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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Air France : restructuration mais pourquoi pas innovation ?

13 Juin 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

Le transport aérien s’accroit en Europe, la concurrence est présente dans les airs mais également avec le train en dessous de 3 heures et l’annonce de la restructuration d’Air France était à prévoir afin de pouvoir disposer à nouveau d’un bon ratio de productivité et d’une politique de prix compétitive.

 

Même si la facture de kérosène est à peu près la même pour tout le monde à technologie égale, il apparait en période d’austérité et de concurrence que les grosses structures, engluées dans leurs coûts administratifs indirects, ont souvent des pieds d’argile.

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Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management, ancien cadre de maintenance aéronautique, porteur de projet de la Compagnie First Class Airline

 

Les grandes compagnies peuvent difficilement maintenir une politique d’ombrelle de prix élevés pour accroître les marges, rentabiliser les investissements et mieux se préparer à parer les offensives concurrentes, qui sont souvent un élément moteur au changement. Offrir des prix raisonnables peut être possible par une politique de réduction de coûts, tout en essayant de conserver un certain niveau de qualité qui pourra faire la différence. Il est possible de contrôler cette rentabilité en passant par une analyse et une  recréation des coûts, tous variables, (ABC/ABM) par segment d’activité sur les moyens courriers et les longs courriers.

 

Air France a segmenté son offre nationale d’une part avec les navettes partant de Paris et traversant les France et d’autre part avec la compagnie Régionale et ses avions essentiellement turbopropulseurs. Pour les moyens courriers, elle lutte encore avec ses trois classes, contre les autres compagnies  nationales ainsi que les compagnies low cost offrant pour certaines des services de grande qualité à la carte et non packagés. Air France a néanmoins créé sa propre compagnie low-cost, Transavia, sur certaines destinations, après négociation avec les syndicats. La société n’a qu’un lien financier avec Air France et n’est donc pas impactée par les frais de structure de la maison mère. Pour les longs courriers, la compagnie conserve ses trois classes dont la « première » avec un salon de réception et de facilitation à l’embarquement à Roissy.

 

Même si ces compagnies filiales montrent une bonne rentabilité, on peut penser que la politique générale d’Air France maintiendra ses flottes dans une même structure, Air France industries, assurant le soutien, étant elle-même un département, travaillant certes à 50% pour la concurrence, alors que Luthansa Technics est une filiale. L’optimisation passera sans doute par l’augmentation des vols de la filiale low cost qui maîtrise ses coûts. Mais pourquoi ne pas imaginer une structure filiale pour chaque rayon d’action ?

 

La segmentation structurelle doit également dériver sur une segmentation marketing de l’offre. Dans une logique de coût/efficacité, on peut réfléchir une nouvelle fois quant à la justification des premières classes sur certaines catégories de vol moyen courrier, non rentables, face à la concurrence d’Open Sky sous la coupe de British Airways, qui fait du « business au prix de l’éco » sur une monoclasse avec de belles prestations et qui augmente son nombre d’appareils et de vols.

 

Alors que cette compagnie n’avait qu’un seul avion avant de passer chez BA, Air France l’avait bien identifiée comme concurrente en lui laissant le soin de s’installer à Orly alors qu’elle aurait donc pu se lancer elle-même sur ce segment en l’accompagnant financièrement.

 

Certes les premières classes peuvent être justifiées sur les longs courriers notamment A380 mais Air France a également refusé d’accompagner, il y a quelques années, la création d’une compagnie monoclasse super first « au prix de la first » différenciée par la qualité des prestations, jugeant qu’elle était en concurrence, justifiant le caractère souvent gratifiant de cette prestation sans la vendre vraiment, prétextant qu’elle y avait déjà pensé alors que sa filiale a aidé à dessiner les avions alors non disponibles d’occasion.

 

L’opportunité marketing et stratégique de ce projet réaliste et réalisable avait néanmoins été remarquée dans le groupe avec une étude optimisée sur le choix des avions, la qualité du service proposable, l’aménagement intérieur et le processus d’accession rapide. Les banques se sont montrées partantes espérant néanmoins le soutien d’une compagnie majeure.

 

Trois lignes sont toujours prévues depuis Roissy vers New York, Moscou et Dubai avec deux avions A 330-200 puis A 350 avec 40 places aménagées, une vraie cuisine, deux salles de bains et de nombreux salons (dont fumeur), sur un segment luxe sans risque, qui renoue avec le Concorde.

 

Un nouveau tour de table est lancé. Les restructurations n’empêchent pas non plus de prendre certaines orientations nouvelles génératrices de gains.

 

Le changement par la croissance et l’innovation… c’est peut-être aussi maintenant chez Air-France ?

 

 

 

 

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législatives Côte d'Or : Et pourquoi pas cette fois-ci une mobilisation de la Droite au second tour ?

11 Juin 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 Hier les urnes se sont exprimées. Même si la grande vague rose, d’ailleurs non attendue, n’est pas arrivée, il n’en demeure pas moins que l’Assemblée Nationale risque de passer à gauche, sauf si le changement… c’est maintenant car ce slogan peut aussi se retourner contre la gauche. Nous ne sommes plus en 1981 pour celles et ceux qui ont connu cette période et les tendances et attitudes générales de vote peuvent être perturbées.

 

 

Par François CHARLES

conseil en stratégie et management, animateur politique, créateur de Droite Fédérale

 

urne

Analysons certaines réalités sur plusieurs scrutins. Les élections législatives passées, à la fois nationales et locales, nous enseignent, d’une façon générale, et en particulier en Cote d’Or, d’une part que l’équation du second tour pour l’UMP est égale aux votes initiaux + ½ FN + ½ MODEM, d’autre part que viennent se rajouter, un % d’impact du vote présidentiel ainsi qu’un % plus minime de ressenti personnel, mais et surtout que la mobilisation au second tour sur 10 points d’abstention a plutôt généralement servi la gauche. Par ailleurs le suppléant peut faire gagner ou perdre les personnes connues comme je l’ai vécu en Côte d’Or.

