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Le blog philosophique de francois CHARLES

politique

l'heure de la séduction

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 

déjà en 1988, Charles PASQUA avait un certain regard sur les éléecteurs du Front National. Cela s'est traduit par le plus grand score de la gauche au deuxième tour...

 

même si je disais que le Nouveau Centre avait le droit d'exister et que l'invitation avait été faite trop tôt, le FN est un vrai risque dans une segmpentation différente   . C'est pourquoi cette "main tendue" est peut être dans ce cas un peu tardive !

 

depuis 1998, je dis que le FN est démocratique et républicain car autorisé. De plus, il n'est pas classé dans l'extrême droite

 

d'un point de vue psychologique, une marginalisation n'est jamais bonne et développe un risque

 

la recréation d'un parti très ancré à droite assurant un pont entre l'UMP et le FN peut être judicieux

 

quant aux électeurs FN, je leur rappelle une de mes fables...

 

L’APPARTEMENT TÉMOIN
Une cigogne avait décidé de choisir une nouvelle cheminée lors
de sa prochaine migration. Sans tarder, elle fit alors passer le
mot auprès de ses congénères.
Le maire d’une petite ville vint alors la trouver.
— Dame cigogne, le bruit court que vous cherchez meilleur
abri pour votre prochaine migration. Permettez-moi de vous
présenter ma ville : il y fait bon vivre, vous y serez en sécurité
et au calme. Je vous logerai au-dessus de la plus belle maison,
dotée de la plus belle cheminée. Un abri protégera votre nid de
la pluie ou des prédateurs, vous serez élevée au rang de
résidente d’honneur, ainsi que votre famille. Vous serez de
toutes les discussions quant à l’avenir de la ville et ma porte
vous sera toujours ouverte.
Et le maire de lui montrer nombre de photos paradisiaques
de l’endroit.
La cigogne, surprise, lui répondit :
— Cher Monsieur, votre geste me touche. Pourquoi ne m’a-ton
pas parlé de cet endroit plus tôt ? J’accepte.
Le moment venu, la cigogne arriva sur les lieux, enchantée
par avance de pouvoir profiter des bienfaits annoncés.
Elle se présenta à la mairie. Le maire étant absent, un
responsable du tourisme la reçut bien volontiers.
— Bonjour, dame cigogne, vous êtes la bienvenue, avez-vous
fait bon voyage ? Je vous ai apporté ce contrat que vous voudrez
bien signer.
— Un contrat ? Quel contrat ? questionna la cigogne. Le maire
ne m’a rien dit de tel.
FABLES ET TABLEAUX CHOISIS
49
Les fablaiux du managent•MEPok 10/06/03 17:14 Page 49
— Hum, ne vous en faites pas, ce ne sont que quelques
formalités pour les nouveaux arrivants. Tenez, voici le plan de
la ville avec votre emplacement.
— Mon emplacement ? Ma résidence, voulez-vous dire ? Avezvous
un guide du nouvel arrivant justement ?
— Oui, oui, excusez-moi pour ces termes malencontreux. Le
maire ne m’a pas prévenu de ce cas particulier, mais tout n’est
qu’une question de vocabulaire, répondit le conseiller qui
n’osait plus en rajouter. Par ailleurs, nous n’avons pas ce dont
vous me parlez, mais j’ai la liste des personnes à contacter pour
la maison si vous le souhaitez. Bonne installation !
Après avoir trouvé difficilement l’adresse, la cigogne
découvrit une immense maison, très ancienne, au milieu d’un
parc en friches.
Elle retourna aussitôt à la mairie.
— Ne vous êtes-vous pas trompé d’adresse ? Quand pourraisje
voir le maire ? demanda-t-elle.
— Oh, vous savez, il est très pris, peu de gens le voient
réellement ou travaillent avec lui. Il est souvent en voyage.
La cigogne se dit alors qu’elle n’avait peut-être pas tout
compris et commença les travaux d’aménagement et d’embellissement
de sa nouvelle demeure.
Les semaines passèrent. Elle réussit néanmoins à voir le
maire pour converser et boire le thé, mais non pour travailler
sérieusement. Trop polie, elle n’osa pas l’interpeller, et lui dit
presque qu’elle était satisfaite de son sort.
Elle décida un jour de découvrir la ville et tomba sur un
couple d’aigles perché en haut d’une tour.
— Que faites-vous donc à cet endroit ?
— Nous pourrions te poser la même question, lui répondirentils.
Nous supposons que tu t’es également fait séduire par
l’appartement témoin ! Notre présence attire les touristes, le
lieu d’habitation n’est qu’un leurre. As-tu lu les petites lignes
du contrat et les prestations que tu dois effectuer ? As-tu vérifié
qui était véritablement le maire ? As-tu demandé à rencontrer
un autre responsable de la mairie ? As-tu fait les mêmes erreurs
que nous ?
LES FABLIAUX DU MANAGEMENT
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Les fablaiux du managent•MEPok 10/06/03 17:14 Page 50
Enseignement
Qu’il s’agisse d’une relation client ou de la recherche d’un
nouveau poste, vérifiez ce que l’on vous dit avant de vous
engager.
En effet, vous qui désirez intégrer une entreprise, y allezvous
« en toute confiance », quel que soit le travail à accomplir,
les gens à côtoyer et les bureaux derrière lesquels vous allez vous
installer, ou alors, sans forcément rechercher une ambiance
feng-shui1, y cherchez-vous un lieu d’épanouissement ?
Mais peut-être n’êtes-vous pas sensible à ces préoccupations.
Ne nous voilons pas la face. Si vous vous accommodez de tout,
cette attitude ne sera certainement que provisoire et ne peut
s’inscrire dans la durée, avec toutes les dérives que cela peut
engendrer pour le salarié comme pour l’employeur.
Prenez le temps de bâtir sur de bonnes bases. Cherchez à
connaître le véritable fonctionnement de l’entreprise, avec qui
vous allez réellement travailler. Demandez à rencontrer vos
supérieurs et vos collègues pour confronter les discours. Exigez
que l’on vous ouvre les dossiers, demandez à visiter les
installations – en un mot, à découvrir votre environnement.
Existe-t-il un guide d’organisation ? Quels sont les groupes
de travail ? Existe-t-il un livret d’accueil ? Quelle va être votre
rémunération globale, vos couvertures sociales comprises ?
Êtes-vous prêt à poser les questions embarrassantes ou à
accepter de signer à la seule vue de l’appartement témoin,
quitte à découvrir ensuite qu’il ne correspond pas à la réalité
de votre poste ou de votre fonction ? Mais peut-être l’avez-vous
déjà fait ?
Attention aux entretiens de recrutement, aux intermédiaires
qui ne vous présentent que les avantages sans vous exposer les
pièges, simplement par manque de professionnalisme.
Ces réflexions s’adressent bien sûr aux managers, voire aux
conseils, qui ont envie d’optimiser leur recrutement. La
FABLES ET TABLEAUX CHOISIS
5 1
1 Art asiatique de décoration intérieure de type zen.
Les fablaiux du managent•MEPok 10/06/03 17:14 Page 51
numérologie, la graphologie, les tests psychotechniques, et j’en
oublie, sont des outils qui peuvent aider à déceler ou à
confirmer certains aspects, mais travailler en approche et en
vision globale doit être le cadre fondamental de départ.
LES FABLIAUX DU MANAGEMENT
52

