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Le blog philosophique de francois CHARLES

europe

les animations du joli mois de l'Europe en Bourgogne

8 Mai 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

retrouvez les animations d e l'IRCE mais également toutes celles des autres organismes et collectivités ICI

ainsi que sur le blog/site de l'IRCE  http://irce.overblog.com

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communiqué du 8 mai

8 Mai 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Cet anniversaire de la commémoration de la fin de la dernière grande guerre que les pays membres de l’Union européenne ont connus, est là pour nous rappeler que l’objectif des pères fondateurs était de garantir la paix. Nous l’avons atteint grâce notamment au succès des échanges. Les luttes commerciales ont remplacé les armes, les discriminations tendent à disparaitre, les personnes et les marchandises circulent, d’autres domaines s’harmonisent ou non en fonction des besoins et des nécessités dans une règle de subsidiarité et de quasi fédéralisme à la fois directive et souple en fonction des domaines. Mais restons vigilants car les failles économiques peuvent aussi rouvrir certaines anciennes tensions qui seront vite accaparées par certaines formes de nationalismes aigues toujours présentes. L’Union peut aussi évoluer et affirmer politiquement la force de son identité faite de nos différences et nos complémentarités. «Unie dans la diversité» est la devise de l'Union européenne. Le principe de subsidiarité doit désormais se compléter du principe de solidarité et de prise de conscience collective, gage de toute construction durable. Inviter la Pologne le 8 mai est un symbole, à la fois pour la France qui lui a toujours porté secours, mais aussi pour tous les pays de l’Est qui ont toujours considéré être en Europe sans avoir pu avoir la chance de faire partie des pays fondateurs. Ils représentent aussi une identité particulière qu’il faut savoir écouter, tout en faisant valoir nos préférences, pour maintenir cette paix.

François CHARLES

Président de l'IRCE

http://irce.overblog.com

 

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les événements IRCE en Bourgogne en MAI

24 Avril 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Les événements de l’IRCE

pendant le joli mois de l’Europe en Bourgogne

 

 

L’IRCE profitera de l’initiative du joli mois de l’Europe lancé par le Conseil Régional et l’Etat en Bourgogne, pour étendre à tout le mois sa semaine de l’Europe prévue initialement*, communiquer sur les événements récurrents** et également ceux prévus *** destinés aux entreprises en relation avec l’Union européenne.

 

GRAND PUBLIC :

 

La parole aux citoyens à Auxonne, Beaune, Dijon, Montbard, val de Saone et Auxois *


L’Europe à travers le golf sur le site de la Chassagne * avec de tres nombreux sponsors locaux + séjour à l'étranger


L’Europe à travers les saveurs : dégustation d’huile d’olive et découverte des pays **, à Dijon

Fonctionnement et avenir de l’Union européenne, à Les Maillys**

 

ENTREPRISES :

 

Diner scientifique LUNAR SOCIETY, à Dijon*

 

Symposium défense – industrie, à Dijon ***

 

Evénements consultables sur www.jolimoiseurope-bourgogne.fr,

 

et sur le site de l’IRCE  http://irce.overblog.com  avec PJ à télécharger

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Urbi et Orbi : quels enseignements pour l’Europe et pour le monde ?

14 Avril 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Le pape François nous a dévoilé son message de paix en ce jour de Pâques. Il s’adressait à l’Europe Chrétienne mais également au monde et sans nul doute que d’autres religions du livre étaient aussi présentes dans ses pensées et à l’écoute.

 

Son message Urbi et Orbi, de paix et d’unité, peut-il être aussi un message « bon pour l’Europe ? ».

 

 

Par François CHARLES

Économiste, sociologue, conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

Ces mots existent depuis l’empire romain où ce qui était bon pour Rome l’était pour l’empire à travers toutes ses villes, en grande partie européennes. L’empire romain a créé SON espace de paix après avoir guerroyé des peuples et a du ensuite se défendre. Mais il a apporté davantage.

