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Le blog philosophique de francois CHARLES

mon programme politique

ma vision sur les retraites

13 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

Retraite

 

Ce sujet devrait être majeur. Il est déjà longuement abordé dans la partie sur l’emploi et le sera dans la partie « séniors ». Je reviendrai sur certains points.

Je pense qu’il ne faut pas appliquer de CSG supplémentaire sur les retraites si les salaires l’ont déjà supportée pendant la période travaillée sous peine de double taxe. Nous ne sommes pas non plus à l’abri de retraités partant à l’étranger pour ces raisons comme pour ne pas subir le cout des maisons de retraite françaises ! Savez vous que les Allemands partent désormais en retraite dans d’autres pays d’Europe plus abordables ?

L’âge de la retraite « pleine » doit raisonnablement être porté à 62 puis 64 et 65 ans sans rétroactivité pour les personnes à moins de deux ans de la retraite au moment de la mesure sauf à subir un choc psychologique suite à une organisation programmée.

Il convient de pouvoir continuer à retravailler à la retraite avec des dispositions spéciales à mettre en place pour des structures publiques, privées ou associatives dédiées « séniors » s’il y création de valeur ajoutée et de richesse.

La retraite par capitalisation doit être développée sans remplacer celle par répartition, avec charges minimales sur les montants versés et abondés. Par contre, il semblerait qu’il faille mieux contrôler les retraites versées à l’étranger, et surtout en Algérie, comme semble le souligner la Cour des Comptes, et même si nous pouvons survoler leur territoire, pour vérifier s’il s’agit de pensions à des vivants ou des pensions de réversion toujours justifiées. Il parait également, comme vanté dans un certain livret d'accueil "Vivre en France" diffusé par le ministère de l'Immigration aux nouveaux arrivants, qu’il suffise à une personne d'au moins 65 ans qui arrive en France d'aller tranquillement frapper à la porte des services sociaux pour avoir immédiatement droit à 709 euros par mois, voire 1 157 euros si elle vit en couple. C’est inacceptable sauf si bien entendu il est prouvé qu’il existe une réversion du pays d’origine. Que doivent en penser nos agriculteurs, nos commerçants et artisans, employés et ouvriers ?

Enfin, écoutant ce matin le rapporteur du conseil d’orientation des retraites, et m’étant intéressé aux régimes sociaux, au-delà du calcul de l’âge dont j’ai déjà parlé, je suis favorable à la prise en compte de toute la carrière et non pas les 25 premières années, à la continuation de la simplification et une harmonisation des régimes de base pour une meilleure mutualisation, une harmonisation des conventions collectives sur l’activité principale qui sont plus de 700 et dont 50 % couvriraient moins de 5000 salariés.

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logement

28 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

voic la partie "logement" de mon programme social, écologique et semi libéral publié chez Dictus Publishing

 

cliquer   ICI

 

Logement

 

Le logement est une composante de nos besoins physiologiques et de sécurité, qui sont la base de notre immeuble de vie pour trouver une place sociale, une certaine estime puis enfin un accomplissement, comme nous l’enseigne Maslow. On y vit, on y aime, on y dort, on y vieillit. Il convient donc d’y porter une attention particulière mais peut-être de chercher et trouver des réponses adaptées. Il existe différentes tailles de villes et les solutions des villes ne sont pas forcément celles de nos villages mais peuvent être combinées.

Je connais bien certaines réalités de l’habitation commune avec les problèmes de chauffage, de bruit etc… ou individuelles pour avoir habité en appartement de fonction sans loyer en Allemagne ou à loyer modéré à travers la Société Nationale Immobilière, puis en appartement privé, en maison louée puis achetée dans une ville nouvelle et j’habite désormais à la compagne dans l’ancienne ferme de mes parents. J’ai fréquenté aussi les cités de Cergy Pontoise pour savoir que la grande majorité de la population est très correcte et que les troubles ne sont créés que par une infime minorité. Et je sais aussi que si le racisme n’est pas à sens unique, les personnes bruyantes, sans gêne et violentes existent aussi dans toutes les catégories sociales. J’ai connu des vacanciers ou de nouveaux arrivants porté plainte contre la sirène de l’usine, contre les cloches de l’église ou le coq du voisin. Par contre, j’ai connu aussi des endroits calmes qui ne le sont plus restés et dont la population a changé.

Les réalités ont évolué avec le temps et la société : 30% des problèmes de logement provient de familles divorcées, 2/3 de la population est éligible aux logements sociaux. Posons-nous la question de savoir si les chiffres de demande ne peuvent-ils pas être mieux analysés et segmentés pour être mieux traités. Le logement social est une des formes de logement dans le parcours de l’habitat pour l’accès à la propriété tout en prenant en compte qu’il existe aussi des personnes faisant le choix de la location tout en étant aussi responsabilisé par leur habitation. Et on ne peut contraindre à acheter même cela développerait la responsabilisation.

La Loi pour la Solidarité et le Renouvellement urbain de 2000, modifiée en 2006 puis 2008, a été mise en place pour améliorer la qualité du logement. Les Plans d’Occupation des Sols ont été remplacés par les Plan Locaux d’Urbanisme (PLU), les Schémas Directeurs par les SChémas de COhérence Territoriaux (SCOT). Elle impose une mixité sociale 20% de logement sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants dans une agglomération de plus de 50000 habitants avec au moins une commune de plus de 15000 habitants sauf à payer une taxe. Est-il judicieux de respecter ce taux à la lettre comme un bon élève ? Les projets de l’Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain avec transfert possible des obligations entre communes dans le cadre de communauté d’agglomération semblent fonctionner au cas par cas. Faut-il communiquer sur le taux de logement social comme si c’était une plaie, un dû ou alors une preuve de suivi de la règle plutôt qu’essayer de les réduire ? Est-ce judicieux d’en mettre partout ? Doit-il y avoir une lutte logement privé et social comme la fausse lutte entre villes et villages ? Faut-il parler de « reconquête du parc ancien privé » comme si être propriétaire était un chemin inaccessible pour certains ?

En lisant qu’il y a surabondance de biens à louer de 2000 logements vacants sur le Grand Dijon et qu’il existe 2000 demandes en cote d’or dont 1000 pour le grand Dijon, certains mécanismes logiques diraient qu’il convient de ramener ces demandes sur le Grand Dijon donc au détriment des campagnes et avec augmentation des charges liées au transport. Une autre solution consiste à construire dans les campagnes mais de façon cohérente. Mais une troisième existe : l’accompagnement à la rénovation, à la garantie de loyers ou la reprise de logements anciens privés existants dans les campagnes comme savent le faire certaines sociétés de gestion. Mais encore faut-il les recenser. Pour la vitalité des villages, ne faudrait-il pas à nouveau instituer le prêt à taux zéro pour l’ancien quand on sait que les jeunes achètent apparemment plutôt dans ce genre de bien ?

Faut-il bloquer les loyers ou plutôt prévoir un plafond a effet cliquet quand ils baissent ? Existe-t-il dans chaque département un guichet unique pour éviter de recenser les multiples demandes identiques faites par une seule personne ? En matière de copropriété, les banques ont-elles pris en compte les véritables seconds loyers à intégrer dans le prêt liés aux rénovations énergétiques ou ascenseurs ?

Pourquoi ne pas instaurer des critères de logements locatifs  comme par exemple prouver que l’on a un travail local, dans la ville ou le canton qui de plus impacte sur le développement durable et les transports comme dans certaines villes du Grand Dijon où ce taux atteindrait 85% ! Est-il vraiment judicieux d’introduire une mixité de logement social/privé par pallier ? En matière d’organisations énergétique, de vie, et de cohérence d’environnement, pourquoi ne pas instituer et reconnaître  des zones de bruit, à chauffage ou de prix modéré ou élevé (pour les personnes plus âgées) permettant ainsi une réduction des charges et un meilleur confort peu possible en cas de mixité. Certes le lien intergénérationnel est la solution pour rapprocher les personnes âgées avec les jeunes pour aider à monter les courses ou garder les enfants mais il peut s’opérer autrement et faut-il attendre une panne d’ascenseur pour s’en apercevoir et créer des liens ? 

