economie
L’autre lecture du rapport de la Cour des Comptes
Les commentaires de la gauche sur le rapport de la Cour des Comptes, indépendante, me rappellent ceux sur la convention européenne où chaque détracteur pouvait lire ce qu’il voulait pour tuer le projet.
Si l’on prend le temps de parcourir cette document à la portée de tout citoyen, et tourné vers des approches comparatives européennes, on peut lire qu’au-delà de certains chiffres, que je ne rappellerai pas, le constat n’est pas si noir que cela pour l’ancien gouvernement Fillon.
A sa lecture je retiendrai, qu’après des déficits élevés, l’année 2011 a vu s’amorcer un redressement des comptes publics, que le redressement était en route avec un effort accru en 2012, un rendement attendu des mesures de hausse des prélèvements obligatoires largement supérieures aux prévisions mais qu’il aurait mérité une plus grande vision stratégique, des réformes ambitieuses et inscrites dans la durée , une réduction forte de la croissance des dépenses, un effort structurel encore plus ambitieux et reposer sur des mesures plus précises mentionnant que la RGPP, (qui je pense a été plutôt été subie que comprise), devrait être étendue à d’autres secteurs comme les collectivités territoriales, et aux hôpitaux publics (qui devraient plutôt montrer un soucis d’optimisation de gestion, certes avec certaines contraintes et réalités)
Fallait-il vraiment une règle d’or pour empêcher toute dérive de dépense par la force de loi afin d’espérer ramener les déficits publics à zéro à partir d’hypothèses macroéconomiques favorables ? Jean-Marc Ayrault en a repris l’objectif final. Nous verrons si le progrès social gagnera sur le progrès technologique et gare au contrôle.
Restons pour l’instant bienveillant sur la politique du magicien F Hollande qui abaisse l’âge de la retraite quand tout le monde l’accroit et qui rétablit la fiscalité sur les heures supplémentaires pour sans doute essayer de créer plus d’emplois « normaux » et qui baisse le salaire de chaque ministre pour augmenter l’assiette globale. Généralement la gauche vide les caisses que la droite remplit mais cette fois la crise est passée par là et il n’est pas juste de blâmer le gouvernement Fillon qui n’a pas démérité et a entrepris des réformes courageuses qui commençaient à porter leurs fruits.
Entre autres solutions, je suis favorable à l’action de régulation par la TVA, taxe souvent mal jugée car universelle et payée par tous mais équitable car proportionnelle au montant des achats. Je préconise la baisse de la TVA sur la restauration traditionnelle car elle n’a pas créé d’emploi. Il faut baisser les impôts et relever les minima sociaux pour relancer la consommation et retrouver des fonds par la TVA, indolore pour les entreprises mais montrant bien cette « valeur ajoutée » produite. Je demande le maintient de la TVA dite sociale issue des transactions commerciales externes pour compenser les charges et mieux produire en France face à la concurrence. Mais je demande aussi certaines dispositions « à la carte » pour le carburant en campagne et pour certains services obligatoires de la vie, voire pour certains citoyens ou certaines professions. La Contribution Sociale Généralisée doit être maintenue mais régulée pour les bas revenus et supprimées pour les retraites pour éviter de la payer deux fois sur le salaire.
En matière de dépenses publiques, je préconise notamment le maintient voire l’emploi de fonctionnaires pour traquer les fraudes fiscales d’ailleurs dénoncées dans le rapport mais aussi sociales afin de mieux les attribuer à celles et ceux qui en ont vraiment besoin. Il convient aussi d’accentuer l’externalisation des services et d’optimiser les frais de gestion administrative de santé représentant 7% des dépenses globales. Mais j’ai aussi demandé à la nouvelle ministre de la recherche, un audit sur le rapport dépense/efficacité et l’optimisation de toutes les dispositions collaboratives mises en place auparavant et que j’accompagne par ailleurs
Enfin, augmenter le nombre de professeurs est sans doute ne pas voir le simple redéploiement à réaliser. Chaque domaine de politique générale de l’Etat dévoilée cet après-midi sera prochainement abordé.
