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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

les rêves européens : le rendez-vous psychanalytique

19 Mai 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #theatre, #europe

CHAPITRE 1 - Le rendez-vous psychanalytique

La Scène se passe chez un psychanalyste – coach ….

  • Bonjour, j’espère que je ne suis pas trop en retard

  • Asseyez vous, il vous reste encore 45 minutes

  • Ah, bon oui c’est vrai, j’suis plus président

  • C’est parfois dur de redevenir normal

  • Comme vous dites !

  • Alors dites moi, que puis-je faire pour vous ?

  • Oh, c’est assez simple et à la fois compliqué

  • Je suis là pour ça

  • Heureusement que certains essaient de me comprendre

  • Je suis là pour ça

  • Alors voilà … euh… dites moi, ce qu’on se dit reste entre nous, hein parcequ’avec toutes les affaires qui courent, je n’voudrais pas que ça se sache trop. Je suis content que la salle d’attente soit de l’autre côté car chez un de vos confrères, j’ai eu la malencontreuse expérience d’entendre un ami alors que j’attendais mon tour. Et du coup je suis parti.

  • Alors dites moi

  • Je viens vous voir car depuis un certain temps je fais des rêves étonnants

  • Des rêves étonnants ?

  • Oui… disons.. historiques

  • Vous refaites l’histoire ?

  • Non, c’est plutôt l’inverse

  • L’inverse ?

  • Oui oui…. Des personnages illustres viennent me voir dans mes sommeils le soir et pendant mes petites siestes

  • Oh c’est un honneur !

  • Oui, oui mais j’aimerais savoir ce que je dois en conclure et en tirer et comment les faire éventuellement partir de mes songes. J’ai parfois l’impression qu’ils sont bien présents

  • Ah, la politique, ce n’est pas mon truc ni mon boulot

  • Mais il ne s’agit pas de ça, même si je sais que vous ne dites pas la vérité

  • Disons que j’en ai fait mon deuil

  • Et donc ?

  • Ils veulent me pousser à en reprendre pour un tour comme mon ami Berlusconi

  • Et cela vous déplaît ?

  • Non, mais oui enfin, je ne sais pas sauf qu’il ne s’agit pas de ce que vous pensez

  • Ah ?

  • Oui, une partie des militants, et même les autres quand je serai revenu, veut que je revienne pour remettre la France sur les rails, ce qui solutionnera beaucoup de choses à droite, sauf contre François Fillon qui va me causer bien des soucis…

  • Il s’agit de cela ?

  • Non…

  • S’agit-il d’une autre fonction ? directeur général du FMI ?...

  • Vous vous moquez ?

  • Euh non, maintenant que vous êtes conférencier

  • En effet, mais je m’ennuierais vite

  • Alors donc ?

  • Ils veulent que je m’occupe de l’Europe

  • Ah ? et cela vous déplaît-il ?

  • Eh bien, je ne sais pas

  • Mais si je me souviens bien, quand la France a pris la présidence du Conseil européen, vous avez su faire de grandes choses non ?

  • Oui, à part avec le Maghreb, comme ensuite avec « l’homme africain »

  • Oui mais l’Europe doit déjà être plus forte déjà à l’intérieur non ?

  • En effet, il faut sans doute remodeler tout cela et vos méthodes seraient sans doute les bienvenues pour faire comprendre certaines choses. Je les utilise parfois

  • Si vous le dites. Mais … que vous disent-ils au juste ?

  • Je vais vous le raconter

  • Combien sont-ils ?

  • Une dizaine

  • Ah

  • Ah ?

  • Oui… je vous propose de les traiter un par un

  • Bon

  • Une séance par personnage

  • Ah ?

  • Oui

  • Bon

  • Non ?

  • Si si… il faut tirer cela au clair

  • Bon

  • D’accord

  • A raison de 1 à 2h maximum par séance pour 10 séances

  • Euh..

  • Non ?

  • Si

  • Bien

  • Alors donc à la semaine prochaine

  • D’accord

  • Au fait, notez bien tout, et s’ils reviennent accueillez les avec bienveillance

  • D’accord

  • Je compte sur vous

  • A la semaine prochaine donc

  • Vous n’allez pas être déçu !

  • Avec vous ça m’étonnerait

  • Si vous le dites

  • Bien, les 45 minutes sont passées

  • Vous attendez qui ?