 

Le vote présidentiel, et surtout le sondage donnant gagnant F. Bayrou s’il était présent au second tour, semblait justifier le vote  « anti-sarko » laissant aux députés de droite toutes leurs chances pour les législatives. Ce constat est à la fois vrai car la poussée de la gauche est modérée mais également faux car cette poussée est bien là sans doute peut-être aussi du fait que le gouvernement n’a pas attendu les législatives pour passer à l’action.

 

L’objectif de tuer le chef pour atteindre le moral de ses troupes a été atteint. Mais c’est sans compter sur les valeurs profondes et collectives des hommes et des femmes qui savant aussi aller de l’avant même sans vrai leader comme lors de la révolution française perturbant tout l’art de la guerre ou comme lors de la Commune de Paris où, de l’avis de Goncourt, la mitraille était plus forte que lors de la guerre elle-même. Mais ces réactions ne sont-elles que le monopole de la gauche ?

 

Même si les retours d’expérience disaient que NS et l’UMP et leurs alliés ne pourraient rattraper le retard pris sur le vote à gauche, légalement organisé très en amont et qu’il faut reconnaître, il s’est avéré que le pari a quasiment été atteint cassant ainsi toute logique acquise. Tout reste donc possible. Ce sont les nombreuses erreurs de communication et d’attitude qui l’en ont empêché, comme nous en remarquons cette fois-ci à gauche et dont il faut prendre note pour préserver une République responsable.

 

Au-delà du fait que ce scrutin aurait du être organisé au même moment que les présidentielles et qu’un trop plein politique se fait sentir alors que l’on tente de réconcilier les Français avec l’importance du vote, il existe aussi de nombreux autres réalités de fond. Ce n’est pas en communiquant par exemple que tous les pouvoirs ne doivent pas être dans les mains de la gauche (comme si ce privilège était parc contre normal à droite), sur des erreurs de jugement (le PS n’a jamais dit qu’il tuera le nucléaire), sur une compatibilité ou non avec le FN au dernier moment (qui n’est pas l’extrême droite), que la droite s’en sortira. Enfin … je veux dire « les » droites car en France nous semblons avoir une gauche et plusieurs droites.

 

Les résultats seront très serrés. Si la droite peut compter sur des réserves abstentionnistes, seule la 5e semble être vraiment préservée pour elle en Cote d’Or. Mais au-delà du 17, le 18 juin sera également un jour important pour l’appel qui sera émis pour le département afin de voir désormais la politique à droite (en partant du vrai centre) autrement pour voter et agir autrement.

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retrouvez certains de mes articles sur le Cercle les Echos

7 Juin 2012 , Rédigé par francoischarles

 

 

voir le lien : link

 

 

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60 ans de règne monarchique constitutionnel

4 Juin 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 

Quel formidable signe d'osmose entre Elisabeth 2, souveraine du Royaume Uni et du Common Wealth dont on sous estime parfois les liens, nous est donné en ce mois de juin 2012.

 

qu'adviendra--il à sa mort ? mais quoi d'autre qu'un sacre du prince Charles ? pourquoi la monarchie s'arrêterait-elle ?

 

 

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et que dire de la grâce étaonnante et parfaite de la jeune et nouvelle princesse...

 

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cela nous donne l'occasion de nous rappeler certaines réalités et certaines définitions

Quand on les interroge, souvent les Français confondent République, Monarchie et démocratie.

 

La Reine ne peut s'opposer mais est consultée, doit signer les orientations du Parlement mais peut aussi le dissoudre, ce qu'elle ne fait pas. Si notre système administratif bipolaire fonctionne beaucoup en Europe orientale, il existe de nombreux royaumes en Europe et qu'ils n'empêchent pas de faire fonctionner la démocratie avec des rôles bien séparés et identifiés

 

monarchie : "forme de gouvernement d'un ETat dans lequel le pouvoir est détenu par un seul chef, le plus souvent un roi héréditaire.

monarchie parlementaire : monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement est responsable devant le Parlement

république : Etat gouverné par des représentants élus pour un temps et responsables devat la nation

démocratie : régime politique où la souveraineté est exercée par le peuple

démocratie (management) : système où le leader permet à tous d'échanger entre eux et avec lui mais où sa décision reste prépondérante

 

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    production Institut de Recherche et de Communication sur l'Europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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François Sauvadet « votre député » sans étiquette ?

4 Juin 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

samedi après midi, je tractais pour ma « non campagne » dans la 4e circoncription, ayant annoncé que je serais actif même si je ne me présentais pas pour les législatives et que la vie politique n’était pas qu’une question d’élections. Je suis passsé sans le savoir dans un village après le principal candidat, comme moi, plutôt de droite et j’ai rencontré des gens qui étaient content de nous voir l’un après l’autre pour parler de leurs problèmes, aimer les écouter et peut-être leur apporter des solutions.