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appel à contibutions

18 Février 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

vous le savez, je ne conçois pas la politique comme de "la comm"ni en luttant contre les personnes et surtout pas en les insultant. j'entends parler de blogs de cote d'or qui font le contraire et que je ne veux plus lire

 

bien entendu je sais aussi me défendre parfois avec les mêmes armes

 

qu'en pensez vous ? faut il vraiment dire à ses opposants "d'aller voir un psy ?" ou les traiter de "vieillard séniles?"

 

en tout cas ce ne sera pas comme cela que je prendrai la sous préfecture ni la circonscription, ni.... mon sièega au parlement européen !

 

je suis prêt à communiquer vos réponses

 

bien à vous

 

FC

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courage, rassemblement et générosité et ... porteur de sens

16 Février 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Ce sont les trois mots prononcés hier soir à Joigny, Jean François COPE pour le lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

je les reprendrai à ma façon :

"courage" de continuer la mise en place des réformes courageuses et qui demandent une prise de responsabilité et de conscience mais qui ne correspondant pas forcément aux attentes des forces dites de progrès social

 

"rassemblement" : pour la république ! mais aussi, comme dans toute période de crise, considérer les gens et les personnes avec leurs différences mais pour ensuite pour mieux avancer de façon raisonnée

 

"générosité" : comme je l'ai écirt dans un article suivant els priaires socialistes, François Hollande est plutôt un candidat du coeur, mais comme le disait François Mitterrand, à Jacques Chirac "vous n'avez pas le monopole du coeur". et Nicolas Sarkozy, comme françois Fillon, peut aussi montrer son coté coeur, comme le souhaite JP Raffarin mais avec tout en sachant garer la tête froide pour des prises de décisions raisonnées

 

je rajouterai "responsabilité" pour que certains se rendent compte de ce que la France a déjà investi pour eux et qu'il est temps de sortir de l'assistanat mais aussi pour mieux accompagner ceux qui en ont réellement besoin et souvent qui ne le disent pas !