  • Ça vous intéresse ?

  • Euh non …

  • Ne le dites à personne, c’est François !

  • Fillon, ??????

  • Non… Hollande ! rassurez vous ! sourire ! allez à bientôt !

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Le Rafale désormais un succès français mais également européen à l’export

6 Mai 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense, #international, #europe

Le schéma se répète. Il aura fallu une certaine crise sécuritaire, certaines prises de position diplomatiques, un euro moins fort et sans doute une douce violence pour faire aboutir les négociations afin que l’Inde, suivie par l’Egypte, financée par l’Arabie Saoudite qui achète à d’autres pays européens, et le Qatar puis prochainement d’autres, comme certainement les Emirats Arabes Unis, se décident à s’offrir cet avion polyvalent dont la valeur technique était reconnue depuis longtemps. Comme je l’écrivais lors de la vente du Gripen au Brésil, nous devons nous réjouir de ce succès français mais également européen, unis en interdépendance dans la diversité et non en éternels concurrents comme nous avons aussi hélas le faire en franco-français.

Par François CHARLES

Ancien responsable d’affaires industrielles internationales dont aéronautique et de la politique de compensations à la DGA, DESS Défense, Président de l’IRCE et de NOVIAL Consulting

Cette vente doit être un succès européen politique et diplomatique pour reconnaître certaines zones d’influence française, en complément de celles d’autres pays européens, dans une logique de représentation commune appuyée par la Haute Représentante des institutions. La vente au Moyen Orient répond à une nécessité de protection face à une menace de déstabilisation mais également à un besoin de double source d’approvisionnement et d’indépendance de certains pays de la zone face aux Etats-Unis ou la Russie. D’autres pays sont concernés dans le monde, comme par exemple le Japon qui a récemment signé un accord avec la France dans le domaine de l’armement, suite aux premiers échanges des années 90, afin de sortir du lien unique étasunien, en levant notamment désormais son interdiction d’exporter après avoir assoupli sa notion d’autodéfense.

Elle doit être un succès européen marketing, commercial et technologique sur le produit, sa maintenance et sa gouvernance de fabrication. Les choix de défense sont certes politiques mais se confortent d’éléments technologiques et économiques pour répondre à un besoin opérationnel et parfois uniquement de dissuasion. Le Rafale est un produit haut de gamme multirôles à la fois bombardier, chasseur, avion de reconnaissance et adaptable sur porte avions, ce que ne sont pas, par exemple, le Gripen ni l’Eurofighter Typhoon (EFA). Cette caractéristique peut être importante dans certains cas pour satisfaire les attentes des clients, non forcément identiques, comme nous l’avons vu au Brésil et en Suisse qui n’avaient pas besoin d’un tel avion à tout faire au détriment cette fois-ci du Rafale. Comme il convenait de reconnaître le succès du Gripen, avion européen, j’espère que les Suédois comme les autres industriels et pays européens reconnaissent officiellement le Rafale sur certains marchés et peuvent l’aider avec leurs différences. Et c’est bien la force potentielle de l’Europe de pouvoir proposer cette diversité de produits, de savoirs faire et de savoir être avec une spécialisation de ses pays et ses industriels unis pour des projets externes. Ceci soude souvent les organisations même si une concurrence interne et constructive peut y être saine, comme il convient même de l’instituer au sein de cluster ou de pôles de compétitivité. Peut-être doit-on aussi finalement considérer l’avion F-35 américano-européen comme tel pour nous aider à nous organiser, comme les Etats-Unis l’ont fait pour nous pousser à la construction de l’Europe ? En matière de gouvernance de projet, il s’agit du choix d’un constructeur unique d’un pays unique qui est certes fragilisé tant que l’avion ne se vend pas à l’export, contrairement aux autres pays qui achètent en commun et font travailler leurs propres industriels en garantissant un carnet de commandes. C’est l’exemple de l’EFA avec des achats sûrs en Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, qui savent aussi réduire les montants initiaux, et à l’export en Arabie Saoudite, Autriche et Oman. Le Rafale parait cher mais l’équation globale semble gagnante car contrairement au civil et au succès d’Airbus, qui fait la guerre tous les jours, le coût de production en commun dans la défense reste plus élevé de par une industrie « protégée » car liée aux intérêts des nations avec néanmoins les limites économiques que l’on sait qui peuvent parfois pousser à la raison. MDBA semble être un exemple de modèle industriel original au service de la défense européenne. Il s’agira aussi de veiller avec soin sur l’ingénierie et les coûts de maintenance et de leur facturation, où l’EFA n’est pas non plus un modèle du genre alors que l’expérience Tornado pouvait le bonifier. Nous pouvons aussi partager nos compétences dans ce domaine désormais clé, également pour la vente, avec un rôle de l’OCCAR, agence internationale, garante de l’équilibre à la fois d’une contractualisation et d’une gestion de configuration initiale forte. Elle doit aussi s’intéresser à la gestion en utilisation avec la considération des identités respectives propres aux réalités liées à la défense loin de répondre volontairement à l’accompagnement au changement. Le management de projet A400M cherche sans doute à réduire les risques de déperdition par une unité de management unique mais sans doute au détriment de cette identité qui doit être préservée comme nous le préconisions dans notre étude sur les meilleurs modèles de coopération industrielle, une sorte de cohabitation entre le moule Airbus et le modèle multidomestique Thales. Espérons enfin que le Service Industriel de l’Aéronautique français rattaché encore à l’Etat sera mis à contribution pour ces compétences en maintenance même pour ce contrat export.