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Par François CHARLES

Economiste, Conseil en stratégie et management, ancien conseiller politique, Créateur de Droite Fédérale

 

 

On m’a par contre demandé pourquoi François Sauvadet (FS) ne montrait pas son suppléant sur son affiche et pour quelle raion il n’affichait aucun parti alors que la presse, qui mène les élections, annonce que le candidat est NC-UMP, donc plutôt de droite…

Comme je l’écrivais récemment dans mes articles sur l’avenir du Nouveau Centre, en tant qu’ancien cadre de parti avec une certaine position, j’ai la chance d’être proche de certains vrais leaders et davantage au courant des vraies informations par rapport aux journalistes qui ne savent pas mentir quand ils sont geinés de ne pas avouer qu’ils subissent des pressions politiques. Heureusement qu’il en reste certains indépendants

 

Pourquoi ne pas afficher NC et UMP ? Est-ce honteux ? Ou alors serait-il rassembleur de tous alors qu’une partie de l’UMP locale cherche à exister et que FS a rejeté les propositions de réunions communes ne venant pas de lui ? Il est vrai que FS est minoritaire au NC national et qu’il s’accomode du soutien de l’UMP nationale qui a accepté de ne pas mettre de candidat sur sa circonscription en échange de son allégeance comme d’autres partis l’auraient également fait. On voit bien la lutte actuelle sur la 3e où l’UMP ne fait pas de cadeau au candidat centriste que j’apprécie mais qui parle un peu trop de FS, qu’il ne faut pas le fragiliser… etc  je suis désespéré de ce manque de fond.

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Mais alors où le situer ? Sur quel pied d’appel fonctionne-t-il ? Il est vrai que le député doit être celui de tous les administrés comme le Président de la République au service de tous les Français. J’avoue que je préfère sincèrement cette prise de non position au service de tous, comme l’élue bânie l’avait fait pendant les cantonales, plutôt qu’une navigation « à la Dutronc » adaptée au terrain, qui va « au gré du vent ». Mais c’est aussi parfois pour mieux la cacher.

 

C’est hélas le besoin psychologique des profils « promoteur » de l’analyse transactionnelle voir battant de l’énnéagramme qui mettront tout pour parvenir à leur fin mais qui décevront par leur comportement, allant jusqu’à renier ceux qui les ont soutenus et conseillé par passion, professionalisme et altruisme même pendant de nombreuses nuits d’angoisse et qui, une fois sous le projecteur, conseillent ensuite de « regarder comment font les pros » pour solde de tout compte alors que personne de donnait un kopek sur leur succès.

 

FS semble avoir peur qu’on puisse l’attaquer sur autre chose que la politique en annonçant avant les élections qu’il « sait des choses » sur ses concurrents, telle une vraie dynamite. J’espère juste qu’il vérifie ses informations car je sais professionnellement et politiquement qu’il devrait le faire davantage et qu’il a fallu que l’idée de ma candidature circule pour que je découvre les « conneries » qui circulaient sur moi ! Et pour le reste, je lui recommande le « coup de tamis » que j’enseigne. Mais je remarque aussi que l’on retrouve les mots de « l’élue » qui apprend vite.

 

FS voulait le ministère de l’agriculture car apparemment c’est un autre point qui nous rapproche même s’il a fait des coups, certes efficaces, mais sans réelle vision. Pourquoi a-t-il pris celui la fonction publique en disant même un moment qu’il augmenterait le nombre des fonctionnaires ?

 

Je misais sur son poste de ministre pour ses compétences, et non pour  contrer JLB et H Morin et sauvegarder son poste de député. Je l’avais fait avant bien d’autres, même son admiratrice qui se plaignait de n’avoir aucun vrai poste à 41 ans et qui l’a suivi pour son avenir ou « pas que » selon ses mots.

 

Quand j’ai passé mon concours d’officier du corps technique et administratif, ce n’était QUE pour intégrer la DGA alors que d’autres voies m’étaient offertes mais moins passionnantes et je l’ai obtenu avec une belle place de major. Quand j’ai déposé mon dossier d’intégration directe dans la magistrature, avec mes expériences et compétences complémentaires pour être juge d’instruction, j’ai jeté l’éponge en constatant que cette filière allait finalement se tarir alors qu’on me proposait de belles places en Cour d’Appel par exemple.

 

J’espère au rayonnement de centre d’interprétation d’Alesia dont la fréquentation semble suivre pour l’instant les prévisions (voir précédent article). Mais je trouve que le comportement de FS n’a pas été digne d’un ministre pour l’inauguration. Comme certains élus locaux, je demande un audit sur le réel coût de cette opération.  

 

Mais j’espère pouvoir travailler avec le nouveau responsable et ami du site au CG21 sur des idées que j’ai initiées pour le rayonnement du territoire notamment pour un futur festival ou mon projet hôtelier dont bizarrement on ne veut plus entendre parler notamment depuis le clash avec l’élue bannie mêlant ainsi affaires de personnes, politique et économie.

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Quelles solutions de sortie de crise en Syrie ?

30 Mai 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #international

depuis les images désolantes de corps d’enfants morts, la Russie et la Chine ont rejoint les autres membres du conseil de sécurité de l’ONU pour condamner les agissements de la Syrie qui bien entendu se défend mas sans grand crédit. On peut donc penser et se réjouir que la maiche de la troisième guerre mondiale n’est donc pas encore allumée dans la poudrière du Proche Orient. Voilà qui peut faire également réfléchir le Président iranien voisin.

 

 

Par François CHARLES

conseil en stratégie et management, économiste, ancien responsable de politique industrielle internationale et relations internationales à la DGA

 


Certaines questions restent en suspens : fallait-il en arriver là pour obtenir ce consensus et pour quelle décision ? Y-a-t-il similitude avec le conflit Lybien ? Quel est l’objectif du Président syrien, et celui de l‘ONU ? Quelles sont les réalités et les options mesurables, réalisables et déterminées dans le temps pour réduire ce conflit interne ? Faut-il prévoir une MEilleure SOlution de REchange (MESORE) pour le Président Bachar al-Assad qui semble faire SA guerre ?

 

Sans attendre un conflit supplémentaire, avons-nous une analyse des conflits passés : Était-ce de bonnes décisions ? Les faits, possibilités, répercussions et conséquences avaient ils été pris en compte ? Comment faire à l’avenir ? Pourquoi ne pas travailler avec méthode en utilisant notamment la théorie des organisations  pour aider à se poser les bonnes questions surtout dans le cadre de gestion de cirse internationale.