S’agissant des immeubles,  la loi oblige les bailleurs sociaux à vendre leurs appartements. C’est souvent une opportunité d’achat modéré notamment pour la réinsertion par le logement. Mais est-ce toujours au prix du marché et en cohérence avec les propriétaires  initiaux, qui ont acheté à prix fort et qui risquent donc de vendre vite pour éviter la dépréciation  de leur bien et ensuite la surprise des nouveaux acquéreurs certains d’avoir fait le bon choix mais vite confrontés à certaines réalités et différences ?

Je suis favorable à instituer et reconnaître  des zones de bruit, à chauffage ou de prix modéré ou élevé (pour les personnes plus âgées) permettant ainsi une réduction des charges et un meilleur confort peu possible en cas de mixité.

Enfin, comme vous le lirez dans le paragraphe retraite, il est possible d’imaginer des villages adaptés aux retraités.

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Justice et Sécurité

24 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

issu du tome 1 de "un programme social écologique et semi-libéral" chez DICTUS PUBLISHING  

 

En connaissance de cause, j’insiste sur la plus grande formation des magistrats, comme pour les enseignants, au management et à la psychologie, à la médiation et à la vision globale des risques, ceci pour mieux discerner mais également pouvoir accepter de dire qu’ils se sont trompés, ce qui est trop rarement le cas. Mais il doit en être de même pour les forces de l’ordre. Ne prenons pas forcément l’exemple de la libération mexicaine à causes de certaines réalités.

 Les magistrats doivent aussi se former à la gestion générale des entreprises.

Le juge d’instruction peut être remplacé si l’on trouve une autre solution d’instruction à charge et à décharge. S’il ne peut pas prendre l’initiative d’instruction, il ne peut être permis de leur enlever tel ou tel dossier devenu trop « sensible ». Certains juges m’avaient déconseillé de suivre cette voie quand je voulais m’y engager, fort pourtant de mes anciennes orientations vers le droit et mes compétences en instruction globale des dossiers, quand d’autres s’en étaient réjoui pour enfin ne plus être seuls à lutter. L’histoire en a décidé pour l’instant autrement.

La magistrature doit affirmer son indépendance, de façon juste et en connaissance de cause de certaines réalités et ce n’est hélas pas toujours le cas. Les juges doivent être notés. Ceux influencés par toute forme de pouvoir, ainsi que ceux rendant délibéré sans instruction saine ni déclaration d’incompétence dans certaines situations compliquées, doivent être sanctionnés. Nous devons pouvoir lire des faits de condamnation suite aux fuites de l’instruction.

Un tribunal doit être conservé par sous-préfecture et doit être ouvert périodiquement. La comparution immédiate doit être maintenue pour traiter les affaires rapidement.

Je réclame une formation accrue et permanente des forces de police sur le modèle de la gendarmerie qui doit par ailleurs conserver son statut militaire et son identité. Je ne souhaite plus voir un policier de faction jouer avec son chargeur et ses balles ou rire en aparté pendant qu’une personne a besoin de soins. Pourquoi ne pas également tenter une mixité des équipes qui sont complémentaires par leur façon de fonctionner et les buts à atteindre. Un plus grand échange pourrait être profitable pour la population. Il est remarquable et non justifié que les interventions de gendarmeries soient davantage appréciées. Ce n’est pas parce que je suis ancien officier de l’armement que je prends leur parti car j’ai parfois aussi certaines choses à leur reprocher. On peut trouver également étrange que les principes de légitime défense soit différents au détriment cette fois des policiers.

Je suis favorable à passer les brigades de gendarmerie départementales à 200 gendarmes et augmenter les brigades de canton à 15 gendarmes avec conditions de vie adaptées. Les interventions doivent être effectives en moins de 15 minutes. Je suis favorable à conserver la police municipale de proximité sans arme afin d’assurer un lien, du renseignement, de la veille et des contraventions, notamment sur incivilités avec relais vers la police judiciaire mais aussi assurer des activités avec les jeunes. Ayant habité près de Cergy-Pontoise, je connais bien les banlieues et leurs réalités. J’ai plus de respect pour les vrais voyous qui mettent ma voiture sur cales sans rayures sur la carrosserie que les petits délinquants qui pourrissent la vie des habitants qui doivent parfois se prendre en charge eux-mêmes. Il faut optimiser les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance au sein des municipalités.

En tant que citoyen assesseur membre de la commission de discipline de la maison d’arrêt de Dijon, je suis favorable à l’aménagement des prisons sur la directive européenne à un occupant par cellule et à la création de prisons aménagées et familiales sur le modèle européen. Mais je réclame aussi que certaines cellules restent doubles pour éviter le trop grand isolement des personnes les plus atteintes psychologiquement même si à Dijon par exemple, existe un quartier de surveillance psychologique. Le rôle de l’assesseur en maison d’arrêt ou en instruction doit vraiment être consultatif et non mis en place pour faire bonne conscience. Il faut organiser des visites de maisons d’arrêt pour les auteurs de délits mineurs pour leur faire prendre conscience et pourquoi pas ceux qui n’ont pas encore commis de délits pour susciter l’émotion. La garde à vue doit être révisée au profit du suspect présumé innocent qui peut être vous demain.

La police montée doit être généralisée avec tous ses avantages. En liaison avec les brigades à VTT, en roller ou en voiture, le cavalier voit de plus haut et le public est généralement impressionné par le cheval, hors mis son aspect sympathique, avec sans doute une forme de respect de l’animal.

Enfin, la surveillance vidéo, qui fait ses preuves, doit être accrue et régulée par les mairies et les forces de l’ordre ; il n’est plus concevable que des citoyens soient internés sans vraie justification ; je demande une révision de la notion d’immunité parlementaire et présidentielle ; les tests ADN doivent être légalisés ou autorisés à l’étranger pour mieux responsabiliser.

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Jeunesse

23 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

en ce samedi, voici un nouveau passage de mon programme

 

De nombreux paragraphes traitent déjà de la jeunesse, notamment pour l’enseignement, la culture et l’entreprise.

Comme les séniors, les jeunes doivent être accompagnés par tranches d’âge avec solutions adaptées. Des conseils de la jeunesse peuvent être mis en place en ville et en ruralité en les prenant en considération comme les séniors.

Nous pouvons lutter contre l’illettrisme par la création de fondations ou d’associations d’accompagnement à la lecture comme c’est le cas au Canada.

Nous pouvons favoriser la création de pépinières de junior entreprises européennes, comme en écoles de commerce, avec investissement d’amorçage de l’Etat, des collectivités et d’entreprises ombrelles.

 Nous pouvons développer des ateliers de créativité jeunesse au profit de la vie économique sociale et culturelle en essayant de travailler en interdépendance sur des projets réalistes et réalisables.

La jeunesse doit pouvoir s’exprimer mais aussi comprendre certaines réalités. Elle ne doit plus être associée à la délinquance. Nous devons redonner envie du goût de l’effort à la fois générateur de profit mais aussi de bien être collectif en profitant de l’énergie de la jeunesse. Sachons également être justes et à l’écoute. Nous comptons également sur eux pour les liens intergénérationnels.

Nous devons aussi développer des EPIDE volontaires avec leurs activités et leurs tenues uniformes pour réinventer le nivellement social si possible vers le haut, ainsi que certaines prises de consciences de vie en communauté. L’éducation civique doit être relancée pour comprendre la nécessaire interdépendance entre les personnes et nos règles de vie.

A quoi sert de parler de responsabilisation des parents quand ceux-ci n’ont plus d’emprise. Il faut saisir et responsabiliser la communauté environnante, comme autrefois dans certains modèles quand les salariés étaient logés par l’entreprise.