Elle doit être enfin un succès européen sur les compensations réclamées. Les ventes d’avions de chasse, mais aussi de biens à haute valeur technologique sont particulières. En dehors théoriquement de l’Union où l’on tente de faire respecter la directive européenne de 2009 sur les marchés de défense et de sécurité dans une plus grande logique de transparence des marchés et de coopération, elles s’accompagnent quasi-systématiquement de compensations industrielles, financières et/ou commerciales au-delà de la formation des pilotes, d’ailleurs souvent payée. Elles dérogent généralement aux règles du commerce international au profit du pays acheteur, de ses industriels et de son développement économique, avec un jeu de négociation portant sur la valorisation des éléments de haute technologie et notamment face au Buy American Act imposant jusqu’à 75% d’implication industrielle locale, un des points qui pourrait être remis en cause dans le Traité Transatlantique. Même si poussées politiquement, elles peuvent rendre les ventes peu rentables et finalement non justifiées économiquement pour le vendeur ou son pays ne sachant pas les expliquer dans l’approche globale de la transaction (votation Suisse contre le Gripen). D’un aspect positif, elles peuvent permettre par contre de créer des liens nouveaux entre PME sous-traitantes, qu’il ne s’agit pas non plus de remplacer d’un coup de crayon comme autrefois, comme l’ont bien compris les Britanniques. Ces ventes au Moyen Orient ont un avantage car les pays arabes sont pour l’instant moins gourmands en transferts de technologie. Elles ont aussi un inconvénient quand l’industriel ne parvient pas à réaliser ses obligations indirectes qui ne rentrent pas dans son domaine d’activité où quand l’Etat tutelle en impose en signant directement des engagements avec l’état acheteur. Revenant sur la pensée européenne, j’émets le vœu pieux que les autres pays européens et leurs industriels aident la société Dassault Aviation et la France, si elles l’acceptent à remplir ses engagements de façon décloisonnée comme nous l’avions essayé de l’instituer en France dans les années 90 à travers toute la communauté industrielle et étatique de défense, gage ultime de qualité face notamment à la politique du carnet de chèque étasunienne généralement employée.

Le Rafale désormais un succès français mais également européen à l’export
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Le MBTI au service de l’intelligence économique

23 Avril 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management, #stratégie, #industrie

L’intelligence économique (IE) et ses trois piliers (protection, veille, lobbying) bénéficie, comme le renseignement, des techniques électroniques et photographiques poussées. On oublie trop souvent l’importance du vecteur humain et de sa juste valeur ajoutée pour comprendre et donner du sens à certaines réalités au-delà de simples automatismes. Il en va souvent des richesses de votre entreprise et de votre pays.

Par François CHARLES

Président de NOVIAL CONSULTING & NOVIAL INSTITUTE, coaching, conseil et formation, certifié MBTI indiv. et équipe

Le MBTI (Myers-Briggs Type Indicator) est l’outil de typologie de personnalité le plus utilisé au monde. Il nous aide à connaître et valoriser nos préférences de comportement et d’attitudes mais aussi d’une part à identifier et comprendre les risques de nos zones d’effort et de stress face à certaines situations ou certaines personnes et d‘autre part à optimiser nos dépenses d’énergie en rendant désormais chaque situation contrôlable et surtout en ne répétant pas certaines erreurs dont nous n’avions même pas conscience auparavant. Il se présente sous la forme de quatre balances de polarité, séparant nos zones de confort de nos zones d’ombre. L’idéal reste de pouvoir atteindre un certain équilibre, pour « marcher sur nos deux pieds », voire de créer une complémentarité d’équipe multipolaire.