 

enfin, pour faire allusion à l'image du bateau, je dirai que les Français doivent pouvoir désormais apprécier que le même capitaine soit désormais plus dans la cabine et "porteur de sens" qu'à la barre de façon permanente en train d'éteindre le feu même si ses actions sont efficaces, afin de mener à bien les actions engagées pour résoudre les  dysfonctionnements.

 

prochain article à venir : pour une vraie politique industrielle

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La politique est-elle un job ?

28 Novembre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Des hommes et des femmes politiques affirment que la politique est un « job », alors que pour d’autres il n’en n’est rien.

 

Dominique de Villepin, comme à peu près François Bayroud, dit que «la politique en France actuellement n’est pas celle d’un grand pays à cause des petites luttes stériles ». Est-ce cela la politique ? Un jeu de pouvoir permanent alors qu’il s’agit de l’avenir de la Nation et des ses citoyens ? Qu’en penser ? Est-ce plutôt un emploi ou une simple activité morale avec leurs réalités respectives ? Quel profil faut-il pour faire de la politique ? Qui est le plus à même pour représenter les électeurs ?

 

Quels sont les objectifs, les réalités et les options prises par les un(e)s et les autres ? Si la personne publique se mettait en méta situation, en vue d’hélicoptère, comment se verrait-elle et comment la verrions-nous ? Quelle serait sa devise ? Quelles sont les forces et faiblesses, les avantages, inconvénients pour faire de la politique et pour quelles motivations ?

 

 

Par François CHARLES

économiste, sociologue, coach et conseil en stratégie et management, créateur du « pack élection »

 

L’objectif positif du politique est d’abord de se faire élire, soit sur un programme de parti, soit sur son nom avec l’image liée, ou sur les deux. Il cherchera à faire passer une vision (trop rare) et à accompagner des idées de façon concrètes avec des objectifs à atteindre comme en entreprise. Ou alors il cherchera simplement à exister en mettant surtout le paquet lors des élections. Les motivations profondes feront souvent la différence.

 

En prenant le dictionnaire, on lit en synthèse que la politique a rapport aux affaires publiques et aux théories de l’organisation d’un Etat, à une science, une manière et un art de gouverner avec prudence et conduite calculée des affaires publiques pour atteindre un but précis. C’est aussi une lutte de partis. On lit aussi que job,  venant de l’anglicisme, signifie emploi rémunéré.

 

Quand j’enseigne la politique générale des organisations, j’énonce, par une synthèse des grands livres de référence, que c’est « une règle de conduite décidée pour une certaine période de temps en vue d’atteindre certains objectifs généraux » et que l’on peut faire de la « politique sociale, de l’emploi, politique de formation, de prix, de produit… »

Il est intéressant de comparer la politique des élus avec les comportements rencontrés en entreprise, où l’on fait du terrain mais aussi de la politique générale et de la stratégie. Les collectivités et les Etats devraient donner l’exemple et être gérés comme n’importe quel type d’organisation car gérants des deniers publics. Quelles en sont les réalités ?

 

S’agissant de l’accès au poste, le politique, en dehors des ministres, est élu et non nommé avec un aura et une représentativité suprême «moi je suis élue ». Un élu peut être sanctionné par les urnes à la fin de son mandat pour son incapacité, son désamour ou indirectement celle de sa famille politique qui peut elle-même le désavouer pour donner son soutien à d’autres. Il en sera de même pour un poste à durée déterminée en entreprise ou avant le terme en cas de faute ou de licenciement économique. Dans l’un et l’autre cas, l’intéressé peut néanmoins démissionner. Les objectifs électoraux sont également différents, certains sont locaux et d’autres nationaux ou même internationaux et sont déterminés dans le temps pour un ou plusieurs mandats de 5 ans en moyenne.

