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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

LA QUESTION PAVLOV

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


N’avez-vous jamais remarqué ? Quand vous sortez de chez le
coiffeur, ne vous dit-on pas : « Tiens, tu es allé chez le coiffeur ? »,
et n’avez-vous jamais envie de répondre : « Non c…, chez le
boucher ! »

 

 

 

tiré des Fabliaux du Management par françois CHARLES

 

N’aimeriez-vous pas plutôt ne rien entendre – sauf : « Cette
coupe te va bien », ou « ne te va pas » – ?
Cette réflexion est généralement provoquée par une action
bien identifiée : l’automatisme. Dans certains cas, elle peut
également cacher du désir, de la jalousie, de la moquerie ou de
la haine.


Enseignement


Au bureau, il en est de même. « Tiens, tu as fait ce dossier ? »
ou « Tiens, tu n’as pas fait ceci ou cela ? » peuvent signifier un
simple constat ou un reproche dissimulé et poli. Pensez-y !

 

LES FABLIAUX DU MANAGEMENT
76

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LE POUVOIR DES SIGLES

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


Pour votre marché public, avez-vous rédigé votre CCTP complétant le CCAG pour ensuite passer le MSFP ? Où
en sommes-nous avec la STB ? Avons-nous reçu les CP correspondant aux AP du titre V ?
En regardant les résultats du CAC40, nous constatons une baisse générale des PER, suite aux impacts de la crise sur la CAF, le FDR fonctionnel et l’EBITDA. La VAN et le TRI des projets seront à surveiller.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

Les pays de l’EU ne correspondent pas à ceux de l’UEO, ni à
ceux de l’OTAN. Le premier pilier de l’UE regroupe les CE, le
second englobe la PESC. EUCLID et EUREKA ne répondent
pas aux mêmes exigences que les programmes du PCRD. La
NAMSA peut travailler pour l’OCCAR.
Il est facile de se procurer la liste des INCOTERM au
CFCE, ou à la COFACE.
Le GATT a été créé en complément du FMI et de la BIRD,
comme de ses satellites, que sont la SFI et l’AID. Puis la
CNUCED a structuré le commerce international.
Les contrats d’assurance de type article 83 ou article 39 du
CGI ont une fiscalité différente de ceux qui procèdent de
l’article 82, avec un impact sur la CSG et la CRDS.
Et n’oubliez pas de remplir votre 2 042, à moins qu’il ne
s’agisse de la 2 034.


Enseignement


Qui peut se vanter de ne jamais avoir été pris en défaut dans
la signification d’un sigle lors d’une discussion ou d’une
réunion ?

il est normal que le locuteur explicite chaque sigle, sauf bien
entendu au milieu d’un parterre d’initiés où ils permettent de
gagner en vitesse, surtout sur un sujet déterminé. Ne pas les
expliquer peut cependant être voulu, pour tester un nouvel
arrivant et voir s’il maîtrise les dossiers.


Le facilitateur s’assure de la bonne marche des réunions en
veillant à ce que tout le monde possède les mêmes bases. Il
posera la question : « Tout le monde sait-il…? » ou « tout le
monde est bien d’accord sur…? » pour ne pas faire perdre la
face à quiconque, et être certain que les participants avancent
sur le même terrain. La moitié de la salle notera discrètement
l’information, en remerciant mentalement celui qui est
intervenu…


FABLES ET TABLEAUX CHOISIS
75

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LES LIEUX STRATÉGIQUES

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


Connaissez-vous les lieux stratégiques dans l’entreprise ? Le
bureau du patron ? De la secrétaire ? Les salles de réunion ?
Oui, certes mais cherchez mieux. Ils sont souvent dans un
coin, voire un recoin, alors qu’ils devraient certainement être
mis en valeur. On s’y retrouve, on y discute, on y échange, on
refait le monde et on y fait germer quelques fois certaines idées.
Vous avez trouvé ? Oui : la machine à café, la photocopieuse et
la salle de restauration.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