Si la technologie nous aide à recueillir plus d’information, à les trier par recoupement et sémantique, et nous évite de nous déplacer, l’approche humaine nous aide à prendre du recul et séparer le bon grain de l’ivraie avec sens et discernement, à la fois pour l’information ouverte mais surtout pour les 30% d’information grise confidentielle à forte valeur ajoutée, qui détecte aussi la désinformation. Comprendre ses attitudes et comportements pour protéger ou développer son organisation, c’est aussi comprendre celles de son adversaire ou de son partenaire. Quand généralement, dans le MBTI, on parle de profil global, vite oublié, j’aime que les gens jouent simplement et efficacement sur leurs polarités. Ceci permet de mieux comprendre chaque situation, tout en admettant que Pierre, Paul et Nathalie peuvent lire écouter, entendre, agir, réagir de façon différente même s’ils parlent la même langue. Vous trouverez ci-après quelques exemples développés largement lors de nos formations.

La première balance concerne le ressourcement et les échanges. Même si intelligence signifie aussi créer du lien en latin, ceux qui se reconnaîtront « E » extravertis devront prendre conscience que, s’ils sont doués pour l’action spontanée et créer le contact, ils parlent parfois trop de leurs idées et de leurs projets, surtout dans le train ou l’avion, avec souvent un inconnu et devraient davantage réfléchir avant d’agir. Les «I » introvertis, seront par contre encouragés à tester leurs idées plutôt que s’apercevoir d’un problème après conception. Le « E » sera le champion de la carte de visite mais le « I » saura noter, après coup, le lieu et la date de rencontre et saura prendre le temps de voir et comprendre s’il s’agit d’un Enarque, d’un « X Mines », d’un « X Pont » ou « armement » qui n’ont pas la même saveur.

La seconde balance concerne la prise d’informations. Les « S » pratico-pratiques sauront mieux que quiconque valoriser un résultat, observer, repérer, noter les détails, et surtout la pépite qui se confondra pourtant dans la masse d’information. Il se fiera à l’expérience, avancera pas à pas mais prendra parfois hélas un chemin sans s’apercevoir qu’il mène à terme à une impasse. Les « N », conceptuels, sauront quant à eux chercher les idées nouvelles, les éléments sous-jacents et toutes les possibilités. Ils sauront aller sur la prospective et la rupture qui font souvent la différence, en espérant que les « S » les maintiendront les pieds sur terre pour des projets réalistes et réalisables. Le « N » imaginera et décèlera plus rapidement l’image confidentielle à partir d’éléments qui, pris indépendamment, n’ont aucune valeur. Lors d’une visite, Il saura entrevoir de lui-même toutes les analogies d’opportunités ou de risques alors que le « S » aura besoin de sa check-list ou ses grilles d’analyses.

La troisième polarité s’attache à la prise de décision : les « T », à la tête froide, auront trop tendance à chercher uniquement des solutions logiques et sans risques, à critiquer, raisonner, faire confiance aux critères objectifs plutôt qu’à l’approche humaine que ressentent les « F » sur leur polarité affective en se mettant davantage à la place de l’autre, en faisant preuve de compréhension et de bienveillance. En personnes de réseaux, connaissant les lieux et les clubs à fréquenter, ils sauront mettre en confiance et acquérir de l’information mais pourront aussi en être victime. L’exercice de désynchronisation sera important. La prise de conscience de l’effet de levier humain pourra aussi faire ressortir qui est vraiment la personne en face, son expérience, sa formation, son style de commandement au-delà des aspects purement matériels visibles.