 

Une fois le bon processus identifié, il convient aussi de se rappeler que nous n’avons pas « les mêmes lunettes », que l’être humain risque souvent de trop se focaliser sur ses expériences en oubliant de nouvelles options, d’être trop attiré par une nouvelle théorie stimulante en oubliant les retours d’expérience, d’être trop focalisé sur une solution  logique en oubliant les impacts sur les personnes et les notions de valeurs humaines ou bien d’être trop proche des valeurs en refusant de prendre des décisions logiques et souvent difficile. Une crise doit être abordée de façon équilibrée en marchant sur ses deux pieds comme nous l’enseigne les modèles de Jung.

 

En matière de recherche d’information, définir le problème revient souvent à dire quels sont les faits (S) en ayant les pieds sur terre. Qu’est-ce que vous-même ou d’autres ont déjà tenté pour résoudre ce genre de problème ? Qu’est-ce qui a bien marché ou qui a échoué ? Quelles sont les ressources disponibles ? Mais il convient aussi de considérer toutes les options  (N) de façon conceptuelle, de se poser de quelles manières peut on examiner la question ? Qu’impliquent les données ? Quels sont les liens avec d’autres personnes ou des questions plus larges ? Quelles théories permettent d’aborder ce genre de problème ?

 

En matière de prise de décision, il s’agit d’analyser la conséquence logique de chaque option (T) Quel est le pour et le contre ? Quelles sont les conséquences logiques de chaque option ou d’une absence de décision ou d’action ? L’option choisie s’appliquera t elle d’une manière égale et équitable ? Il convient aussi d’évaluer humainement chaque option de décision (F). S’accorde t elle à mes valeurs ? Comment affectera t elle les personnes concernées ? De quelle manière chaque option contribuera t elle à l’harmonie et aux interactions positives ? Comment puis-je aider les autres en prenant cette décision ?

 

Une série de questions existent concernant le leadership (autocratique, démocratique… leader responsable, opérationnel, de processus…) , la structure de l’organisation considérée (l’exécutif  syrien), ses membres avec les groupes et les sous-groupes (religieux, …), son énergie avec sa stratégie (sur la région), sa raison d’être et son travail et enfin sur l’environnement interne (opinion, armée, Parlement, intellectuels, forces diverses ) et externe (alliées, concurrents, partenaires économiques.). Mais nous ne pouvons les aborder en quelques lignes.

 

Notons toutefois trois éléments importants : le contre leader apparait lors de l’endormissement du leader ou lors de l’absence de solution de sortie de crise si la tension dure trop face à une menace extérieure. Le leader est alors placé sur la planche à secousse. Par ailleurs, une victime appelle souvent un sauveteur face à un persécuteur mais chaque position peut changer. Enfin, comme en entreprise, le jeu peut être réduit en travaillant non pas à la résolution du conflit mais sur un travail constructif prospectif faisant oublier le conflit.

 

Mais comme en négociation, il convient d’abord de considérer et comprendre les affaires de personnes puis de les évacuer sous peine de ne pouvoir travailler. J’ai beaucoup oeuvré à l’international ou  dans le multiculturel et généralement l’erreur permanente est de trouver l’arrangement immédiat qui fera arrêter les combats mais sans forcément en comprendre l’origine et donc sans résoudre le problème de fond. Les DRH la font également souvent en entreprise en replaçant des personnes sans résoudre le problème de fond qui risque de revenir.

 

Pour revenir sur le sujet, peut-on s’en sortir sans intervention armée ? S’agissant des réalités,  il ne s’agit pas ici de luttes entre Etats mais d’une lutte à l’intérieur de la structure. Nous sommes bien en présence d’une guerre civile entre deux sous-groupes dont la minorité est soutenue par son chef au pouvoir par la force (comme en Irak), avec une armée organisée, un pays non encore exsangue. L’objectif des Nations Unies est bien d’arrêter les combats, pour le Président syrien (leader) de réduire au silence les opposants (contre leader) et pour ces derniers, de pouvoir « exister » en se faisant aider par une aide extérieure qui se pose la question si le jeu en vaut la chandelle mais qui est prête à le faire quand le  carnet de timbre  est rempli, ce qui semble être le cas. Le deuil est prêt à être vécu. Mais sera-ce celui de la mort des enfants ou celui des suites de l’intervention armée déclenchée par l’ONU ?

 

Le Président, minoritaire, cherche à éviter un étouffement. Comme la Serbie en son temps, voire la Pologne en 1938, il ne peut plus compter sur ses liens d’amitié avec la France depuis les bombardements. Cette dernière sait ne pas intervenir mais également faire néanmoins entendre sa voix forte quand il le faut pour défendre les libertés dans un soubresaut héroïque comme pendant les 100 jours, pendant la commune, au chemin des dames ou à Koufra en Lybie justement.

 

Nous naviguons entre croyances et généralisation. Il est désormais avéré que certaines villes syriennes étaient bien réprimées depuis longtemps mais sans preuves matérielles ni rationnelles à l’abri des médias. De plus, même si des expériences existent en Lybie et en Irak et si des données sont similaires, on ne peut déboucher sur une même conclusion générale d’intervention car de nombreuses données sont différentes. Sachons ne pas recommencer les mêmes erreurs et préparer plusieurs options de solution avant toute intervention en tenant compte des réalités locales.

 

Contrairement à ce que certains annonçaient, ni la pression de la Ligue Arabe, ni le pseudo blocus économique de la Syrie n’étaient apparemment suffisants. Il le sera peut-être à moyen terme si la Russie coupe désormais réellement ses liens, ce qui retardera encore une solution armée et accroitra sans doute à court terme la guerre civile et la répression. La Syrie intéresse-t-elle suffisamment pour ses ressources quand on sait que la Libye produit 2 millions de barils par jours quand la Syrie n’en produit que 400 000. La Libye extrait 10 milliards de m3 de gaz par an quand la Syrie n’en est qu’à 22 millions. Mais si la Lybie était isolée diplomatiquement et géographiquement, la Syrie est un élément géostratégique clé.