 

Un mandat politique vise à savoir prendre des décisions qui se nourrissent d’éléments techniques, sociaux et économiques et non l’inverse. Les réalités touchent ainsi les connaissances et les capacités. A quoi sont donc formés les politiques ? Une fois élus avec leurs discours et leurs critiques, aisées quand ils sont dans l’opposition, qu’en est-il de la mise en pratique ? « La politique me fait peur » m’affirmait une élue briguant des mandats dévoilant ses incompétences pouvant certes comblées à terme car elle en a les capacités. Un politique est là pour donner du sens et faire confiance aux spécialistes et aux techniciens qui l’accompagnent pour mettre en œuvre ses orientations. Heureusement les troupes salariées sont là et vivent les allées et venues des politiques en faisant leur travail mais souvent avec peine par manque de leadership adapté.

 

Au-delà des cours de communication, les politiques peuvent recevoir des formations labellisées par le ministère de l’intérieur mais il s’agit rarement de formations en stratégie, finance publique et d’entreprise, marketing management pour parler de force motrice, de leadership responsable, de négociation « win-win » car une collectivité et un Etat se gèrent comme une entreprise certes avec des règles budgétaires différentes (annualité, unicité…). Est-ce oublier qu’il y a une rémunération, que les député(e)s dirigent leur assistant(e) mais que les maires et conseiller territoriaux orientent la voie de toute une organisation ? « Je n’y comprends rien » me disait un président de région quand je lui parlais de coaching en stratégie et management.

 

Sur un autre registre dont bien peu de gens en prennent conscience, qui envoie-t-on au parlement européen ou en poste à l’étranger ? Souvent des personnes à éloigner ou à gratifier mais rarement des personnes qui connaissent déjà le métier alors que c’est là que se joue l’avenir de la Nation. Mais il en est parfois de même en entreprise ou dans l’administration.

 

Les réalités sont également financières.  Il s’agit souvent d’un calcul sur le niveau de rémunération correspondant au(x) mandat(s)  permettant ou non de vivre et de quitter son emploi. L’élu touche une indemnité pour les uns ou une rémunération pour les autres de quasi emploi de fonctionnaire à durée déterminée car sécurisé pendant la durée du mandat. Certains en font un métier, mais peuvent ils en vivre, pour leur conviction ou pour l’intérêt général. Si un élu vient du public en abandonnant sa fonction pourquoi gagnerait il plus  sauf à lui rembourser certains frais pour qu’il jouisse d’une certaine représentativité ? Il serait difficilement concevable qu’il gagne moins sauf volontairement. Il serait intéressant d’analyser à partir de combien ou pour quel mandat ou quel nombre de mandats, la notion d’indemnité passe à la notion de rémunération pour en vivre et donc à la notion de « job » . Les réponses seraient différentes en fonction du niveau de vie avant l’élection et ce à quoi les élus aspirent. Mais une autre question se pose, parfois effrayante : à partir de quelle taille de ville le jeu vaut-il la chandelle d’être maire avec les contraintes et les responsabilités civiles et pénales attenantes ?

 

Les réalités de choix portent également beaucoup sur l’emploi du temps. Est-on prêt à sacrifier sa vie de famille ? L’équilibre transactionnel de la journée du vrai politique, actif tout le temps même en dehors des élections, est proche de celui du chef d’entreprise quelque soit le niveau, c'est-à-dire plus équilibré qu’un salarié pour lequel l’activité (le travail) est prépondérante par rapport aux passe-temps, rituels, jeux, phases de retrait et d’intimité (PRAJI). Mais comment font donc les personnes qui cumulent alors qu’ils sont maires de grandes villes ? Ils deviennent en fait de vrais chefs d’entreprises et certains s’y convertissement ensuite facilement. Peu de couples font ensemble de la politique ou la vivent en même temps. Certains conjoints essaient d’accompagner dans l’ombre, d’autres activement et se le font reprocher par les équipes, d’autres s’en détachent et laissent parfois paraitre leur détachement. Parfois les enfants subissent des attaques à l’école à cause des idées de leurs parents. Dans le cas de l’entreprise, peut-être sera ce le cas pour les enfants d’un patron de centrale nucléaire ?

 

N’oublions pas les inconvénients et les menaces portant sur la vie privée pouvant être mise à nue. Faut-il faire la différence entre vie publique et vie privée ? Certains politiques affichent leur vie publique pour faire voir un modèle alors qu’il en est tout autre en réalité. Expose-t-on sa vie privée en entreprise ? Par contre, quand il s’agit de vie publique ou il s’agit de donner l’exemple, on peut concevoir d’être transparent sur sa vie privée pour analyser l’équilibre psychologique du candidat.