La quatrième balance définit le fonctionnement général. Les « J » structurés, veilleront aux processus élémentaires de survie de votre entreprise comme par exemple réaliser un inventaire permanent du patrimoine, contrôler les accès physiques, sélectionner les prestataires, sécuriser les postes de travail, instituer et changer les mots de passe différents que le nom de votre chat ou de votre date de naissance, réaliser régulièrement des sauvegardes, nettoyer et limiter les courriels et les pièces jointes, et surtout vider les bureaux. A l’opposé, la force des « P » « flexibles », performant sous la pression avec une date limite, sauront improviser, redresser des situations, partir à l’opportunité. Mais ils seront un risque quant aux événements à prévoir à l’avance, aux emplacements et rendez vous à prévoir, aux informations parfois confidentielles laissées sur le bureau.

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L'ART DE LA MEDIATION

21 Avril 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Toute forme d’art laisse soit indifférent, soit rassemble les érudits mais peut créer un lien entre des personnes au-delà des langues et des signes. Il en est par exemple de la peinture, de la sculpture, de la magie, du cirque, de la cuisine, de la musique, du sport, de la vinification … Mais il est un art où ce lien, créé ou recréé, est l’ultime chance avant un affrontement où chaque partie sait qu’elle y perdra quelque chose : l’art de la médiation, qu’il faut différencier de la négociation et de l’arbitrage.


Par François CHARLES
Coach, conseil et formateur en stratégie et management, médiateur inter-entreprises.


Cet art consiste à consolider les liens restants entre deux ou plusieurs parties et à apporter un nouveau sens pour relancer une relation ou la rompre correctement. Mais souvent comme tout art, elle doit être réalisée avec compétences, discernement, approche globale et méthode si l’on veut parvenir à un résultat avec notamment une optimisation de l’énergie consommée.


En terme de positionnement dans le processus, je rappellerai que la négociation, si possible raisonnée et douce est l’ensemble des démarches entreprises d’une part pour conclure un accord, un traité mais aussi d’autre part pour rechercher une solution à un problème social, politique, commercial en préférant le dialogue à l’affrontement. On parlera aussi d’engager ou de rompre ses négociations. La médiation intervient dans la seconde catégorie quand la négociation s’est avérée vaine, quand les parties ne veulent plus se voir ni s’adresser la parole, mais qu’il reste encore un espoir de faciliter un accord afin de ne pas engager de démarches judiciaires coûteuses en temps, en argent et dévastatrices matériellement et humainement. Les deux autres actions que sont la conciliation, que le juge cherche à réaliser souvent par des tiers juridiques entre les parties avant le commencement d’un procès, et l’arbitrage pris par un juge, sont liées aux instances judiciaires.


Médiateur est actuellement une profession non réglementée et en structuration comme le coaching professionnel et l’intelligence économique. Mais attention, comme dans toute profession, parfois certaines personnes sont plus qualifiées sans rentrer dans un système que d’autres bardées de certifications obtenues par le simple paiement d’une formation et par copinage. Comme en coaching, je dirai qu’il faut avoir au moins 35 ans, un vécu et eu des affaires à gérer pour les autres ou soi-même. Des compétences de généraliste, si possible globales peuvent être utiles en cas de besoin d’analyse des faits sauf à faire intervenir un spécialiste sur certains éléments techniques. Le besoin d’en connaître n’est pas obligatoire quand on voit par exemple Julien Courbet régler toutes sortes d’affaires tout en se faisant accompagner par des spécialistes juridiques. Mais il peut aussi se permettre de comprendre certaines réalités de l’environnement considéré avec le risque qu’une des deux parties récuse cet atout, faisant apparaître par là même certains jeux psychologiques du genre « on sait d’où il vient » ou « il n’y connaît rien », ou cachant une possible peur de parti-pris, voire de faute. D’autres rejèteront le médiateur et certaines capacités psychologiques de peur de ne pouvoir exercer leur toute puissance, ceux disant qu’il ne s’agit pas d’un jeu étant souvent les premiers à jouer, même si inconsciemment.


La médiation est souvent pratiquée par les notaires en face de problématiques familiales, mais également les avocats et les juges pour trouver le meilleur compromis tout en respectant certaines règles.


De nombreuses faillites d’entreprises pourraient être évitées si elles étaient partagées à temps. Il en est de même pour les conflits qui nécessitent beaucoup d’énergie pour être résolus souvent en justice alors celle-ci pourrait être consacrée à créer une nouvelle dynamique. Souvenons-nous qu’un verre d’eau peut éteindre un future incendie de forêt. Nous pouvons aussi nous souvenir des démarrages des deux guerres mondiales et, de façon plus proche, les réalités des tensions en Ukraine.


