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Le blog philosophique de francois CHARLES

territoires de cote d'or

Symposium Vendre à la Défense française et à l'OTAN du 23 Mai à Dijon

14 Juin 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

la majorité de la presse muselée n'a pu / voulu communiquer sur cet événement d'intéret général qui fut une grande premiere en région pour nos entreprises dans des rencontres d'affaires facilitant souvent plus de 5 ans de recherche de contact pour les entreprises qui ne savent pas comment s'y prendre pour atteindre les interlocuteurs qui ont accepté de se déplacer en région à l'invitation du Président de l'IRCE et de ses partenaires

 

n'hésitez pas à retrouver l'événement sur http://irce.oveblog.com 

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VILLES ROSES ET CAMPAGNES BLEUES…MARINE

21 Avril 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

Les élections de 2011 et 2012 nous ont enseigné  que l’abstention savait être forte, que les villes devenaient roses et que les campagnes bleuissaient fortement comme par opposition et alerte, comme récemment au premier tour d’une élection locale.

 

A un an des prochaines élections, quelle est donc cette vague de couleur et comment l’analyser. Faudra-t-il une carte de bonne conduite française pour entrer dans certaines campagnes ou une carte de parti ou d’association pour rentrer dans certains quartiers urbains ? Est-ce désormais l’UMP et l’UDI qui comptent les points alors qu’ils pensaient marcher sur le tapis rouge ? Les « Unions » vont-elles finalement travailler ensemble et contre qui ?

 

 

Par François CHARLES

Animateur politique, ancien cadre de partis, créateur de Droite Fédérale, auteur d’un « programme social, écologique et semi-libéral »

 

un programme politique social, écologique et semi-libéral

 

J’ai fait le tour de la question car je suis né à la campagne, j’ai vécu en grande ville, puis à l’étranger, puis en ville nouvelle de part et d’autre des problèmes pour revenir en proche banlieue puis enfin à la campagne. Mais la campagne change aussi comme vous avez pu le lire dans mon analyse « ville et ruralité » où il faut trouver une intelligence entre ces deux composantes en mutation avec des réalités importantes en terme de développement. Les gens de villes peuvent aussi vite perdre leur couleur rose en arrivant à la campagne sans pour autant reconnaitre les valeurs profondes de la terre. Mais toutes les villes ne sont pas roses non plus.

 

Le président du Conseil général de Cote d’Or se lance à la reconquête des territoires avec des actions techniques de développement plutôt que politiques. Il a raison si l’on considère que la bulle réactionnaire se réduit quand l’activité économique repart, libérale ou non. Mais il s’agit de ne pas se tromper de combat étant donné que la Cote d’Or, plutôt rurale, est plutôt déjà préservée à droite, enfin… par toute la droite. Il serait dommage de faire une nouvelle exception nationale... Le combat n’est il pas contre les citadelles de gauche ? J’aurais donc plutôt écrit « à la reconquête des villes » ou « à la préservation de nos campagnes ». Quand des gens dits de droite ou centre droit disent savoir faire du porte à porte mais n’osent pas aller dans les logements sociaux quasiment de peur de se salir et ne pas pouvoir tenir une discussion, mais pourtant sont devant les usines à 5h du matin pour faire un coup de communication, on comprend qu’il reste beaucoup de travail et mieux vaut peut-être  en effet consolider les « nouvelles campagnes ». La gauche va surement travailler aussi sur ses forces et conserver ses acquis en créant des citadelles sociales dans les villes  face à l’aspect travailleur et responsable des campagnes accueillant ou non ensuite les villages en fonction de l’appartenance au parti ou à telle ou telle association ? On ne peut lui reprocher d’essayer de mener sa politique.

 

Que sont donc les forces du FN ?  Les électeurs sont-ils prêts à voter pour ses candidats et s’apercevoir ensuite qu’ils ne pourront pas mener leur politique sauf à en adopter une autre. Mais le FN n’est plus ce qu’il était et reste compatible avec la République et le front républicain. C’est même l’interlocuteur FN des débats qui montre maintenant le spectacle désolant des dialogues entre les autres partis. Le FN, dit les choses sans scrupule, et est désormais à l’AN sans avoir eu besoin de la proportionnelle mais vit pour l’instant plus dans l’isoloir qu’au grand jour. Il reste ancré chez les grands propriétaires terriens, ou ceux qui le sont devenus, qui étaient, en temps de crise, davantage pour Pétain que De Gaulle. Plus que l’on ne pense, la ruralité, qui englobe les petites villes, est politisée et la ruralité peut aussi montrer à la ville sa dépendance. Et le salut viendra d’une droite un peut plus … fédérale.