François CHARLES CNIP Côte d’Or
Dijonscope : link
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POUR UNE RECHERCHE OPTIMISEE ET INTELLIGENTE
POUR UNE AGRICULTURE FORTE ET MODERNE
Un chariot de course par trimestre dans un lieu à prix bas
et bien d'autres...
technologie française
le nouvel AGV d'Althom qui devrait remplacer le TGV a atteint à 574 km/h et circulera à environ à 350 km/h avec passagers. une belle victoire pour la technologie française
bientôt à Montbard pour les clients venant du monde entier de l'hotel de Nogent ? ou pour les clients de la Metal Valley ?
Air France : restructuration mais pourquoi pas innovation ?
Le transport aérien s’accroit en Europe, la concurrence est présente dans les airs mais également avec le train en dessous de 3 heures et l’annonce de la restructuration d’Air France était à prévoir afin de pouvoir disposer à nouveau d’un bon ratio de productivité et d’une politique de prix compétitive.
Même si la facture de kérosène est à peu près la même pour tout le monde à technologie égale, il apparait en période d’austérité et de concurrence que les grosses structures, engluées dans leurs coûts administratifs indirects, ont souvent des pieds d’argile.
Par François CHARLES
économiste, conseil en stratégie et management, ancien cadre de maintenance aéronautique, porteur de projet de la Compagnie First Class Airline
Les grandes compagnies peuvent difficilement maintenir une politique d’ombrelle de prix élevés pour accroître les marges, rentabiliser les investissements et mieux se préparer à parer les offensives concurrentes, qui sont souvent un élément moteur au changement. Offrir des prix raisonnables peut être possible par une politique de réduction de coûts, tout en essayant de conserver un certain niveau de qualité qui pourra faire la différence. Il est possible de contrôler cette rentabilité en passant par une analyse et une recréation des coûts, tous variables, (ABC/ABM) par segment d’activité sur les moyens courriers et les longs courriers.
Air France a segmenté son offre nationale d’une part avec les navettes partant de Paris et traversant les France et d’autre part avec la compagnie Régionale et ses avions essentiellement turbopropulseurs. Pour les moyens courriers, elle lutte encore avec ses trois classes, contre les autres compagnies nationales ainsi que les compagnies low cost offrant pour certaines des services de grande qualité à la carte et non packagés. Air France a néanmoins créé sa propre compagnie low-cost, Transavia, sur certaines destinations, après négociation avec les syndicats. La société n’a qu’un lien financier avec Air France et n’est donc pas impactée par les frais de structure de la maison mère. Pour les longs courriers, la compagnie conserve ses trois classes dont la « première » avec un salon de réception et de facilitation à l’embarquement à Roissy.
Même si ces compagnies filiales montrent une bonne rentabilité, on peut penser que la politique générale d’Air France maintiendra ses flottes dans une même structure, Air France industries, assurant le soutien, étant elle-même un département, travaillant certes à 50% pour la concurrence, alors que Luthansa Technics est une filiale. L’optimisation passera sans doute par l’augmentation des vols de la filiale low cost qui maîtrise ses coûts. Mais pourquoi ne pas imaginer une structure filiale pour chaque rayon d’action ?
La segmentation structurelle doit également dériver sur une segmentation marketing de l’offre. Dans une logique de coût/efficacité, on peut réfléchir une nouvelle fois quant à la justification des premières classes sur certaines catégories de vol moyen courrier, non rentables, face à la concurrence d’Open Sky sous la coupe de British Airways, qui fait du « business au prix de l’éco » sur une monoclasse avec de belles prestations et qui augmente son nombre d’appareils et de vols.
Alors que cette compagnie n’avait qu’un seul avion avant de passer chez BA, Air France l’avait bien identifiée comme concurrente en lui laissant le soin de s’installer à Orly alors qu’elle aurait donc pu se lancer elle-même sur ce segment en l’accompagnant financièrement.