La médiation est partout : en entreprise pour les contrats commerciaux ou de sous-traitance, liée aux fusions-acquisitions avec les comptes faussés, liée aux possibles sauvetages avec un liquidateur qui n’y croit plus sauf à voir cette fois des sommes sonnantes et trébuchantes, liée aux marchés publics mal passés ou discriminatoires, aux décisions administratives jugées injustes, aux relations sociales ou contractuelles entre employés, patronat et syndicats professionnels pour les continuités d’activité avant blocus voire séquestration. On la rencontre pendant le tour de France entre tous les acteurs concernés, pour des règlements de conflits dans une collectivité territoriale ou en communautés de commune, entre des belligérants en cas de prévision de guerre, entre ONG en terme de coordination en cas de catastrophe, entre voisins si une branche d’un arbre tombe chez l’autre sauf si peut-être les fruits sont à son goût, et bien sûr pour les affaires familiales…On peut tenter également une médiation entre deux candidats politiques finalement déclarés sur la même circonscription ou la même commune avant la sanction des urnes etc…


D’un degré supérieur à la négociation, l’objectif positif est toujours d’analyser les réalités, de se concentrer sur les intérêts et imaginer un grand éventail d’options spécifiques, mesurables, réalistes et réalisables pour conclure à l’amiable un accord gagnant-gagnant, non forcément 50/50, judicieux et efficace, d’être doux à l’égard des personnes et dur à l’égard du différend.


La confiance ne doit pas rentrer en ligne de compte et il convient de se concentrer sur les intérêts en jeu et non sur les positions, d’éviter d’avoir des exigences, d’imaginer des solutions pour un bénéfice mutuel, de mettre au point des options et des solutions variées, d’exiger l’utilisation de critères objectifs, de raisonner et être ouvert aux raisons de l’adversaire, céder au principe, pas à des pressions.


Plus qu’en négociation, l’aspect humain et les questions de personnes doivent d’autant plus être traités à part en processus d’écoute active et évacués avant d’aborder le différend et éventuellement la technique qui doit rester sous-jacente. Il convient d’abord de tenter de résoudre la crise sans ouvrir le dossier avec l’approche psychologique pour que chacun sorte de sa tranchée. Je commence parfois mes médiations en invitant les parties, séparées puis réunies, à vider leur sac mais en les avertissant que je ramasse les pistolets dans 15 minutes. Souvent, il n’est finalement pas nécessaire d’ouvrir le dossier tant le message est fort.


Mais une affaire ne se résout pas toujours en 15 minutes et peut durer des années, comme la petite graine qui rejaillit dès que le soleil peut enfin s’en occuper (Les fabliaux du management). N’oublions pas que si une partie se sent flouée, sans meilleure solution de rechange (MESORE), elle recherchera à nouveau le conflit à la moindre occasion. Les guerres mondiales, issues souvent du deuil non fait d’une défaite non clairement établie ou de sanctions lourdes, nous le rappellent. Et comme dans le domaine militaire, il faut désormais aussi accompagner au retour à la paix avec acceptation.


Enfin, comprendre qu’il s’agit avant tout de relations humaines est une chose mais posséder les clés de facilitation en est une autre.


Même si les interlocuteurs parlent la même langue, il convient de se rendre compte qu’ils ne se ressemblent pas forcément, n’ont pas les mêmes besoins psychologiques, qu’ils ne voient pas forcément les mêmes choses avec les mêmes lunettes, que certains privilégieront spontanément le quoi, voire uniquement le quoi, d’autres le pourquoi, d’autre le comment et enfin d’autres le qui. C’est aussi savoir ramener la relation en adulte et objective plutôt qu’émotionnelle parent ou enfant comme quand vous voulez vendre une maison à laquelle vous êtes très attaché et qui vous rend aveugle de ses défauts et certaines réalités. Un accompagnement professionnel sera alors le bienvenu.


Le grand plus souvent décisif sera de maîtriser une boîte à outils à la fois d’analyse, de processus et de psychologie regroupés dans le modèle « SPM » et ses booklets mémos de NOVIAL avec par exemple SWOT, BCG, GROW, SMART, le MBTI, outil de typologies de personnalités le plus utilisé en entreprises, l’analyse transactionnelle, la PROCESS COMM et certaines méthodes des jeux, comme ceux de Berne ou du dilemme du prisonnier avec sa matrice des gains et ses jeux coopératifs ou non coopératifs des équilibres de Nash que nous divulguons dans nos formations.