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municipales DIJON

9 Avril 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

municipales Dijon : je comprends que vous n'aimiez pas les absences de programmes et la bataille par l'insulte. Après "ma vision pour Montbard"  et après avoir recadré certains anciens candidats, peut-etre vais-je écrire ma vision pour DIjon dans la logique de mon serment de Koufra

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Economie numérique

18 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

ce paragraphe est court mais existant et a toute sa valeur

 

Sans en faire un ministère, il faut faire du numérique un vrai vecteur de développement pour les entreprises.

Ces dernières peuvent influer sur son développement en se répartissant dans les territoires pour leur vitalité. C’est une roue d’amélioration continue. Le numérique influe aussi sur la médecine, et est un vecteur de décloisonnement de l’agriculture dont les exploitations sont devenues de vraies entreprises. Je ne serais pas revenu en Bourgogne si je n’avais pu communiquer professionnellement en utilisant les réseaux depuis notre ancienne ferme.

Le numérique doit être également un vecteur de liens des séniors, pour garder nos habitants, en faire venir d’autres ainsi que pour le tourisme. En 2015, chaque utilisateur devra pouvoir envoyer plus de 2 méga en 2015 et donc des pièces jointes et surtout dans les campagnes, sans attendre l’arrivée d’une industrie ou d’un pôle d’excellence rurale. Certaines dispositions sont déjà prises en la matière.

Il convient également d’installer un plan de sensibilisation et de formation des personnes âgées par les plus jeunes ou par des équipes du conseil général comme en Cote d’Or qui doit cependant développer ses cyber-bases dans toutes les villes importantes (SATI 21) et des ateliers dans chaque canton et notamment à Montbard, seconde sous-préfecture. 

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NON à l’appel de Dijon non européen

6 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

Après mes vœux de pacte citoyens, je  veux aujourd’hui m’insurger contre un jusqu’au boutisme et une attitude plutôt nombriliste de baronnie franco-française sans esprit européen. Je me suis longtemps posé la question du titre. J’aurais pu un « j’accuse ! » de Zola assassiné dans son sommeil et m’amuse de l’ « appel » lancé après mon appel de juin dernier.

 

Cette émotion Dijonnaise, avec pétition, lancée par un élu cote-d’orien contre la réforme territoriale prévue par le gouvernement au pouvoir, semble faire son chemin mais mériterait un certain regard.

 

Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

La France, pays fondateur de l’Union, doit acquérir une dimension européenne au-delà des luttes de pouvoir et de personnes.  Et si l’Europe doit atteindre une dimension politique au-delà de son fonctionnement technique actuel (voir articles sur le fédéralisme), elle ne doit pas être politicienne pour autant.

 

La France peut continuer à montrer l’exemple mais en considérant que le centre de gravité géographique et de fonctionnement de l’Union ont changé.

Si les départements existent en France, exemple historique d’Etat centralisé, depuis la fin du 18° pour en fait mieux contrôler certains jeux de pouvoir locaux, la décentralisation de 1982 a voulu donner une responsabilisation territoriale à dimension européenne.

 

La France est le plus grand territoire des 27 pays de l’Union juste devant l’Espagne et la Suède. En dehors de France, on ne trouve cette notion de département qu’en Grèce et en Suède qui correspond en fait également à nos régions proportionnellement et administrativement parlant. La France doit désormais être en totale connexion avec le modèle européen de politique régionale et du comité des régions. Pourquoi s’émouvoir de la gestion cette fois totale des fonds par les régions ? Rien ne les empêche on plus de se parler au niveau national comme je le réclame dans la recherche. Y-a-t-il une cohérence par exemple entre les fonds sociaux du FSE attribués à la région alors que les domaines sociaux  reviennent au Conseil Général et n’en avez-vous pas assez du fossé entre collège et lycées ? Par ailleurs, la circonscription de nord Cote d’or est la plus grande de France.