Certes les premières classes peuvent être justifiées sur les longs courriers notamment A380 mais Air France a également refusé d’accompagner, il y a quelques années, la création d’une compagnie monoclasse super first « au prix de la first » différenciée par la qualité des prestations, jugeant qu’elle était en concurrence, justifiant le caractère souvent gratifiant de cette prestation sans la vendre vraiment, prétextant qu’elle y avait déjà pensé alors que sa filiale a aidé à dessiner les avions alors non disponibles d’occasion.
L’opportunité marketing et stratégique de ce projet réaliste et réalisable avait néanmoins été remarquée dans le groupe avec une étude optimisée sur le choix des avions, la qualité du service proposable, l’aménagement intérieur et le processus d’accession rapide. Les banques se sont montrées partantes espérant néanmoins le soutien d’une compagnie majeure.
Trois lignes sont toujours prévues depuis Roissy vers New York, Moscou et Dubai avec deux avions A 330-200 puis A 350 avec 40 places aménagées, une vraie cuisine, deux salles de bains et de nombreux salons (dont fumeur), sur un segment luxe sans risque, qui renoue avec le Concorde.
Un nouveau tour de table est lancé. Les restructurations n’empêchent pas non plus de prendre certaines orientations nouvelles génératrices de gains.
Le changement par la croissance et l’innovation… c’est peut-être aussi maintenant chez Air-France ?
MAIS QUI VEUT DONC LA PEAU DE L’EURO ?
La France surfe sur une nouvelle vague de crise financière, entraînée cette fois elle-même par les banques et les agences de notation comme aux Etats-Unis qui a finalement et tranquillement élevé son niveau acceptable. Mais quelles sont les réalités ? N’y a-t-il aucun risque ? Etait-ce un coup de semonce ?
Cette crise va-t-elle enfin souder le couple franco-allemand et l’Europe même si des strates différentes doivent continuer à apparaître… comme sur nos pièces de monnaie ?
Par François CHARLES*
* conseil en stratégie et management, économiste, ancien partenaire euro de la banque de France, Président de l’IRCE
Méthodologiquement, il convient de rassurer en rappelant le ou les objectifs annoncés, leur mesurabilité qualitative et quantitative et les critères définis pour les atteindre, le fait qu’ils sont réalistes et réalisables car définis en connaissance des réalités, les options prises et le calendrier retenu. Il convient également d’en mesurer les risques de toute nature, en retenant ceux paraissant inacceptables selon certains critères puis en établissant des actions de réduction.
Mais devons nous gérer ou anticiper la crise ? Sommes nous en train d’éteindre le feu de forêt ou de créer un coupe feu ? Sans doute les deux et il est important de ne pas mettre toutes les forces au même endroit pour être certain de gagner.
L’Euro a consolidé l’Europe qui apporte bien des avantages aux populations sans qu’elles ne le voient toujours. Sans la monnaie, le bloc se serait fragilisé depuis 10 ans de crises financières. Il nous a permis de compenser les vagues financières japonaises, russes et dernièrement américaines et a même endigué pendant de nombreuses années les potentielles remontées d’intérêt des pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Les banques ne croyaient pas en un euro fort alors qu’il l’était déjà dans les échanges entre banques depuis l’ECU ! Le passage à l’Euro nous a fait digérer indirectement une inflation qui de toute façon aurait du être vécue, de façon certainement moins forte. L’euro fort ne nous gêne pas dans la masse de nos échanges commerciaux car notre premier partenaire commercial est l’Allemagne ! Par contre, la montée par le haut de certains pays européens s’est faite trop rapidement avec l’accompagnement des banques qui, en l’absence de vision de remboursement, veulent désormais une sécurité légitime court terme. Quitter la zone euro comme on quittait le SME serait une décision lourde et insensée. Le couple franco-allemand, véritable pierre angulaire avec ses deux faces complémentaires ne doit pas uniquement éteindre le feu mais donner du sens tout en sensibilisant et responsabilisant les autres membres de l’Union.
