Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog philosophique de francois CHARLES

Tour de France en Bourgogne

6 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

le tour de France passera en Bourgogne et Franche Comté entre le 8 et le 11 juillet . grand moment d'osmose à travers le sport . la compétition la plus suivie et la seule compétition qui peut rectifier l'architecture des routes pour le confort des coureurs ! et n'oubliez pas : ne poursuivez ni ne poussez les coureurs !

 

halte à Macon : link

 

 

image Tour de France

defaut_etape.jpg

Lire la suite

LA NEGOCIATION RAISONNEE STRATEGIQUE et PSYCHOLOGIQUE

5 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

La négociation peut s’appliquer dans toute situation commerciale, salariale, sociale, familiale, politique, diplomatique, militaire etc Quand j’enseigne la négociation ou je l’accompagne, on me dit souvent « mais oui, bien sur je le savais » en oubliant certains principes élémentaires avant de passer la ligne imaginaire de l’échange, qu’il soit normal ou de crise.

 

retrouvez la stratégie et le management sur http://novial.overblog.com 

 

Quand je la fais découvrir aux militaires, pour leur reconversion, ils me répondent « moi, pas de négociation, je tue et je tape d’abord », quand je cherche à faciliter des conflits territoriaux ou personnels, on me dit, souvent en projection, « qu’ils doivent déjà abandonner leurs égos », quand il s’agit d’affaires commerciales ou de management, on cherche avant tout à faire passer ses arguments sans considérer l’autre et surtout certaines réalités comme quand on vend un bien en l’état sans imaginer les travaux réalisables.

 

A cela je réponds que la réussite dans la protection des retours industriels français à l’OTAN a résidé dans la remise à plat et l’analyse des réalités pour définir les cartes de négociation qui nous permettaient d’avoir davantage de force et plus d’alliés vis-à-vis de nos concurrents, plutôt que de défendre nos positions « à la baïonnette ».

Je conçois que les objectifs et les réalités peuvent être différents, qu’il n’est pas toujours nécessaire, opportun, utile, judicieux même voire sain de négocier ; que certaines négociations ont évité ou retardé des guerres mais que certaines, plutôt dépendantes qu’interdépendantes et déséquilibrées n’auraient du avoir lieu avec un peu de courage (1938, 39 et d’autres). A chaque fois, les options d’actions devraient être analysées dans une compréhension du processus et du fond. Bien entendu, tout dépend de l’objectif stratégique à atteindre (quoi, pourquoi et quand), de vos forces et faiblesses par rapport aux opportunités et aux menaces (SWOT) de la partie adverse et de l’environnement et ensuite de la manière de les atteindre.

 

Négocier signifie engager des pourparlers, procéder à des échanges de vue, voire gagner et acquérir un avantage par une notion de pouvoir « sur » et « pour » sans forcément que l’autre partie perde totalement ses possessions ou ses revendications. La négociation gagnant-gagnant n’est pas forcément à 50/50. La dissuasion est aussi une carte de négociation qui permet d’avancer en protection. Mais attention, c’est à double tranchant car tout le monde risque aussi de perdre si la partie adverse détient les mêmes armes nucléaires et s’en sert.

Les négociations sur les positions doivent être évitées pour de multiples raisons. Imaginez les tranchées de Verdun et l’immobilisme qui en a résulté. Pour celles et ceux qui connaissent le théorème de Nash avec le symbole de  l’infini, le jeu consistera plutôt à chercher les éléments d’intérêt qui mériteront que l’ennemi s’y intéresse puis à l’amener sur votre terrain, en effectuant de nombreux aller retour en fonction de l’énergie consommée par les deux parties pour essayer de se comprendre. Il n’existe pas un seul jeu mais souvent de nombreux jeux simultanés et une certaine manipulation positive pour apprendre à l’autre ce que l’on veut et fournir les bases possibles d’un accord. Mais gare si l’on revient trop souvent sur ses positions car l’accord peut être retardé.