 

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L’Europe a su faire la paix et doit durer à travers ses frontières mais aussi dans le monde pour le bien des peuples. Les représentants des pays européens que je rencontre dans leur pays ou à Paris ont toujours considéré qu’ils étaient européens sans être pour autant dans l’Europe politique actuelle, et c’est souvent en oublier les constructions contemporaines du 19e siècle. Madame Ashton, désormais haut représentante de l’Union européenne pour les affaires extérieures, ne devrait-elle pas diffuser un message de paix comme de mise en garde contre les déstabilisateur de paix ? De nombreux militaires et politiques européens regrettent ce style leadership.

 

Comme le dit avec raison Daniel Cohn-Bendit, mais comme pourraient tout autant le dire VGE ou Jacques Delors, l’Europe n’est pas un assemblage de peuples mis bout à bout mais possède une identité propre. La richesse de l’Europe peut nous amener à penser autrement et mieux vaut chercher le meilleur élixir européen qui pourra sortir de l’alambic. Dans le cadre des projets qui concernent tous les pays,, l’Union Européenne demande systématiquement qu’ils soient « bons pour l’Europe ».

 

Si les pays fondateurs veulent continuer à donner l’exemple, doit-elle le faire encore avec ses propres lunettes ? Ce qui est bon pour les pays fondateurs l’est-il encore pour l’actuelle Europe politique ? A l’OTAN, nous avons réussi de grandes choses en proposant, avec les petits pays, autre chose que ce qui était bon pour les Etats-Unis. En politique économique, ou dans d’autres domaines, ce qui est bon pour la France peut être bon pour les autres mais il convient de na pas oublier le « coup de tamis » des réalités locales en faisant attention aux identités des uns et des autres et aux leçons de morale afin d’essayer de fonctionner en équipe sans forcément mettre les financements structurels dans la balance en terme de négociation avec leurs avantages et leurs inconvénients.

 

Le renforcement de nos frontières commerciales extérieures nous rendront plus forts ensemble. La paix et la stabilité y gagneront certainement. Il faut renforcer le rôle politique du Parlement européen mais dans le bon sens et parfois on peut se demander si la Commission serait-elle finalement LA garante de l’intérêt général. Là où l’on voit des colloques, plutôt politiques, avec d’anciens ministres, intitulés « quelle Europe pour la France » je préfère, en spécialiste du management, les titres « quelle Europe DONT la France » ou « que peut apporter la France dans une nouvelle vision de l’Europe ? ».

 

Quant à l’euro, notons que le Vatican est inclus dans l’espace géographique européen et bat monnaie européenne sans être pourtant partie prenante dans l’Union politique et monétaire, comme d’autres pays. Si c’est bon pour le Vatican… c’est sans doute bon pour l’Europe et même pour l’équilibre monétaire mondial.

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la lettre de l'IRCE à Catherine ASHTON sur la Syrie

18 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

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L’Union européenne à 28 à travers le Team Management System (TMS)

16 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 L’Europe est unie dans sa diversité. Certains supports de communication sont développés dans ce sens par l’Union européenne et distribués par l’IRCE. Au-delà du simple constat, je dirais surtout qu’elle peut être riche de ses différences, ce qui crée sa problématique mais aussi une force de fonctionnement et de développement. 

 

retrouvez cet article sur http://irce.overblog.com  et sur http/novial.overblog.com 

 

Au-delà de la notion de vivre ensemble et sans attendre les possibles segmentations énergétiques et industrielles, n’hésitons pas à utiliser les méthodes de management d’équipes qui pourraient sans doute nous faire prendre conscience des forces humaines qui s’en dégagent et de la force qu’elles peuvent montrer à travailler ensemble pour la consolidation des institutions ainsi que pour le respect et la considération de notre identité dans le monde face à la concurrence.

 

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, certifié MBTI et TMS, président de l’IRCE

 

Le Team Management System est un de ces outils qui fait partie de l’hyper-matrice transactionnelle ® multi-outils que j’ai développée à travers NOVIAL. Il a été décliné en grande partie du MBTI, modélisation américaine des polarités initiées par Jung, pour fonctionner à partir des forces de chaque personne. On l'utilise volontiers en management d'équipe pour identifier et segmenter les attitudes et les forces complémentaires dans une organisation afin que chacun y trouve et valorise vraiment sa place. On y détecte également les failles ou sones d’ombres à combler en interne ou par un apport externe (acquisition, partenariat ou recrutement) afin de disposer d’une équipe à convenance en fonction des missions et si possible équilibrée en matière de gouvernance ou de management de projet.