 

J’invite les Français et les élus à ne pas se comporter en bons petits soldats et ne pas se décrédibiliser en se basant sur des exceptions sans réelle analyse sauf peut être politicienne. Même si nous avons nos réalités, nous pouvons également évoluer sans oublier qu’une réforme assez dure, mais faite autrement, avait été engagée par la droite, notamment pour respecter le pacte budgétaire. En visionnaire européen, je dis sans détour que ce n’est pas parce que la gauche est aux commandes dans les régions qu’il faut que la droite résiste coute que coute dans les départements mais plutôt se demander comment reprendre les régions. On se croit en pleine théorie des organisations avec les jeux de pouvoir et de leadership quand nous avons besoin de nouvelle vision. A quel jeu psychologique joue-t-on ? Pour autant, tout en supprimant un échelon exécutif, il serait intéressant de conserver une certaine gestion territoriale dans une approche globale, comme en matière de gestion de logements sociaux, pour ne pas appliquer une règle trop comptable mais dans le bon sens, comme on le demande aussi souvent à Bruxelles via de plus le Parlement Européen co-décisionnaire. Pensez-y en 2014 ! En matière de pétition, Les Français peuvent aussi faire une action au niveau européen comme il l’est permis depuis longtemps. Peut-être prendront-ils mieux le  temps d’analyser certaines réalités …

 

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le retour du roi !

23 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

non, non, ce n'est pas le mien ni celui d'une monarchie quelconque !

 

certaines des musiques du Seigneur des Anneaux seront présentes lors de la semaine européenne de musique de film de l'Auxois !  

 

à suivre...

 

 

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Projet de loi relatif aux élections locales et à la modification du calendrier électoral

6 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

Je tenais à apporter un regard "indépendant" à la réaction du député Sauvadet, président du CG de Cote d'Or, qui juge que le Projet de loi relatif aux élections locales et à la modification du calendrier électoral est inacceptable5 décembre 2012

 les termes de son blog sont a priori justes mais  les cote-d'oriens doivent aussi considérer certaines réalités et éviter des généralisations : la 4e circonscription est tres particulière de par sa superficie en Cote d'or et meme en France : elle est une des plus grandes sinon la plus grande de France en superficie et non en habitants.

 

 


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rencontre avec les agriculteurs de Cote d'or

1 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 un beau partage lors des rencontres sur la Politique Agricole Commune dans le cadre de l'IRCE et des travaux européens avec beaucoup d'attentes 

 

il y a plusieurs odeurs que j'aime : celle du kérozène qui me rappelle les sauts en parachute et la maintenance aéronautique, celle des machines et de la graisse qui me rappelle l'industrie, les machines et mes mains dans le cambouis dans de nombreux univers, l'odeur des foins, de la paille et du grain moissonné  et ... celle des stabulations où j'ai vécu et travaillé de nombreuses années 

 

mais j'ai vu une agriculture segmentée et rivale comme dans les armées et il y a sans doute à travailler sur cette prise de conscience collective et ce pacte sans doute à créer pour etre plus fort dans les mesures de rémunération, de productivité, réglementaires, environnementales et de concurrence externe.

 

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voir toutes le photos sur le site de l'IRCE : LIEN

 

lire également l'article d'avertissement. merci

 

FC

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SENIORS ET RURALITE

16 Octobre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

Dans cette série thématique sur la ruralité, l’accompagnement des séniors m’est cher car je l’ai vécu également avec les réalités rurales et citadines. J’apprécie chaque rencontre avec ces personnes qui ont des choses à dire et qui savent donner des signes de reconnaissance. Je ne reviendrai pas sur les questions précises déjà abordées dans les thèmes sur la santé et les transports puis dans les prochains notamment sur la sécurité ou le travail post 50 où naitront d’autres propositions.

 On ne se met pas assez souvent à la portée des jeunes enfants, qui voient le monde autrement avec leur petite taille. Il en est souvent de même pour les séniors, qui sont peu à peu dépendants dans de nombreux domaines, qui aimeraient bien souvent conserver un corps aussi agile que leur esprit, et qui sont une composante avec laquelle il conviendrait de compter davantage de par leur savoir, leur pouvoir d’achat et leur valeur ajoutée. Encore faut-il les reconnaître et savoir changer de lunettes. Les villes importantes semblent peu à peu le comprendre. Qu’attend donc le  monde rural ?

Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management, animateur politique territorial, Président de l’IRCE

Une tranche d’âge de plus en plus importante qui doit être considérée

Ayant travaillé un temps dans l’assurance de personnes et la gestion de patrimoine, je connais les réalités de la retraite et de la dépendance financière avec ou sans handicap. Nous gagnons un trimestre de vie par an et la moitié des jeunes filles qui naissent actuellement seront potentiellement centenaires. Il reste donc près de 35 ans de vie après l’âge actuel de la retraite avec des conditions bien meilleures qu’avant. Les séniors  doivent donc être considérés comme une force de consultation mais également de proposition. Au-delà de leurs besoins propres, leur mémoire et retour d’expérience nous éviterait parfois bien des efforts inutiles.

Ils doivent être présents dans la définition des Plan de Déplacement Urbain, PLU, SCOT et autres cartes communales, aménagement pour prendre par exemple conscience de l’importance de la suppression d’une ligne de bus.

Un besoin de structures adaptées

De par leur mobilité réduite, les séniors, comme les handicapés, sont dépendants des accès dans les bâtiments, les moyens de transport et même désormais à l’intérieur des villes de plus en plus piétonnes. Mais comme pour les handicapés, et au regard des investissements financiers, je considère aussi que tous les lieux anciens n’ont pas forcément besoin d’être aménagés si une bonne communication indique ceux qui le sont en respectant un large choix de services et de prestation pour éviter toute discrimination.

Un lien intergénérationnel à développer

Les échanges inter-générationnels sont précieux pour apprendre aux uns comment se servir d’internet, remplir des documents administratifs, faire les courses, etc . Mais il doit également exister dans l’autre sens comme par exemple pour aller chercher les enfants à l’école ou surveiller une maison. Ces liens existent mais méritent d’être davantage développés. Le chainon manquant est souvent l’expression et la mise en relation de l’offre et de la demande

Une segmentation doit être désormais mieux considérée entre d’une part le 3e âge qui peut aider et accompagner les jeunes ménages dans certaines tâches, transmettre des savoirs et faire vivre la ruralité et d’autre part le 4e âge étant davantage dépendant par des conditions de santé dégradées avec une grande dépendance et un quasi retour en enfance.

Les accompagner dans  la retraite

Le sénior doit pouvoir profiter de sa retraite, soit pour faire d’autres choses qu’il n’a pas pu faire dans sa vie de travail préalable. Il doit pouvoir voyager mais peut-être aussi mieux découvrir enfin son environnement. Il doit pouvoir également rester actif et ouvert à de multiples choses pour garder un esprit curieux et éveillé car on sait maintenant que les cellules du cerveau continuent à se régénérer pendant la vieillesse. A 65 ans, il lui reste encore de nombreuses années à vivre. Il doit pouvoir retrouver les autres dans un lieu d’intimité à lui. On peut y faire de la lecture, des jeux, aller « surfer » sur internet et pourquoi pas de la cuisine ! Il faut tout faire pour que la retraite ne signifie pas isolement et rupture du lien social, même et surtout dans les campagnes quand généralement les enfants sont partis à la ville ou dans d’autres régions. Mais ce lieu ne doit pas forcément être intergénérationnel car si les jeunes et anciens aiment à se retrouver, parfois par nécessité d’accompagnement de dépendance, ils ne sont pas forcément fait pour se côtoyer en permanence. Les conseils généraux développent de nombreuses solutions et doivent poursuivre leurs efforts sur la sensibilisation à internet qui est une vraie solution de conservation du lien, même derrière un ordinateur. Si les réseaux SAT21 se sont développés en Cote d’Or pour tout âge, ils devraient aussi s’intéresser aux anciens dans les villages. On peut aussi se demander pourquoi certaines sous-préfectures comme Montbard n’en disposent pas. Enfin, les séniors représentant souvent désormais la tranche d’âge la plus grande dans nos campagnes, il est également possible d’imaginer dans chaque canton des navettes spéciales séniors adaptées.

Un meilleur accompagnement vers la dépendance et la fin de vie

Si on vieillit plus mais mieux, la dépendance apparait tôt ou tard à des âges différents en fonction de nombreux facteurs. Et elle a un coût, parfois étonnant.

La maladie d’Alzeimer se développe avant 65 ans pour toucher de façon croissante plus de 3% au-delà. Les initiatives mises en place en Cote d’Or grâce au plan Alzheimer doivent se généraliser. Une personne atteinte de ce mal ne peut plus rester seule, surtout en campagne, sans forcément devoir rentrer dans une maison médicalisée. La solution inter générationnelle existe mais les séniors ensemble peuvent aussi s’entraider et se comprendre dans la limite de leur dépendance.