 

La guerre de positions défendues « à la baïonnette » sur le processus et non sur le fond est inefficace et stérile entre deux adversaires de même force « obtenez 80 % sans négocier ! ». Plus on se concentre sur le contenu et sur les intérêts, plus on oublie les positions « deux ou trois inspections ?  mais…qu’entendez vous par inspection ? » ; La discussion sur des positions facilite les « si on va au cinéma ce sera ce film là ou rien » ; Quand les parties sont nombreuses, la négociation sur les positions est encore pire « Qui a encore une revendication ? ». Enfin, la négociation douce donne des résultats rapides si tout le monde joue le jeu mais celui qui choisit la douceur face à un adversaire dur risque d’y laisser des plumes «Veux-tu l’autre joue ?»

 

La négociation raisonnée considère que les participants sont là pour résoudre un différend ; l’objectif est de conclure à l’amiable un accord judicieux et efficace ; qu’il convient de traiter séparément les questions de personnes et le différend (séparer le jaune du blanc de l’œuf en les cuisinant tous les deux); qu’il faut être doux à l’égard des hommes et dur à l’égard du différend ; que la confiance n’entre pas en ligne de compte. Elle considère qu’il faut se concentrer sur les intérêts en jeu et non sur les positions ; étudier les intérêts ; éviter d’avoir des exigences minimales (à modérer); imaginer des solutions pour un bénéfice mutuel ; mettre au point des solutions variées parmi lesquelles choisir ; remettre les décisions à plus tard ; exiger l’utilisation de critères objectifs ; obtenir un résultat fondé sur des critères indépendants de la volonté, raisonner et être ouvert aux raisons de l’adversaire, céder au principe, pas à des pressions.

 

Vous avez le choix entre un jeu « doux » sur « la » relation ou un jeu « dur » sur la relation « de force » : Les participants sont amis ou ennemis ; l’objectif est de parvenir à un accord ou de gagner ; faire des concessions pour cultiver les relations ou pour la poursuite des relations ; on fait confiance aux autres ou on s’en méfie ; on modifie sa position sans difficulté ou on s’y cantonne ; on fait des offres ou des menaces ; on dévoile ses exigences minimales ou on les trompe ; on accepte des pertes unilatérales pour parvenir à un accord ou on exige des avantages unilatéraux comme prix d’un accord ; on recherche LA solution que l’autre devrait accepter ou  que l’on peut soi-même accepter ; l’important est de parvenir à un accord ou de rester sur sa position ; on essaie d’éviter l’affrontement de volontés ou de gagner dans un affrontement de volonté ; on cède aux pressions ou on exerce des pressions.

 

infini.jpg

Il convient aussi de trouver une Meilleure Solution de Rechange (MESORE) permettant notamment à l’adversaire de vivre la négociation comme un contrat commun pris avec responsabilité annihilant tout esprit de revanche. La négociation raisonnée s’intéresse au fond et sur l’enjeu de la négociation pour satisfaire les intérêts respectifs des parties en présence avec 4 points fondamentaux : traiter séparément les questions de personne et le différend pour aboutir à un accord à l’amiable se concentrer sur les intérêts en jeu et non sur les positions ; imaginer un grand éventail de solutions avant de prendre une décision ; exiger que le résultat repose sur des critères objectifs. Au début de chaque séance, je donne souvent 15 minutes aux belligérants pour qu’ils « se lâchent » entre eux puis je leur fait « poser leurs armes » pour « bosser » objectivement. Ils comprennent vite que l’intention cachée a été découverte et où est le réel enjeu.

 

Mais vous en apercevez, cela ne fonctionne pas de la même façon en fonction de vos interlocuteurs surtout s'ils culturellement éloignés. Il conviendra de comprendre comment il est (mopho), comment il parle sur ses 6 profils (PCM) et comment il "marche" (de façon figurée avec Jung) puis d’ouvrir la bonne porte d’entrée psychologique en écoute active. Le meilleur exercice est la prise d’otage où il s'agit de faire sortir le forcené sans avoir contact avec lui. La fourni sortira–t-elle aussi vite de sa tranchée que le lion ? Et n’oubliez pas vos fioles de position magique ou vos techniques de swich de PNL bien efficaces pour effacer le côté obscur de la force que l’autre veut vous faire partager. 