Le sport peut être une source de défoulement mais également de réinitialisation pour les jeunes, voire de solution professionnelle en dehors des formations techniques.

Enfin, certaines expériences « à la ferme », avec ses réalités et surtout l’apprentissage de la relation animale, ne pourront être que salvatrices pour les relations humaines. 

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Industrie et entreprises

21 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

voici le début du tome 2

 

Moi Président… je ne créerai pas de ministère spécifique pour les PME car elles sont majoritaires. Il faut renverser la démarche et mettre aussi l’accent sur les grappes d’entreprise avec la création d’emplois administratifs et commerciaux financièrement mutualisés. La création simplifiée d’entreprise est déjà acquise mais peut sans doute être optimisée.

Le fait que des ministres aient besoin de prendre leur téléphone en se transformant en gestionnaire de crise et leader de processus, et non plus en porteur de sens, démontre un sempiternel manque d’efficacité ou de vision, voire de dysfonctionnement assourdissant des ministères, des chambres de commerce et des régions, qui pourraient « penser autrement pour agir autrement » avec un certain décloisonnement national. Cela démontre également un manque de lien permanent, sauf en cas de besoin, entre l’entreprise, les collectivités et l’Etat. Et ne venez pas me dire que cela marche ! Lors des Etats généraux de l’export en Bourgogne, j’avais l’impression d’être à l’âge de pierre ! Je pensais que l’intelligence économique était passée par là. Heureusement il existe un site dédié et semble-t-il un portail unique... Je fonctionne sur trois régions et il est parfois intéressant de constater la différence de fonctionnement et même de services proposés, avec souvent des noms différents pour un même service comme par exemple le chèque initiative d’un coté et la PTR de l’autre. Même chez Oseo, il existe parfois des écarts.

En période de crise, l’Etat peut demander de travailler « dans l’intérêt général », sans profit à court terme mais avec prime de compensation pour les entreprises qui auront accepté le pacte. D’autres peuvent aussi être récompensées à terme si elles acceptent de supporter la titrisation d’une partie des dettes existantes ou futures de l’Etat ou des collectivités. Il peut être bienvenu d’inciter l’Etat, comme les collectivités, à intervenir temporairement en capital pour reprendre ou créer des entreprises dans les zones économiquement faibles mais avec dégagement programmé laissant le temps aux structures privées de prendre le relais. Le rôle de l’Etat est de créer les conditions favorables. Soutenir ou investir « 1 » à long terme équivaut à investir 10 à moyen terme et 100 à court terme. Le calcul est vite fait, encore faut-il s’en donner la vision.

Nous devons trouver une solution pour la presse écrite diffusée en journal qui contribue à la vitalité des territoires et des campagnes pour une majorité de personnes encore habituée au « papier ». Ses réalités sont différentes de celle des grands quotidiens qui sont de plus en plus lus en numérique de part l’identité de leurs lecteurs. Regardons comment s’en sortent nos voisins. La presse doit-elle être entièrement couverte par la publicité, financée en partie par les collectivités « territoriales » ? Nos grands quotidiens régionaux semblent s’en sortir en regroupant les structures.

En politique générale, j’enseigne que l’objectif d’une politique est d’établir « une règle de conduite décidée pour une certaine période de temps en vue d’atteindre certains objectifs généraux ». Elle se rapproche de la stratégie qui pose les questions quoi ? pourquoi ? et quand ? Elle est une « orientation fondée sur la base d’une analyse multicritères visant à atteindre, ou non, de façon déterminante et à long terme, un certain positionnement contre certains adversaires avec un impact sur les activités et structures de l’organisation »

Cette politique générale, qui doit donner une vision, un cap, peut être libérale et sociale dans le sens où elle doit définir le cadre de travail mais ensuite inviter les entreprises à y venir travailler à livres ouverts, à couts objectifs, avec bonus et malus sans oublier les composantes humaines et certaines réalités. C’est de cette façon que nous avons réussi certains projets. Libéral ne veut pas forcément dire laisser faire.

Des fonds sont créés pour aider les PME, comme la Corée le faisait longtemps avant nous. Il manque souvent les bons projets ou le courage de prendre certains risques. Je pense que l’Etat doit prendre certaines prises de participation dans les industries ou sociétés de service identifiées et prendre une place de codécision en respectant la prise en compte des réalités de la concurrence et de l’entreprise. Je soutiens également la possibilité, par les régions et comme c’est déjà le cas, d’intervenir en haut de bilan d’entreprises stratégiques à préserver ainsi que la création de fonds régionaux.

Par expérience, certaines entreprises bénéficient ou se sentent prisonnières, en fonction des dossiers, de la tutelle ministérielle notamment dans l’armement et dans le transport aérien. Dans le premier cas, le vrai contrôle réside dans l’interdiction d’exporter. Même majoritaire, l’Etat ne tient pas à s’investir et remplacer le rôle de l’industriel et traite de dossiers au cas par cas au bon vouloir et derrière la puissance de ce dernier. Ceci n’est pas acceptable. Les fonctionnaires nommés en conseil d’administration diront peut-être le contraire et leur compétences limitées du fonctionnement des entreprises y est sans doute aussi pour quelque chose.

S’agissant du domaine automobile, par connaissance des marchés et réalités internationales, je respecte la décision du président de Renault de fabriquer à l’étranger tout en conservant certains organes clés de valeur ajoutée en France comme les batteries et les boîtes de vitesses ou les moteurs. Mais toute mondialisation par ailleurs, je considère aussi que l’espace européen est certainement suffisamment étendu pour trouver d’autres solutions en utilisant aussi les avantages multi-facettes de l’Europe sociale qui font que certains salaires sont encore moins chargés dans certains pays. Une fabrication en Europe sauve une certaine logique avec des coûts du travail moindres encore au Portugal ou dans les pays de l’Est mais sans soute plus pour longtemps grâce à la volonté de nivellement de la Commission européenne. La LOGAN, qui était destinée pour les marchés extérieurs, a créé un vrai bouleversement inattendu du marché français de la petite voiture quand elle a été exposée et que tout le monde l’a désirée en montrant que la demande existait sur ce créneau. Et pourquoi est-elle donc commercialisée sous la marque Renault en dehors de nos frontières ? Elle a eu le mérite d’assainir le parc français en voyant revenir des voitures de 500 000 km et de montrer que certains français ne voulaient qu’une « voiture », un peu comme on achète un téléphone pour uniquement « téléphoner ». On a l’impression de se retrouver comme quand on a créé la biscotte, par hasard ! Je me permets de parler de Renault car l’Etat est actionnaire et que l’on paie assez cher certains spécialistes en « marketing ». Que le patron de Renault-Nissan n’oublie pas non plus que la gestion de projet à coût objectif de la Twingo est restée un modèle et que maître d’œuvre et sous-traitants peuvent travailler ensemble, ces derniers pouvant eux-mêmes aller chercher d’autres solutions. Une stratégie européenne peut aussi exister entre constructeurs.

Il est agréable de constater que des industriels relocalisent en Europe ou en France leurs productions à cause d’une hausse des salaires en Chine et de l’approche globale des couts, notamment logistiques. La présence de l’Etat en avances remboursables a été appréciable pour accompagner ces démarches salvatrices. Par contre, ancien spécialiste de l’Asie, je sais aussi qu’il est opportun que nous soyons associés au développement de ses propres produits.

Le statut de l’auto entrepreneur doit être libéré de charge au-delà du travail salarié et dans une limite de chiffre d’affaires pour éviter la concurrence avec les entreprises chargées. Un droit de regard étatique doit pouvoir être effectué sur le montant et la gestion des cotisations des travailleurs indépendants suite au mécontentement permanent face au RSI.

Les associations illégalement concurrentes de sociétés de services, sauf si associations de séniors « post 50 » devront être détectées et sanctionnées.