 

Certains se battent pour des idées, d’autres pour un travail commun au-delà des clivages, d’autres pour des territoires avec une attitude guerrière et agressive. Certains job sont techniques, d’autres conceptuels. On attend le politique pour donner une vision, une force motrice mais bien souvent il ne fait que des coups, certes visibles sur le terrain mais sans réelle cohérence globale, comme le patron de PME toujours le nez dans le guidon. Il est noté par la presse en fonction de ses interventions. Il n’agit pas en porteur de sens alors qu’il est payé pour cela alors que le patron de PME est libre de choisir ou non de le faire.

 

On attend d’un politique qu’il soit responsable et donne l’exemple sur son comportement. Pourtant en pleine séance parlementaire, il n’est pas rare d’en voir s’insulter, se dénigrer et oublier par amnésie les réalités de certaines prises de décisions passées en toute impunité et irresponsabilité. Est-ce un comportement reconnaissable en entreprise ? Parfois oui. Les professionnels de la politique de haut vol sont comme les diplomates : ils ne s’affrontent pas en nom d’oiseau,  surtout pas en direct et ne disent jamais non car pour eux oui veut dire peut-être et peut-être veut dire non. L’entreprise surveille son concurrent mais ne le critique pas.

 

La politique nécessite de savoir constituer, traiter, présenter et défendre des dossiers, créer des relations, serrer des mains, communiquer, argumenter, convaincre. Mais certain(e)s considèrent que la politique est un combat sans négociation. Certes le politique doit être équilibré, tel un sage. Mais certains profils de personnalité dénotent une préférence pour le combat quand d’autres sont fait pour le dialogue avec une compréhension de la notion d’ « écoute active ». Certains disent « je fais mon job, je dois être une combattante » et d’autre « je suis sur le terrain et en train de m’occuper des dossiers » et d’autres enfin « j’apporte du sens ». Faut il être perfectionniste, altruiste, battant, observateur, loyal, fort, modérateur (voir ennéagramme), savoir jouer, tout encaisser retourner sa veste et  être  amnésique d’un jour à l’autre  et ne pas assumer ses responsabilités ? Peut-in faire de la politique sans aimer le pouvoir et la puissance ? Je mets une préférence sur le triangle 3-6-9 et bien entendu sur les « persévérants » de l’analyse transactionnelle qui partiront en croisade « jusqu’à ce que » l’on adhère à leur opinion et le « promoteurs » qui vivent dans l’excitation superficielle des projets. Mais souvent la population aime le combat et les machines de guerre du « chef » 8 adepte du jeu « battez vous » mais qui peut tomber en contrephobiques 4 quand il est incompris. Ce même chef sera bien entendu amnésique quand cela ira mieux  pour oublier ce moment de faiblesse inavouable et reprendra sa place dans le triangle sauveteur-victime-persécuteur.

 

Si l’on prend les polarités du MBTI, les politiques que je côtoie sont dans des préférences de fonctionnement plutôt extraverties (E) en se ressourçant avec les autres plutôt qu’introverties (I), plutôt pratiques (S) et sur le terrain que conceptuels (N) pour la recherche d’informations. Ils prennent plutôt leurs décisions avec le coeur (F) par conviction et sens plutôt qu’avec logique (T). Enfin, ils sont plutôt organisés (J) pour ne manquer aucun événement et organiser leur carrière plutôt qu’adaptable (P) en devant changer leur programme en fonction des aléas. Mais l’important est qu’ils soient équilibrés et qu’ils marchent « sur leurs deux pieds »  pour réduire l’énergie générée quand ils sont obligés de conjuguer avec leur zone de stress.

 

On peut considérer que la politique n’est pas un job pour ceux qui découvrent la politique par opportunité, parce qu’ils se sont retrouvés propulsés dans un mandat en sachant défendre une cause. Pour eux, c’est un « plus » s’ils peuvent continuer leur emploi initial en espérant qu’il ne négligent pas leur emploi d’élu, si leur mandat ne leur permet pas de vivre décemment et tout simplement s’ils n’ont pas envie de l’abandonner. Mais cela peut certes devenir un job politique à mi-temps ou à plein temps quand ils doivent finalement abandonner leur travail initial en étant souvent moins bien payés. La règle du jeu doit être claire avec l’électeur avant le scrutin. Dans cette catégorie se retrouvent souvent les personnes issues de ce que l’on appelle la « société civile » tels les médecins ou des salariés ou chefs d’entreprises.

