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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Quand nous rendons notre âme

10 Juillet 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Quand nous rendons notre âme

 

On le dit d’une personne

Voire bien plus facilement

De votre ordinateur

Ou même d’une voiture

 

Le fait de rendre l’âme

Pour ne pas dire mourir

Comme si la mécanique

N’impliquait pas la vie

 

Répétez-vous cela

Sans vous en rendre compte

Sans en prendre conscience

Sans vraiment le comprendre ?

 

Cela signifie-t-il

Qu’on nous l’a attribuée

Et qu’il faut donc la rendre

Quand notre corps s’arrête ?

 

Comment la perçoit-on ?

Qui donc nous l’attribue ?

Sur quels types de critères ?

Est-ce un tirage au sort ?

 

Est-ce fifo ou lifo ?

Sont-elles regénérées

Ou bien profitent elles  

De leurs propres expériences ?

 

N’avons-nous l’impression

Parfois dans nos pensées

Ou alors dans nos rêves

De moments déjà vus ?

 

A qui faut-il la rendre ?

Et dans quelles conditions ?

Avons-nous un contrat

Et quelles obligations ?

 

 

Les âmes se parlent elles

Comme dans un grand réseau ?

Dont on ne sait vraiment

Qui donc le contrôle ?

 

Du cantique des âmes

Au quantique tout court

Peut-être utilise t on

Un grand ordinateur

 

Manipulé par Dieu

Et aussi par le diable 

Quand ce ne sont les anges

Ou quelques employés

 

A moins que ce ne soit

Par quelque extraterrestres

Qui s’amusent de nos vies

Qui règlent le futur

 

Est-ce un savant partage

Quand elles sont attribuées

Ou bien encore laissées

Plutôt que retirées ?

 

Peuvent-elles se bonifier

Ou prendre des malus ?

Avec remises de peine

Comme pour condamnation ?

 

Les âmes sont elles donc

Classifiées, qualifiées ?

Correspondent-elles toujours

A leurs corps attribués ?

 

Quand on confie son âme

Sait-on quand l’heure viendra ?

Est-ce une Obsolescence

Plus ou moins programmée ?

 

Et parfois le miracle

L’ordi mort se rallume

La voiture redémarre

L’âme revient dans son corps

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La future relation entre le Royaume-Uni et l’UE (English version below)

25 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles

En ce jour d’anniversaire du Brexit, et cette période d’analyse de possibles intégrations de nouveaux Etats-membres dans l’Union européenne, comme de montées nationalistes réclamant le maintien d’une certaine autonomie, certains se reposent la question d’un possible retour du Royaume-Uni au sein de l’UE. Mais pourquoi, quand, pour quoi faire, pour qui et surtout comment, voire combien ? Analysons certaines réalités à charge et à décharge et de façon réaliste, réalisable et déterminée dans le temps comme dans une thérapie de couple, au-delà de simples engouements et de prises de décisions non responsables.

 

 

 

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales et OTAN à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), auteur de « politiques européennes »

 

Les Britanniques ont voté le retrait de l’UE en responsabilité, et comme on le dit souvent, il convient de leur laisser le choix de cette décision, sans influence. Après des discussions assez dures sur leur détachement, doit-on désormais accorder des circonstances atténuantes pour un retour, même si souhaité, sous prétexte qu’ils ont été peut-être abusés, voire mal informés, comme il semble être le cas avec d’autres candidats sous des raisons différentes ? Certes le constat est amer pour les Britanniques s’agissant par exemple de l’immigration, de la pêche, voire même de l’économie en passant par les contrôles sanitaires aux frontières et la libre circulation. L’opportunité a été par contre intéressante pour la nouvelle organisation des places financières sur le continent.

Il s’agira de toute façon de bien régler les problèmes et analyser les apports avant de revenir comme dans toute nouvelle intégration au-delà de notions de communauté et de valeurs. Avons-nous analysé et fait le deuil des problèmes relationnels de leadership et de fonctionnement. Certains membres avaient salué leur départ, à cause de certains dossiers quand d’autres l’avaient regretté et il n’est donc d’ailleurs pas certain que les ratifications suivent. N’oublions pas non plus les actions de prosélytisme vers les pays non euro pour en pas y passer, insistant plus sur les risques que les avantages pour cette nécessité fondamentale et d’ailleurs obligatoire sauf anciennement pour les Britanniques. N’oublions pas leurs différends et blocages sur la défense et autre sujets même s’ils se veulent désormais meneurs au sein de l’OTAN, sans même intégrer les Etats-Unis. Mais ne négligeons pas non plus qu’un refus pourrait fragiliser ce Royaume-Uni avec des Gallois plutôt désormais pour le Retour.

Heureusement des solutions et compromis existent,  qui peuvent aussi donner exemple pour certains dossiers d’intégration en cours en centre Europe, avec des pays également à frontière sensible et dans les Balkans, voire rouvrir le dossier chypriote qui est loin d’être réglé. Pourquoi pas Une intégration comme partenaire, comme pour la Norvège, fonctionnant quasiment comme dans l’UE. L’Ukraine, qui participe déjà à presque tout, ne devrait pas négliger non plus cette solution et l’offre franco allemande d’intégration progressive au risque de tout perdre. Bien que la Commission européenne avance le travail réalisé, beaucoup reste à faire, comme auparavant pour les pays centraux.  