Il convient de tirer profit des initiatives européennes du Small Business Act pour l’installer dans nos régions. Nous en parlons en Bourgogne depuis longtemps et Christian Estrosi vient d’en sortir une version à la Métropole Nice Cote d’Azur.

La robotisation dans les PME apparait comme un enjeu majeur sur lequel il faut communiquer pour une plus grande compétitivité sans tuer l’emploi et au contraire le développer. L’ouverture contractuelle de certains moyens industriels étatiques, récemment obtenue au profit de PME qui en auraient besoin pour éviter un investissement et pour optimiser l’utilisation de ces moyens, doit être désormais mise en chantier.

Il est temps de développer un secrétariat à l’Intelligence Economique pour améliorer l’approche transverse, la protection, la veille, la valorisation et la communication de nos compétences.

Réinstallons une vraie politique industrielle comme nous l’avons vécue avec le Général de Gaulle, et comme continue à le faire le Japon, mais avec cette fois des réalités européennes. Une vraie politique  industrielle signifie une stratégie partagée entre niveaux industriels, dans une approche de filière, non uniquement à cause d’un système d’information ou d’une normalisation commune, mais pour une anticipation des besoins, des investissements, des carnets de commande pour éviter que certains sous-traitants n’aient affaire uniquement à des « acheteurs ». Attention en cela aux discours de certains dirigeants de grands groupes qui ne correspondent pas à la réalité du terrain. Une politique industrielle signifie identifier des domaines stratégiques et entreprises identifiées qui mériteront un regard plus attentif que les autres. Une politique industrielle n’est pas que financière, même si sauver une usine, c’est aussi trouver une solution financière. Il s’agit de revoir la base de la stratégie commerciale et industrielle, ainsi que l’organisation. Parfois les sociétés de capital risque sont de vrais acteurs de politique industrielle car ils préservent, pendant une certaine durée, des joyaux qu’ils ont vus comme stratégiques et porteurs, en espérant que cette fois la fée « repreneur » se penchera enfin sur leur berceau quand ils se retireront. Une politique industrielle signifie des prises de participation dans les groupes ou entreprises jugés stratégiques pour nos intérêts vitaux ou signifie opérer une vraie force de tutelle pour avoir un mot à dire même si le dirigeant ou l’actionnaire majoritaire veut abandonner ou en faire à sa tête, refusant tout contrôle parfois nécessaire, alors même que l’Etat est propriétaire à 97%.

Une politique industrielle signifie un portage qui ne fonctionne absolument pas aujourd’hui au niveau national entre les entreprises de taille différente et une veille sur la continuité des liens avec les PME nationales dans le cadre des marchés exports et notamment de haute technologie. Qui ne s’est pas encore cassé les dents sur ce problème ? La solution serait peut être une imbrication franco-allemande de nos entreprises pour profiter de leur approche. En cas de nécessité, nous devons privilégier les délocalisations européennes plutôt que lointaines et l’environnement européen ne doit plus être considéré comme de l’export. Une politique industrielle signifie savoir mettre les PME sous « couveuse » en incubateur sous l’ombrelle des groupes également  sur la recherche.

Une politique industrielle passe par la capacité à donner l’exemple et agir avec force et vision pour l’emploi des fonds publics. Quand on voit les résultats souvent sans aboutissements des alertes courageuses de la Cour des Comptes, comment pouvons-nous aborder une politique industrielle  et une politique tout court ! Et que dire des autres domaines comme par exemple la politique sociale, de santé et des transports que j’aborderai dans un autre article. Une politique industrielle signifie une vraie définition, un pilotage et un suivi courageux des objectifs avec recadrages potentiels.

Une politique industrielle signifie d’établir une optimisation financières et qualitative des initiatives de recherche nationales, régionales, transrégionales, et la stabilisation voire la réduction des pôles de compétitivité. Je salue en passant la réduction du nombre de bases de défense dans un souci d’optimisation industrielle et opérationnelle.

Une politique industrielle peut être régionale, dans une dynamique nationale mais dans des réalités et une vision européenne. Il faut éviter de faire « des coups » en développant plutôt une stratégie et un pilotage avec des objectifs précis, mesurables, réalisables et déterminés dans le temps. Il ne s’agit pas d’établir in fine un état des actions avec comptabilisation des sommes investies. L’Etat et les collectivités doivent apprendre aussi à ne plus fonctionner par la subvention mais davantage par l’avance remboursable qui responsabilise et qui permet aussi de mieux prêter en justifiant certaines actions. Les retours d’expérience régionaux comme par exemple Alizée dans le domaine administratif, doivent être partagés au niveau national pour une optimisation des  actions en considérant que la concurrence entre régions doit se faire au niveau européen et non pas au niveau national.

Je profite de cette occasion pour réaffirmer ma vision de transformer la maintenance aéronautique militaire française en établissement public ou société nationale pour une meilleure responsabilisation, transparence des coûts, et efficacité en partenariat naturel ou forcé avec les entreprises privées du secteur. Et pourquoi pas une politique industrielle européenne intérieure cohérente avec sa politique extérieure ? Elle passerait par une vraie segmentation du travail comme celle d’Airbus avec des savoir-faire complémentaires, certes difficile à faire dans le domaine de la haute technologie, chacun voulant tirer la couverture à soit de par la valeur ajoutée qu’elle représente ; elle passerait par une révision de la vision de la concurrence et une protection des savoir-faire dans un Buy European Act, comme le Buy Americacn Act, privilégiant les achats européens sans interdire les autres. Cette protection commune limiterait certainement de facto la surveillance et la limitation de l’intervention des Etats de façon souveraine pour ne pas fausser la concurrence. Enfin, une vraie politique industrielle européenne trouverait sa voie au sein des affaires de défense de l’OTAN, véritable lien d’échange en dehors des processus traditionnels de l’Union et vecteur d’intégration européenne. Il faut développer une vraie méthodologie d’aide des PME pour la réponse aux appels d’offre européens afin que ceux-ci deviennent une normalité. Ceci peut être le rôle du Point de contact national.

Les commerçants participent à la vitalité rurale et au marketing territorial et les grandes enseignes en ont bien pris conscience en s’adaptant par segmentation, comme par exemple les fleuristes ou les chaines de supermarchés. Les sempiternels sujets qui remontent lors des visites de commerçants sont les contournements de villes et les grandes surfaces. Je répondrai que le choix d’un emplacement se décide murement et que les élus comme les services de l’Etat doivent en prendre aussi conscience. Les grandes surfaces font peur mais sont de vraies pépinières d’entreprises qui ne manquent pas de clients. Il y a un problème de dépendance et de responsabilisation que je pourrais décrire en management. Et pour résumer, j’apprécie plus un commerçant qui me missionne pour trouver un partenaire ou un repreneur que celui qui me paiera si j’en rapporte un et qui vous blâme si vous ne lui présentez personne. Il y a aussi un décalage entre entendre les commerçants qui grognent qu’ils manquent de clients et entendre qu’ils n’acceptent pas de prévoir des horaires adaptés à la clientèle. Enfin, pour faire face à la fermeture des commerces dans les banlieues, il semble que les meilleures solutions consistent à favoriser leur reprise par  des personnes intégrées, vivant proche des cités et comprenant les règles locales permettant de vire en interdépendance au bénéfice de tous. C’est aussi une solution de responsabilisation.

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un programme politique social, écologique et semi-libéral

20 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

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FISCALITE

20 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

Ce sujet divise beaucoup mais les élections sont là pour fixer des caps. Pour autant, je suis contre le matraquage fiscal quand il y a d’autres moyens pour lutter contre les disparités. Si les particuliers, souvent chefs d’entreprises, comme leurs sièges, partent ailleurs en Europe, ils emportent souvent leurs pouvoirs d’achats et leur pouvoir d’entrainement et de créativité. Faut-il mieux taxer le propriétaire de la poule aux œufs d’or ou chaque œuf d’or avec le risque de le voir partir ou de tuer sa poule ? Ou alors faut-il mieux profiter de la vente des œufs pour attirer des acheteurs, investisseurs, développer les transactions et donc de la croissance ? Dans le même ordre d’idées, est-il juste de taxer des personnes possédant une maison quand ils ne peuvent plus subvenir à leurs charges. Certes, ils peuvent toujours vendre leur bien mais risquent ensuite de se trouver à la rue et ne pas pouvoir être hébergées à la retraite. Parfois l’approche globale a certaines limites dans le calcul mais reste opportune dans les réalités.

