nous lancerons également les diners "coups de tamis" ou chaque table pourra venir exposer ses visions sur un suejt donné impactant la population, les territoires ou les entreprises, afin de pouvoir assurer notre rôle de porteur d'information aux institutions européenns dans le cadre du régistre d etransparence auquel nous sommes inscrits
à Paris à venir en plus de nos petis déjeuners et diner habituels
autres villes à venir avec nos autres conférenciers IRCE
à très bientot
François CHARLES
Président de l'IRCE
retrouvez cette annonce sur http://irce.overblog.com/2014/02/les-ap%C3%A9ritifs-je-vous-parle-d-europe-%C3%A0-dijon-et-paris.html
L'IRCE ravive le devoir de mémoire de nos morts de 1870-71
vous trouverez sur le lien ci(après CLIQUEZ SUR CE LIEN la demande de l'IRCE de commémorer la mémoire de 1870-71, première guerre de mémoire, ainsi que la réponse positive du ministère de la défense et des anciens combattants
courrier a été adressé à certains préfets et élus locaux et nationaux pour information
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