Un rapprochement comme partenaire, déjà raccommodé pour la recherche depuis la nouvelle cotisation et désormais avec Erasmus, éviterait aussi certaines concessions comme l’engagement qui semble problématique sur la monnaie, et pourrait faciliter l’entrée dans l’espace Shengen.  Le coût  total ou partiel n’est pas à négliger pour les uns et les autres et un calcul pourrait être confié à un jumeau numérique quantique et IA.

S’agissant de la défense, le Royaume-Uni, nation amie et traditionnellement combattante, ferait également partie des partenaires de premier cercle du futur cœur européen de l’OTAN dont l’officialisation comme outil de défense de l’UE, sans forcément d’armée européenne constituée, lui donnera enfin une plus grande identité diplomatique et financière, voire même économique en dehors des possibles et traditionnelles sanctions. Les liens bilatéraux et multilatéraux européens existants même au sein de l’actuelle OTAN n’en seront que renforcés.

On this anniversary of Brexit—amidst ongoing analysis regarding the potential accession of new EU member states and the rise of nationalist movements demanding the preservation of a degree of autonomy—the question of a possible UK return to the EU is being raised once again. But why, when, for what purpose, for whom, and above all how—or even at what cost? Let us examine the realities—both pro and con—in a realistic, actionable, and time-bound manner, much like couples therapy, looking beyond mere infatuation or irresponsible decision-making.

By François CHARLES, Economist and geopolitologist, strategy and management expert, former Head of International Industrial Affairs and NATO Relations at the DGA, President of the Institute for Research and Communication on Europe (I.R.C.E.),

The British voted to leave the EU as a responsible act, and it is right to respect their choice, made without outside influence. After rather acrimonious negotiations regarding their departure, should we now grant them mitigating circumstances for a return—even if desired—on the grounds that they may have been misled or ill-informed, as appears to be the case with other candidates for different reasons? Admittedly, the outcome has been bitter for the British regarding issues such as immigration, fisheries, and the economy, not to mention border health checks and freedom of movement. On the other hand, the situation has presented an interesting opportunity for the reorganization of financial centers on the continent.

In any case, the priority will be to properly resolve issues and assess what each side brings to the table before any return—as with any new integration process—moving beyond mere notions of community and shared values. Have we truly analyzed and moved past the relationship, leadership, and operational issues of the past? Some members welcomed their departure due to specific disputes, while others regretted it; consequently, it is by no means certain that the necessary ratifications will follow. We must also not overlook the efforts to dissuade non-eurozone countries from joining—emphasizing risks over benefits regarding a step that is fundamentally necessary and, indeed, mandatory (with the historical exception of the British). Nor should we forget their past disagreements and deadlocks over defence and other issues, even as they now seek to take the lead within NATO—independent of the United States. Yet, we must also bear in mind that a refusal could destabilize the United Kingdom, particularly given that the Welsh now appear to favor rejoining.

Fortunately, solutions and compromises do exist that could serve as models for ongoing integration efforts in Central Europe and the Balkans, involving countries with similarly sensitive borders, or even for revisiting the Cyprus issue, which is far from resolved. Why not consider a partnership-based integration model like Norway’s that functions much like EU membership? Ukraine, which already participates in almost every aspect of the Union, should not overlook this solution or the Franco-German offer of gradual integration; doing so would risk losing everything. Although the European Commission highlights the progress made, much work remains, just as was the case for the Central European nations.

A partnership-based rapprochement—already restored for research purposes following the new contribution and now extending to Erasmus—would also avoid certain concessions, such as the seemingly problematic commitment regarding currency, and could facilitate entry into the Schengen Area. The total or partial cost is a significant factor for all parties involved, and the necessary calculations could be entrusted to a quantum-AI digital twin.

Regarding defence, the United Kingdom, a friendly nation with a strong martial tradition, would also rank among the core partners of NATO’s future European pillar. Formalizing this pillar as an EU defense instrument without necessarily requiring a standing European army would finally grant it a stronger diplomatic and financial identity, and potentially even an economic one, distinct from the usual sanctions. Existing bilateral and multilateral European ties, even within the current NATO framework, would be further strengthened as a result.

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Peut on encore dire non à l'Ukraine ?

13 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie, #europe

3 juin, les Etats-membres ont ouvert les premiers chapitres de négociation pour l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Cette semaine, les pays nordiques, dont Danemark et Islande, et baltes historiquement liés, ont affirmés leur soutien inconditionnel pour l’intégration de l’Ukraine à l’UE et l’OTAN dès que possible. Les impacts économiques seront-ils les mêmes pour ces pays que pour les grandes économies française, allemande et désormais polonaise ? Où est donc la solidarité européenne entre ces blocs et laboratoires différents et pour quels objectifs ?

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

La position de la Hongrie a évolué mais pas de façon inconditionnelle quand on voit que des discussions ont eu lieu sur la minorité hongroise, problème bien existant, et il n'est pas mentionné l'affaire du gazoduc détérioré qui pourtant est crucial pour le pouvoir d’achat des Hongrois. Il ne serait pas normal que cela se soit fait en contrepartie des ruptures de relations ouvertes avec la Russie car ces actions de réparations étaient normales. Il en est également de certaines attitudes plus ou moins condamnées du fait d'une position de victimisation parfois trop opportune. A noter que la France et l'Allemagne, moteur reconnu de la dynamique européenne, semblent d'accord pour une intégration progressive.