 

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Dans le modèle décloisonnant SPM ® que j’ai créé pour utiliser des méthodes complémentaires notamment en dehors de leurs champs d’application d’origine, j’emploie souvent le blason d’identité et les méthodes de l’hyper-matrice pour les organisations au-delà des personnes. Pourquoi donc ne pas utiliser le TMS pour l’Union européenne ?

 

En nous projetant déjà en juillet 2013, date d’entrée de la Croatie, je vous propose d’aborder assez brièvement une cartographie des grandes tendances générales des 28 pays, faite à partir de connaissances personnelles et d’interviews simples, et qui sera certainement approfondie dans une étude générale multi-outils.

 

La roue du TMS décline quatre grands types de profils : conseillers, explorateurs, organisateurs et contrôleurs. Les explorateurs et organisateurs sont généralement plutôt extravertis et les autres introvertis. Les explorateurs et conseillers sont plutôt conceptuels et structurés alors que les autres sont plutôt pratiques et flexibles. Les contrôleurs et conseillers ont plutôt des convictions alors que les autres travaillent la tète froide de façon logique. On y trouve également 8 sous parties organisées en camemberts. Au centre, certains profils se rapprochent de la notion d’organisateur.

 

 

Comme dans chaque méthode et chaque indicateur, il est important de se comprendre soit même et de comprendre l’autre pour accepter les différences et mieux travailler ensemble, comme parfois mieux négocier ou se protéger.

 

D’une façon générale nous conviendrons assez facilement que les pays introvertis se situent plus dans le nord et l’est, les esthètes plus au sud. Rappelons nous, en termes de réalités, que certains pays sont plus commerçants que d’autres et que certains sont d’anciens colonisateurs, d’autres tournés vers la recherche et que les pays voisins ne se ressemblent pas toujours. Certains comprendront peut être aussi pourquoi ils se sentent mieux dans certains pays plutôt que d’autres.

 

Plutôt que travailler à l’intuition, les groupes industriels répartis à travers l’Europe peuvent utiliser ce genre de méthode pour mieux orienter les actions à mener en fonction des préférences. Il est également intéressant de comprendre le « moule » EADS par rapport à l’approche multidomestiques de THALES. Ils peuvent aussi être plus efficace dans la vente et à l’export. J’emploie aussi ces méthodes pour les recherches de partenariat notamment pour les PME.

 

En terme de segmentation européenne, pourquoi ne pas créer un sous groupe créativité en laissant ensuite la conception, puis la réalisation, et encore la vente à d’autres ? Mais comme avec le MBTI, chacun peut comprendre ses préférences et ensuite maitriser et également travailler sur ses zones d’ombre avec le risque de tout vouloir conserver plutôt que travailler ensemble comme nous le vivons depuis longtemps dans l’armement. A travers cette méthode, on peut aussi comprendre que l’application des règles de recouvrement de la dette  peuvent être différentes d’un pays à l’autre mais que la gouvernance peut exister sous de multiples formes pour y parvenir comme en matière d’ISO où il est demandé un système qualité mais pas forcément identique à celui du voisin.

 

Je vous propose une explication brève de chaque profil avec leurs codes TMS et MBTI ainsi qu’une première identification de certains pays. Chaque case regroupe au moins un pays mais l’étude d’affinage pourra peut-être montrer certaines failles qu’il s’agira de combler.

 

Le conseiller informateur (ICBF – INFP) est visionnaire stratégique, planificateur, idéaliste, se repose sur ses conviction, se met à la place et sait être flexible. Nous pourrions y trouver Chypre, Irlande, Slovénie

 

Le créateur innovateur (ECBF – ENFP) est communicateur, formateur, idéaliste, sait être plutôt créatif et flexible. Sans doute la France et l’Italie

 

L’explorateur promoteur (ECAF – ENTP) est innovateur, rationnel, extraverti et créatif : pourquoi pas la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Espagne

 

L’évaluateur développeur (ECAS – ENTJ) est meneur, rationnel, extraverti et analytique : Danemark, Estonie, Hongrie, Lituanie, Royaume-Uni

 

Le propulseur organisateur (EPAS – ESTJ) sait plutôt être maitre d’œuvre, gardien être analytique et structuré : Autriche, Allemagne