 

François CHARLES coach en stratégie, management et développement personnel, créateur du modèle SPM®   Bibliographie : Comment réussir une négociation, seuil

Lire la suite

Aujourd'hui 4 juillet, fete d'indépendance aux Etats-Unis

4 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #international

 

je souhaite une très belle fete d'indépendance à nos amis américains. j'aime cette image où nos deux pays sont réunis, comme ils l'ont été pour cette lutte et bien d'autres ensuite, avec le drapeau et la statue de la liberté faite par un Français

 

 

 

n'oublions pas non plus que Louis XV puis Louis XVI ont soutenu le soulevement américain et ce vent de liberté qui s'est ensuite tournée vers la France avec ce meme LA FAYETTE  mais aussi de nombreux anciens combattants ou hommes publics américains qui ont ensuite découvert la France (Castellot  de L'histoire et des histoires)

 

4-juillet.jpeg

Lire la suite

L’autre lecture du rapport de la Cour des Comptes

3 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

Les commentaires de la gauche sur le rapport de la Cour des Comptes, indépendante, me rappellent ceux sur la convention européenne où chaque détracteur pouvait lire ce qu’il voulait pour tuer le projet.

 

Si l’on prend le temps de parcourir cette document à la portée de tout citoyen, et tourné vers des approches comparatives européennes, on peut lire qu’au-delà de certains chiffres, que je ne rappellerai pas, le constat n’est pas si noir que cela pour l’ancien gouvernement Fillon.

 

lunettes.jpeg

 

A sa lecture je retiendrai, qu’après des déficits élevés, l’année 2011 a vu s’amorcer un redressement des comptes publics, que le redressement était en route avec un effort accru en 2012, un rendement attendu des mesures de hausse des prélèvements obligatoires largement supérieures aux prévisions mais qu’il aurait mérité une plus grande vision stratégique, des réformes ambitieuses et inscrites dans la durée , une réduction forte de la croissance des dépenses, un effort structurel encore plus ambitieux et reposer sur des mesures plus précises mentionnant que la RGPP, (qui je pense a été plutôt été subie que comprise), devrait être étendue à d’autres secteurs comme les collectivités territoriales, et aux hôpitaux publics (qui devraient plutôt montrer un soucis d’optimisation de gestion, certes avec certaines contraintes et réalités)

Fallait-il vraiment une règle d’or pour empêcher toute dérive de dépense par la force de loi afin d’espérer ramener les déficits publics  à zéro à partir d’hypothèses macroéconomiques favorables ? Jean-Marc Ayrault en a repris l’objectif final. Nous verrons si le progrès social gagnera sur le progrès technologique et gare au contrôle.

 

Restons pour l’instant bienveillant sur la politique du magicien F Hollande qui abaisse l’âge de la retraite quand tout le monde l’accroit et qui rétablit la fiscalité sur les heures supplémentaires pour sans doute essayer de créer plus d’emplois « normaux » et qui baisse le salaire de chaque ministre pour augmenter l’assiette globale. Généralement la gauche vide les caisses que la droite remplit mais cette fois la crise est passée par là et il n’est pas juste de blâmer le gouvernement Fillon qui n’a pas démérité et a entrepris des réformes courageuses qui commençaient à porter leurs fruits.

 

Entre autres solutions, je suis favorable à l’action de régulation par la TVA, taxe souvent mal jugée car universelle et payée par tous mais équitable car proportionnelle au montant des achats. Je préconise la baisse de la TVA sur la restauration traditionnelle car elle  n’a pas créé d’emploi. Il faut baisser les impôts et relever les minima sociaux pour relancer la consommation et retrouver des fonds par la TVA, indolore pour les entreprises mais montrant bien cette « valeur ajoutée » produite. Je demande le maintient de la TVA dite sociale issue des transactions commerciales externes pour compenser les charges et mieux produire en France face à la concurrence. Mais je demande aussi certaines dispositions « à la carte » pour le carburant en campagne et pour certains services obligatoires de la vie, voire pour certains citoyens ou certaines professions. La Contribution Sociale Généralisée doit être maintenue mais régulée pour les bas revenus et supprimées pour les retraites pour éviter de  la payer deux fois sur le salaire.

