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Le blog philosophique de francois CHARLES

europe

Pour un « Buy European Act » industriel de défense et de sécurité (2/2)

8 Août 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

suite de la partie I

 

Pour un « Buy European Act » industriel de défense et de sécurité (1/2)

 

la France a décidé une règle réaliste et réalisable de retour industriel et financier aux industriels américains pour qu’ils compensent le fait que nous n’ayons pas fabriqué certains avions. Nous aurions pu nous inspirer des règles très contraignantes subies à l’export et voir un chèque de pénalités versé seulement aux maitres d’œuvre et sans doute pas leurs sous-traitants.

 

E-2C.jpg

 

Pour les ventes, les industriels français, très contrôlés ont davantage cherché à parler de coopération pour éviter également de remplacer d’un coup de crayon les PME françaises au profit de PME étrangères « pour raisons de dépendance des vendeurs aux considérations d’indépendance nationale des acheteurs, avec les risque de ne plus revoir leurs sous-traitants pour certains marchés nationaux.

 

Par François CHARLES

économiste, officier de l’armement en retraite, ancien responsable d’affaires industrielles internationales, conseil en stratégie et management, président de l’IRCE, auteur d’articles sur la défense et la coopération en matière d’armement

 

Les droits de douane ont été abolis aux frontières intérieures de l’Union où toutes les marchandises circulent librement, qu’elles aient été fabriquées dans l’union ou ailleurs. Mais il a été a mis en place un système de taxation à l’importation provenant de l’extérieur de l’Union, abondant une partie de son budget. Les douanes protègent l’environnement, la santé, la sécurité, la technologie sensible, la contrefaçon, le blanchiment d’argent, tous trafics  de contrebande notamment artistique. Plutôt qu’appliquer une TVA dite sociale française, qui ne solutionne pas le problème du coût du travail mais le compense, appliquons des taxes supplémentaires à l’import dans l’Union pour supprimer encore davantage les taxes internes, comme le propose déjà l’Union. Les labels nationaux, comme le désormais « fabriqué en France » qui impose au moins 50% de provenance locale, ne sont pas incohérents avec des mesures européennes car ils peuvent être une meilleure façon de voir nos complémentarités pour être plus fort au vrai export en dehors de l’Union.

 

rafale

Sans créer de sous-groupes, sachons valoriser le savoir faire et la valeur ajoutée des petits pays de l’Union comme nous avons réussi à le faire au sein de l’OTAN dans le domaine industriel pour être plus forts face aux offres américaines. Quelle riposte américaine ou chinoise craignons-nous alors que leurs mesures sont déjà extrêmes ?

 

Cette initiative pourra sans doute renforcer les programmes de recherche sous l’impulsion de l’Agence Européenne de Défense et éviter que nos budgets européens soient aspirés par un avion concurrent américain, soit disant fédérateur, sans justification marketing. Avons-nous besoin des américains pour nous fédérer ? L’OTAN, où sont gérés de nombreux programmes industriels, doit être davantage considéré un effet de levier d’intégration européenne mais non comme un leadership bienveillant et parfois autocratique américain.

 

La défense n’est pas que militaire mais elle est industrielle et il en va également de l’efficacité de nos forces sur le terrain confrontées aux problèmes d’interopérabilité. Une grande synergie peut être développée en créant un centre de simulation opérationnelle européen et en accentuant les efforts de recherche en incluant les pays de l’Est. Cette fédération a besoin de conditions favorables.

 

Le Rafale est un meilleur succès opérationnel, de fabrication, de maintenance et de coût que l’Eurofighter, comme les Mirage face aux Tornados. Mais la courbe de fabrication de ces derniers faite à plusieurs est plus favorable et ressemble davantage à celle des F-16 américains et les expériences sont complémentaires car s’il est toujours plus facile de décider seul,  il est par contre plus facile de vendre quand il existe plusieurs fabricants, même si, dans l’armement, les coopération sont pour l’instant plus chères à cause de cette volonté d’indépendance nationale. L’hélicoptère Tigre et l’A400M ont besoin de cette protection intérieure que serait un Buy European Act de défense et de sécurité qui aiderait peut être aussi l’OCCAR et l’agence de défense dans leur légitimité et leur développement. Le NH90, appareil de l’OTAN peut servir de vecteur d’intégration européen. Les savoir-faire acquis peuvent aider les pays de l’Est à travailler ensemble.