Considérant à charge et à décharge :

la résistance héroïque ukrainienne et les actions endurées qui ont montré la valeur de cette nation mais surtout les limites d'intervention potentielle de l'armée russe au delà d'alerter sur une possible invasion généralisée, sauf peut être dans les pays baltes, rappelant aussi que l'intégration de traite pas d'affaires de défense ; considérant les événements de Maidan qui se rebellaient surtout contre la rupture de possibles relations économiques resserrées entre l'Ukraine et l'UE ; l'apparente peut être trop  grande bienveillance dont ont fait preuve les institutions envers l'Ukraine et son Président sous prétexte de son agression et qui peut porter préjudice à d'autres candidatures ; le fait que rentrer dans l'UE doit répondre à certaines valeurs dont de liberté ne doit pas passer outre le poids impressionnant du pays à la fois géographique et économique qui a été déjà aperçu pour l'agriculture ; l'historique de l'entrée des anciens pays du bloc soviétique désormais dans l'UE ; l'historique des décisions depuis le début de la guerre ouverte entre l'Ukraine et la Russie ; l'attitude étonnante, voire désormais arrogante du président ukrainien devant la proposition raisonnable du Chancelier allemand comme si tout lui était désormais dû oubliant les soutiens européens pour la guerre, oubliant toute possible responsabilité partagée des origines de la guerre qui ébranle désormais l'Europe qui peut aussi privilégier et régler les conflits existentiels devant certaines instances sans forcément envoyer la troupe, etc.. 

Au delà d'une notion de nombre qui n'est pas un sujet pour les experts en management et en organisation, un certain nombre de questions apparaissent parmi lesquelles : Est-ce raisonnable d'apporter un soutien inconditionnel à l'Ukraine ? Quelle attitude avoir avec l'Ukraine entre entrée incontournable et dureté bienveillante ? Que peut-on se permettre de dire ou non désormais à l'Ukraine et avec quelles conséquences ? Faut-il dire oui sur le simple fait de vouloir conserver, si déjà existant, un espace de paix et de liberté même si revendicable et voir ensuite le reste des dossiers ? Quel pourcentage de valorisation sera appliqué entre paquets sur les valeurs et sur l'économie ? Faut il faire entrer un pays en guerre, avec quelles frontières et sinon avec quelle solution, pourquoi pas chypriote existante et encore à solutionner ? Quel aurait été le scénario si 2022 n'avait pas eu lieu où tout le monde se moquait bien des morts quotidiens ? Que faire de la proposition franco-allemande ? Quelle position relative avoir pour la Moldavie potentiellement à nouveau intégrable à la Roumanie ? Quelle devra être la position envers la Serbie, apparemment davantage prête sans attendre tous les Balkans, et apparemment soutenue par la Hongrie revenue en bienveillance mais apparemment pas forcément soumise ?

Il convient de travailler sur l’histoire des Etats-membres et de trouver une solution mesurable, réaliste, réalisable, déterminée dans le temps, l'Europe étant  un projet plus sérieux qu'une simple affaire de cœur inconditionnelle, surtout si elle veut exister dans sa diplomatie au niveau mondial. 

 

 

 

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De l’opportunité pour les entreprises de s’éduquer sur la géopolitique

12 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie

La géopolitique est une des familles du management par les risques, glissant parfois dans l’inacceptable en terme de coût, délai et performance, sans en être responsable car dépendant de décision politique. Bien souvent négligée car très aléatoire pour les entreprises, notamment les PME toujours « la tête dans le guidon » et se reposant sur les donneurs d’ordre, elle représente toutefois une occasion et une opportunité de penser et d’agir autrement afin de mieux maitriser sa politique générale à travers les aléas contrôlables et incontrôlables qui peuvent la remettre en question, dans une logique de responsabilisation, de sécurité, de résistance, voire de résilience et même de développement.

Par François CHARLES

Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles européennes et internationales à la DGA, conseil en stratégie, management, intelligence et formation ; Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

Une des définitions de la géopolitique  (du grec γη « terre » et πολιτική « politique ») pourrait être l'interdépendance entre le positionnement géographique d'un Etat, de son groupe d'appartenance, de ses voisins, de son continent et prochainement de l'espace, avec  ses conséquences économiques, industrielles, climatiques, relationnelles, politiques, militaires, environnementales, sociales, humaines, en vue d’établir une règle de conduite décidée pour une certaine période de temps pour atteindre certains objectifs généraux.  Les réalités sont différentes si l'on possède de l'eau, du pétrole, des terres riches ou pauvres, des sources d'énergie, un accès ou non à la mer, si l'on est plutôt peuple des plaines ou des montagnes, si l'on possède un ou 10 voisins, si ce ou ces derniers sont de petits ou de grands pays. La géopolitique, c’est donc aussi savoir se consacrer à ses richesses, les exploiter, les protéger, les développer ou les acquérir, par différentes façon, comme cherchent aussi à le faire les ennemis sur leur sol et celui convoité. Il en va aussi et surtout des enjeux envers les outils industriels détruits ou déplacés, voire privés de matières premières pour fonctionner.