Bien sûr, dans « machine à café » il y a le mot café : la
boisson qui stimule l’esprit et augmente la pression artérielle
par réaction chimique favorisant ainsi la naissance d’idées.
Quant à la photocopieuse, elle diffuse l’information. Enfin,
prendre un repas en commun – trop souvent bref et négligé – a
toujours été une occasion naturelle d’échange.
N’y a-t-il pas une faille dans l’entreprise quand on s’aperçoit
que les meilleurs projets naissent par hasard dans ces lieux
stratégiques ? Ou faut-il au contraire les valoriser et les aérer
sans trop les ouvrir comme de véritables lieux de réflexion et
d’échange ?
Pensez-y lors de votre prochaine pause ou de votre prochain
repas.


FABLES ET TABLEAUX CHOISIS
73

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L’ARME SECRÈTE

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie


Prédateurs et proie possèdent chacun une botte secrète. Elle s’illustre généralement par le camouflage ou l’intimidation. Les oiseaux crachent ou projettent des fientes, la mouflette se dresse sur ses pattes de devant pour paraître plus imposante, le chat se hérisse, la grenouille gonfle, le cobra crache son venin, le tatou
se roule en boule comme l’homme et encaisse sans sourciller (comme l’homme ?), la mangouste danse devant le lapin, l’envoûte puis passe à l’attaque.

 

tiré des Fabliaux du Managemnt par François CHARLES

 

Le caméléon, comme beaucoup d’autres animaux tropicaux, se fond dans la végétation
environnante. Et qui l’eût cru ? le héron pêche en appâtant avec… du pain ! (Est-ce l’homme qu’il imite ce faisant, ou nous qui avons tiré parti de notre observation ?)

 

Enseignement


Chasseur ou chassé peut, voire doit, disposer d’une arme secrète. L’homme se différentie des animaux par le fait notamment qu’il a perdu ses défenses naturelles et qu’il utilise son cerveau et la technologie – ses armes secrètes. Au sein de l’entreprise et des affaires, l’arme secrète pourra être le charme, l’arrivée d’un personnage clé de dernière minute, une carte de négociation insoupçonnée, la façon de bluffer son adversaire, un magot mis au grand jour, un secret bien gardé, une clause ou un contrat signé…


L’arme secrète des grands cabinets de conseil est souvent le
support de présentation qui en met plein les yeux. Celle du
politique est la parole. L’arme secrète du vendeur est de laisser
venir le client curieux, exigeant, usant d’une attitude cognitive,
en rodant autour sans le négliger, en ne le laissant jamais
s’échapper et en lui donnant le coup de grâce… des petites
lignes… et de la règle du jeu.
Et vous, quelle est la vôtre ?


LES FABLIAUX DU MANAGEMENT
72

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LE PRÉDATEUR

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


La sélection naturelle est universelle. Chacun est alternativement soit prédateur, soit proie. Les techniques de traque sont toutes différentes. Prédateurs et gibier s’adaptent mutuellement.
Dans la forêt tropicale, les chimpanzés, carnassiers, chassent
en groupe les singes arboricoles en utilisant un rabatteur,
comme bien d’autres animaux. Chacun a sa tâche.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

Le chat, même domestique, garde l’instinct du tueur. En Amérique, les loups attaquent le plus vieux, le plus jeune ou le plus malade des bisons, mais jamais celui qui est en bonne santé ; ils n’opèrent qu’en meute. Chez les bisons, quand un jeune est pris pour cible, les adultes interviennent, mais si un adulte est attaqué, il ne peut compter sur personne. En Amérique centrale, les fourmis forment un modèle d’organisation et de discipline créant un super prédateur, chaque fourmi étant programmée pour tuer et ramener la nourriture. Elles suivent les traces odorantes, les pistes de nourriture, attaquent à 360° et changent de camp toutes les trois semaines.
Les règles sont transmises ou non entre générations.


Enseignement


Etes-vous prédateur ou proie ? En changeant de cercle, gardez-vous le même rôle ? Lequel vaut-il mieux endosser ? Le gérant d’une supérette n’aura sans doute pas la même tactique ni les mêmes armes à adopter pour s’attaquer à un supermarché qui vient de s’installer dans sa zone de chalandise. Gardez une arme adaptée à la cible et ne gâchez pas vos munitions. On ouvre un coffre fort à la dynamite ou à l’acide, mais une porte avec de simples outils.