 

Par contre la politique serait un job pour ceux qui vivent et ressentent la politique tous les jours comme une vocation depuis leur jeune âge et sont payés pour cela car il faut bien vivre. Ils on choisit leur carrière immédiate ou future et la sanction mais souvent indolore car compensée par une autre situation sécurisée : tu seras ingénieur, fonctionnaire, professeur ou ministre. Ils peuvent y prendre goût  mais ne doivent pas oublier qu’ils sont aussi payés par l’argent public et que travailler pour la chose publique représente des droits, des devoirs, des avantages et des contraintes. Les fonctionnaires qui travaillent 50 heures par semaine dans les cabinets ministériels pourtant payés par de l’argent public le savent bien. Au delà du simple fonctionnaire, ils s’y consacrent toutefois en pensant à la sanction des urnes mais sans trop le montrer Il est fréquent de retrouver fonctionnaires en disponibilité, habitué à traiter des dossiers, travaillant plutôt cette fois sur la forme plus que le fond et qui peuvent reprendre facilement leur poste en cas de défaite car ils passent d’un emploi public à l’autre. En approche psychologique, les fonctionnaires réussissant en politique, passant donc de l’exécutant au guide, sont « parent normatifs » ou « enfant libre » avec un côté social développé. Ils s’ennuyaient et sortaient du lot tels les surdoués. On peut y retrouver aussi d’anciennes professions libérales qui trouvent enfin le moment d’épanouissement mais aussi d’anciens chefs d’entreprises qui voient un nouveau mode de pouvoir et de puissance avec une certaine protection (3P).

 

Les uns et les autres ont des convictions mais pas les mêmes motivations.  Un job n’est plus éternel et cet emploi rémunéré ou non nécessiterait un réel entretient global de recrutement pour déceler les forces mais aussi les aspects cachés.

 

Et qu’en est-il pour votre élu(e) local(e), national ou européen ?

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Le problème des politiques, comme des patrons de PME : l’absence de vision

23 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

J’entends beaucoup de déçus de la politique dire souvent la même chose : nos politiques n’ont pas de vision. A l’heure des primaires en France, des échéances de 2012 et de toutes celles de 2014, il serait peut-être intéressant de se poser certaines questions : Est-ce une généralité ? Une croyance ? Est-ce grave ? Important  pour notre pays? Comment y remédier ?

 

 

Par François CHARLES*

 

 

Reprenons nos bonnes vieilles méthodes de coaching : quel est l’objectif si possible positif de la majorité des femmes et hommes politiques ? Se faire élire, si possible plusieurs fois de suite voire avec plusieurs mandats en même temps, peu importe  la manière, sur un programme, des promesses, parfois en changeant de camp, sur leur personnalité, leur convivialité, la façon dont ils auront su piquer et casser l’adversaire.

 

Un politique sans ambition ni conviction se contentera d’objectifs locaux, proche des réalités de petites collectivités. Les autres viseront haut et se distingueront rapidement et parfois se grilleront les ailes.

Les réalités sont proches des patrons de PME : même s’ils ne savant pas ce qu’ils doivent dire, ils sont « sur le terrain », ils doivent signer des conventions, se faire prendre en photos, j’en connais qui vont chez le coiffeur tous les deux jours… Le mandat peut être calculé avec une fenêtre de tir pour engager ou non les actions.

 

Mais cela fait partie du métier. Toujours prêt ! Comme les militaires en somme. Une fois élus, quand ils ou elles le sont, ils doivent régler les problèmes courants des administrés. Mais les autres réalités, sont souvent une absence de prise d’information globale et de vision et une absence d’analyse de risques.

 

Les réalités psychologiques des politiques qui réussissent le mieux sont souvent liées d’une part aux convictions et avec une certaine notion de perfection qui impliquent la personne elle-même qui ne veut pas que les autres travaillent sur leur projet et qui considèrent souvent qu’« une collectivité ne se dirige pas comme une entreprise » afin de ne pas avouer leurs limites.  En cas de lutte ou de stress ces personnes partiront « en croisade » quel qu’en soit le résultat ou feront très souvent des « projections » sur les autres de ce qu’ils n’aiment pas voir chez eux.