 

Ce Buy European Act sera sans doute plus facile à réaliser dans le domaine industriel de défense, de sécurité et de haute technologie que pour les biens de consommation courante car ceci bouleverserait sans doute trop les règles européennes et l’Organisation Mondiale du Commerce

 

Rappelons nous que l’origine de l’Europe était de se prémunir contre les guerres. La création d’un organisme supranational sur le charbon et l’acier, entre les deux rivaux mais complices, en contrôlant les outils de production et le commerce, a eu le succès que l’on sait.

 

Dans le domaine aéronautique civil, beaucoup plus protégé qu’on ne le pense, Airbus a consolidé l’Europe et a été compétitif parce que cette dernière a su lui créer un terreau favorable.

 

A330 200

 

Misons sur une prise de conscience d’une nouvelle gouvernance pour donner plus rapidement un sens cohérent et fort à l’Europe industrielle, notamment de l’armement, de l’aéronautique, et de la sécurité en matière de fabrication mais désormais et surtout de Maintenance en Condition Opérationnelle.

 

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JO 2012 : l'UE toujours en tete

5 Août 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

l'UE toujours première mais désormais seulement à 4 médailles d'or...

 

MAJ le 5 août 2012 09:45 Total

1 Union Européenne 30 39 38 107

2 États-Unis                26 13 15 54

3 Chine                25 16 12 53

london-2012-copie-1.jpg
Pour l'UE : Le Royaume Uni désormais avec une longueur d'avance
3 Royaume-Uni 14 7 8 29
           
5 France 8 6 8 22
6 Allemagne 5 10 6 21
7 Italie 5 5 3 13
11 Pays-Bas 3 1 4 8
16 Hongrie 2 1 2 5
17 Pologne 2 1 1 4
20 Roumanie 1 4 2 7
23 Danemark 1 2 2 5
24 République tchèque 1 2 1 4
27 Slovénie 1 0 2 3
30 Lituanie 1 0 0 1
35 Suède 0 3 0 3
36 Espagne 0 2 1 3
38 Slovaquie 0 1 3 4
40 Belgique 0 1 1 2
50 Grèce 0 0 2 2
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Pour un « Buy European Act » industriel de défense et de sécurité (1/2)

3 Août 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

La dernière campagne présidentielle parlait de Buy European Act pour donner un nouvel effet de levier à l’Europe. Cette idée, nécessitant un profond changement dans l’attitude de concurrence européenne, pouvait voire le jour avec les avancées de gouvernance vécues ces dernières semaines. Mais peu de personnes savent qu’elle est née il y a longtemps en France pour tenter de fédérer et rendre plus forte l’Europe industrielle de la défense. Certains spécialistes y travaillons depuis les années 90 dans le cadre du commerce et des partenariats de l’armement et de la haute technologie, où il était notamment question de redéfinir la politique de contreparties française et la pérennité des liens entre donneurs d’ordre et sous-traitants.

 

rafale-copie-3.jpgRafale                     

Ce concept semble être une vraie opportunité pour mieux « travailler et vendre ensemble » face à la concurrence en dehors de nos frontières européennes. Ce sont ces genres de ciment qui consolideront l’Europe de l’industrie  où nous trouvons notamment deux grands concepts complémentaires que sont la plate-forme EADS et l’approche multidomestique THALES. Mais de quoi parle-t-on ? Quels sont les liens avec la défense ? Quels en sont les objectifs et les réalités pour quelles options réalistes et réalisables ?