Il vous faudra davantage d’arguments pour négocier votre poste de directeur général que celui du chef de division que vous déteniez. Sachez également chasser en groupe, entre collègues, en vous relayant dans tous les cas de figure. Attention ! encore faut-il savoir à qui vous avez affaire. N’a-t-il pas utilisé cette ruse pour parvenir à ses fins ? N’a-t-il pas, lui aussi, une arme secrète ?

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CHIENS ET CHATS

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


Chiens et chats se détestent, c’est bien connu. Savez-vous pourtant que s’ils vivent ensemble dès le plus jeune âge, ils peuvent devenir les meilleurs amis du monde ?

Certes, le pacte reste fragile car contre nature. Que se passet-il dans la tête d’un chien habitué à côtoyer un chat, lorsqu’il en rencontre un qui a toujours détesté les chiens ? Par réaction à l’attitude agressive du félin, qui l’étonnera, il commencera naturellement par se méfier des chats, puis se mettra à les détester au fur et à mesure que l’expérience se renouvellera. Ce comportement est le fruit de l’influence des parents et de leurs habitudes de méfiance et de crainte envers l’autre animal.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES


Enseignement


Les a priori annihilent la créativité. Tout n’est souvent qu’un
problème de communication et d’envie d’aller vers l’autre.
L’initiative isolée reste marginale, donc critiquée.
Il en est de même dans l’univers de l’entreprise. Cherchez
qui pourraient être les chiens et les chats ? vous n’avez pas
trouvé ? Ingénieurs et gestionnaires, pardi !
Les premiers veulent des budgets pour travailler. Les seconds
chassent le « gaspi » avec leur attitude trop comptable. Généralement
aucun ne fait l’effort d’aller vers l’autre pour comprendre
les aspirations, les contraintes et les besoins adverses. Dans
les modules d’ingénierie formation sport et culture, j’aime
sensibiliser au besoin de mêler certaines professions pour le plus
grand bien de l’entreprise. Gestionnaires et ingénieurs peuvent,
par exemple, se trouver un intérêt commun pour l’archéologie
ou tout autre terrain neutre. Après le premier pas, les uns et les

autres se demanderont ensuite pourquoi ne pas l’avoir fait plus
tôt ! De retour dans l’entreprise, ils peuvent faire découvrir
mutuellement leur métier : l’ingénieur invitera le comptable ou
le responsable RH à venir passer un ou deux jours dans son
service pour être confronté à certaines dures réalités et viceversa.
Ce ne sera pas une journée de perdue, mais un grand pas
pour l’entreprise qui optimisera son fonctionnement, base
nécessaire de son développement. (À propos de journée de
perdue, n’incluez pas les charges sociales dans le calcul du coût
global d’un séminaire comme s’il était synonyme de perte de
temps !)


Chiens et chats peuvent aussi s’apparenter aux commerciaux
et aux stratèges, tout comme, par le jeu de l’étiquette, aux
anciens des grandes écoles et de castes différentes. Vous aurez
certainement d’autres rapprochements à faire…

 

FABLES ET TABLEAUX CHOISIS 67
Les fablaiux du managent•MEPok 10/06/03 17:14 Page 67

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LES HIRONDELLES ET LES MOUCHERONS

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie


— Savez-vous ce qu’indique un rassemblement d’hirondelles ?
— Leur départ.
— Exact. Maintenant savez-vous ce que cela signifie quand
elles volent bas ?
— Qu’il va certainement y avoir de l’orage ?
— Oui, mais pourquoi ? Les ailes des oiseaux sont-elles plus
lourdes ? Leur visibilité est-elle réduite ? Le ciel va-t-il leur tomber sur la tête ? Non. La réponse est ailleurs : les hirondelles volent bas et nous les voyons mieux car les moucherons, eux, dont elles se nourrissent, volent plus bas ! La condition orageuse agit directement sur les moucherons et de façon induite sur les hirondelles.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