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La faillite de la politique de voisinage de l’UE

20 Avril 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

L’Italie vient de connaître le deuxième grand naufrage d’immigrés voulant aborder ses côtes depuis la Libye. Mais ne devrions nous pas dire l’Europe ? Sommes-nous encore dans la stratégie de la ligne Maginot ou allons nous prendre enfin conscience qu’il s’agit d’une vraie crise commune aussi grave que celle de l’Ukraine ? C’est une preuve de la faillite de la politique de voisinage, du projet EUROMED, de la défense et de la gouvernance européenne dont il faut remédier.

Par François CHARLES

Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe. www.irce-oing.eu

Qu’il s’agisse de la séparation du bon grain de l’ivraie entre les migrants demandeurs d’asile menacés dans leur pays et qui peuvent être protégés et les autres qui profitent de l’aubaine de ce flux et doivent rentrer dans leur pays, voire ne pas le quitter, avec la mise en place de certaines mesures fortes comme le fait par exemple la Suisse.

Preuve de la faillite de la politique de voisinage car on voit bien que l’investissement que l’Union Européenne réalise chez de nombreux pays partenaires, même non candidats à l’intégration, pour consolider les aspects de démocratie, d’état de droit, de droits de l’homme, de gouvernance, d’économie de marché et développement durable, afin notamment de limiter l’immigration non contrôlée, avec une limite d’ingérence, parfois délicate, ne sert à rien. Cette politique institutionnelle de l’UE est de plus en décalage avec la gouvernance dans le cas de l’immigration qui doit aujourd’hui être gérée localement.

Preuve de la faillite d’EUROMED car on voit bien que les flux les plus risqués viennent d’Afrique et du bassin méditerranéen et qu’une vraie politique d’interdépendance et de responsabilisation doit désormais être faite avec une forte communication, plus qu’une pédagogie, pour dire aux populations certaines réalités avant qu’elles ne s’engagent dans l’inconnu bien plus risqué que leur vie actuelle sauf s’il s’agit d’une action programmée.

Preuve de la faillite de la défense car ces flux de migrants demandeurs d’asile sont surtout indirectement liés à des décisions militaires d’intervention extérieure impliquant certains états européens, dont la France, avec absence de vraie décision européenne, pour lutter contre le terrorisme mais sans voir les effets sous-jacents de flux migratoires potentiels comme on l’a vu aussi avec l’Ukraine et la faillite de l’absence de prise en compte du grand voisin russe et de ses effets induits. J’ai été à la fois fier et honteux de cacher une certaine vérité quand un Malien m’a dit « merci à l’Europe » en voyant mon épinglette européenne, même si certains états, individuellement, ont contribué à un soutien logistique. La délégation limitée à l’agence FRONTEX, qui évacue le problème, doit être renforcée par une force d’action rapide maritime européenne, comme nous l’avons demandé en 2014, afin de surveiller et protéger l’espace maritime des navires de contrebande comme nous savons le faire en mer d’Oman contre la piraterie. Le plan Mare Nostrum italien doit devenir européen avec des contributions diverses en matériel, hommes, budget et soutien logistique. L’imbrication UE/OTAN pour des missions de sécurité civile pourrait y voir aussi un sens.

Preuve enfin et surtout de la faillite de la gouvernance, notamment sur un des domaines généralement réservés d’une politique fédérale touchant la sécurité des frontières mais qui n’est pas le cas de l’UE. Les compétences partagées entre l’UE et les Etats membres expriment leur limite dans cet exemple où l’Etat membre qui reçoit doit traiter le problème avec sa législation, les autres pouvant lui renvoyer la charge. Plus qu’un jeu psychologique, il en va d’une incohérence une fois de plus réaffirmée entre une Europe institutionnelle qui se veut forte mais uniquement sur le papier alimentant de ce fait les nationalismes réactionnaires et légitimés. Nous nous retrouvons dans un cas traditionnel de management des organisations où il convient de transformer le « chacun pour soi » et « ce n’est pas mon problème » dans la création d’une équipe performante auto-responsabilisée et interdépendante où tout le monde devient concerné avec des institutions « porteuses de sens ». Cela ne remet pas en question ni nos propositions de groupes de cohérence de fonctionnement, ni Schengen qui doit fonctionner. Comme dans les risques naturels, ce n’est pas parce qu’un barrage est en amont qu’il faut s’empêcher d’entretenir et surveiller les canaux au-delà. Une coopération européenne police et gendarmerie doit également désormais dépasser le noyau dur actuel. Notons que nous entendons plus actuellement l’ancienne ministre italienne à l’immigration, devenue désormais députée européenne, que la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Frederica Mogherini, elle aussi d’ailleurs italienne, mais ne devant plus défendre son seul pays.