 

Par François CHARLES

économiste, officier de l’armement en retraite, ancien responsable d’affaires industrielles internationales à la DGA, conseil en stratégie et management, président de l’IRCE

 

Nicolas Sarkozy, ou ses conseillers, réagissaient sur une loi protectionniste étasunienne de 1933 que les industriels de l’aéronautique et de l’armement, qui essaient de vendre aux Etats-Unis, connaissent bien. Le Buy American Act énonce le fait que les entreprises américaines, surtout les PME, sont favorisées dans certains marchés notamment de défense et de haute technologie. Elles pourront être retenues même en étant en moyenne 10 pourcent plus chères que leurs concurrentes étrangères qui devront également faire valoir un pourcentage de fabrication industrielle locale de plus de 50%, pouvant aller jusqu’à 75% (RITA français). C’est notamment une des raisons pour lesquelles, en dehors du cours du dollar, les industriels étrangers cherchent à s’implanter aux Etats Unis et c’était une des façons, pour les japonais et les coréens, de contourner les quotas de fabrication de magnétoscope. Le Japon pratique également une politique d’achat domestique mais plutôt culturelle sans volonté de retour industriel. Ce pourcentage de surprix nous a été également imposé en Corée du Sud privilégiant les matériels américains, avec une clause rehaussée en cours de négociation !

 

F-16

F16-copie-2.jpg

Cette loi, très surveillée par le congrès américain pour protéger ses entreprises, et dérogeant aux règles du commerce international, s’apparente aux principes de contreparties rencontrées dans de nombreux pays, dont européens, qui rend ainsi la vente de matériels beaucoup plus compliquée en rapport aux biens de consommation courants. Vendre un avion signifie, sous couvert d’indépendance nationale, souvent accorder aux industriels de l’acheteur tout ou partie de la fabrication ou de fabrications voisines, voire de faciliter le commerce sur d’autres biens pour un même montant, quand il ne s’agit pas de trouver l’ingénierie financière. Les limites d’application sur les technicités duales sont minces. Par ce procédé, les pays peuvent préserver ou acquérir une capacité industrielle, provoquant un éclatement des marchés nationaux de défense. Des règles assez contraignantes ont été mises en place dans de nombreux pays européens. Les grands perdants européens sont les grands pays industriels comme la France, l’Allemagne ou la Suède puis l’Italie et l’Espagne puis certains pays de l’Est dans une autre mesure.

 

Cependant, imitant la libre circulation des biens, les pays de l’Union ont été  désormais incités à s’engager dans une concurrence sans contrepartie par la directive 2009/81/CE du Parlement européen et du conseil, relative à la coordination des procédures de passation de certains marchés de travaux, de fournitures et de services par des pouvoirs adjudicateurs ou entités adjudicatrices dans les domaines de la défense et de la sécurité. Elle comporte néanmoins certaines exclusions concernant les cas de risques de communication d’information sensible notamment pour les programmes de recherche. Cette mesure vise donc à réduire et annuler les politiques de contreparties entre pays de l’Union.

 

Cette directive rend caduque une ancienne directive sur les marchés publics qui permettait aux Etats Membres, dont souvent la France, d’exempter les marchés publics d’armes de munitions et matériels de guerre des règles de publicité et de concurrence communautaires si cela était nécessaire à la protection de « leurs intérêts essentiels de sécurité » sous le couvert du célèbre article 296 (ex 223). Autant dire que chacun pouvait les définir comme bon lui semblait, comme les « intérêt vitaux » proche de la dissuasion qu’il ne faut pas figer sous peine de ne pas pouvoir les faire évoluer ! Elle rend donc également caduque toutes les politiques de compensation industrielle existant au sein de l’Union.

 

Eurofighter

EFA-copie-2.jpg

L’objectif de cette directive se veut être un substitut d’un manque de pédagogie pour éviter l’art 296 considéré comme « un obstacle couteux et inefficace à la fois à la concurrence et à la coopération intra-européennes » comme le souligne un document de 2006 de la Commission. En acceptant de jouer le jeu de la transparence, l’Europe de l’armement a besoin d’une Meilleure SOlution de Rechange (MESORE) fédérale, à la fois protectrice et facilitatrice et qui la fera mieux se connaitre et travailler ensemble avec des gains en terme d’efficacité, de rationalisation et de coûts. N’oublions pas non plus que le deuil des intérêts vitaux ne se fera pas d’un jour à l’autre. Il convient désormais d’aller plus loin au risque que cette directive ne soit pas appliquée et l’Europe discréditée suite au succès une concurrence extérieure n’ayant pas les mêmes contraintes ou pouvant offrir d’avantage pour remporter les marchés. Il s’agit en fait de créer une vraie politique industrielle européenne.