Enseignement
Toute action a une cause. Remontez la fumée et vous trouverez
le feu. Tout comportement peut généralement être expliqué,
reste à comprendre la cause induite et par quelle circonstance
certains facteurs ont été mis en commun.
Dans la fable du surfeur et des requins, la cause venait de
l’homme lui-même qui provoquait une réaction sans le vouloir.
Dans le cas présent, les hirondelles volent bas car elles y sont
obligées… par les moucherons.
Si nous reprenons l’exemple de l’autoroute, on s’aperçoit
que cette dernière change généralement les comportements de
façon plutôt positive avec néanmoins une nécessaire adaptation
en terme commercial et de communication. Les vignerons
jurassiens, par exemple, travaillent mieux désormais grâce aux
autoroutes qui ont drainé vers eux des flux de cars remplis de
touristes étrangers. Ils réalisent souvent désormais un chiffre
d’affaires équivalent avec moins d’astreintes. Les visites programmées
de groupe sont plus nombreuses et davantage
génératrices de vente par effet d’entraînement que des visiteurs
solitaires qui achètent en général peu. Une nécessité nouvelle
s’impose néanmoins : celle de savoir communiquer, de
développer et d’entretenir les réseaux.


En terme d’évolution, on peut également se poser la
question de la gêne ou de l’opportunité des grandes surfaces
pour les petits commerces. Tout le monde défend les uns mais
apprécie les autres. On aime prendre la cause du petit cinéma,
mais on apprécie le choix et le cadre qu’offre un multiplexe.
Les deux sont-ils antinomiques ? Comme l’hirondelle viendra
toujours manger le moucheron, quelle que soit l’altitude de
l’insecte, vous continuerez d’aller chez votre cordonnier pour
retrouver son savoir-faire particulier, même s’il est désormais
abrité par la grande surface ou par la galerie marchande où
vous vous rendez habituellement pour vos autres achats. Et
vous remarquerez que vous attendiez moins avant car il avait
moins de clients ! Les boulangeries, boucheries, épiceries de
quartier sont toujours appréciées pour la proximité et le
dépannage qu’elles procurent, même si vous devez en payer le
prix, souvent justifié par une qualité accrue des produits et
prestations. Le prix de la facilité et de la proximité doit être
désormais accepté par le client comme un luxe.


LES FABLIAUX DU MANAGEMENT
64

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LE CENTRE DE CAPITALISATION DES CONNAISSANCES

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


« Bonjour. Bienvenue dans notre tout nouveau bâtiment C31.
Vous pourrez allumer de nouveau vos téléphones portables et
appareils électroniques en ressortant. La visite se déroule en
deux parties : la collecte consciente et la collecte inconsciente.
» Chaque collaborateur et employé a accepté, en entrant
dans l’entreprise, de signer un accord auprès du CNCL2, pour
l’extraction et l’exploitation de ses informations avec droit de
rétractation et, par conséquence, le cas échéant, obligation de
démission ou de cantonnement dans des tâches annexes.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

» Nous avons mis en place ce centre après avoir constaté que,
d’une part, plus de 50 % des informations que nous cherchions
étaient déjà connues de nos collaborateurs et que, d’autre part,
cette information était difficilement écrite, partagée, échangée,
divulguée, du fait d’une absence de sensibilisation, d’un
manque de temps ou d’une réticence à communiquer.
» L’objet est simple : nous extrayons la connaissance
professionnelle et orientons l’information à la fois vers des bases
de données pour exploitation ultérieure en fonction de la
demande, et vers les collaborateurs eux-mêmes, du moins ceux
qui répondent à un certain nombre de critères sécurisés, selon
leur code de confidentialité. Les mises à jour sont effectuées
tous les deux mois.

1 C3 : Centre de capitalisation des connaissances (imaginaire bien sûr… pour
l’instant).
2 Conseil national cerveau & liberté (imaginaire toujours, dérivé de la CNIL).