De nombreuses de maisons de retraite, plus ou moins subventionnées ou médicalisées, existent avec des coûts souvent très élevés. Les hôpitaux de petites villes de campagne sont également devenus des maisons de retraite médicalisées avec la nécessité de personnels compétents. Mais il apparait souvent que les personnes préfèrent rester dans leur maison et nous devons le prendre en compte. Il est parfois mieux que les personnes âgées restent chez elles dans leur univers mais avec un lien préventif, permanent et organisé. Certains systèmes d’alerte faciles d’utilisation existent déjà mais devraient être reliées à une personne de proximité dans chaque village et non aux services de secours. L’Etat pourrait aussi inciter les particuliers à participer aux coûts de la dépendance pour eux, leurs proches ou quiconque à travers les contrats d’épargne ou de prévoyance adaptés.

Après avoir vécu une expérience personnelle, et visitant parfois certains établissements, je pense que certaines assistantes de bien être ou médiateurs, devraient circuler dans les hôpitaux ou maisons de retraites publiques, voire privées, pour le recueil des remarques que les pensionnaires, infantilisés, n’osent pas faire ou que les personnels permanents ne prennent pas en compte. Par ailleurs, l’accueil des familles mériterait d’être davantage développé.

Mais les séniors peuvent continuer à apprendre, transmettre et également accompagner en valorisant leurs savoirs, savoir faire et savoir être

Les séniors peuvent aussi être actifs et essaient de l’être. Ils leur manque parfois l’opportunité de le faire. Ils peuvent intervenir  dans le bénévolat ou dans l’entreprise et ils peuvent aussi être une chance pour la ruralité. Ils peuvent aussi créer de l’activité économique.

Il convient d’aller au-delà des jumelages de bonnes relations et de créer de vraies dynamiques culturelles, éducatives et économiques pour la vitalité des territoires. Il est possible de bénéficier de la dynamique européenne pour les citoyens. Par exemple, le programme Landworker crée des centres de formation pour adultes en milieu rural à travers un programme d’éducation tout au long de la vie. Des centres d’apprentissage intergénérationnel sont créés entre des enfants et des personnes de plus de 55 ans en difficulté ou atteintes de handicap. Le bénévolat international peut être facilité par le programme « still active » etc.. mais il est possible d’initier certaines actions nouvelles.

Les séniors peuvent aider à lutter contre l’illettrisme dans des ateliers de lecture pour toutes les classes d’âge et dès l’apparition de la défaillance, comme au Canada. Ils peuvent servir de tuteurs en entreprises comme cela se développe peu à peu. Les associations CRA de transmission d’entreprises ou EGEE doivent donner d’autres envies en ruralité.

Impliqué dans l’hôtellerie et le tourisme, je sais que les séniors sont une clientèle importante mais ils peuvent aussi être une source d’accompagnement pour visiter des sites avec la richesse de leur savoir.

Par ailleurs, au même titre les entreprises savent parfois créer une filiale avec des personnes sous-employées, les séniors peuvent aussi se réunir sans avoir besoin de se mêler aux jeunes générations pour créer de la valeur ajoutée marchande sous forme d’entreprise ou associative dans les règles des dispositions concurrentielles actuelles ou à assouplir.

Enfin, de par ces contributions, en plus de leur pouvoir d’achat important, les séniors mériteraient de bénéficier d’une fiscalité adaptée.

Mise en place de structures d’accueil et d’échange

Besançon a mis en place une maison des séniors, après proposition du conseil des sages en 2008 et l’adhésion des élus et du CCAS. Il s’agit d’une structure d’accueil, d’écoute, et d’accompagnement de recherche de solutions, spécialisée sur les questions du vieillissement. Située au centre ville, elle est destinée aux retraités de tous âge, familles, professionnels concernés. Le but est de faire vivre la citoyenneté en dehors du monde du travail et faciliter l’accès aux droits et aux services pour les personnes fragilisées et pour leurs familles. Elle est soutenue par le réseau gérontologique bisontin, le département du Doubs et désormais de nombreuses autres structures

La prise en compte de retours d’expérience et d’une vision différente

Mais au-delà de structures d’accueil, certaines grandes villes ont lancé des actions avec des noms différents. On trouve des « conseils des anciens » comme à Mulhouse, des conseils des sages à Blois, à Chalons sur Saône, Dijon ou Besançon ou autres Conseil des aines ou des séniors.