Proposons donc une règle similaire au Buy American Act dans le domaine de la défense et de la sécurité dans une dynamique fédérale et avec une imposition de juste retour donnant une préférence européenne. Pourquoi ne pas hausser les droits de douane déjà existants à l’entrée dans l’Union au profit d’une caisse commune pour notre Base Industrielle Européenne de Défense et de haute technologie ? Pourquoi ne pas créer une règle de compensation « européenne » gérée par Bruxelles ? Pourquoi cette Union, qui entretient une « politique extérieure », qui régule sa concurrence intérieure, n’aurait-elle pas une politique commerciale face à l’extérieur ?

 

Cette disposition bousculera certes les règles de concurrence européennes en imposant un système de préférence amont, mais provoquera une meilleure vision sur nos savoir-faire, nos forces complémentaires mais aussi nos carences face à la concurrence.

 

Cette prise de conscience interne oeuvrera dans le sens d’une Europe fédérale que désirait Jean Monnet en vrai visionnaire mais cette fois également au profit de l’industrie de défense et de sécurité, garante de notre indépendance européenne

 

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l'UE en tete des médailles de Londres 2012

3 Août 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

Et si nous regardions les jeux autrement ?

 

london-2012.jpg 

 

MAJ le 3 août 2012 07:28 

 

or    argent    bronze         total 

1 Union Européenne   26    34 32 =    92
2 Chine 18        11  5 =    34
3 Etats-Unis 18      9 10 = 37

 

 

  MAJ le 3 août 2012 07:28
 
 
 
Total
           
1 Union Européenne 26 34 32 92
2 Chine 18 11 5 34
3 Etats-Unis 18 9 10 37
 

 

le détail actuel de l'UE :

 

       
4 France 6 4 6 16
5 Royaume-Uni 5 6 4 15
6 Allemagne 4 8 5 17
7 Italie 4 5 2 11
13 Pays-Bas 2 1 3 6
14 Hongrie 2 1 2 5
17 Roumanie 1 3 2 6
20 Slovénie 1 0 1 2
21 Lituanie 1 0 0 1
28 Suède 0 2 0 2
29 Danemark 0 1 1 2
29 Espagne 0 1 1 2
35 République tchèque 0 1 0 1
35 Pologne 0 1 0 1
40 Slovaquie 0 0 3 3
41 Belgique 0 0 1 1
41 Grèce 0 0 1 1
           
    26 34 32 92
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automobile en Europe

12 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

et pourquoi pas une vraie segmentation stratégique automobile intelligente entre les constructeurs européens ?

 

il faudra aussi une révision de la politique de concurrence européenne

http://www.acea.be/

 

 

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50 ans de réconciliation à Reims

8 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

depuis 50 ans , nous travaillons l'Europe au quotidien et le couple allemand à la fois rival, critiqué, complémentaire et inséparabe en fait sa force

 

il faut condamner bien entendu sans relache les profanations qui veulent cassser notre entente.

 

 

Ayant habité 5 ans en Allemagne, et travaillé de concert dans des programems industriels, je connais les liens qui nous unissent vraiment

 

50 ans de réconciliation dans cette cathédrale qui a vu Clovis, Jeanne d'Arc et nos rois

 

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Europe : mise en place d’un pare-feu de dissuasion mais gare aux dégâts collatéraux

1 Juillet 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Le 19° sommet européen des 28 et 29 juin a tranché : au moins les deux premiers mon général ! L’optimisme est général et les bourses décollent. Une sorte de FMI (Fonds Monétaire International) européen va financer les Etats et les banques par des garanties de fonds avec une mutualisation des risques mais surtout un contrôle renforcé comme l’Union sait déjà le mettre en place sur ses aides directes et indirectes collaboratives

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Nous ne prenons peut être pas conscience de la force de l’acte qui vient d’être signé car il s’agit donc plus qu’un simple « pacte de croissance » de 120 milliards d’euros dans de nouveaux grands projets. Est-ce un pas vers l’Europe fédérale sur le modèle allemand et fallait-il une crise pour en arriver là ?