Ou alors on aura affaire à des personnes battantes uniquement dans l’action qui mettront tout en œuvre pour réussir dont l’important est de faire gagner le parti, faire des "coups » avec une volonté de résultats sans considération du contenu  « donne nous des exemples concrets qui marchent » et avec blâme et manipulation si le processus ne fonctionne pas comme convenu et si vous êtes trop dans « l’idée »

 

Ces deux catégories ne prennent pas assez le temps de considérer la globalité des réalités. Exagérées à l’extrême, elles entretiennent une problématique de déséquilibre émotionnel quand elles s’aperçoivent souvent trop tard que les actions menées vont finalement dans le mur ou que les convictions sont finalement vides de sens.  La première catégorie intègre parfois mieux la notion de « politique générale », la seconde ne la comprend pas et ne l’accepte pas.

 

Les crises permettent aux uns et aux autres d’éteindre les flammes mais non de créer le coupe feu salvateur. Mais qui a perdu ? La Nation et l’entreprise toute entière

 

*Economiste, sociologue, écrivain, coach en stratégie, management et développement personnel, créateur du « pack élections »

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Les primaires socialistes ont désigné un leader de cœur plutôt qu’un leader d’idées

20 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Voilà. Le parti majoritaire de gauche a enfin montré un vrai progrès social : la mise en place de primaires pour canaliser les énergies en désignant, six mois avant, le candidat qui affrontera le centre droit, la droite modérée et la droite dure et tentera également de séduire toute la gauche en  2012 face à la majorité en place. Qu’en sera-t-il dans 5 ans pour les primaires à l’UMP si elle existe encore ? Pour toute la droite ? Pourquoi pas au centre ? S’il est plus plaisant de connaitre son adversaire à l’avance, il sera peut être intelligent d’établir une cohérence, une règle administrative et organisationnelle identique pour tous.

 

Par François CHARLES

 

Depuis le temps qu’il l’attendait, François Hollande, homme de gauche mais sachant être conciliant et rassembleur comme avec Jacques Chirac ou Dominique de Villepin, était-il prêt aussi vite à affronter son destin et celui de la France ? Quel est vraiment son programme et en a-t-il réellement besoin ? Quelles sont les forces et faiblesses, opportunités et menaces, avantages et inconvénients pour FH d’être déclaré aussi tôt face à un candidat non déclaré mais connu, mais surtout d’être LE candidat principal de la gauche ?

Stratégiquement, les primaires socialistes auraient dues être gagnées par DSK, un candidat revenant d’un exil doré, respecté de tous mais dans une fausse lutte droite/droite, et donc avec un vrai risque pour le programme de Nicolas Sarkozy. C’est bien F. Mitterrand qui disait que la meilleure politique était de droite faite par quelqu’un de gauche ou … apparenté.

 

Bien que je salue la convention de l’UMP qui pour une fois a agi avec méthode sur le fond, je pense qu’il convient plutôt cette fois d’analyser le candidat plutôt que sa ligne de parti. Car il s’agira bien ici finalement de deux candidats qui s’affrontent et non de deux camps. De part sa personnalité, NS veut être LE candidat que suivra la droite et non pas le candidat de la droite. A gauche, la situation n’aurait pas été la même avec Martine Aubry, leader opérationnel et de processus au style démocratique qui aurait davantage représenté le parti. FH et son style bienveillant représente quant à lui le pouvoir du cœur, comme F. Mitterrand et cette arme est redoutable pour gagner les élections mais aussi pour fragiliser la France et l’Europe car en période de crise il n’est jamais bon de prendre des décisions avec le cœur. Espérons qu’il n’en sera rien.

FH sera plus un leader  responsable et psychologique que les Français semblent vouloir pour se reposer un peu des réformes, certes courageuses, mais qu’ils doivent néanmoins intégrer dans un souci de bonne gestion. FH saura de plus certainement surveiller, canaliser et faire participer ses barons alors que ces derniers auraient été obligés de faire allégeance à DSK et MA. Le risque pour FH serait que l’amour s’estompe avant les urnes mais l’avantage est que l’anneau est déjà au doigt pour le meilleur et pour le pire. 

 

Quant à NS, on peut se poser maintenant la question du report de l’annonce de sa candidature. S’agit-il du risque de computation des dépenses électorales qui s'effectue durant toute l'année précédant le mois du scrutin présidentiel ? A priori non. On pourrait suivre l’adage qui vaut qu’il n’est jamais bon de se déclarer trop tôt mais ce n’est pas non plus le cas puisqu’il n’existe pas d’autres vrais candidats à droite pour 2012. Le Président veut sans doute rester celui de tous les Français le plus longtemps possible et suivre son profil promoteur de réaction et non d’initiative en attendant le dernier moment pour mieux savoir où et sur quel terrain combattre. L’avantage est qu’il sait déjà contre qui !