En matière de crise, les exemples ne manquent pas depuis le début de l’histoire du monde jusqu’à l’actualité récente entre revendications de territoires, volonté de pouvoir, de contrôle politique et militaire, de mécanismes d’alliances, de prise de richesses, de minéraux et matières premières, actions préventives contre des menaces existantes ou imaginées,  défense les droits ou la situation de population avec ou sans l’accord de l’ONU…

Dès qu’un conflit arrive, les sanctions et contre sanctions ou blocus économiques apparaissent généralement et créent des perturbations immédiates directes et indirectes plus ou moins bien acceptées par le tissus productif, qui doit s’organiser dans le temps pour notamment maintenir les chaines d’approvisionnement liées souvent aux décisions initiales de faire ou de faire faire, comme prévoir également comment gérer un nouveau budget, parfois en baisse mais aussi en hausse où il faut savoir aussi se garder de certaines euphories qui peuvent disparaitre aussi vite qu’arrivées. Des mesures de contournement sont aussi parfois officiellement organisées avec les risques liés. On voit bien aussi qu’une simple annonce de début ou d’arrêt de conflit peut bloquer, faire s’envoler ou faire baisser en le cours de matières premières, de céréales, et des bourses en général même si des mécanismes permettent de s’en protéger L’évolution de l’information permet néanmoins désormais de surfer sur les vagues quotidiennes de haut et bas des annonces quand il fallait un an auparavant, en attendant l’ordre et le contre ordre. Si une décision peut être rapide avec effets à court terme, elle peut aussi être levée tout aussi rapidement avec aussi  parfois des mesures temporaires qui perdurent..

Mais la géopolitique n’est pas qu’une cause ou une conséquence des guerres ou des conflits armés et déclarés. Elle existe aussi pour les choix de politique d’achat de défense, lié à une certaine dissuasion sans parler de nucléaire, qui fera que l’on sera ou non attaqué et inversement, avec des réalités bien particulières que dans la vente de voitures. Nous le voyons actuellement en Europe dans l’armement. Les revers de situation pouvant être violents, les grands industriels attendent souvent les commandes publiques fermes entrainant des chauds et froids, en dehors des simples effets d’annonce gouvernementales parfois irréalisables budgétairement mais souvent nécessaires. Même si l’on peut se poser les bonnes questions de savoir si l’on sait ou doit faire, à quel coût, quel prix, quelle qualité, quels délais, quelle normalisation ou interopérabilité, le choix final d’un fournisseur national, européen ou mondial sera souvent lié à la relation entretenue avec le pays de l’industriel fournisseur, lié à certaines règles et pourra changer certaines perspectives. On le voit bien avec les lutes permanentes notamment sur les avions, sous marins, bateaux et autres armes ou systèmes d’armes. En France, en Allemagne et autres pays, l’export d’armes et de licences est « interdite sauf » décision d’une commission interministérielle et certaines livraisons peuvent être bloquées temporairement ou définitivement, voire réorientées. 

Il en est de même pour la haute technologie, comme les trains, les centrales et autres achats où il existe peu de clients publics ou liés, susceptibles d’infidélité ou de changement d’alliance. A noter que les collectivités obéissent de façon irrégulières aux aspects de souveraineté regardant plutôt le coté économique de l’achat. A noter également les possibles perturbations des grands accords commerciaux bilatéraux entre deux grands blocs qui entrainent des effets démultipliés derrière eux avec possibles dérégulations même si démenties. Les effets de la géopolitique d’achat ou de vente sont souvent accompagnés de réduction ou réorientation d’investissements, au remplacement de sous-traitants par recherche d’acquisition de compétence souvent obligatoires à l’export, en dehors des règles de commerce international, comme à travers les offsets industriels, qui ne sont pas le choix de tous les pays. Les implantations dans des pays risqués ou jugés risqués sont également à mesurer, tout comme les possibles nationalisations qui peuvent survenir partout.

La géopolitique rentre peu à peu dans les conseils d’administration des grandes entreprises mais devrait également le faire dans les plus petites ou dans leurs groupements professionnels de soutien avec une prise de conscience et des actions au-delà du laisser faire. Il est de la responsabilité des groupes industriels, vaisseaux amiraux de l’escadre d’éviter que les PME soient obligées de se regrouper et chasser en meute, en espérant qu’elles aillent sur le bon chemin, sauf missions particulières. Certaines voient aussi leur salut dans des opportunités de ventes exports.

Si la force du grand groupe est de pouvoir entrainer, voire parfois compenser, sa faiblesse est aussi de ne pas pouvoir changer de cap immédiatement à l’image du supertanker, ce que peuvent faire les TPE, PME, voire ETI dans une certaine souplesse au-delà de miser sur un travail temporaire ajustable, et désormais de plus en plus assuré par la robotisation pouvant travailler sans relâche. La géopolitique aussi peut être une opportunité pour resserrer la cohérence, penser intelligemment pour des partenariats répartis entre coopérations, collaborations, alliances, au-delà de simples contrats, mais aussi avec des portages et des couvages qui doivent aussi être acceptés par tous avec des implications de gouvernance et de politique générale couvrant la stratégie, l’identité, la structure et la prise de décision. S’agissant des offsets à l’export, le donneur d’ordre peut aussi maintenir le lien avec son sous-traitant historique en l’aidant à s’implanter dans le pays acheteur plutôt que le remplacer d’autorité.

Suivant le principe des assurances, rien ni personne n’est à l’abri de quoi que ce soit, mais la préparation peut surtout en limiter les impacts. Il est souvent difficile de savoir si un conflit sera de court ou de long terme alors que l’outil industriel a besoin de temps pour s’adapter, créer ou modifier certaines usines dans des logiques d’économie de haute intensité ou de guerre quand le pays lui-même est impacté. En complément des actions publiques ou institutionnelles, les fonds privés, pour l’instant segmentés, souvent acteurs de politique industrielle à terme dans une logique de revente, peuvent aussi orienter les choix stratégiques. Répondant souvent à certains critères d’investissements, qui n’aiment pas les incertitudes au-delà de l’éthique, ils peuvent aussi miser sur l’effet de levier en terme de technologie duale sur d’autres domaines et même le favoriser au-delà d’uniquement y voir un risque de rentabilité.