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LA BELLE D'AIX

30 Mars 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

La Belle d’Aix

Tes photos du Jura

Et ses cimes enneigées

Me donnes bien envie

Mais mon âme est à Aix

Comme j’aime cette belle ville

Qui me ressemble bien

Elégante et souriante

Délicate et parfaite

Elle me ressemble tant

Que j’aime à m’y projeter

Bien vite y retourner

Pour hélas la quitter

Et toi, aimes tu Aix ?

Toi que j’aime revoir

Toi qui sais m’écouter

Avec tes gestes tendres

Comment la ressens tu ?

Toi qui pose tes mains

Qui pose tes baisers

Et surtout tes regards

Et toi y viendras tu ?

Qui me réclames plus

Que je ne peux donner

Du moins pour le moment

Car tu sais je ne peux

Pour l’instant me livrer

Pour l’instant me donner

Tant ma tête est ailleurs

Quel couple ferions nous ?

O Toi l’épicurien

Qui aime les projets

Et moi perfectionniste

Qui vit bien sur mes peurs

Mais tu sais bien aussi

Que c’est une grande force

Pour mieux se prémunir

Comme mieux avancer

Quel couple ferions nous ?

Toi qui observes tout

Moi qui généralise

Toi qui me mets à nu

Enlevant mes barrières ?

M’attendras tu toujours

Comme tu le fais souvent

Quand je suis en retard

Comme je m’en veux ma foi

Pourras tu accepter

Le regard des autres

Surtout dans ces soirées

Où je suis en valeur ?

Ferions nous un beau couple ?

Un couple de projets

Quoi d’autre entends tu donc ?

Me serais-je dévoilé » ?

Invite moi chez Lassere

Ou bien la Tour d’Argent

Et j’ouvrirai mon cœur

En serais tu capable ?

J’aspire tu le sais bien

A vivre une autre vie

Que ce combat sans fin

A attendre des autres

Toi qui possèdes aussi

Une baguette magique

Libère moi donc enfin

Et adoucis ma vie.

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MON PROGRAMME POLITIQUE

15 Mars 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

 

bonjour

 

vous trouverez désormais le contenu alphabétique et thématique des deux tomes de mon programme politique paru en 2012 dans m'onglet "mon programme politique"

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l'appel de la nature

13 Mars 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

comme me disait un ingénieur général 4* en se tournant vers moi, jeune loup de la politique industrielle, "vous voyez l'important ce sont les choses qui nous rapprochent de la nature" (du coup, au lieu d'aller passer le concours de l'ENA, je suis allé jardiner mes rosiers (pour de vrai) et je me suis rapproché du développement humain

 

 

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vote départemental...votez blanc mais votez !

8 Mars 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 

vous vous souvenez sans doute de mon article les villes roses et les campagnes bleues... marines

eh bien nous y sommes ! A vous de jouer pour confirmer ou informer tout cela en prenant vos responsabilités

avec vos candidats favoris. Vous n'irez pas pleurer ensuite que la France est isolée

 

mais je m'adresse surtout aux 45% d'inscrits qui ne votent généralement pas 

 

si vous ne savez pour qui voter, ou si comme moi vous êtes dégoûté de la politique, votez blanc, mais votez pour montrer que d'autres solutions existent que l'UMPSFN qui ne preche que pour le pouvoir

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pensées du jour

4 Mars 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 

plus j'écoute l'assemblée nationale, plus j'écoute les élus ou candidats locaux, plus j'ai honte de la politique

 

'hier soir) j'aimerais bien que les Français atteints du syndrome de Stockholm envers Poutine parce qu'invités d'honneur aux derniers jeux Olympiques et anti américains par principe regardent Arte en ce moment

 

pour conserver le pouvoir à Grosny ou à Montbard ou en Cote d'or, tous les moyens sont bons...

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