Les risques et surchauffes liés à L’Irlande, la Grèce, l’Espagne et au Portugal, comme en son temps l’Irlande, sont en grande partie issus des injections des fonds structurels européens institués pour consolider et renforcer le socle économique par rattrapage infrastructurel et social. Financés par la TVA, les droits de douane et un pourcentage du PIB, ils encouragent et répondent aux travaux décidés stratégiquement par chaque pays. N’en finançant pas la totalité, ils ont du même coup engagé les pays eux-mêmes et leurs banques à accompagner cette dynamique dans une volonté de développement et dans une logique de profit. Les grandes entreprises industrielles n’ont pas bénéficié directement de ces aides indirectes mais l’image redorée de leur pays a sans doute été un vecteur de leur réussite. La France ne bénéficie que désormais très peu de ces aides, voire peine à les utiliser. L’indigestion des pays de l’Est, largement bénéficiaires de cette aide et des technologies et infrastructures financées, ne se fera sans doute pas ou d’une autre façon car certaines composantes sont différentes. Il s’avère néanmoins important de surveiller ces fonds pour éviter tout embrasement et toute déstabilisation potentielle. L’Europe subirait l’effet inverse que celui escompté quand nous avons décidé de les accueillir, d’une façon sécuritaire alors qu’ils apparaissaient orphelins et donc à risques. Ces derniers peuvent également se désolidariser d’eux-mêmes pour éviter l’onde de choc sans oublier qu’ils étaient anciennement sous l’influence de la zone… Mark.
Comparant volontiers les Etats aux entreprises dans la notion de concurrence, on peut néanmoins être indigné qu’une agence de notation, payée généralement par les banques, puisse décider si un Etat est capable de rembourser sa dette et quel sera son avenir. La politique keynesienne et sécuritaire européenne n’a pas obligé les banques à prendre des risques inconsidérés et ces dernières n’ont aucune légitimité à se considérer comme victime. Par contre, les systèmes financiers ont bénéficié de la dynamique des Etats mais souvent freiné ou accompagné sans motivation les dynamiques en faisant valoir que « les visions à trop long-terme et risquées ne les intéressaient pas ». Ce « jeu » victime/sauveteur/persécuteur a ses limites quand il s’agit de la chose publique.
Comme pour un mariage, ces messages nous rappellent notre attachement européen quoiqu’il arrive même si certaines réalités nous imposent parfois des choix à court ou moyen terme et des mesures immédiates fortes peu agréables mais salvatrices en terme de gestion de risque. Les ratios de risque de faillite sont bien connus et il n’est jamais trop tard pour intervenir. L’euro a été une bonne initiative. C’est sans doute aussi le travail des actuaires qui était à revoir avec les effets induits que l’on découvre sur chaque monnaie. S’agissant d’un changement de monnaie, le coût en vaut-il la chandelle ? Sommes nous réellement et globalement dans un constat d’échec et pour quel objectif ?
Tout projet, comme celui de l’Euro, peut se voir, un jour audité voire recadré dans une analyse de risque très structurée sans pour autant être arrêté, même si cette option doit aussi être envisagée dans les scénarii. Il en est de même pour le nucléaire… Mais si les décisions sont politiques, elles doivent se conforter d’éléments économiques qui leur montre toutes les réalités et les impacts à court, moyen et long terme en terme de gain, de perte ou de faillite sans voiler ces éléments
Certaines réalités s’imposent : Il s’agit aujourd’hui de baisser le risque de sur-endettement. Il serait injuste que la France perde sa crédibilité alors qu’elle ne bénéficie plus autant, comme l’Allemagne, de cette manne financière indirecte ; il n’est pas normal que le contribuable en face les frais même si ces aides indirectes lui ont été profitables; il serait sans doute plus responsable d’arrêter de demander aux banques afin de limiter le pouvoir qu’elles exercent; nous vivons des crises depuis toujours, celles-ci sont plus violentes mais plus courtes ; nous sommes à l’origine de la construction européenne mais nous pouvons établir des sous-groupes de pensée et d’action (défense, fiscalité, buy european act…) en fonction des capacités des uns et des autres pour endiguer la crise (les trois piliers de Maastricht nous ont permis d’avancer dans cette construction) sans forcément détruire les fondamentaux ; les règles européennes imposent une notion de concurrence et la non ingérence des Etats sauf dans certains cas notamment sur des secteur à compétence nationale (art 296).