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La stratégie, composante de la politique générale des organisations

4 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie

 

S'il est important de savoir penser stratégie pour toute forme d’organisation, encore faut il prendre conscience de sa durée et de ses impacts sur le reste des pieds de la chaise sur laquelle votre structure est assise pour éviter un risque de non applicabilité et de déséquilibre comme s’étonnent ensuite beaucoup de dirigeants. Cet article vous rappellera notamment les quatre composantes de la politique générale qui sont les éléments de gouvernance fondamentaux qui pourront aussi se rapprocher de la photo de la Théorie des Organisations et bien d’autres outils de pilotage.

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, et politique générale des organisations, ancien responsable d’affaires industrielles internationales à la DGA/ MINARM

La stratégie est une orientation fondée sur la base d’une analyse multicritères visant à atteindre, ou non, de façon déterminante et à long terme, un certain positionnement contre certains adversaires avec un impact sur les activités et structures de l’organisation. Elle a été créée par connotation militaire et d’origine grecque avec l’action des grands personnages dits « stratèges » comme le fut Périclès ou Thémistocle qui défendirent Athènes. On parle de guerre économique avec ses concurrents, de stratégies externes définissant les modes relationnels avec l’environnement, de stratégies internes propres aux modes de relations à l’intérieur de l’organisation.

Une bonne stratégie s’établit pour 5 ans et non 1 an comme on l’entend parfois et peut tre révisable en fonction des aléas de toutes natures. Mais que ce soit initialement ou en veille constante, il s’agit de porter attention aux impacts évident qui porteront sur les trois autres piliers de la politique générale, règle de conduite décidée pour une certaine période de temps en vue d’atteindre certains objectifs généraux. Trop de start up deviennent scale up puis PME et parfois même ETI par une logique de fonds et de croissance interne ou externe en fonctionnant toujours comme avant et sans s’adapter, comme un animal élevé aux hormones avec une chair non consistante, sauf à profier ensuite d’une maturation. Il est certes important de se  donner les moyens mais encore faut il aussi les adapter, au même titre qu’il est sage de savoir marcher sur ses deux pieds. Parfois même il est judicieux de piloter en se détachant des instruments de bord pour éviter le crash, comme savent le faire les pilotes d’avions.

Votre stratégie vous amènera par exemple à définir votre positionnement, vos partenariats, la valorisation des savoir-faire, votre marketing. Mais elle doit s’associer à trois autres composantes comme un logiciel de management de projet qui s’adapte en fonction des changements de son environnement. Il s’agit de « l’identité », à savoir l’image de marque, l’éthique, le risk management, l’approche sociale, l’emploi, la formation, le prix, le produit, ensuite la «  structure » ou l’organisation, les systèmes d’information, les contrôles, les processus.., puis enfin la prise de « décision » avec la planification, les processus, la gestion de crise.. Le plan ne doit pas forcément rappeler une notion de rigidité mais doit également être adaptable, avec une liste d’actions précises, assorties de leurs dates, de leurs coûts, de la description des moyens matériels qu’elles exigent et souvent aussi de la désignation de leurs responsables pour la  traduction opérationnelle de la stratégie.

Comme dans le cadre militaire ou sportif, la stratégie devance la tactique par ses questions quoi, pourquoi et surtout quand. Puis viennent les aspects pratiques du qui, avec qui, contre qui, pour qui, où, combien et surtout comment. Les décisions budgétaires, d’autonomie ou de dépendance devraient sans doute davantage utiliser ces méthodes structurantes.

Le « quoi et le pourquoi », peuvent s’illustrer par des stratégies défensives, un maintien ou stagnation, un dégagement mais aussi par des stratégies offensives telles que l’expansion, le développement contrôlé et la domination. Les orientations envisageables seront la spécialisation, la diversification (intégration et filières), l’impartition, la croissance (interne, externe acquisitions), l’internationalisation et la relation. Le comment traitera d’objectifs défensifs, de concentration (si avantage « intouchable), de dégagement, d’objectifs offensifs, de domination par les coûts, de différenciation, de concentration. Nous rajouterons les choix entre les différentes formes de partenariats que sont la coopération, la collaboration et les alliances. Le « quand » a une aussi grande valeur car il valorise votre réflexion, vous fait notamment prendre les meilleurs vents et optimise vos actions, vos ingrédients et conditions d’application, comme dans une bonne recette de cuisine. Un sage chinois ne disait il pas qui sait cuisiner sait gouverner ?

 

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Tu n'as même pas la bleue

3 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Tu n’as même pas la bleue

 

C’était la réflexion

D’une certaine personne

Me rencontrant enfin

Comme une bête de foire

 

Sa remarque voulait dire

Pour qui te prends-tu donc ?

Tu n’es finalement rien

Même pas reconnu

 

Elle pouvait dire aussi

Qu’on peut être étonné

Après tout ce que l’on dit

Que tu ne l’aies même pas

 

Preuve que je la mérite

Voire que j’en ai l’honneur

Pour toutes mes actions

Rendues à la Nation 

 

Mais a-t-il fait l’IH ?

Est-il fréquentable ?

Est-ce un très bon soldat ?

Voire bien irréprochable ?

 

A-t-il bien tous ces titres ?

A-t-il fait tout ce qu’il dit ?

Est-il usurpateur ?

Qui est donc ce type là ?