 

Le finalisateur producteur (IPAS – ISTJ) est inspecteur, gardien, pratique et structuré : Rep. Tchèque, Grèce, Lettonie, Slovaquie, Suède

 

Le contrôleur inspecteur (IPBS – ISFJ) est gardien administrateur, introverti et pratique : Bulgarie, Pologne, Croatie

 

Le supporteur mainteneur (IPBF – ISFP) est artisan, esthète, introverti  et se repose sur ses convictions : Finlande, Malte, Portugal, Roumanie

 

Seriez vous prêt à disposer sur la roue les pays complétant l’Europe jusqu’à l'Oural avec la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine, la Moldavie, la Norvège, l’Islande, le Monténégro, l’Albanie, la Bosnie, le Kosovo, la Serbie et la Macédoine ? Qu’auraient-ils à nous apporter en termes d’identité et de préférence de fonctionnement ?

 

Enfin, demandez-vous pourquoi  prend-on mieux conscience des différences à l’international qu’au sein de son entreprise, de son cercle relationnel où les mêmes problématiques et les mêmes besoins apparaissent pourtant.

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politiques européennes - tome 1

25 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

j'ai le plaisir de vous informer de la parution du premier tome de "politiques européennes" 

 

cliquer ICI

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Après la vache folle, un nouveau regard sur les viandes et sur l’Europe

22 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

A la veille du salon de l’agriculture, dans l’un des espaces les plus contrôlés au monde, la viande de cheval est venue nous  rappeler certaines réalités européennes et nationales liées à la santé et nous ouvrir les yeux sur la chaine de valeur des viandes, partie toujours intégrante, mais un peu délaissée, de la politique agricole.

 

Après le coup de sonnette et de théâtre britannique, le consommateur, l’éleveur bovin et équin, le boucher, le fonctionnaire européen, le politique et le salarié du sud de la France ont vécu le déni, la colère et découvrent désormais les éléments cachés mais également les aspects positifs de cette crise non sanitaire (quoique …) qui ne touchait qu’en fait 3% de l’activité de la société Spanghero.

 

Par François CHARLES

Économiste, conseil en stratégie et management, Président de l’IRCE

retrouvez cet article sur Dijonscope  

retrouvezcet article sur le cercle les echos


Remercions tout d’abord le Royaume-Uni qui a alerté l’Union, sans doute pour se défendre, sans encore la blâmer. Il  apparait peut être désormais mieux armé pour les contrôles, après nous avoir envoyé sa vache folle sans en connaitre encore la cause, même si certains chercheurs suspectent les origines célestes mangées par les seuls vaches qui restent au pré en hiver.

Le consommateur a pu découvrir les différences culturelles avec le Royaume Uni qui ne peut supporter de manger de la viande de cheval (ni… d’escargots), que la Roumanie regorgeait quant à elle de viande de cheval, que l’on peut tout à fait en manger et qu’elle est bonne et gouteuse, que de nombreuses personnes n’ont pas cessé d’en consommer surtout en Picardie, depuis la dernière guerre mondiale où il fallait bien se nourrir, qu’il existait des éleveurs et des boucheries en Cote d’Or, que la viande de cheval n’est pas forcément plus chère, voire moins chère et surtout dans certains pays.

 

L’éleveur équin qui vivait tranquille,  caché et résigné, et qui peut aussi s’attacher à ses bêtes comme l’éleveur de vaches, a eu peur du rejet. Mais il connait plutôt désormais un regain d’attention qui va peut être lancer son activité pour ne  plus quasiment exporter vers les marchés plutôt italiens et espagnols, d’ailleurs moins pointilleux administrativement.

 

L’éleveur bovin en profite pour faire valoir la pénurie de viande bovine remplacée par de la viande chevaline, même si le problème semblait être ailleurs. S’étonnera-t-on quand on sait que les aides vont plutôt aux céréaliers et que certains anciens présidents de chambre d’agriculture préconisaient aux éleveurs de changer de métier. Je vous invite aussi à lire le compte rendu de l’étude réalisée par l’IRCE sur les différents visages de l’agriculture. En Cote d’or et portée à la connaissance de la Commission et du Parlement.