» Depuis cinq ans que ce procédé existe, nous avons obtenu
des résultats fulgurants. De par une meilleure connaissance de
notre environnement mais également de par une meilleure
consolidation de nos capacités, notre développement à doublé.


En outre, le papier a quasiment disparu.
» Nous sommes titulaire d’un brevet pour cette méthode
d’extraction et de retransmission dont nous sommes particulièrement
fiers.
» La méthode est la suivante : les collaborateurs ayant accepté
de participer activement nous consacrent une heure. Nous les
installons dans une des machines C3. L’extraction comme
l’injection sont réalisées au repos et sont indolores. Les collaborateurs
qui ont accepté le principe sans vouloir participer
activement sont traités sans qu’ils s’en rendent compte dans des
lieux que je garderai secrets. Je n’ai pas dit à leur insu : ils sont
au courant du procédé. Ils ne peuvent cependant pas bénéficier
en retour de l’injection automatique d’informations, et sont donc
obligés de consulter eux-mêmes l’ordinateur central, notamment
pour les mesures ou décisions concernant le fonctionnement de
l’entreprise. Ce choix est délicat pour le collaborateur, car nous
considérons que désormais nul n’est censé ignorer l’information.
» Des questions ? »


Une sonnerie retentit soudain. Téléphone ? Alarme ? Non,
simplement celle du réveil !
« Oh, quel rêve ! », pensa Paul. Il se remémora rapidement
la tâche qui lui avait été confiée dans l’entreprise et les réticences
qu’il percevait déjà. « Si nous installions un tel système, pensat-
il, la filière IDC serait valorisée et réellement stratégique. En
attendant, une meilleure communication des besoins ne pourra
que bonifier mon travail. »


Enseignement


J’aurais pu prendre l’exemple type du nouvel arrivant sur une
tâche particulière exercée par un prédécesseur parti sans laisser
de consignes, et trouvant une armoire pleine mais plus aucun
fichier informatique. Comment peut-il s’y prendre ?
Les obstacles viennent souvent d’une absence de sensibilisation
(ce n’est pas mon affaire, tout existe déjà), de reconnaissance
(ce n’est pas un travail noble, il n’a pas d’impact à court terme),
d’explication des enjeux d’une telle capitalisation et de son utilité.
Vient ensuite l’obstacle temps (alors qu’utiliser 5 % de son temps
régulièrement à transmettre peut en économiser 40 % en
quantité et en qualité le moment venu), puis l’obstacle du
pouvoir, comme dans tout système d’information (réticence à
partager, à montrer, peur de la médiocrité – pourquoi me poset-
il cette question ? Sa place est-elle légitime ? Le chef validet-
il la démarche ?). Suivent enfin les obstacles méthode et outils.
L’écueil final restant les aspects de qualité et de quantité (trop
d’info tue l’info…).


L’intelligence, la documentation, le renseignement et
l’exploitation des connaissances semblent enfin prendre une
place méritée dans l’entreprise. Mais vous, où en êtes-vous ?
Avez-vous enfin décidé à utiliser les bienfaits de la capitalisation
des connaissances ou attendez-vous d’être racheté pour vous la
faire imposer ?

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À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


— Bonjour.
— Bonjour.
— Merci d’avoir pris le temps de venir jusqu’à moi.
— Vous êtes bien le coach temporel ?
— Oui, quel est votre problème ?
— Ma société m’envoie car j’aimerais gagner du temps.
— Je vous demande pardon ?
— Ou plutôt ne plus en perdre ?
— À votre avis, comment en perdez-vous ?
— En perdant mon temps à certaines tâches. J’ai bien essayé
d’avancer ma montre, mais c’est comme si j’en perdais toujours
un peu plus.