 

En matière de dépenses publiques, je préconise notamment le maintient voire l’emploi de fonctionnaires pour traquer les fraudes fiscales d’ailleurs dénoncées dans le rapport mais aussi sociales afin de mieux les attribuer à celles et ceux qui en ont vraiment besoin. Il convient aussi d’accentuer l’externalisation des services et d’optimiser les frais de gestion administrative de santé représentant 7% des dépenses globales. Mais j’ai aussi demandé à la nouvelle ministre de la recherche, un audit sur le rapport dépense/efficacité et l’optimisation de toutes les dispositions collaboratives mises en place auparavant et que j’accompagne par ailleurs

Enfin, augmenter le nombre de professeurs est sans doute ne pas voir le simple redéploiement à  réaliser. Chaque domaine de politique générale de l’Etat dévoilée cet après-midi sera prochainement abordé.

Lire la suite

technologie française

1 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

le nouvel AGV d'Althom qui devrait remplacer le TGV a atteint à 574 km/h et circulera à environ à 350 km/h avec passagers. une belle victoire pour la technologie française

 

bientôt à Montbard pour les clients venant du monde entier de l'hotel de Nogent ? ou pour les clients de la Metal Valley ?

 

agv_11.jpg

 

 

Lire la suite

Europe : mise en place d’un pare-feu de dissuasion mais gare aux dégâts collatéraux

1 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Le 19° sommet européen des 28 et 29 juin a tranché : au moins les deux premiers mon général ! L’optimisme est général et les bourses décollent. Une sorte de FMI (Fonds Monétaire International) européen va financer les Etats et les banques par des garanties de fonds avec une mutualisation des risques mais surtout un contrôle renforcé comme l’Union sait déjà le mettre en place sur ses aides directes et indirectes collaboratives

  porte-a-enroulement-coupe-feu-517288.jpg

 

 

Nous ne prenons peut être pas conscience de la force de l’acte qui vient d’être signé car il s’agit donc plus qu’un simple « pacte de croissance » de 120 milliards d’euros dans de nouveaux grands projets. Est-ce un pas vers l’Europe fédérale sur le modèle allemand et fallait-il une crise pour en arriver là ?

 

 

Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management

Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

Pour certains l’Espagne et l’Italie ont gagné car elles ont obtenu un sauvetage sans contrepartie. Pour d’autres,  l’Allemagne a perdu son pouvoir européen. D’autres enfin estiment que F. Hollande a sauvé son pacte de croissance. Je dirais cette fois ni l’un ni l’autre car ces deux pays et la France, avec son modèle de « croissance sociale », vont être contrôlés sans relâche. Les Allemands, montrant une solidarité limitée et une certaine liberté, refusaient que les fonds viennent sauver les budgets des pays sans droit de regard sur la solvabilité des Etats et de leurs dépenses.  La Chancelière a obtenu que le système ne fonctionne pas sur des euro-bonds émis en commun mais sur une notion d’assurance où toutes les parties essaieront de « jouer le jeu » si un problème financier arrive. Le Bundestag, vient déjà de valider cet accord. Les Etats devront travailler à objectifs budgétaires mais aussi cette fois à livre ouvert et à risque partagé.

 

L’Allemagne pense que, pour avoir une croissance saine, il ne faut pas dépenser plus que ce que l’on a. Les modèles sont différents. Quand le chinois gagne 2, il met un de côté et rachète la planète, quand l’américain gagne 2 il dépense trois et crée le rêve et la puissance industrielle financée par le Chinois et auparavant le Japonais. On sait aussi que l’endettement est une preuve de bonne gestion sauf s’il crée un risque de déséquilibre. Le modèle européen, encore autonome doit peut être s’équilibrer et s’inspirer des deux. Et tout porte à croire que le futur ministre économique européen sera allemand (président de l’Eurogroup).

Ce FMI européen, salué par Christine Lagarde, présidente du FMI, et accepté par l’Allemagne, qui se satisfaisait de leur spécificités propres, additionne en fait le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) de 250 milliards d’euros et le Mécanisme européen de Stabilité Financière de 500 G€. Ce montant de 750 milliards d’euros pourrait atteindre 1000 milliards afin de montrer une certaine force de frappe et de dissuasion face aux marchés monétaires influents. Les risques pour la France sont de 21 % de 500 G€, soit 110 millions quand on sait que le budget de l’Etat est de 1700 milliards. N’oublions pas non plus que 10 G€ pour la Banque Européenne d’investissement (BEI) qui finance les grands projets permettent un effet de levier de soixante

 

Ce fonds mutualisé est bien pour l’instant une garantie non dépensée qui permet de cautionner en cas de problème et sans passer par l’émission de bons échangeables sur les marchés, comme quand les entreprises ou les particuliers cherchent caution pour obtenir un découvert ou emprunter.