 

Le boucher a eu peur de trinquer mais il connait un regain d’activité avec notamment la valorisation des filières courtes et l’affichage de l’origine de la viande, qui n’est pas encore imposée chez les industriels, bien que demandée.

 

Le restaurateur qui avait l’habitude d’afficher la provenance des viandes devait aussi rappeler que le problème ne touchait que la viande industrielle et congelée.

 

Le fonctionnaire européen s’est vu blâmé car tout le monde se demande pourquoi cela est arrivé alors que l’Europe impose des normes partout. C’est sans savoir que la démarche d’étiquetage est surtout volontaire et que les actions sont surtout faites par subsidiarité en laissant l’initiative aux Etats. Peut être faudrait il renforcer cela ? L’étiquetage n’empêche pas une fraude  volontaire mais les contrôles ne sont peut être pas encore les bons. Mille cinq cent viennent d’être désormais demandés. Michel Barnier, commissaire au Marché intérieur, dans un article du bien public du 13 février, dit que « le sujet devait être européen », rappelle que chaque pays doit s’employer à atteindre la même rigueur de vérification, et que cette exigence doit s’appliquer aux frontières de l’Europe pour éviter les exemples de l’huile de tournesol frelatée. Mais il s’agit bien ici d’un problème intra-européen qui pose la confiance sur l’étiquetage au sein même de l’Union.

 

Le politique, quant à lui, a vite calmé la crise en trouvant un responsable. On découvre que la santé, comme la défense ou l’espace aérien est une affaire d’Etat. Il n’était pas forcément étonnant que le ministre annonce un retrait d’agrément même provisoire. Ce qu’il l’était davantage était l’avance de culpabilité dans des délais fulgurants qui a mis en péril plus de 300 emplois pour finalement s’apercevoir de l’erreur sur 3% du chiffre d’affaires. Espérons que la justice restera indépendante et que l’Etat, qui s’est impliqué en première ligne, aidera aussi à convaincre à nouveau  les clients et les fournisseurs.

 

On découvre aussi qu’il existe des traders comme sur les céréales ou les valeurs d’entreprises, mais que tous les flux ont traversé l’Europe sans en sortir.

Passons maintenant aux entreprises. Il fallait un bouc émissaire et il a été trouvé mais était-il le seul dans la chaine ? Les grossistes se sont couverts et on ne saura certainement jamais s’ils étaient au courant ou non de l’opération de substitution de l’étiquette de 02 à 05. Les salariés auraient-ils pu également soulever le problème sur ces 700 tonnes de viande différente ? La justice nous le dira peut-être. L. Spangherro, ancien propriétaire qui a cédé son entreprise « à la casse » pour sauver ses emplois,  que j’ai pu rencontrer quand je travaillais sur les solutions d’emplois pour la filière viande, demande aussi à aller de l’avant en essayant de minimiser le problème, comme si cela devait arriver, et surtout de ne pas impliquer les salariés. Bien entendu, il ne s’agit pas de baisser les yeux sur le simple fait qu’il faille sauver des emplois mais cela soulève encore une fois et surtout le problème du cout du travail qui est bien moins élevé en Roumanie et en Allemagne, au-delà du problème de trouver du personnel qualifié. On comprend bien le « coup » de valeur ajoutée immédiate qu’il était intéressant de réaliser sans peut être même culpabiliser étant donné qu’il n’existait pas, a priori, de risque sanitaire, à part un problème de phénylbutazone… non encore justifié par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

 

Donc quelles solutions ? Ne jetons pas cette viande si elle est bonne. Mettons une pression sur la Commission pour qu’elle impose l’origine en plus du contenu sans laisser faire les Etats qui doivent progresser sans avoir peur des lobbys industriels. Sans taxer les transactions, celles-ci seront assainies de facto avec une plus grande valorisation des viandes et races locales, comme cette crise l’a enclenché et comme le font d’ailleurs certaines grandes surfaces avec des labels locaux ou certaines initiatives locales remarquables. On pourra citer l’exemple de la boucherie Fournier de St Jean de Losne qui élève ses propres bêtes. Comme pour les céréales, il faut conserver un élevage intensif et de proximité pour laisser le choix au consommateur. Les farines animales qui viennent d’être relancées pour le poisson peuvent valoriser la viande, voire considérer autrement la Roumanie qui peut nous en fournir. Pourquoi ne pas désormais lancer une gamme de viande bovine-équine et mieux considérer le bien-être animal avec pourquoi pas un label « viande musicalisée ». Le cheval, moins stressé, l’appréciera sans doute autant que la « vache qui rit » !