Ces conseils sont des associations structurées sous l’autorité des villes,  uniquement consultatives, qui peuvent émettre des propositions ou recueillent des missions d’études mais n’interviennent pas dans les décisions et ne sont pas des structures d’opposition. Ils sont généralement rattachés à la ville, créés par les élus, peuvent être dissouts par eux, sont constitués de membres désignés ou tirés au sort généralement retirés des activités et âgés de plus de 55 ans, avec obligation de réserve

Certaines villes sont « amies des ainés », selon le label et le réseau mondial de l’OMS comme à Besançon, Dijon, Angers, Lyon, Rennes et dans le réseau francophone. Dijon et d’autres grandes villes ont développé des activités de socialisation, de jeux de société, de sports adaptés, de bus gratuits. Dijon a créé un  observatoire de l’âge présidé par le maire avec cinq collèges  représentant les élus, les habitants, les représentants, les retraités, institutions et experts dans le cadre de « mieux vivre la ville ». 

Les villes de plus de 80 000 habitants, comme Besançon, savent faire cohabiter ces conseils avec les commissions de quartier. C’est une bonne chose car si ces commissions sont mixtes, les « lunettes » des séniors peuvent être diluées et moins entendues. Enfin, l’ancien ministère des solidarités et de la cohésion sociale a créé le label « bien vieillir ensemble » et les petites villes de plus de 8000 habitants peuvent être membres de l’association « vieillir en France ».

Aujourd’hui plus de 500 structures de conseils de sages ou assimilées existent dont trop peu en Cote d’Or et quelques unes ailleurs en Bourgogne dont Chalon sur Saône, Montceau-les-mines et Nevers

La ville de Saint Apollinaire est un modèle particulier intergénérationnel.  

Je pense que certains conseils pourraient également être indépendants comme le Conseil économique et social ou la Cour des Comptes en organisant notamment des consultations régulières chez les habitants et dans les maisons de retraite qui sont de véritables viviers de sagesse et de réflexion. 

Une fédération des villes et des conseils de sages 

Sous l’impulsion et initiative d’une ancienne personnalité politique installée en pays de Loire, une fédération s’est créé il y a 10 ans avec pour mission d’essayer de partager les retours d’expérience et les bonnes pratiques dans une optique d’optimisation des conseils de sages. Près de 60 villes y ont adhéré avec validation du conseil municipal. Après de bons premiers résultats, avec des élus mieux éclairés face à leurs décisions,  une volonté prochaine est de créer une base de données. Une proposition de loi serait à l’étude pour instituer le conseil dans la réforme territoriale. Le prochain congrès d’octobre devrait traiter du logement, de l’énergie et de l’urbanisation

                          ***

Les anciens peuvent être des laboratoires d’idées non pas seulement pour eux mais pour la société toute entière.   La ruralité et chaque chef lieu de canton doit pouvoir voir dans les séniors une chance de vitalité et non une contrainte ou un poids. Les structures et initiatives citées  existent en ville de plus de 5000 habitants mais quasi inexistants en ruralité. Elles ont toute leur place dans chaque chef lieu de canton et au salon des maires de France et de nouvelles dispositions énoncées pourraient être adoptées. En Cote d’or, où nous sommes dans la ruralité, à part à Dijon et Beaune, il est temps que les petites villes représentatives comme Montbard (sous préfecture), Auxonne, Chatillon, Semur en Auxois, entament une démarche active. Tous ces éléments mériteront un prochain regard comparatif européen.

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des commissaires au redressement productif sur le terrain

9 Octobre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

je viens de voir le "mini-montebourg" (pardon pour cette expression utilisée par tous) de Bourgogne (...) sur France 5 qui est en fait un médiateur du crédit. Mieux vaut cela que rien. c'est certain.

 

Mais j'espère aussi que l'on s'occupe aussi de chercher des affaires pour trouver de nouvelles solutions ! Pa railleurs, à quoi sert donc le SGAR désormais ? Pourquoi le commissaire rapporte-t-il au préfet directement ? Crée-t-il un coupe feu ou éteint il les flammes ?

 

FC

conseil en stratégie

Droite Fédérale

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