 

Si une intervention armée aérienne est décidée, prévoyons cette fois-ci de façon réaliste et mesurable qu’elle durera encore plus longtemps qu’en Lybie, car l’armée syrienne est plus organisée. Même si cette guerre n’est pas souhaitable, le rêve de segmentation stratégique militaire internationale serait de voir l’OTAN bombarder avec ses avions en appuyant les troupes russes au sol. La Russie ne s’est pas encore prononcé pour des frappes mais apparait cette fois ci plutôt normatif que bienveillant. Et n’oublions pas non plus que le Président des Etats-Unis n’a pas encore opté pour une intervention militaire.

 

Une guerre étrangère peut calmer une guerre civile. Au son du canon, tout le monde se rassemble et se serre les coudes, comme également les politiques au sortir de la guerre. Mais on peut aussi en profiter pour tuer son opposant et faire passer cela sur le compte de la guerre. Bachar al-Assad a testé cette solution par des paroles fortes en début d’année alors protégé par son allié russe. La guerre civile guettait après le premier retour de Louis XVIII. En revenant, Napoléon la calma en réinstallant une guerre étrangère. Mais un bon tremblement de terre ou une catastrophe humanitaire peuvent aussi calmer les esprits, inciter les gens à vivre et travailler ensemble. Si aucune de ces options n’est à souhaiter, elles montrent bien qu’une solution est possible.

 

Quelle MESORE pour le Président ? Le Président syrien, qui a montré son goût de façade ou réel pour l’humanitaire, peut-il s’en sortir désormais ? Devra-t-il suivre la voie des dirigeants en exil, condamnés emprisonnés ou exécutés ? Le départ des anciens dirigeants a-t-il été salutaire ? La majorité de l’opinion publique internationale et son opposition dans le pays pense de façon logique qu’il doit partir. Sans forcément le défendre, on peut aussi poser une option différente d’un maintien en lui demandant une ultime fois lui demander de trouver LA solution, pour calmer sa croisade avec son caractère persévérant de jusqu’au boutiste et d’attaquant.

 

La France peut et doit jouer son rôle de leader diplomatique pour le compte de l’Europe de par son histoire. Voir avec orgueil, lors des conférences de presse, que le blason du ministère des affaires étrangères syrien est également écrit en français nous rappelle ce lien avec cet ancien protectorat. Et n’oublions pas que la langue française reste le juge de paix le plus précis et le plus utilisé en droit international.

 

Mais en dehors des guerres militaires et des cataclysmes, il existe aussi des guerres économiques. Sans perdre la face, sans un coup de feu supplémentaire et sans attendre la destruction de son pays, Bachar al-Assad  peut encore garder la main et compenser une partie de sa dette en détournant les esprits dans une logique de reconstruction et dans une solution conceptuelle et décloisonnée où l’Europe a une carte et un rôle à jouer : devenir facilitateur de la dynamique économique euro-méditerrannéenne (EUROMED) qui n’a jamais vraiment pris ses marques. En y incluant désormais la Lybie, cette solution pourrait être adoubée  diplomatiquement par les Etats-Unis, la Russie et la Chine car c’est aussi une des rares tables où Palestiniens et Israëliens se réunissent. Mais si ce n’est lui, ce sera le rôle de son remplaçant et du futur gouvernement

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communication 4e circonscription de Cote d'Or

26 Mai 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Mesdames et messieurs les maires de la 4e circonscription de Cote d’Or


En m’excusant envers celles et ceux qui m’y poussaient par conviction ou par intérêt, j’ai néanmoins décidé à titre personnel, comme prévu initialement, et sans me substituer à quelconque parti, de ne pas me présenter aux élections législatives sur la 4e circonscription de Côte d’Or en juin prochain.  

 

 

Je ne vous demanderai donc pas de salle mais j’espère avoir le plaisir de vous rencontrer

 

J’espère que cette campagne nous fera voir un vrai débat d’idées et de valeurs en cette période où l’avenir de la France est en jeu

 

Pour autant, comme prévu en septembre dernier, j’ai l’intention de persévérer, avec des valeurs plutôt de droite, dans le développement d’une vraie force de proposition et de réflexion constructive, dans la continuité des travaux menés dans le territoire et de mon engagement républicain depuis maintenant 30 ans, avec laquelle il faudra de plus en plus compter sur cette circonscription mais également sur tout le département

 

Aussi, j’ai le plaisir de vous envoyer certains documents de présentation, certains articles techniques (transport, santé, logement, agriculture, industrie) sur une série concernant la ruralité ou le cadre national et européen (prochainement école, commerces, vitalité, séniors, jeunes, sécurité…) bâtis à partir de rencontres et retours d’expériences et qui pourront faire l’objet de nouvelles réunions futures ainsi que d’autres sur le projet d’hôtel de Montbard (avec prochainement à suivre une nouvelle thématique historique associée)  

 

vous pouvez les retrouver sur mon blog http://francoischarles.over-blog.com/ , et sur http://www.facebook.com/pages/Fran%C3%A7ois-CHARLES/275149473224   ou  http://lecercle.lesechos.fr/presidentielle-2012  comme de nombreux articles généraux sur l’économie, l’Europe, la défense…

 

j’espère lire vos remarques constructives

 

je pense organiser prochainement, avec deux spécialistes, une réunion d’information concernant vos responsabilités et les réglementations, en tant que maires, sur l’organisation d’événements

 

enfin, vu les pressions, insultes, menaces et intimidations reçues, les diffusion d’informations fausses circulant sur moi, l’usurpation d’identité et d’adresse email, les demandes d’éloignements etc…  je mettrai également tout en œuvre pour réduire tout parasitage tendant à décourager et privilégier les affaires de personnes au détriment de l’intérêt général

 

bien à vous

 

François CHARLES

 

 

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Le laboratoire Côte d’Orien de l’avenir du Nouveau Centre

23 Mai 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

L'article d’un journal de Cote d’Or sur « la guerre totale au « Nouveau Centre » entre son président et un de ses vice président et ancien confrère, pousse ce matin à réflexion.