 

La bleue est une médaille

La rouge l’est aussi

La bleue pour le mérite

La rouge pour l’honneur

 

C’est une pratique française

On les voit sur les vestes

Je l’ai en porte clé

C’est déjà mieux que rien

 

Certains les ont toutes deux

Et d’autres n’en n’ont aucune

Ou bien en portent d’autres

Avec d’autres couleurs

 

Faites pour les militaires

Elles vont pour les civils

Pour bons remerciements

A diverses actions

 

Certains sont officiers

D’autres sont chevaliers

D’autres sont commandeurs

Et d’autres même Grand croix

 

Je constate souvent

A qui on la remet

Et que je connais bien

Et parfois je m’étonne

 

Certains n’en n’ont même pas

Alors qu’on  la leur doit

Peut être qu’ils n’en veulent pas

Que faut-il leur offrir

 

Pourquoi ne pas garder

La rouge pour les soldats

Et ne pas attribuer

La bleue pour les civils

 

Je suis parfois surpris

De quelqu’attributions

Plutôt plus politiques

Sans réelles raisons

 

On peut l’avoir pour

Compenser des échecs

Ou des titres ou fonctions

Que l’on ne peut avoir

 

Faut-il parfois coucher ?

Faut-il plutôt trahir ?

Ou bien encore blâmer ?

Pour rapporter des voix ?

 

Des médailles j’en ai trois

Défense nationale

Et autres franco allemandes

Cela me suffit bien

 

Mais la seule qui m’importe

N’est pas une médaille

C’est une belle l’épinglette

Celle des 12 étoiles

 

Celle de mes convictions

Celle de mes pensées

Je l’ai bien méritée

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Monsieur le Ministre

2 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Monsieur le Ministre

 

On m’appelait comme ça

Il y a quelques années

Toujours sur le terrain

Actif ça et là

 

Souvent on me disait

Comme pour mon général

Que j’étais un ministre

Que j’en avais l’allure

 

Ministre de quoi donc

Ministre pour quoi faire

Pour couper les rubans

Ou me voir en photos ?

 

Ministre de la défense

Pour prendre une revanche

Ministre de l’industrie

Ou de l’agriculture

 

Ministre de l’Europe

Ou bien plutôt du monde

A moins que je ne fusse

Ministre président

 

Certains croyaient en moi

Certains pour mes projets

D’autres pour la passion

D’autres enfin pour l’image

 

Encarté à 16 ans

Impliqué en région

Et ensuite à Paris

Puis au-delà du Rhin

 

J’ai vite replongé

Quand je suis revenu

Dans les sphères du pouvoir

Organes de décisions

 

Politique d’Etat

Intérêt général

A politique tout court

Il n’y avait qu’un pas

 

J’ai bien voulu tester

La politique locale

Mais j’aime trop les vaches

Pour en faire un outil

 

J’avais pourtant écrit

Un programme complet

Parcouru la compagne

Les papiers à la main

 

Jamais été élu

Je n’ai jamais été

Vraiment au bon endroit

Jamais au bon moment

 

Je n’aurais pas été

Un très bon politique

Car je n’aime pas taper

Sur d’autres candidats

 

Mais finalement depuis

C’est encore mieux ainsi

Je côtoie qui je veux

Et tous directement

 

Grands élus nationaux

Ou bien européens

Et puis ambassadeurs

Et même chefs d’Etat

 

J’écris à qui je veux

Facilite les contacts

On m’invite par ci

Et je parle par là

 

J’aime bien communiquer

Et même beaucoup séduire

Mais sur de vrais projets

Même sans trop faire plaisir

 

J’écris aussi beaucoup

Sur la politique

Et les politiciens

En bon théoricien

 

Une étincelle jaillit

Quand la chambre fut dissoute

Il fallu faire des choix

Je sais qu’elle en pleura

 

Le mot revint tantôt

Même d’un politique

L’histoire nous le dira

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Tellement de choses à faire

2 Juin 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Tellement de choses à faire

 

J’ai envie de partir

Envie de disparaitre

La vie est bien trop dure

Quand il faut plus se taire

 

J’ai vécu tant de choses

Et tant de choses encore

Je ne suis pas heureux

Même si on peut le croire

 

Mais finalement qui suis-je

Qu’ai-je donc accompli

Ai-je apporté ma pierre

Pour quelle cathédrale ?

 

Beaucoup de mission d’ange

Me rendent indispensables

Beaucoup trop de combats

Me rendent indestructible

 

Pourquoi donc renoncer

S’effondrer et mourir

Renoncer, s’enterrer

S’éteindre et puis hanter

 

Pourquoi partir maintenant

J’ai encore vraiment

Tellement de choses à faire

A dire et à écrire

 

Tellement de choses à lire

A voir et à découvrir

Beaucoup à écouter

A comprendre et transmettre

 

De bonheur à donner

De cadeaux à offrir

Sans attendre en retour

Pas même un fil d’amour

 

Tellement à rêver

Espérer accomplir

Dans une vie trépidante

Pleine de souvenirs

 

Tellement à voyager

Partir et revenir

Traverser dériver

Toujours m’émerveiller

 

Tellement à marcher

A courir, naviguer

Chevaucher, et rouler

Voire tomber et chuter

 

Tellement à pardonner,

Peut-être sans oublier

Ni même se souvenir

Mais surtout de guérir

 

Sans doute douter croire

Pleurer et résister

Renaitre et s’envoler

Et puis renaitre encore

 

Tellement à regretter

De clous à enlever

D’excuses parfois à faire

Ou bien de repentirs

 

Mais encore sans doute

Bien des coups à donner

Amplement justifiés

Tel un bon justicier

 

J’ai tellement à créer

Tellement à Inventer

A écrire et chanter

Bâtir et même peindre

 

Tellement à jardiner

Planter et façonner

Couper et tronçonner

Cueillir et déguster

 