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

— Voulez-vous dire que vous vous vivez au-dessus de vos
moyens ?
— C’est un peu ça. J’avance ma montre pour être en avance à
mes rendez-vous mais comme je le sais, je m’en accorde plus
encore qu’avant et je suis tombé dans l’engrenage du surendettement
de temps. Je regarde ma montre toutes les cinq
minutes. Je n’ai plus de temps pour ma famille, le sport, les loisirs.
— Je vois.
— C’est grave docteur ?
— Cela dépend de vous. Vous seul pouvez décider de guérir.
Toutefois, je peux vous montrer le chemin. Vous devrez en
prendre le temps pour éviter désormais de vous ruiner au profit
de la banque du temps.
— Mais puisque je n’en ai déjà plus.
— Détrompez-vous, il vous reste tout votre capital-temps
personnel non utilisé.
— Où est-il ?
— À votre avis ? Cherchez bien.
— Oh ! vous me fatiguez avec vos devinettes, je ne suis pas à
l’école. On m’a envoyé vers vous pour trouver une solution. Je
n’ai pas de temps à perdre ! Excusez-moi, vous non plus je
suppose.
— Moi, c’est différent. Je suis là pour vous donner du temps et
vous avez déjà progressé.
— Ah ?
— Vous venez de gagner cinq secondes en cinq minutes.
— Comment ?
— Vous n’avez pas regardé votre montre.
— C’est vrai. Avez-vous un autre moyen ?
— Bien sûr, on me paie pour cela. Vous savez, le temps, c’est
de l’argent. Réfléchissez un peu en sens inverse.
— Qui vous paie ?
— Qui voulez-vous que ce soit ? La banque n’aime pas le
surendettement. Elle préfère récupérer du temps. En investissant
sur un coach, elle retrouve à terme son investissement et un client
de nouveau heureux, productif et générateur de temps pour les
autres clients. Alors, réfléchissez autrement.
— Vous voulez dire… en retardant ma montre ? Comme cela,
je partirai plus tôt à mes rendez-vous en ayant peur d’être en
retard ! Et… voyons, prendre le temps de faire certains loisirs
pour être plus efficace dans mon travail ?
— Vous voilà quasiment guéri.
— Quasiment ?
— Oui, il y a toujours un risque de rechute.
— Merci. Comment puis-je vous remercier personnellement ?
— Je ne fais que mon travail. Cependant je dirige certaines
associations qui réclament un peu de temps personnel,
quelques minutes par jour que vous pouvez regrouper en fin
de semaine.
— Je vous dois bien ça.
— Commencez alors par prendre le temps d’en parler à vos
collègues et vos amis.

Enseignement


Ne perdez pas de temps à regarder le temps passer.
L’organisation du travail est souvent synonyme de gestion
personnelle, mais aussi de gestion d’équipe. Prenez le temps de
prendre le temps. Organisez-vous : hiérarchisez et imbriquez
les tâches à réaliser. Au bureau, que faites-vous pendant le
démarrage ou la sauvegarde de votre ordinateur ou pendant que
la photocopieuse travaille ? N’êtes-vous pas débordé dès que la
pile à ranger atteint des sommets alors que dix minutes
de traitement journalier remplacerait plus d’une heure
hebdomadaire ? Gardez également à l’esprit que prendre le
temps de faire une pause permet d’optimiser ensuite son travail.
Pensez à l’appliquer lors de vos formations. Attention par
ailleurs à la réunionite inutile, au vol de temps, véritable élixir
de vie des managers, et à l’exploitation de votre bénévolat.
Organisation au bureau et à la maison vont souvent de paire.
L’optimisation de l’une entraînera l’optimisation de l’autre.
Attention toutefois ! l’état de l’une donnera également un
aperçu de l’autre. À la maison, que faites-vous pendant que
l’eau du café chauffe ? Attendez-vous patiemment ? N’auriezvous
pas autre chose à faire ? Posez-vous un certain nombre de
questions de fond : comment faites-vous pour accorder votre
emploi du temps avec celui de vos enfants ? Cela représentet-
il une tâche insurmontable ? Négligez-vous le petit déjeuner,
pourtant un des moments importants de la journée. À froid, le
moteur d’une voiture mérite d’être lancé de façon mesurée et
nécessite davantage d’énergie ; il en est de même pour le corps
humain.