 

D’une part sur une prise de conscience (enfin) de positionnement, d’autre part sur un effet d’annonce et enfin sur le rappel d’une stratégie annoncée. Quels sont donc les objectifs et les réalités que je maîtrise de l’intérieur par rapport aux journalistes, qui ont mission de taire certains noms et avec lesquels il faut aussi savoir user d’information et de désinformation, comme en intelligence économique, tout en sachant stratégiquement en garder certaines cachées ou en réserve.

 

Par François CHARLES

Ancien militant PRP, DL puis UMP, animateur politique, Créateur des rendez Marketing Politique et de Droite Fédérale

 

J’aurais plutôt du intituler mon article « mais à quoi joue-t-on à droite du centre » ? Le MODEM a su pour l’instant  occuper vraiment le centre assurant le pivot de la balance entre droite et gauche pour ensuite choisir son camp par compromis ou compensation d’équilibre ce qui est souvent dommageable pour l’identité du parti. J’ai vu au MODEM des personnes de gauche et de droite réunies. Mais on peut aussi imaginer que la partie droite du Modem rejoigne la droite pour former un vrai « centre droit » jusqu’aux frontières de l’UMP ou de ce qui naitra à la place. La partie gauche rejoindrait le PRG et la gauche moderne qui devrait rester à gauche sauf à changer de nom.

 

Qu’attend donc Hervé Morin (HM)  pour « virer » F Sauvadet (FS) du Nouveau Centre pour insubordination ? On se souvient aussi des cris d’opposition des supporters de FS ce printemps. Il ne le fait pas car HM est à la fois « loyal » et « perfectionniste » et enfant adapté soumis contrairement à FS « battant » et « fort » mais rancunier et parfois étonnamment à la foi enfant rebelle et parent normatif  regardant au dessus de l’épaule de F Fillon pour regarder ce qu’il va dire à Alésia.  H Morin, lui, n’est pas homme à prendre son téléphone pour séduire ou décourager, car il compte plutôt gagner sur ses convictions. Mais cela marche si l’on sait aussi être fort.

 

FS a réussi à décourager indirectement les autres à suivre HM (j’en sais quelque chose) mais sans toutefois parvenir à tuer le mouvement pour le reprendre en main naturellement sans coup de feu. Je pense que cette obstination à couper toute existence prématurée, qui pouvait au contraire cristalliser un vote utile, a finalement conduit à alimenter le vote « anti Sarkozy » car je sais que nombre de membres du NC que je connais sont parti ou repartis au MODEM et ont voté blanc ou à gauche à cause de cela.

 

N’oublions pas que le Nouveau Centre (ou désormais la nouvelle UDF) et le MODEM sont nés de l’ancienne UDF (FBayrou a conservé son adresse électronique « UDF ») et du PR. Par contre le parti radical s’est dissocié de l’UMP mais a toujours su conserver son identité.

 

Depuis mai 2011 et la création de l’ARES Alliance Républicaine, Ecologique et Sociale (ARES) en mai 2011 où  JLB avait été intéressé par mon concept Droite Fédérale (nom créé et proposé pour la succession du RPR), FS, que l’on ne connait pas beaucoup en dehors de Cote d’Or et qui ne faisait pas partie des chefs, a été nommé pour contrer JLB et HM et parlerait désormais de la création de l’Union des Radicaux, Centristes, Indépendants et Démocrates (URCID) dont le nom serait déposé selon le journal (mais qui ne figure pas encore à l’INPI mais les anciens ou nouveaux journalistes ne vérifient plus rien apparemment). Serait-ce un effet d’annonce dans le but de créer un doute ou une dynamique d’autant plus que certains partis n’ont pas été contactés…

 

Autant les termes de l’ARES positionnent au centre par une idéologie et un but, notamment avec l’esprit vert (que je considère apolitique) et social (qui n’est pas que l’esprit de la gauche mais plutôt vers le centre) autant ceux de l’URCID évoque des partis mais les deux montrent une large ouverture avec l’emploi des termes  « Démocrate » et « Républicain » et finalement disent la même chose mais avec un « changement de propriétaire ». Mais cette URCID serait-elle un parti ou un « GIP » (Groupement d’Intérêt… Politique) de partis ? Pour rire un peu, autant j’aimais bien ARES, un peu guerrier, autant URCID sonne un peu médical…

 

Il semble intéressant de comprendre cette lutte à partir du laboratoire de la Cote d’Or, où FS, dont je connais les fils spirituels et dont j’ai été le conseiller d’un soir, en est le soit disant « l’homme fort » en tant que président du Conseil Général, et en tirer ses conséquences et certaines préconisations. Je me suis déjà longuement exprimé sur la situation à Droite en Côte d’or (Mais à quoi joue donc la droite en Cote d’Or) et les relations affichées et cachées que je connais bien au sein de l’UMP et entre l’UMP et le NC dans de précédents articles.