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IRCE

19 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

pour toutes celles et ceux qui recherchent l'IRCE sur ce blog, merci de bv vous orienter sur http://irce.overblog.com  

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Union Européenne : un budget « anglo-saxon » mais n’oublions pas la codécision

11 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

L’Europe n’est pas la France, ce dont on nous rappelle souvent, même si elle est née surtout de son initiative. L’Europe c’est aussi l’Allemagne et tous les autres pays. « Chacun ses lunettes ». Nous venons encore de le constater lors du vote du budget « de compromis » par le Conseil. Mais n’oublions pas le poids désormais grandissant du Parlement dans la codécision si nous savons bien employer ses effets de levier pour voir les choses autrement.

 

 

Par François CHARLES

Économiste, conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE)

retrouvez cet article sur Dijonscope 

 

Certains diront que les anglo-saxons ont gagné, que l’Allemagne est venue au secours de son cousin, le Royaume-Uni, champion du lobbying, dans sa demande d’écoute, qui a soutenu en retour l’Allemagne dans son discours d’austérité. Bien entendu, dans la négociation, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont laissé à la France sa meilleure solution de rechange pour préserver « sa » Politique Agricole Commune bien que l’Allemagne soit en réalité la plus grande nation agricole. On se souvient du compromis de Luxembourg qui confère à un Etat membre un droit de véto à l’encontre d’une mesure de l’Union menaçant un intérêt national essentiel, et qui a mis fin à la politique de la chaise vide  pratiquée par la France pour la PAC en 1965. Nous verrons ce que deviendrons les discussions à partir du 1er nov. 2014 avec le nouveau système de la double majorité qui entrera en vigueur avec une minorité de blocage d’au moins 4 Etats membres. D’autres diront que c’est le juste retour de flamme du rejet de l’Europe à la carte par F. Hollande, qui pourrait parfois s’inspirer des méthodes de politiques générales d’entreprises.

 

On peut aussi se demander si l’Allemagne n’est pas égoïste, elle qui sait très bien fonctionner dans son ancienne zone Mark avec un euro fort en venant d’enregistrer son deuxième plus fort excédent commercial depuis 20 ans, qui n’a pas de leçon à recevoir devant la  digestion de sa parie Est et son modèle social du travail que l’on peut lui envier, et qui peut se permettre de faire une pause de croissance.

 

Ce budget, composé de TVA, droits de douane et de contribution des Etats Membres en % du PIB, ne représente que 1% de la richesse globale des pays de l’Union, n’équivaut même pas à la moitié du budget de la France et intervient que par principe de subsidiarité sur des financements à direction des régions ou directement des entreprises à travers les fonds structurels et les programmes. La France en est le deuxième contributeur après l'Allemagne, l’Italie et le Royaume- Uni, loin devant l’Espagne, les Pays Bas, la Pologne et les autres pays. Mais elle en est aussi le second bénéficiaire essentiellement pour la PAC et non pour ses territoires ou même ses entreprises qui se plaignent tout le temps de la lourdeur administrative des dossiers à remplir. On peut en accepter les réalités sauf que le budget est voté depuis 1988 dans un cadre financier pluriannuel pour 6 ans, une sorte de Loi d’Orientation des Loi de Finances.

 

La balle est désormais dans le camp du Parlement qui joue un rôle croissant dans la codécision et qui peut proposer des solutions constructives comme par exemple une sorte de révision annuelle.  Je ne pense pas que le consensus politique en France, pour reprocher à F. Hollande de n’avoir pas soutenu un budget de croissance, alors que la droite était derrière N. Sarkozy pour un budget de rigueur, et qui peut donc semer le désarroi, soit une bonne tactique. Il conviendrait plutôt de consacrer nos énergies à considérer et rallier les « petits pays », comme nous avons su le faire à l’OTAN dans les projets industriels, pour leur faire partager notre vision créatrice souvent bénéfique.

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