De plats à cuisiner

Recettes à inventer

Convives à surprendre

Papilles à suspendre

 

Tellement à aimer

De femmes à enlacer

Désirer, embrasser

Caresser et chérir

 

Tellement à ressentir

Effleurer, frissonner

Respirer, contempler

Et aussi m’émouvoir

 

De gens à retrouver

Et d’autres à rencontrer

Ou encore protéger

Et voire consoler

 

De succès à décrire

D’échecs à disséquer

De groupe à rassembler

Gens à valoriser

 

Tellement à enseigner

Et surtout élever

Copies à corriger

De notes à attribuer

 

Chants d’oiseaux à apprendre

Parler aux animaux

Reconnaitre arbres et plantes

Et tous les champignons

 

Tellement à rencontrer

Echanger, apaiser

Accueillir, découvrir

Mais surtout leur sourire

 

Bien des liens à créer

D’entreprises à soigner

D’états, d’institutions

Et de collectivités

 

Tellement à bâtir

Tellement à chanter

Kilomètres à rouler

De cadeaux à offrir

 

Pas le temps de vieillir

Ni même de tressaillir

Pas envie d’abdiquer

Ni doucement m’effacer

 

Je ne partirai pas

Et je resterai là

Et je vivrai encore

Cent mille ans et encore

 

 

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La nouvelle gouvernance européenne de l'OTAN

23 Mai 2026 , Rédigé par francoischarles

ancien article de 2025

Etats-Unis semblent réellement vouloir désormais mettre les bases d’un retrait effectif du continent européen, revenant par ailleurs à une politique interventionniste sur le continent américain, soulevant craintes et réalités. Sans attendre cet état de fait, certaines initiatives et dynamiques européennes avaient déjà été possibles, encore récemment, sans les Etats-Unis dans cet OTAN vecteur d’intégration européenne. Reste à en analyser les réalités et les objectifs GROW et SMART réalistes, réalisables et déterminés dans le temps et avec quels leaderships, quelles structures, quels membres, quelles règles et quelle activité, comme nous l’enseigne la Théorie des Organisation de Berne (TOB) et ses diverses rubriques pour disposer d’une photo et d’une situation pérenne sur le continent européen encore en paix dans les frontières de l’UE.

 

Par François CHARLES

Economiste, expert stratégie, management et géopolitique, ancien responsable affaires industrielles DGA dont OTAN,  Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.).

 

Le leadership : Rappelons que l’OTAN est une structure politico-militaire, voire économique. Le leader responsable doit rester l’assemblée parlementaire mais avec des statuts de membres revus. Le leader opérationnel (travail et décisions) va devoir par contre changer de nationalité pour le commandement SACEUR à choisir dans les grandes puissances combattantes régulièrement expérimentées donc la France, jugée récemment « capable » de prendre le commandement des composantes aériennes et terrestres de l’Allied Response Force (ARF) de l’OTAN, déjà quasi adoubée pendant la période Obama. Au sein de l’UE, elle travaillera sans doute de façon identique aux Etats-Unis, même avec un ressenti différent à travers l’Europe, entre expérience napoléonienne, même si vénéré comme de Gaulle en Pologne, et immigration européenne, et devra donc davantage s’afficher comme animatrice que leader pour le succès de cette dynamique collective.

 

Elle travaillera en relation étroite avec d’une part l’Allemagne qui peut, soi-disant, la rééduquer sur le travail de groupe au sein de l’OTAN et le Royaume-Uni, nation également combattante même si en baisse, et avec un conseil toujours étroit avec les Etats-Unis. Elle laissera sa place de SACTI aux Allemands, maitres des processus, qui sont en train de reconstruire leur défense, comme leader de processus (façon de travailler) qui veillera sans doute à certaines cohérences dans le domaine de l’innovation et de son financement, en relation avec toutes les nations dont la France pour les relations industrielles. Le leader psychologique, a sein du groupe, pourra être la Pologne, coprésidente du groupe Bucarest 9, sorte de gardien de la mémoire des anciennes périodes soviétiques. Les anciennes figures d’autorité resteraient bien entendu les Etats-Unis désormais partenaire privilégié, comme les autres pays non UE, afin de pouvoir rassurer de tout possible retour opérationnel fort, comme de toute façon envisagé dans les scénarii actuels. Le leader Evhémère primal gardien des écritures, pourra être un collège, grec rappelant l’équilibre interne de l’organisation entre membres belliqueux, voire également italien rappelant l’ancienne grandeur de Rome, mais sans doute étasunien en tant qu’éternel facilitateur qui a montré son efficacité, mais également aussi sa jalousie quand le système fonctionne sans lui et qui devra en faire son deuil. Les leaders personnels seront les anciennes figures politiques ou leur mémoire, consultables, dont Français. Quant aux moyens matériels, si les pourcentages de fonctionnement pourront évoluer, ceux lié aux capacités pourront rester inchangés sans doute avec certains partenariats de coopération, collaboration ou d’alliance renforcés pour réduire désormais la fragmentation et de fait les couts unitaires.