En prenant à leur jeu les agences de notation sur leur écriture, comme elles le font pour les entreprises, une mesure immédiate consisterait à court terme de transférer une partie de la dette par titrisation vers les entreprises sous tutelle à compétence nationale (armement, haute technologie…) bien trop souvent accompagnées sans vision partagée, sans livre ouvert et sans vrai partage de risques. Cette compensation pourrait être rachetée sous la forme de contrats à long terme ou de partenariats publics-privés.
Deux mesures financières « coupe feu » consisteraient d’une part à instituer une TVA sur les transactions financières dont nous parlons depuis longtemps, avec peut-être une fiscalité différence au sein et à travers l’Union et d’autre part à accroitre la part ponctionnée sur la TVA, sans forcément instituer une TVA européenne car le budget européen se greffe déjà sur nos produits. La TVA reste un impôt de régulation indolore et équitable dans la mesure où les grosses dépenses génèrent de grosses taxes.
S’agissant de la gouvernance européenne, la Banque Centrale ou la Commission pourraient mettre en place un système de notation autonome qui aiderait à identifier et piloter certains groupes de pays à solvabilité réelle, apparente et relative. En matière de gestion de risques, ceci permettrait d’une part d’endiguer la crise et d’éviter les effets de dominos et d’autre part de pouvoir apporter à chaque groupe les solutions réalistes, sur mesure et efficaces les mieux adaptées avec peut-être un leadership également différent mais dans une structure continuant à être intégrée.
un vrai programme quel que soit le vainqueur
je vous recommande la lecture du VADEMECUM 2012 - 2017 de l'INSTITUT MONTAIGNE pour l'OBJECTIF CROISSANCE
dont les thèes rejoignent les thèmes que vous découvrez peu à peu sur mon blog
STRATEGIE ECONOMIQUE ET EUROPENNE : CREER UNE CHOC DE COMPETITIVITE
- renforcer le tissu d'entreprises de taille intermédiaire
- construire la croissance sur l'innovation et la connaissance
- poursuivre la réforme de l'enseignement supérieur
- mettre en place une fiscalité au service de la "social-compétitivité"
- faire de l'Afrique le premier partenaire de la France et de l'Europe
COHESION SOCIALE : REFORMER POUR FAVORISER LA MOBILITE ET L EGALITE DES CHANCES
- ériger l'école primaire en priorité du quinquénat
- lever els points de blocage en matière de logement
- fuidifier le marché du travail
- bâtir un dialogue social moderne et efficace
- ouvrir les entreprises à la diversité
- encourager la générosité publique
MODERNISATION DE L ACTION PUBLIQUE : REFORMER L ACTION PUBLIQUE
- mieux gérer et contrôler l'endettement public
- réduire les dépenses des colectivités territoriales
- santé : évaluer pus pour soigner mieux
- retraites : pour en finir avec les replatrages
- respecter et défendre les libertés publiques
- faire de la diversité une chance pour notre démocratie
je vous rappellerai bientot les thèmes d'orientation de l'INSTIUT DE RECHERCJE ET DE COMMUNICATION SUR L EUROPE
regards sur l'Italie...
tout le monde parle de l'Allemagne mais nous ferions bien également de regarder vers l'Italie où Mario Monti a fait en 6 mois un travail remarquable et que les Italiens le suivent...enfin sine die
encore une fois, GROW, SWOT et typologies de personnalités seront de bons supports
dans l'ennéagramme, le romantique et l'épicurien savent se retrouver dans le perfectionniste pour se remettre au boulot et accepter certaines réformes avec aussi un trop plein de S. Berlusconi qu'ils étaient aussi néanoins bien contents de trouver
et n'avions nous pas été surpris que les Italiens acceptent aussi facilement de ne plus fumer dans les restaurants ?...
apparemment un blog de référence...