 

 

Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management

Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

Pour certains l’Espagne et l’Italie ont gagné car elles ont obtenu un sauvetage sans contrepartie. Pour d’autres,  l’Allemagne a perdu son pouvoir européen. D’autres enfin estiment que F. Hollande a sauvé son pacte de croissance. Je dirais cette fois ni l’un ni l’autre car ces deux pays et la France, avec son modèle de « croissance sociale », vont être contrôlés sans relâche. Les Allemands, montrant une solidarité limitée et une certaine liberté, refusaient que les fonds viennent sauver les budgets des pays sans droit de regard sur la solvabilité des Etats et de leurs dépenses.  La Chancelière a obtenu que le système ne fonctionne pas sur des euro-bonds émis en commun mais sur une notion d’assurance où toutes les parties essaieront de « jouer le jeu » si un problème financier arrive. Le Bundestag, vient déjà de valider cet accord. Les Etats devront travailler à objectifs budgétaires mais aussi cette fois à livre ouvert et à risque partagé.

 

L’Allemagne pense que, pour avoir une croissance saine, il ne faut pas dépenser plus que ce que l’on a. Les modèles sont différents. Quand le chinois gagne 2, il met un de côté et rachète la planète, quand l’américain gagne 2 il dépense trois et crée le rêve et la puissance industrielle financée par le Chinois et auparavant le Japonais. On sait aussi que l’endettement est une preuve de bonne gestion sauf s’il crée un risque de déséquilibre. Le modèle européen, encore autonome doit peut être s’équilibrer et s’inspirer des deux. Et tout porte à croire que le futur ministre économique européen sera allemand (président de l’Eurogroup).

Ce FMI européen, salué par Christine Lagarde, présidente du FMI, et accepté par l’Allemagne, qui se satisfaisait de leur spécificités propres, additionne en fait le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) de 250 milliards d’euros et le Mécanisme européen de Stabilité Financière de 500 G€. Ce montant de 750 milliards d’euros pourrait atteindre 1000 milliards afin de montrer une certaine force de frappe et de dissuasion face aux marchés monétaires influents. Les risques pour la France sont de 21 % de 500 G€, soit 110 millions quand on sait que le budget de l’Etat est de 1700 milliards. N’oublions pas non plus que 10 G€ pour la Banque Européenne d’investissement (BEI) qui finance les grands projets permettent un effet de levier de soixante

 

Ce fonds mutualisé est bien pour l’instant une garantie non dépensée qui permet de cautionner en cas de problème et sans passer par l’émission de bons échangeables sur les marchés, comme quand les entreprises ou les particuliers cherchent caution pour obtenir un découvert ou emprunter.

 

Mais gare aux mauvais élèves car ce fonds pourra ne s’adresser finalement qu’aux seuls bons élèves qui doivent néanmoins garder le cap sous peine de traverser le pare-feu qui ne les protégerait plus ou d’être accusé de pourrir et contaminer le panier de pomme de l’intérieur par manque de vigilance.

 

Mais revenons aux mécanismes. Hier deux tuyaux distincts existaient : le Fonds européen de stabilité financière finançaient les Etats qui étaient ensuite libres de renflouer ou non leurs banques privées. Les banques nationales prêtaient aux banques privées  avec l’accord de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui, quant à elle, ne finançait pas les Etats. Certains « raccords » ponctuels pouvaient être imaginés par dérogation avec la BCE. Désormais le fonds et la BCE pourront à la fois financer les dettes des Etats, comme celle de l’Italie ou de l’Espagne mais aussi directement les banques en difficulté sans passer par les Etats et donc sans risque ni contrainte de nationalisation.