Deux mesures financières « coupe feu » consisteraient d’une part à instituer une TVA sur les transactions financières, dont nous parlons depuis longtemps pour limiter les spéculations et enfin mise en place fin janvier, avec peut-être une fiscalité différente au sein et à travers l’Union, et d’autre part à accroitre la part ponctionnée sur la TVA, sans forcément instituer une TVA européenne car le budget européen se greffe déjà sur nos produits. La TVA, taxe universelle et proportionnelle, reste un impôt de régulation indolore et équitable dans la mesure où les grosses dépenses génèrent de grosses taxes, avec des taux de 5, 10 et 20% proches des taux européens. Je propose également une réflexion sur une TVA à la carte plus les plus démunis ainsi qu’une TIPP adaptée pour ceux habitant en lointaine campagne. Je ne suis pas favorable à la taxe dit sociale, car pour compenser les couts sociaux du travail, sur les importations sauf si elle est européenne et la commission saura tres bien répartir ensuite à chaque pays. Ce sont surtout les consommateurs nationaux qui font effort et les produits importés sont taxé à notre TVA. CSG et CRDS sont des taxes de surcharge qui devraient peut à peu disparaitre si la dynamique de croissance réapparait plutôt que persister par accoutumance. La CSG est acceptable sur les retraites dont les salaires n’ont pas déjà été taxés. Le crédit Impôt recherche doit être maintenu et accentué pour les PME avec un bonus pour les programmes en coopération internationale. La fiscalité des grandes entreprises doit être revue pour éviter cette disparité inadmissible avec les PME et TPE. Un bonus à analyser pourrait être apporté aux groupes qui aideront le développement du chiffre d’affaires des PME à l’export par un effet de portage ainsi que pour les entreprises qui répartiront mieux leurs bénéfices à leurs salariés.

Profiter du mouvoir d’achat des retraités serait une erreur en espérant qu’ils consomment. Fiscaliser les contrats de retraite et de prévoyance par capitalisation le serait encore plus alors que ce sera une solution pour financer les retraites et la dépendance. Il sera opportun de créer des collèges « séniors » pour accueillir les cotisations et les contrats collectifs qui seront mis en place pour la dynamique POST 50. Je me suis déjà exprimé sur la fiscalisation des heures supplémentaires mais je rajouterai que si l’Etat ne peut toutefois obliger les entreprises existantes à embaucher, ce sont surtout les agences d’intérim qui vont profiter de ces dispositions, tout en faisant baisser le chômage. CQFD ? Je ne suis pas non plus certain qu’il fallait également mettre en place un régime d’auto entrepreneur chargé au premier euro. Les prix des cigarettes ne doivent pas augmenter sauf à désormais les proposer en distributeurs comme en Allemagne mais il faut penser à nos buralistes. Les taxes peuvent par contre augmenter en incitant les fournisseurs de réduire les coûts des produits par la réduction de leurs composants. Que dire donc de l’alcool. Je réclame une TVA réduite sur l'alcool dans les bars et restaurants, garants d'une certaine pédagogie de consommation mais elle doit être relevée dans les grandes surfaces où l’alcool est en vente libre.

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EMPLOI et TRAVAIL

19 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

      Emploi & Travail

 

Le mot d’ordre du gouvernement est « l’emploi, l’emploi et encore l’emploi » mais trop le dire peut cacher aussi une forme d’impuissance. Certes donc mais pour faire quoi sauf à créer des services et des produits attendus, s’ils le sont. On ne peut pousser une entreprise à embaucher. Certaines solutions courageuses existent pouvant venir de l’Etat. J’en ai déjà parlé et en reparlerai par la suite. Il ne faut pas priver certaines personnes d’une volonté de travail supplémentaire ni obliger l’employeur à embaucher ceux qui n’ont pas de travail mais il est possible de prendre conscience que certains doivent être plus aidés que d’autres. Je milite pour développer une vraie politique salariale et un partage des profits de façon encadrée et incitative mais n’est-ce pas finalement un travail de management… Les dispositions de temps de travail à 35 h par employeur ou 48 h multi employeurs possibles peuvent être maintenues ou aménagées en augmentant la durée du temps de travail comme nous avions su le faire après guerre. Il serait possible de mettre en place un Pack anticrise avec un trio coach, mentor, spécialiste et conseiller pole emploi au profit du demandeur d’emploi afin d’avoir une démarche encadrée et pilotée. L’approche Pole Emploi mériterait d’être segmentée en classes d’âges et catégories de salariés, pour une meilleure prise en considération de certaines réalités, tout en restant généralistes sur les métiers.  Les liens mis en place avec les collectivités, les Universités et les établissements de formation sont une bonne chose et existent déjà mais pas forcément dans toutes les régions et doivent donc être généralisées