Ne négligez pas l’appui d’un coach pour colmater la fuite,
comme dans cette fable – mais n’oubliez pas que c’est vous qui
la colmaterez.
À quand la création d’une police temporelle dans votre
entreprise ou à la maison ?


FABLES ET TABLEAUX CHOISIS
59

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L’EXERCICE DU MIROIR

4 Mars 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management


Comme tous les matins, John Malcolm termine son petit
déjeuner et se dirige vers le miroir du meuble magique.
— Bonjour miroir.
— Bonjour John. Comment allez-vous ce matin ?
— J’ai connu une nouvelle nuit agitée, mais tout va bien.
— Ah, je vois.
— Comment cela, comment peux-tu lire mes rêves ?

 

tiré des Fabliaux du Management par François CHARLES

 

— Je sais tout sur toi, et tes rêves ne reflètent que la réalité.
— Tu crois tout savoir de moi ?
— Je sais tout, certains faits ne m’ont été rapportés que
tardivement, mais je n’ignore rien.
— Vraiment rien ?
— Oui. Nous n’en avions jamais parlé mais cet enfant que tu n’as pas voulu reconnaître, ce subordonné qui a supporté la faute dont tu étais le vrai coupable, la tricherie dont tu as fait
preuve pour avoir ce que tu sais…

— Oh, j’étais jeune.
— Disons que tu restes jeune. Aurais-tu le courage de relire
ton journal ? As-tu vraiment changé ? Es-tu désormais honnête
avec toi et envers les autres. L’homme d’influence que tu es ne
méprise-t-il pas désormais l’innocent que tu étais ? Ne fais-tu
pas peser la lourdeur de la hiérarchie sur les autres ? Suis-tu
toujours tes convictions ou t’arrive-t-il de retourner ta veste ?
— Comme tu es désagréable, une fois de plus.
— Je suis ta conscience, rappelle-t-en. Bonne journée John.
John Malcolm sort alors un revolver d’un des tiroirs du
meuble et tire sur la glace… comme chaque matin.

Enseignement


Si avancer vaut mieux que culpabiliser, l’exercice de remise en
question de soi est précieux pour le manager : il l’aide à garder
les pieds sur terre et à s’assurer que les wagons suivent la
locomotive.


N’avez-vous jamais reporté une faute sur d’autres alors que
vous vous étiez pris seul les pieds dans le tapis ? Vous cachezvous
la vérité, rassurez-vous vos collaborateurs par devant et
licenciez-vous par derrière, pour ne pas affronter votre conscience
et votre – réelle – solitude ? N’avez-vous jamais tenté d’utiliser
tous les stratagèmes pour préserver votre poste vis-à-vis d’un
subordonné à plus fort potentiel, en « démontrant » son
incapacité, la façon qu’il a – selon vous – de se laisser
manoeuvrer ?


Savez-vous enfin manier le « faites ce que je dis, ne dites pas
ce que je fais ? » et le « tu-voiement »1 ?
Est-ce cela le pouvoir ? Est-ce une stratégie d’entreprise ou
personnelle ? N’est-ce pas soi-même que l’on combat comme
dans le miroir ?


S’endetter personnellement pour rembourser ses fournisseurs
avant de déposer le bilan n’est-il pas plus noble que de
vider les caisses et de faire peser la fatalité sur les impératifs
économiques et la compétitivité ?
Ne faut-il pas savoir reconnaître et accepter ses failles, ses
échecs, ses défauts, savoir faire face au regard des autres sur ce
que l’on croit avoir pu cacher, montrer son ouverture d’esprit
et faire réapparaître sa vraie nature ?
Certes, il faut également savoir reprendre la main pour
avancer. Avancer peut signifier de nouveau bâtir, mais aussi
décider à un certain moment d’enseigner, d’écrire, de chanter,
de jardiner, de pêcher, ne pas aller passer le concours de l’ENA
pour s’occuper plutôt de ses rosiers… Pour mieux repartir et
aller de l’avant dans sa voie propre, sans forcer le destin.

1 Contraction du tutoiement et du vouvoiement avec basculement voulu ou
non de l’un vers l’autre.

 

rendez-vous sur LIEN

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