Apres la taxe du les transactions financières, après a TVA, après l'évolution de Schengen, je me félicite que NS reprenne enfin le BUY EUROPEAN ACT
reprendra t il sa position "tout" nucléaire où l'on défend le nucléaire "mais pas que" (clin d'oeil pour toi)
La France passe de 20 à 19… et alors ?
Le couperet est tombé : Standard & Poors, agence de notation américaine, qui avait réduit la note des Etats-Unis, a décidé de dégrader la France, comme la plupart des pays de la zone euro. Notre AAA passera à AA+ Oui et alors ? Devons nous trembler ? Est-ce toujours judicieux de rester à 20/20 ?
En nous rappelant mon ancien article « la fausse inquiétude des banques », peut être pourrions nous cette fois utiliser la « bête à corne » de l’analyse fonctionnelle « à quoi ça sert », « à qui ça sert », « sur quoi ça agit » ?
Par François CHARLES*
* conseil en stratégie et management, économiste, ancien responsable de politique industrielle et d’intelligence économique à la DGA, président de l'IRCE
Baisser la notation sert à augmenter les taux pour rembourser plus, sert à renflouer les banques et cela agit sur les prix et donc le coût de la vie. Et les banquiers reprennent leur identité : on ne prête qu’aux riches et les endettés deviennent de plus en plus endettés. Et bien entendu les banques vont être dégradées pour mieux jouer le rôle de victimes.
Une agence américaine dégrade les Etats-Unis peut paraître acceptable. Mais à l’heure où l’euro est plus fort que le dollars on pourrait toutefois se poser une question : pourquoi avoir peur cette fois alors que l’agence Fitch, européenne et même française, avait affirmé au début de la semaine que la note ne bougerait pas sine die ? A croire que les banques attendent avec intérêt qu’un mauvaise note arrive pour mieux dormir.
F. Baroin a tout dit : gardons le cap, ne nous laissons pas impressionner, ce ne sont pas les agences de notation qui définissent la politique générale d’un Etat.
Apprenons à prendre comme information ce que nous disent les agences américaines et de décider avec notre système monétaire, avec notre agence européenne et avec une majorité qualifiée comme nous en avons l’habitude. Profitons-en pour rebâtir une gouvernance saine et européenne.
Faut-il une TVA à la carte pour les particuliers ?
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est une invention française qui s’est propagée à l’étranger. Elle alimente le budget de l’Etat comme celui de l’Europe qui ne connait pas de taux uniformisés, la fiscalité restant dans le champ des décisions difficilement prises à l’unanimité. Cela ne l’empêche pas de fonctionner, alors que l’euro était une étape indispensable pour une liberté des échanges, surtout entre entreprises.
Savez vous pourquoi chez Mc Do on vous demande « sur place ou à emporter ? » C’est pour savoir s’il faut emballer mais c’est aussi à cause de la TVA. Mais peut importe pour vous car vous paierez le même prix.
Mais quelles seraient les forces, faiblesses, avantages, inconvénients, opportunités, menaces d’une possible TVA à la carte pour les consommateurs en bout de chaîne, qui paieraient moins … ou plus ?
Par François CHARLES
Economiste, conseil en stratégie et management
Cette taxe est payée de façon universelle par les particuliers et collectée par les entreprises à travers plusieurs taux dont nous avons parlé récemment pour l’hôtellerie de luxe et la restauration et qui a fait apparaître les disparités entre les petits et les gros budgets.
La force de la TVA repose sur le fait que c’est une taxe équitable car proportionnelle au montant des achats. La personne au gros budget paiera plus que la petite bourse, sauf si les banques incitent ce dernier à dépenser au-delà de ses moyens avec les conséquences que l’ont sait. La faiblesse est souvent qu’elle est mal jugée car justement universelle et payée par tous.