 

Mais gare aux mauvais élèves car ce fonds pourra ne s’adresser finalement qu’aux seuls bons élèves qui doivent néanmoins garder le cap sous peine de traverser le pare-feu qui ne les protégerait plus ou d’être accusé de pourrir et contaminer le panier de pomme de l’intérieur par manque de vigilance.

 

Mais revenons aux mécanismes. Hier deux tuyaux distincts existaient : le Fonds européen de stabilité financière finançaient les Etats qui étaient ensuite libres de renflouer ou non leurs banques privées. Les banques nationales prêtaient aux banques privées  avec l’accord de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui, quant à elle, ne finançait pas les Etats. Certains « raccords » ponctuels pouvaient être imaginés par dérogation avec la BCE. Désormais le fonds et la BCE pourront à la fois financer les dettes des Etats, comme celle de l’Italie ou de l’Espagne mais aussi directement les banques en difficulté sans passer par les Etats et donc sans risque ni contrainte de nationalisation.

 

On comprend les avantages et les inconvénients à la fois sur le partage des risques mais aussi du pouvoir. C’est une façon pour les Etats, qui avaient demandé que les garanties de fonds propres des banques soient rehaussées (accord de Bâle II puis III), d’imposer un pouvoir différent aux banques qui risquent aussi de refuser de prêter à nouveau pour se refaire une santé. Les marchés n’ont pas perdu pour autant car ils ont montré leur pouvoir de régulation à trouver une solution pour recapitaliser les banques qui ont encore joué leur rôle de victime avec un pouvoir réel sans être vraiment en faillite et qui savent retrouver leur mise avec les intérêts initiaux remboursés au départ. Notons aussi que sans cette aide directe, les avoirs bancaires des Etats auraient pu être revus à la baisse avec un effet induit sur la notation des Etats et donc une perte de confiance des marchés offrant donc des taux plus élevés. CQFD…

 

Les dettes continueront de s’élever mais la bouffée d’oxygène permettra d’éponger un besoin ponctuel et freiner la courbe exponentielle d’endettement

 

Mais attention : si les choses se passent mal et si les risques bancaires et souverains se matérialisent, ce sont in fine les entreprises et les contribuables qui trinqueront et seront pris en étau en apportant leurs garanties pour refinancer les banques et les dettes d’Etat. En somme, si la banque est en asphyxie par défaut de mouvements, le contribuable paie, si la banque disparaît par asphyxie, le citoyen qui a encore de l’argent placé perd également. Enfin, si le citoyen retire toutes ses liquidités et placements, la banque peut disparaitre car elle a besoin de liquidités. De l’autre côté, l’Etat pourra augmenter ses taxes pour se financer avec ou sans redistribution. Mais qui sauve les entreprises et les particuliers dans tout ceci ? Pourquoi ne pas créer un fonds de secours mutualisé européen comme il en existe pour certaines professions ? Soyons vigilants et intéressons nous davantage à l’Europe et soyons curieux des idées à travers le monde.

 

Il ne s’agit pas encore d’harmonie fiscale qui pourrait apporter certaines mesures efficaces dans certains pays pour combler les dettes mais surtout rassurer les créanciers partenaires. Mais là encore il s’agirait sans doute de prévoir certaines zones étanches car ni les 17 pays de l’euro ni les 27 pays de l’union ne peuvent immédiatement, notamment pour raisons culturelles, appliquer les mêmes critères de façon réaliste et réalisable. L’urgence d’intégration était autrefois politique, l’urgence des pare feu est désormais financière et tout aussi importante. Il sera cette fois intéressant de revoir les critères d’adhésion pour les nouveaux pays candidats à l’euro. Si ces mesures ne sont pas encore un réel fédéralisme, on voit bien que ce partage de compétences, est en bonne voie. Misons toutefois que ce modèle de gouvernance soit « européen ». 

 

à retrouver sur http://www.infos-dijon.com/article.php?sid=27600&thold=0

 

lire également :

 

MAIS QUI VEUT DONC LA PEAU DE L’EURO ?

La fausse inquiétude envers les banques

LE POMPIER ET LE FEU DE FORÊT

Lire la suite
<< < 1 2 3 4