La France a la chance d’avoir un taux de natalité élevé. Une fois à la retraite, nous avons désormais la chance de pouvoir vivre encore longtemps grâce à une meilleure qualité de vie, de nutrition et de soin. Mais cette retraite traditionnelle que nous connaissons est-elle toujours programmable face aux réalités de vie et économique ? Qu’en est-il si l’emploi vient à manquer vers 50 ans ? Sauver le soldat « post 50 » devient une réalité et il convient surtout d’ouvrir les yeux sur la force motrice qu’il peut continuer à apporter. On ne se met pas assez à la portée des jeunes enfants qui voient le monde autrement avec leur petite taille et qui sont plus près des gaz d’échappement. Il en est de même pour les séniors qui aimeraient bien souvent conserver un corps et un esprit agiles. N’ayons pas peur de comparer notre courbe de vie avec celle que nous connaissons pour un produit ou une entreprise. Nous vivons aussi une phase de lancement, de croissance, de maturité puis de déclin. Mais cette courbe peut être relancée en phase de maturité par une différenciation, un nouveau marché, souvent par un simple détail. Les exemples sont permanents. Pourquoi donc ne pas les appliquer à l’emploi ?  Listons certaines réalités : la situation économique est en attente de relance, les plus de 50 ans représentent souvent les gros budgets de l’entreprise avec une productivité souvent réduite, les entreprises utilisent volontiers les propositions de préretraite qui représente un réel cout d’inexploitation, les salariés acceptent peu souvent de réduire leur salaire réel en poste, un chômeur accepte souvent tout emploi potentiel au bout d’un an sauf que son CV est déjà souvent négligé pour une entreprise qui le juge déjà non opérationnel, un sénior se forme souvent moins facilement mais possède une expérience souvent peu valorisée, un sénior au chômage appréhende de prendre un poste qui peut être aléatoire et ne plus toucher d’indemnités, un réapprentissage relationnel est souvent régulièrement nécessaire pour employeur et employé, les séniors peuvent développer un dynamisme et une motivation décuplés pour ne pas perdre leur poste ou en obtenir un, les entreprises embauchent plus facilement avec des aides et incitations sans voir souvent les apports et effets de leviers des compétences, plus de la moitié des personnes nées après 1960 seront centenaires, on vieillit plus et mieux avec des besoins de financement normaux ou élevés pour la retraite en cas de défaillance de santé, on préfère finir sa vie de façon décente si possible chez soi, les couvertures financières régulières sont moins élevées qu’en salaire et tout le monde ne possède pas un patrimoine conséquent, certain retraités sont expulsés des maisons de retraite pour non paiement, le besoin d’argent est limité à partir d’une certaine tranche d’âge sauf à devoir aider les enfants mais qui ensuite sont souvent garants du soutien financier des parents, nous n’avons toujours pas trouvé la solution de financement de la dépendance notamment avec la maladie d’Alzheimer en dehors des contrats privés, plutôt appréciés par les classes moyennes et en ruralité sans fort patrimoine et ne réclamant pas d’assistance, il est plus facile de souscrire des garanties de prévoyance par un contrat collectif à un certain âge où les difficultés de santé apparaissent, nous possédons de nouveaux outils de prévoyance, certains retraités aimeraient travailler de façon bénévole ou pas et employer certains actifs, certaines entreprises lancent de nouvelles activités ou de nouveaux services en regroupant les personnes devenues inactives chez elles, il est souvent possible de créer une activité entre personnes sans activités que d’intégrer une personne à reclasser, les plus âges peuvent aussi s’en sortir en se regroupant entre eux par la création d’associations ou d’entreprises commerciales ou de services, les séniors peuvent  assurer un tutorat des jeunes en entreprises mais aussi enseigner la lecture, certaines matières scolaires ou garder les enfants. Ils peuvent également aider au développement du tourisme. L’entreprise peut cotiser et abonder d’une certaine façon à la prévoyance et à la retraite avec garanties sauvegardées sur toute la durée de vie. Au regard de tous ces constats, il semble opportun de créer une « intelligence post 50 ». Au-delà d’aides, le premier axe de travail sera de valoriser les compétences et apports dès 45 ans quand les séniors sont encore en entreprise ou pour qu’ils la réintègrent par une interdépendance entre ce qu’ils peuvent continuer à apporter à l’entreprise avant de partir et inversement, sans attendre la pré retraite quand il est déjà trop tard ou le coup de théâtre d’une annonce de licenciement. Le second axe sera de sensibiliser les entreprises à embaucher des « post 50 » et les universités à créer des formations pour adultes, ce qui est déjà fait dans certaines régions en liaison avec pole emploi. Le troisième axe sera de créer une dynamique entre post 50, voire 45 avec les aides et dispositions d’Etat existantes mais surtout en mettant en place le « pack anti crise » cité plus avant et en lançant des initiatives de création d’entreprises et de services avec financements liés. Un préalable sera l’acceptation d’une certaine interdépendance qui devra être validée sur le principe de rémunération globale, de la baisse du poids salarial et sans doute la légitimité de trouver une nouvelle répartition de salaire en s’orientant notamment vers les solutions de retraite et les assurances dépendances qui peuvent être une vraie opportunité d’accompagnement par l’entreprise. On ne prend pas suffisamment conscience que, comme je l’ai déjà écrit, cent euros de salaire brut revient à 70 net mais coute 150 à l’entreprise mais que ces cent euros versés en prévoyance ou retraite sont peu chargés fiscalement et socialement. Dans certaines entreprises, ces budgets sont augmentés car ce qu’ils ont fait « à l’intérieur » en approchant l’aspect rémunération en confiance et sur la durée, s’est vu « à l’extérieur ». C’est par exemple en agissant sur le social que parfois les ventes sont reparties dans certaines PME où le décloisonnement est plus aisé à réaliser. Le plus problématique sera doute de créer des collèges ou des contrats de groupes sans discrimination liée à l’âge. Les nouveaux contrats de génération liés justement à l’âge pourront peut être faciliter certaines dispositions. N’oublions pas que l’Europe peut aussi faciliter cette démarche via par exemple le programme Grundtvig d’enseignement d’éducation et de formation tout au long de la vie des adultes pour partager les connaissances et expériences. Les actions de conseil et de pédagogie peuvent aussi être aidées par des cabinets de conseil et cofinancée par le Fonds Social Européen. J’ai récemment décidé d’analyser une démarche d’intervention amont et avant crise pour sensibiliser les entreprises sur la valorisation des séniors toujours en poste  avec prise en compte des acquis et compétences, sensibilisation au risk management, positionnement du sénior dans le processus de vie et de création de valeur de l’entreprise, sensibilisation sur les aspects de rémunération globale avec un nouveau regard sur les contrats collectifs, négociation sur les rémunérations et sur les contrats de retraite et de prévoyance ainsi qu’une démarche d’intervention pour positionner des séniors demandeurs d’emploi ou en phase de sortie demandée ou voulue de leur entreprise. Cette démarche fera l’objet de partenariats avec les acteurs locaux déjà concernés par l’emploi (Pole emploi, maison de l’emploi etc…) ainsi qu’avec les DIRECCTE régionales. Une partie des interventions, à caractère de conseil pour la prise de conscience pourront être cofinancée par le Fonds Social Européen (FSE). Un Club exclusif « POST 50 » sera créé pour valoriser cette tranche d’âge, avec avantages liés. On peut aussi imaginer des campagnes de publicité montrant des gens voulant leur ressembler pour être embauché pour redonner confiance et pour sensibiliser les employeurs. J’aurais pu reprendre le passage consacré à l’intervention de l’Etat et des collectivités abordé dans la partie Economie et Finances. Le secteur associatif doit être valorisé, non pas pour tisser une toile, comme savent le faire certains partis, mais pour créer une force motrice solidaire au-delà des intérêts particuliers.

S’agissant du cout du travail, il faut arrêter de nous comparer à l’Allemagne car cette dernière n’a ni instauré le SMIC ni les cotisations sociales obligatoires qui protègent nos salariés mais accroissent le poids salarial global. Par contre, ce coût est comparable dans nos moyennes et grosses entreprises qui avantagent cette fois volontairement ou accords de branches leurs employés également outre Rhin. Il n’est pas possible de réduire sensiblement ces acquis mais il est par contre possible de « penser le changement plutôt que changer le pansement » et travailler à une pédagogie de rémunération globale, comme abordée plus haut pour une vraie réduction du coût du travail sans mettre de compensations ni de TVA dite sociale. Nous devons veiller à ne pas nous laisser envahir par les Chinois qui s’installent désormais dans le bâtiment et protéger nos entreprises tout en maintenant une concurrence. Nous devons imposer des salaires chargés comme dans le pays émetteur pour contrer toute fausse concurrence.

Les 35h, comme la fiscalisation des heures supplémentaires, ne sont pas des mesures de réduction d’emploi dans tous les secteurs et contraindre un employeur peut aussi lui donner envie d’arreter. Mais la fiscalisation peut être intéressante s’il y a aussi constitution d’un fonds à destination des entreprises répondant à certains critères éthiquement sociaux pour compenser leurs charges et ainsi faire repartir la croissance de façon incitative.  Ce fonds pourrait également aider les entreprises à abonder avec leurs salariés dans des garanties de retraite. Au même titre que les dispositions anciennement prises sur l’innovation technologique, il pourrait aussi être abondé par les particuliers à travers certaines collectes (assurances vie…) avec avantages fiscaux.

Au-delà de l’aménagement du temps de travail, il faut accroitre l’aménagement du poste de travail, prendre des décisions collectives et non unilatérales. Il faut développer les espaces de services dans les entreprises ou interentreprises avec par exemple garde d’enfants (family management) pouvant être notamment assurée par des séniors. Le lien intergénérationnel n’est pas applicable que dans le domaine social. Si le SMIC a remplacé de SMIG, n’oublions pas qu’il peut aussi baisser mais il est possible d’augmenter régulièrement les employés de  façon interdépendante sauf cas exceptionnel et non l’inverse, ainsi que répartir financièrement tout ou partie du résultat dans une conscience collective. L’effet de levier ira de pair.