L’avantage pour les entreprises est qu’elle est indolore. L’inconvénient pour une personne physique est qu’elle ne peut la déduire. Nous la payons systématiquement avec un taux élevé même sur les obsèques et surtout sur le carburant et un taux réduit notamment sur les travaux, les livres et la restauration.
Pourquoi ne pas se baser sur l’assiette initiale des revenus pour savoir à quel niveau vous devrez la payer, comme au tribunal quand vous êtes plus lourdement condamné pour vos amendes en fonction de vos revenus.
L’opportunité est de donner aux petits budgets la possibilité de ne pas la payer ou en payer moins pour consommer plus, avec plutôt un impact positif sur l’activité industrielle et des services. Cela aurait pour conséquence de faire repartir la consommation et la croissance mais avec un contrôle stricte et permanent des droits.
Par solidarité et non par ségrégation, ce manque à gagner pour l’Etat pourrait éventuellement être compensé par les hauts revenus, comme dans un restaurant associatif où certains statuts bénéficient de prix plus faibles car compensés par les prix des non-membres. Nous pourrions également imaginer un report de paiement de TVA pour les particuliers payable cette fois directement à l’Etat.
Au même titre, la Taxe Indirecte sur les Produits Pétroliers (TIPP) pourrait être baissée pour les habitants des campagnes que l’on cherche à faire vivre mais où il est nécessaire d’avoir une voiture. Par compensation, elle pourrait être élevée pour les habitants des villes possesseurs de voitures qui certes peuvent partir en week-end à la campagne et payer leur carburant moins cher au-delà de 150 km de leur domicile pour décourager tout déplacement « fiscal ».
La fausse inquiétude envers les banques
Après faire peur à l’Etat français, les agences de notation s’attaquent cette fois à ses banques, certes devenues internationales.
Derrière ces annonces, il est intéressant de prendre un peu de recul pour se demander à qui profite cette alerte, dans quel but, s’il faut craindre pour notre argent, pour les collectivités, même bien triplement notées comme la Cote d’Or mise en avant lors des dernières cantonales par François Sauvadet ?
Par François CHARLES*
* conseil en stratégie et management, économiste, ancien responsable de politique industrielle et d’intelligence économique à la DGA
Le couperet est tombé : Moody’s, homologue de Standard & Poors et de Fitch Ratings, agence de gestion de risques et de notation américaine, baisse la note du Crédit Agricole SA de AA1 à AA2, de la Société générale de AA2 à AA3 et ne se prononce encore pour BNP actuellement à AA2. En plus clair, la capacité de ces établissements à rembourser leurs obligations à long terme reste haute et bonne mais avec une sécurité non maximale. Donc la vie continue !
Mais n’est-ce finalement pas normal en cette période un peu tendue ? Une note plus basse ne sert elle pas également les banques qui, de ce fait, peuvent agir d’une part en victime avec un tiers sonneur d’alarme vis-à-vis des Etats, d’autre part en « pouvoir sur » ses clients et enfin en « pouvoir pour » garder la main sur la stratégie financière tout en limitant leurs responsabilités ?
N’oublions pas que les banques sont tenues par le ratio « Cooke » les obligeant à garder l'équivalent de 8 % de leurs fonds propres afin de faire face aux impondérables : retournement de la conjoncture et augmentation des impayés de la part de ménages moins solvables, retraits soudains aux guichets de la banque. Avons-nous atteint cette limite ? A priori non.
N’oublions néanmoins pas que ces trois banques sont des entreprises faites pour gagner de l’argent. Mais même privées ou publiques, elles conservent une tutelle et une quasi protection de la banque de France, ce qui ne peut être que sécurisant.
N’oublions pas enfin qu’une banque peut refuser de prêter à une entreprise ou une collectivité mais sans doute pas à l’Etat qui peut emprunter aux banques et spéculer ensuite pour essayer de gagner de l’argent tout en remboursant sa dette mais sans pour autant aider les collectivités, dirigées par des élus(e)s qui prennent peu à peu conscience de leur nécessaire autonomie financière et qui se retournent vers les banques pour … emprunter en surveillant si possible leurs ratios d’endettement.
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