 

Voilà un nouvel exercice de marketing et de segmentation politique intéressant à suivre. S’agira-t-il d’une alliance ou d’une coopération ? Comment cela fonctionnera-il en Cote d’or ? Il était déjà difficile de comprendre le positionnement des partis situés entre le MODEM et l’UMP, d’autant plus que le NC sauvadiste n’est pas venu…

 

On peut remarquer que F Sauvadet n’a fait apparaitre nulle part l’appartenance au NC sur ses affiches électorales, comme l’avait fait l’élue que j’accompagnais lors des cantonales. En auraient-ils honte ? Serait-il devenu « indépendant » mais il ne m’a pas appelé pour essayer d’intégrer le CNIP (sourire)

 

A l’instar des réalités connues en Côte d’Or sur les 3e et 4e circonscriptions sur lesquelles j’ai déjà beaucoup écrit, F Sauvadet apparait désormais comme un vrai chef de parti et il est légitime qu’il veuille rassembler et compter ses troupes pour ne pas se réunir dans une cabine téléphonique, comme on aime à plaisanter. Ce qu’il l’est moins est la façon de le faire. Il ne peut adhérer à l’UMP car il serait peut-être perdu dans la masse sans y être même et sans doute accepté. Restera à trouver le bon système de leadership pour durer mais en comprenant que l’homme veut bien rassembler su moment où il dirige. Il pourra par contre réinventer un parti depuis son laboratoire de Côte d’Or où le NC n’existera plus sauf … si quelqu’un en prend la relève…

 

Je crois me souvenir que FS, très concret mais hélas qui ne vérifie pas forcément  ce qu’on lui dit ou qui confond les amis qui lui font des confidences bienveillantes avec ses ennemis qui lui veulent du mal, a toujours dit qu’il s’occuperait du NC en septembre. Il n’a pas dit ce qu’il ferait et avec qui (...) s’il n’était pas réélu …

 

Je préconise à Hervé MORIN, certes que je connais aussi car il a été mon chef, et qui a consolidé son pouvoir du NC au niveau national, de se montrer fort et de vite redéfinir une stratégie, un sens, une légitimité voire une identité sans pour autant changer de positionnement sur l’échiquier car son mouvement rassemble un certain type de population qui ne se retrouve pas ou plus avec son vice Président.

 

 

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MAIS QUI VEUT DONC LA PEAU DE L’EURO ?

21 Mai 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

La France surfe sur une nouvelle vague de crise financière, entraînée cette fois elle-même par les banques et les agences de notation comme aux Etats-Unis qui a finalement et tranquillement élevé son niveau acceptable. Mais quelles sont les réalités ? N’y a-t-il aucun risque ? Etait-ce un coup de semonce ?

euro-copie-1.jpegCette crise va-t-elle enfin souder le couple franco-allemand et l’Europe même si des strates différentes doivent continuer à apparaître… comme sur nos pièces de monnaie ?

 

 

 

Par François CHARLES*

 

* conseil en stratégie et management, économiste, ancien partenaire euro de la banque de France, Président de l’IRCE

 

Méthodologiquement, il convient de rassurer en rappelant le ou les objectifs annoncés, leur mesurabilité qualitative et quantitative et les critères définis pour les atteindre, le fait qu’ils sont réalistes et réalisables car définis en connaissance des réalités, les options prises et le calendrier retenu. Il convient également d’en mesurer les risques de toute nature, en retenant ceux  paraissant inacceptables selon certains critères puis en établissant des actions de réduction.

 

Mais devons nous gérer ou anticiper la crise ? Sommes nous en train d’éteindre le feu de forêt ou de créer un coupe feu ? Sans doute les deux et il est important de ne pas mettre toutes les forces au même endroit pour être certain de gagner.

 

L’Euro a consolidé l’Europe qui apporte bien des avantages aux populations sans qu’elles ne le voient toujours. Sans la monnaie, le bloc se serait fragilisé depuis 10 ans de crises financières. Il nous a permis de compenser les vagues financières japonaises, russes et dernièrement américaines et a même endigué pendant de nombreuses années les potentielles remontées d’intérêt des pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Les banques ne croyaient pas en un euro fort alors qu’il l’était déjà dans les échanges entre banques depuis l’ECU ! Le passage à l’Euro nous a fait digérer indirectement une inflation qui de toute façon aurait du être vécue, de façon certainement moins forte. L’euro fort ne nous gêne pas dans la masse de nos échanges commerciaux car notre premier partenaire commercial est l’Allemagne ! Par contre, la montée par le haut de certains pays européens s’est faite trop rapidement avec l’accompagnement des banques qui, en l’absence de vision de remboursement, veulent désormais une sécurité légitime court terme. Quitter la zone euro comme on quittait le SME serait une décision lourde et insensée. Le couple franco-allemand, véritable pierre angulaire avec ses deux faces complémentaires ne doit pas uniquement éteindre le feu mais donner du sens tout en sensibilisant et responsabilisant les autres membres de l’Union.

 

Les risques et surchauffes liés à L’Irlande, la Grèce, l’Espagne et au Portugal, comme en son temps l’Irlande, sont en grande partie issus des injections des fonds structurels européens institués pour consolider et renforcer le socle économique par rattrapage infrastructurel et social. Financés par la TVA, les droits de douane et un pourcentage du PIB, ils encouragent et répondent aux travaux décidés stratégiquement par chaque pays. N’en finançant pas la totalité, ils ont du même coup engagé les pays eux-mêmes et leurs banques à accompagner cette dynamique dans une volonté de développement et dans une logique de profit. Les grandes entreprises industrielles n’ont pas bénéficié directement de ces aides indirectes mais l’image redorée de leur pays a sans doute été un vecteur de leur réussite. La France ne bénéficie que désormais très peu de ces aides, voire peine à les utiliser. L’indigestion des pays de l’Est, largement bénéficiaires de cette aide et des technologies et infrastructures financées, ne se fera sans doute pas ou d’une autre façon car certaines composantes sont différentes. Il s’avère néanmoins important de surveiller ces fonds pour éviter tout embrasement et toute déstabilisation potentielle.  L’Europe subirait l’effet inverse que celui escompté quand nous avons décidé de les accueillir, d’une façon sécuritaire alors qu’ils apparaissaient orphelins et donc à risques. Ces derniers peuvent également se désolidariser d’eux-mêmes pour éviter l’onde de choc sans oublier qu’ils étaient anciennement sous l’influence de la zone… Mark.