Je suis favorable à la limitation de la fourchette de rémunération même au dehors des entreprises publiques où l’Etat est majoritaire, ce qui limitera de facto la fiscalisation. La formation permanente et qualifiante doit bien évidement être au cœur de la croissance avec des DIF et CIF augmentés mais il ne faut pas non plus hésiter à accueillir des travailleurs européens pour couvrir, ponctuellement ou dans la durée, certains besoin en attendant de les combler plutôt que voir nos entreprises délocaliser leurs productions, comme dans la filière viande que j’ai appris à connaitre…

 

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Education et enseignement supérieur

18 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

vous trouverez ci après la partie liée à l'éducation de mon programme social, écologique et semi-libéral 

 

Un accompagnement des jeunes enseignants doit être réalisé par ceux de plus de 50 ans « post 50 » ou retraités, notamment sur les savoir-être qui ne sont pas acquis même, voire surtout, après la réforme des UIFM. J’avais proposé un module « mieux enseigner » à l’éducation nationale, qui n’a pas encore statué, et qui peut être divulgué avec bon sens par les plus anciens.

Je porte un intérêt élevé sur la valorisation des petites classes, véritables ciment initial, auxquelles on ne porte pas assez attention sachant que l’avenir de nos enfants se crée dès le plus jeune âge. C’est ignorer que l’éveil est la base de notre vie future. Nous devons lutter contre leur fermeture en ruralité et augmenter les classes doubles car les enfants y profitent généralement de plus d’attention. Comme pour les médecins, le nombre d’enseignants est suffisant mais mal réparti et beaucoup d’entre eux pourraient aller en campagnes. Une veille accrue doit être portée vers les enfants à problèmes ou les élèves précoces au plus tôt avec une proposition d’accompagnement avec soin sans marginalisation. En terme d’orientation, quand on sait aussi que nombre de conseillers d’orientations n’ont jamais travaillé en entreprise au même titre que certains responsables de ressources humaines ne connaissent pas ce que font vraiment les salariés, on peut se demander si les dispositions actuelles sont bien efficaces et s’il ne faudrait pas songer à d’autres dispositifs. Je propose donc une prise de conscience dès le collège par la mise en place d’un trinôme enseignant-collectivité-entreprise. Certes j’ai rencontré récemment deux jeunes filles satisfaites de leur unique stage de 3° et qui comptent poursuivre dans la voie du commerce ou de la garde d’enfants. Mais combien de jeunes n’auront pas eu la possibilité de découvrir d’autres domaines, d’autres organisations, d’autres métiers ? Comme je l’ai suggéré à Luc Chatel, pourquoi ne pas initier une prise de conscience des réalités du monde du travail en entreprises, collectivités, hôpitaux, organismes artistiques etc.… dès la 6e voire même dès le CM2, comme Anne Lauvergeon nous l’expliquait à la Fondation Concorde, pour développer les métiers manuels, le goût pour l’industrie ou toute forme d’autre organisation remplaçant ainsi la simple semaine « découverte ». J’ai été étonné, lorsque je communiquais sur l’euro, de l’attention que m’offraient ces classes de  CM2, encore insouciantes mais à la fois disciplinées, curieuses, sans a priori et ambassadrices. Des conférences sont généralement le fruit d’initiatives personnelles trop peu soutenues. Mais peut-être faudrait-il certainement aussi sensibiliser le corps enseignant. Je sais que certains consultants sont même payés pour réaliser ce travail. Au-delà d’une simple conférence en classe, il s’agirait de réaliser une ou plusieurs visites du site pour progressivement, au fil des classes, atteindre le format de la  semaine de présence que nous connaissons en 3e, puis plusieurs semaines en seconde et terminale en dehors du bac professionnel. L’adolescent bénéficiera ainsi d’expériences multiples pour trouver son chemin. Outre le temps consacré, je connais la réticence et la réalité des entreprises à accueillir des enfants en terme de sécurité et de réglementation du travail avant 16 ans. Mais ils pourraient être accompagnés de parents. Après concertation avec des enseignants, ces visites pourraient être organisées avec un thème de travail sur l’année et un fil rouge comme par exemple la méthode « 5S » utilisée en industrie (où l’on apprend aussi le Japonais…Seiri débarasser ; Seiton ranger ; Seiso nettoyer ; Seiketsu tenir en ordre ; Shitsuke respecter les règles) qui peut être ensuite applicable pour ranger la classe, la maison, sa chambre… Demander si l’on a fait son « 5S » ? est plus ludique et motivant ! Même mes anciens élèves-ingénieurs apprentis le font et en appliquent bien d’autres ! L’apprentissage doit exister de façon permanente entre les écoles et les entreprises afin de créer un lien fort et désormais naturel au-delà d’approches personnelles. La plate forme installée à Cergy Pontoise en est un exemple.

Un autre thème pourrait être la prise de conscience de la tenue, souvent différente en fonction du métier mais toujours adaptée, ou celui de la communication directe ou indirecte par l’affichage des notes de services, des tableaux de bord. L’école serait au service de l’entreprise et de la collectivité et ces dernières seraient au service de la vie courante dès le plus jeune âge pour une véritable osmose réduisant stress et mal-être au travail. Et tout ceci est réaliste et réalisable. Je milite depuis plus de 10 ans, bien avant l’UMP, pour une tenue uniforme à l’école. Je suis ancien élève du privé catholique où je n’en portais pas ; officier en retraite dans l’armement où j’en portais une dans les arsenaux mais pas dans les ministères à Paris après en avoir portée une dans l’armée de terre, et enfin ancien président d’association de parent d’élèves dans le privé, où ma fille en portait une. Mais porter le costume dans les ministères ou dans un cabinet de conseil n’est il pas une tenue uniforme ou je m’y sens bien même pour aller voir les paysans qui veulent que l’on soit à leur portée sans leur ressembler et qui comprennent vite que mon discours fait vite oublier le costume ? Le cadre ne sera-t-il pas souvent en costume ou en tailleur ? L’ouvrier ne sera-t-il pas souvent en combinaison ou en blouse ? La tenue uniforme ne veut pas forcément dire « uniforme » comme au Japon. Il peut s’agir d’une blouse comme en Tunisie ou dans nos petites classes d’autrefois. Ensuite il est essentiel de ne pas parler « d’uniforme » mais de « tenue uniforme » pour éviter tout blocage a priori et pour ouvrir la pensée au-delà de l’aspect rigide, réglementaire et militaire. La devise d’une tenue uniforme pourrait être « nous sommes tous égaux ». Une personne en tenue uniforme ne montre pas de marques, n’impose pas ou ne donne pas envie de se faire racketter pas absence ou masquage de marque. Il apparait comme quelqu’un d’abordable. Il s’agit souvent d’une régulation gagnant-gagnant et d’une « interdépendance » où l’enfant défavorisé reprend confiance et où le nanti doit reprendre garde mais où les deux ont plus de chance de pouvoir communiquer, sauf si bien entendu ils n’ont pas à se côtoyer s’ils sont dans des écoles différentes. Mais le leadership et les sous-groupes existent même dans chacune des castes. D’autres avantages existent : régulation du budget vestimentaire pour les parents qui dépenseront moins, gain de temps le matin où l’élève n’a pas besoin de savoir comment il s’habille, habitude à une tenue soignée. L’enfant fera attention à ses vêtements et ses parents réduiront leur note énergétique de lavage hebdomadaire. Cela régulerait peut-être également le problème du foulard…Ce sera une réelle opportunité pour les familles de se faire financer tout ou partie du vêtement par les collectivités mais sans couper le budget du jour au lendemain. Mais peut-être que les marques d’uniformes ou de blouses pourront également sponsoriser ces tenues comme les équipes de football ou de rugby. Quels pourraient être les inconvénients ? Enfin pouvoir jouer à se salir ou alors ne plus pouvoir en « ramener ». Mais surtout heurter les lobbys des marques qui misent beaucoup sur les enfants et les jeunes. Les adeptes devront faire leur « deuil ». Peut-être qu’une comparaison interviendra entre les établissements ? Une menace serait de ne pas mettre cette tenue en permanence comme ces écoles privées qui se veulent prestigieuses qui ne le sortent que le vendredi pour la sortie des élèves et dont les élèves ne savent pas mettre la cravate. La menace viendra aussi des irréductibles qui se sentiront agressés par le système sans en voir les avantages ou par ceux qui ne se sentiront pas briller et qui verront les « boucs émissaires » relever la tête. Par contre les bons exemples en France ne manquent pas, notamment à travers les Etablissements Publics d’Insertion de la Défense (EPIDE).