 

On comprend les avantages et les inconvénients à la fois sur le partage des risques mais aussi du pouvoir. C’est une façon pour les Etats, qui avaient demandé que les garanties de fonds propres des banques soient rehaussées (accord de Bâle II puis III), d’imposer un pouvoir différent aux banques qui risquent aussi de refuser de prêter à nouveau pour se refaire une santé. Les marchés n’ont pas perdu pour autant car ils ont montré leur pouvoir de régulation à trouver une solution pour recapitaliser les banques qui ont encore joué leur rôle de victime avec un pouvoir réel sans être vraiment en faillite et qui savent retrouver leur mise avec les intérêts initiaux remboursés au départ. Notons aussi que sans cette aide directe, les avoirs bancaires des Etats auraient pu être revus à la baisse avec un effet induit sur la notation des Etats et donc une perte de confiance des marchés offrant donc des taux plus élevés. CQFD…

 

Les dettes continueront de s’élever mais la bouffée d’oxygène permettra d’éponger un besoin ponctuel et freiner la courbe exponentielle d’endettement

 

Mais attention : si les choses se passent mal et si les risques bancaires et souverains se matérialisent, ce sont in fine les entreprises et les contribuables qui trinqueront et seront pris en étau en apportant leurs garanties pour refinancer les banques et les dettes d’Etat. En somme, si la banque est en asphyxie par défaut de mouvements, le contribuable paie, si la banque disparaît par asphyxie, le citoyen qui a encore de l’argent placé perd également. Enfin, si le citoyen retire toutes ses liquidités et placements, la banque peut disparaitre car elle a besoin de liquidités. De l’autre côté, l’Etat pourra augmenter ses taxes pour se financer avec ou sans redistribution. Mais qui sauve les entreprises et les particuliers dans tout ceci ? Pourquoi ne pas créer un fonds de secours mutualisé européen comme il en existe pour certaines professions ? Soyons vigilants et intéressons nous davantage à l’Europe et soyons curieux des idées à travers le monde.

 

Il ne s’agit pas encore d’harmonie fiscale qui pourrait apporter certaines mesures efficaces dans certains pays pour combler les dettes mais surtout rassurer les créanciers partenaires. Mais là encore il s’agirait sans doute de prévoir certaines zones étanches car ni les 17 pays de l’euro ni les 27 pays de l’union ne peuvent immédiatement, notamment pour raisons culturelles, appliquer les mêmes critères de façon réaliste et réalisable. L’urgence d’intégration était autrefois politique, l’urgence des pare feu est désormais financière et tout aussi importante. Il sera cette fois intéressant de revoir les critères d’adhésion pour les nouveaux pays candidats à l’euro. Si ces mesures ne sont pas encore un réel fédéralisme, on voit bien que ce partage de compétences, est en bonne voie. Misons toutefois que ce modèle de gouvernance soit « européen ». 

 

à retrouver sur http://www.infos-dijon.com/article.php?sid=27600&thold=0

 

lire également :

 

MAIS QUI VEUT DONC LA PEAU DE L’EURO ?

La fausse inquiétude envers les banques

LE POMPIER ET LE FEU DE FORÊT

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un FMI européen au delà d'un simple pacte de croissance

29 Juin 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

un FMI européen va financer les Etats et les banques par des fonds propres issus des Etats avec une mutualisation des risques. Les gagnants sont l'Espagne et l'Italie qui ont obtenu une aide sans contrepartie mais ce EFMI pourrait s'adresser aux seuls bons élèves comme je le proposais pour cloisonner et endiguer la crise tel un coupe feu mais à double face.

 

il s'agit donc d'une mesure au delà s'un simple pacte de croisance de 120 milliards d'euros

 

 

euroCest un pas vers l'Europe fédérale. Mais si les risques bancaires et souverains se matérialisent, ce seront les entreprises et les particuliers qui trinqueront. Voir mon article "faut-il sauver les banques, les Etats, les entreprises ou les particuliers ? "

 

 

Europe : mise en place d’un pare-feu de dissuasion mais gare aux dégâts collatéraux

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SOUVENONS NOUS

29 Avril 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

je préfère publier ces photo prises lors d'un voyage en 1989 plutôt que mettre ma trombinette devant un monument

 

et maintenant je vous laisse vous recueillir et penser à toutes ces personnes disparues

 

 

 

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après le 6 mai...n'oubliez pas le 9 !

28 Avril 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

 

La JOURNEE DE L'EUROPE !

 

 

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