 

Comparant volontiers les Etats aux entreprises dans la notion de concurrence, on peut néanmoins être indigné qu’une agence de notation, payée généralement par les banques, puisse décider si un Etat est capable de rembourser sa dette et quel sera son avenir. La politique keynesienne et sécuritaire européenne n’a pas obligé les banques à prendre des risques inconsidérés et ces dernières n’ont aucune légitimité à se considérer comme victime. Par contre, les systèmes financiers ont bénéficié de la dynamique des Etats mais souvent freiné ou accompagné sans motivation les dynamiques en faisant valoir que « les visions à trop long-terme et risquées ne les intéressaient pas ». Ce « jeu » victime/sauveteur/persécuteur a ses limites quand il s’agit de la chose publique.

 

Comme pour un mariage, ces messages nous rappellent notre attachement européen quoiqu’il arrive même si certaines réalités nous imposent parfois des choix à court ou moyen terme et des mesures immédiates fortes peu agréables mais salvatrices en terme de gestion de risque. Les ratios de risque de faillite sont bien connus et il n’est jamais trop tard pour intervenir. L’euro a été une bonne initiative. C’est sans doute aussi le travail des actuaires qui était à revoir avec les effets induits que l’on découvre sur chaque monnaie. S’agissant d’un changement de monnaie, le coût en vaut-il la chandelle ? Sommes nous réellement et globalement dans un constat d’échec et pour quel objectif ?

 

Tout projet, comme celui de l’Euro, peut se voir, un jour audité voire recadré dans une analyse de risque très structurée sans pour autant être arrêté, même si cette option doit aussi être envisagée dans les scénarii. Il en est de même pour le nucléaire… Mais si les décisions sont politiques, elles doivent se conforter d’éléments économiques qui leur montre toutes les réalités et les impacts à court, moyen et long terme en terme de gain, de perte ou de faillite sans voiler ces éléments

 

Certaines réalités s’imposent : Il s’agit aujourd’hui de baisser le risque de sur-endettement. Il serait injuste que la France perde sa crédibilité alors qu’elle ne bénéficie plus autant, comme l’Allemagne, de cette manne financière indirecte ; il n’est pas normal que le contribuable en face les frais même si ces aides indirectes lui ont été profitables; il serait sans doute plus responsable d’arrêter de demander aux banques afin de limiter le pouvoir qu’elles exercent; nous vivons des crises depuis toujours, celles-ci sont plus violentes mais plus courtes ; nous sommes à l’origine de la construction européenne mais nous pouvons établir des sous-groupes de pensée et d’action (défense, fiscalité, buy european act…) en fonction des capacités des uns et des autres pour endiguer la crise (les trois piliers de Maastricht nous ont permis d’avancer dans cette construction) sans forcément détruire les fondamentaux ; les règles européennes imposent une notion de concurrence et la non ingérence des Etats sauf dans certains cas notamment sur des secteur à compétence nationale (art 296).

 

En prenant à leur jeu les agences de notation sur leur écriture, comme elles le font pour les entreprises, une mesure immédiate consisterait à court terme de transférer une partie de la dette par titrisation vers les entreprises sous tutelle à compétence nationale (armement, haute technologie…) bien trop souvent accompagnées sans vision partagée, sans livre ouvert  et sans vrai partage de risques. Cette compensation pourrait être rachetée sous la forme de contrats à long terme ou de partenariats publics-privés.

 

Deux mesures financières « coupe feu » consisteraient d’une part à instituer une TVA sur les transactions financières dont nous parlons depuis longtemps, avec peut-être une fiscalité différence au sein et à travers l’Union et d’autre part à accroitre la part ponctionnée sur la TVA, sans forcément instituer une TVA européenne car le budget européen se greffe déjà sur nos produits. La TVA reste un impôt de régulation indolore et équitable dans la mesure où les grosses dépenses génèrent de grosses taxes.

 

S’agissant de la gouvernance européenne, la Banque Centrale ou la Commission pourraient mettre en place un système de notation autonome qui aiderait à identifier et piloter certains groupes de pays à solvabilité réelle, apparente et relative. En matière de gestion de risques, ceci permettrait d’une part d’endiguer la crise et d’éviter les effets de dominos et d’autre part de pouvoir apporter à chaque groupe les solutions réalistes, sur mesure et efficaces les mieux adaptées avec peut-être un leadership également différent mais dans une structure continuant à être intégrée.

 

 

 

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arrêtons la pensée logique du "tout ou rien"

21 Mai 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense

 

Quand j'entends JF Copé ce matin, je me demande si je ne vais pas encore voter blanc, ce qui me peine pour certains amis candidats UMP (pas tous...)  parfois j'ai envie d'arrêter la politique car les luttes de personnes l'emportent sur le fond mais ce que j'entends m'y repousse parfois

 

et je n'ose penser à tous les moutons de panurge qui s'abritent derrière, notamment en Cote d'Or

 

 

"on ne quitte pas la coalition comme ça, on y est allé ensemble on part ensemble, il faut une concertation" : oui bien sur mais il oublie que la France a encore sa souvereineté, que F a gagné les élections, que la France peut réfléchir et faire réfléchir et qu'il oublie que l'article 5 est adaptable et qu'il disait que la France n'a d'ordre de recevoir de personne

 

"F Hollande sacrifie le nucléaire" : il n'a jamais dit cela au contraire, puisqu'en plus il maintien l'EPR

 

JF Copé devrait se mettre plus "à la place de" ce n'est pas pour cela que je suis à gauche ni que je vote à gauche !

 

 

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