 

La structure : Elle existe et fonctionne déjà. La dénomination ne changera pas même si les équipes d’E. Macron l’imaginent autrement. S’agissant des objectifs, il s’agirait d’en profiter pour s’afficher officiellement comme l’organisme de défense de l’UE et non de l’Europe afin notamment d’affirmer sa diplomatie et sa monnaie dans une structure fédérale logique retrouvée et en lien avec l’agence de défense de la Commission européenne sur le style ESA-EUSPA pour l’espace.  La constitution ne changera pas fondamentalement en dehors du resserrement entre membres de l’UE associant des pays partenaires. Les règles de fonctionnement (réunions, confidentialité, circulation de l’info, gestion des frontières) seront inchangées en dehors de la remarque précédente et notamment sur la règle du consensus, avec ses avantages et inconvénients dont pour certaines nations. Par contre les articles 1 à 5, économiques et militaires, seront peut être revus en revenant sur les bases de l’ancienne UEO bien vite disparue après la chute du mur de Berlin et l’aide des partenaires étasuniens... Les organigrammes (rôles, mandats) ont été abordés plus avant. Reste à définir la composition de la nouvelle assemblée entre pays membres et partenaires avec ou sans distinction gold ou silver. La Culture de l’Étiquette (valeurs sur le travail), de la Technique (méthodes de travail) et du Caractère (transgressions) devront être inchangées, l’OTAN et sa normalisation étant considérées comme un outil européen même par les Etats-Unis.

 

Les membres et sous groupes

Les Individus ou plutôt membres sont connus mais désormais le noyau sera composé des pays de l’UE plus des pays partenaires contributeurs non UE, rejoints par de possible pays simples partenaires comme l’Ukraine. Le développement du groupe devra être défini pour 5 ans. Il sera important d’identifier les groupes et sous groupes sociologiques (clans, castes) de travail et de fonctionnement qui apportent une réelle valeur ajoutée d’éléments communs et de segmentation, comme avec la Batllegroups ou les commandements croisés. Les rapports de force seront bien entendu présents mais la récente initiative britanico-française sans les Etats-Unis est une première avancée, tout comme les exemples de création d’équipe d’Europe dans me domaine technologique dès les années 1990 qui apporta un élément fondamental pour la réintégration totale de la France, hélas non comprise ultérieurement en interne, reprenant sa place de mistigri, même si bien pratique quelques fois. La qualité du relationnel (économie de reconnaissance) devra être garante du bon équilibre et liée à certains leaders dont psychologiques et historiques qui seront également présents pour résoudre les conflits internes, tout comme les perceptions individuelles du groupe (imago). Citons la sempiternelle projection psychologique française, qui se compare encore aux Etats-Unis et qui emploie aussi certaines fautes de management sur les missions. Citons aussi les deuils non faits étasuniens au-delà du partage d’expérience, ou la volonté d’exister de certaines nations en dehors des règles déjà problématiques au sein de l’UE mais notamment encore s’agissant de la composante nucléaire qui devra disposer d’un statut spécial sur l’emport et l’emploi des bombes étasuniennes déléguées et non plus directes et françaises au sein de l’UE.

 

L’activité et l’énergie du groupe

La raison d’être, la mission, la stratégie existent déjà, fonctionnent et sont actualisés en permanence. Le travail rentable de production semble actuellement efficace et non pas en mort cérébrale, sachant organiser au mieux les missions entre les membres et leurs capacités, déjà très importantes mais qu’il faut maintenir et remplacer mais aussi renforcer en terme de munitions si possible avec des matériels européens ou autres à court terme sauf peut-être si la pression baisse avec une paix en Ukraine. Peut être faudra-t-il revoir les notions d’ennemi et de projection de forces communes en Europe et en Asie avec notamment l’élément commun et transverse de mobilité terrestre. Le départ total ou partiel des Etasuniens a déjà été expérimenté lors du précédent retrait français. Le travail non rentable de combat, de régulation ou du test du leader en interne européen ou avec les autres membres ou l’UE peut être intéressant au sein d’une compétition intelligente mais ne doit pas empêcher l’efficacité ni la cohérence notamment quand on sait que la dynamique Diana sur l’innovation ne semble pas être reliée à SACTI.

 

Les agences de programme de l’OTAN pourront s’accorder avec l’OCCAR, autre agence internationale de gestion de programmes au profit des Européen avec un management fort et la NSPA comme la NCIA apporteront les opportunités de marché où le système n’existe pas dans l’UE même avec la dynamique du marché unique.

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Contine d'Aegina

14 Mai 2026 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Contine d’Aegina

 

C’était l’histoire d’un corbeau

Qui se trouvait toujours très beau

En oublia son cher fromage

Qui coula sur tout son ramage

 

Refrain (bis) :

T’as pas le droit, t’as pas le droit

D’partir comme ça, d’partir comme ça

 

Et puis arriva le cheval

Qui galopait dans le sous bois

Il en fit bien tout un scandale

Quand le grand cerf le rattrapa

 

Et puis arriva le cochon

Avec son gros nez tout rond

Il partait chez sa grand-mère

Qui avait un très gros derrière

 

Et puis survint monsieur le chat

Qui se faufila pas à pas

En direction de la cuisine

En se léchant bien les babines

 

Et puis ce fut l’tour du lapin

Qui dégusta bien sa carotte

Avant de déposer sa crotte

Délicatement sur le foin

 

Et puis que dire de l’éléphant

Qui n’avait hélas plus qu’une dent

Et qui vint éponger sa soif

Sous le long coup de la girafe

 

C’était le tour du crocodile

Qui mang’erait bien la p’tite Odile

Mais qui préféra un serpent

Qu’il croqua bien de toutes ses dents

 

Eh nous oublions le grand loup

Qui s’invita bien à la fête

Et qui lui, dévora bien tout

En ne laissant ni queue ni tête

 

Et puis vint enfin la souris

Qui ne voulait que du fromage

Et qui ne trouva que du pain

Qu’elle avait laissé un matin

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