Nous devons retrouver une école efficace et performante avec l’analyse des modèles suédois, allemands et même asiatiques filtrés avec nos réalités culturelles. Nous pouvons nous remettre en question et les initiatives d’enseignants doivent être encouragées. Il est tout à fait concevable d’introduire des contrats d’objectifs dans l’éducation avec appréciation des enseignants par les élèves comme lors des formations professionnelles ou en entreprise. La cohérence lycées - collèges doit être optimisée avec les collectivités et il faut maintenir les aides aux collèges et lycées privés. J’aimerais aussi attirer une attention sur la possibilité de veille accrue s’agissant les profils psychologiques de certains enseignants, au contact de nos enfants, qui peuvent nous cacher bien des choses. Ancien élève d’école de commerce puis en université, enseignant dans divers établissements, je sais qu’après le BAC, la prise en charge de certains étudiants dans les facultés reste un sujet préoccupant et il conviendrait de sensibiliser au plus tôt les élèves qu’une sélection existe, différente que dans les écoles d’ingénieurs et de management et qu’elles ne sont pas faite pour attendre que le vent se lève sauf pour certains élèves réellement motivés par leur carrière et leurs études. Les apprentis existent pour les BAC pros mais aussi pour les BTS et les formations d’ingénieur. Les employeurs doivent aussi comprendre qu’une faculté ne forme pas uniquement des généralistes et l’exemple de Dauphine, quasi grande école, devrait être copié en régions. L’expérience Sciences-po est bonne et déroge à la règle des écoles pour privilégiés. J’ai connu des parents qui achetaient des logements à coté du Lycée henri IV, lycée public, pour y mettre leurs enfants. Habitant vers Cergy-Pontoise, je n’imaginais pas que mes enfants soient considérés comme des banlieusards sans pouvoir intégrer de grandes écoles ! Quand on vient d’une région, on voit cela de loin et tout est possible. Avec un même revenu, mieux vaut habiter à Dijon et aller au lycée Carnot qu’à Cergy Pontoise sauf à scolariser ses enfants dans les deux grands lycées privés qui font référence.

S’agissant des vacances, celles d’été, anciennement dédiées à l’agriculture pourraient être réduites à un mois et demi avec un maximum de 10 jours de vacances intermédiaires afin d’éviter les chocs, comme en entreprise où l’on redoute le lundi, on s’acclimate le mardi, on travaille le mercredi quand ce n’est pas le jour des enfants, puis on pense au week-end. J’accompagne aussi certains élèves de lycée en histoire géographie, économie et gestion et je vois les variations. Mais en tant que coach, je leur donne aussi des méthodes de vie pour s’organiser, éviter de consommer trop d’énergie, se ressourcer, être plus attentifs. La généralisation de ces méthodes pourrait replacer bien des semaines de vacances. Je milite pour la journée d’école aménagée avec sport, activités culturelles et connaissances européennes car une bonne tète est une tète bien faite et équilibrée, et  non forcément gavée et fatiguée. Une tablette numérique pour tous fera-t-elle la différence ? Quoi qu’il en soit, les équipements doivent être adaptés surtout sans oublier les campagnes et pourquoi ne pas les mettre en avant.

S’agissant des langues, je ne souhaite pas que la France ressemble à certains Etats des Etats-Unis où certains résidents ne parlent pas anglais mais uniquement espagnol. La langue française a perdu sa force mondiale depuis la première guerre mondiale et nous devons apprendre désormais d’autres langues pour communiquer en interdépendance. Certes, du temps des protectorats et de la colonisation avec certains départements dont l’Algérie, certaines populations ont du apprendre le français. Pour autant, si une personne veut avoir la nationalité française et les droits sociaux, elle doit apprendre la langue française. 

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Culture, arts, patrimoine

17 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

 

La culture est une chance qui doit être ouverte à tous. L’art et la culture sont des vecteurs d’épanouissement, d’intelligence, d’ouverture aux autres, de dialogue et de sérénité. Regardez comme les gens du Nord ou de l’Est sont heureux de voir le Louvre ou Beaubourg venir à leur rencontre en régions. Le tag de l’œuvre majeure du Louvre Lens ne doit pas remettre en cause ces initiatives mais plutôt les favoriser. D’autres musées doivent voir le jour en région.

J’ai appris le piano dès l’âge de 7 ans, j’utilise l’art pour le management afin de faire comprendre les préférences de personnalité entre ceux qui voient les détails ou les images comme par exemple à travers les impressionnistes et les expressionnistes, j’ai fait partie de chorales, j’aime le cinéma pour ses messages (et j’y tournais parfois) mais je suis souvent incapable, comme de nombreuses personnes, de citer tel ou tel auteur. L’important pour moi est d’abord ce qu’il en ressort en terme d’expression et de ressenti et parfois en terme de technicité pour le partage ou l’humanité. Cela ne m’empêche pas de respecter les puristes et les professionnels ni d’avoir une certaine culture et d’apprécier par exemple le vitrail réalisé pour l'abbaye de Cîteaux par Frère Eric de Taizé en 1966. Et je pense que c’est cela aussi qui freine certaines ouvertures d’esprit auprès du grand public. L’art abstrait peut être mieux compris s’il est présenté comme une dérivation de l’art traditionnel. J’ai commencé à aimer Picasso quand j’ai réalisé qu’il avait peint l’arlequin et m’en sert désormais pour le management à travers l’art.

L’art crée aussi la surprise comme celle de découvrir par hasard que l’on détient un tableau de maitre caché dans son grenier et qu’il convient de le protéger de par sa valeur en évitant de vous faire blâmer de l’avoir laissé dans cet état, voire accuser de le détenir ! Les liens avec le patrimoine et musique doivent être accrus. Le projet sur la gastronomie en Bourgogne reprend bien entendu une de nos forces motrices régionales mais il y a bien d’autres thèmes. Il faut ouvrir la culture à la ruralité, aux quartiers les plus pauvres, à tous les niveaux scolaires avec des thèmes variés.

Comme pour la recherche et développement dans le domaine industriel, la France doit rester une nation créatrice et doit se faire reconnaitre par ce talent qui fait notre plus value à travers le monde. Des ateliers de créativité peuvent se développer dans tout le territoire.

Favoriser l’art dans l’entreprise et à l’école doit être un objectif, comme le fait de favoriser la découverte de la musique classique, véritable moule universel. Les musiques du monde doivent aussi éveiller à la considération de l’autre et il convient aussi de vivre avec la culture contemporaine visuelle et musicale et la volonté d’identité des jeunes, du moment où elle est constructive, ouverte et non violente. Les talents doivent être identifiés et guidés au plus tôt. Ils seront ensuite les ambassadeurs de la France et de l’Europe.

Les identités culturelles locales ressortent peu à peu au fur et à mesure que grandit l’identité européenne sans être antinomique. La Turquie n’est pas européenne mais les Turques ont su, en une soirée, il y a quelques années à Paris, nous étonner sur un concert faisant intervenir leurs instruments traditionnels où l’on découvrait les multiples facettes de leur culture. Nous devons intégrer cela et créer des orchestres européens. Lors de la semaine de l’Europe, l’IRCE lancera une série de concert de musique classique pour mieux comprendre l’histoire de la musique européenne et qui étaient les européens Mozart, Schubert, Rossini … et leurs styles de musique. Nous allons également créer un festival européen de musique de film avec plusieurs pays en faisant participer les écoles de musique.

Toujours dans cette dynamique art et management, je suis favorable à une fiscalité réduite sur les œuvres en partenariat avec les entreprises pouvant les exposer, voire les acheter pour notamment aider les créateurs à se faire connaitre.

 

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