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Les cantonales et territoires, laboratoires et éléments de stabilité pour une politique nationale et européenne

13 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Au même titre que la vision européenne se nourrit des particularités nationales et volontiers locales, savoir valoriser la les cantons, c’est participer à la définition de la force motrice des territoires de demain dans l’Europe des nations et des régions.

 

Après avoir accompagné et participé à tous niveaux à trois semaines de campagne sur trois cantons différents de côte d’or, puis avoir analysé les résultats, j’en ai tiré certains enseignements généraux majeurs pour ce scrutin à la fois local et national. Une approche comparative avec le monde des organisations permettra sans doute de mieux comprendre certaines subtilités.

 

 

Par François CHARLES*

 

 

L’électeur local du canton, composé de communes rurales et citadines, incluses dans des communautés de communes, vit les mêmes attentes que le salarié d’une PME filiale locale d’un grand groupe. Ils partagent des ressentis souvent d’injustice et des besoins d’existence similaires. Ils rencontrent tous deux leurs chefs éloignés uniquement lors d’événements.

 

Le salarié accepte ou subit souvent la politique générale du groupe qui développe une communication trop générale et floue qui ne trompe personne alors qu’une politique locale et des actions concrètes sont attendues. Les réactions sont parfois violentes avec les risques que cela comporte sur l’équilibre social et financier. La force de l’électeur à échéance régulière est de disposer de bulletins de vote pour changer de chef local, national ou européen souvent en fonction de la personne et des actions de ce dernier. On votera souvent pour une raison de confiance, pour un leader à la fois psychologique, responsable et opérationnel. Mais tel leader local saura aussi se cacher derrière des boucliers nationaux afin de valoriser ses initiatives locales.

 

Le salarié se syndicalise et donc se politise dès qu’il ressent un sentiment d’indifférence souvent issu d’une incompréhension. Au même titre, l’électeur local rejette le discours national sauf quand il peut créer un contre pouvoir et aider à alimenter une « planche à secousse » sur le leader en place.

 

Le salarié comme l’électeur semble avoir la volonté de participer aux décisions de façon concertée et autrement que par un vote. L’un et l’autre ne doivent toutefois pas remettre en question la démocratie qui laisse la parole à l’équipe mais qui reconnait que la décision incombe au chef et à l’élu.

 

Les ouvriers d’Etat sont capables de changer de statut s’ils ont une visibilité et certaines garanties car ils savent aussi intégrer les réalités du fonctionnement d’une organisation. Et en cela, leurs syndicats leur cachent souvent et maladroitement la copie au risque de se faire déborder par leur base. Si l’électeur sait aussi être fidèle, il peut mettre en garde les politiques qui auraient trop promis, trop caché les réalités, trop maquillé les chiffres ou trop tapé sur l’adversaire pour se faire élire sans réelles propositions concrètes.

 

Les salariés sont capables d’accepter de considérer que le bonheur passe par la création et le maintien d’emploi et par certains choix stratégiques et opérationnels courageux. A ce même titre, les dirigeants doivent être capables d’avoir le courage d’aborder le vecteur social comme condition à une création de valeur durable et non comme une obligation régulière. L’électeur, généralement salarié, est donc également sensible à cette approche et peut comprendre certaines décisions de fermeture ou de réorientation. Mêmes les forces dites « de progrès » en prennent conscience mais souvent en aparté pour garder un discours cohérent.

 

Enfin, comme le salarié, l’électeur local a néanmoins besoin du regard du siège pour vérifier son appartenance, son besoin d’estime et d’accomplissement et pour faire passer certains messages directement. Beaucoup de personnes auraient apparemment été satisfaits s’ils avaient rencontré leurs élus européens qui auraient pu faire part de leurs expériences et applications pouvant être mises en pratique dans leur espace de proximité.

 

Le chef d’entreprise n’est rien sans ses salariés et inversement. L’Europe n’est rien sans ses territoires et inversement. Cette roue d’amélioration continue est le gage d’une certaine stabilité pour aller de l’avant sur le chemin. Et rien ne sert de trop l’éclairer au risque de perdre notre vigilance salvatrice de longévité.

 

*Economiste, sociologue, écrivain, président d’associations européenne et humanitaire, ancien responsable politique

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