Quand nous rendons notre âme
Quand nous rendons notre âme
On le dit d’une personne
Voire bien plus facilement
De votre ordinateur
Ou même d’une voiture
Le fait de rendre l’âme
Pour ne pas dire mourir
Comme si la mécanique
N’impliquait pas la vie
Répétez-vous cela
Sans vous en rendre compte
Sans en prendre conscience
Sans vraiment le comprendre ?
Cela signifie-t-il
Qu’on nous l’a attribuée
Et qu’il faut donc la rendre
Quand notre corps s’arrête ?
Comment la perçoit-on ?
Qui donc nous l’attribue ?
Sur quels types de critères ?
Est-ce un tirage au sort ?
Est-ce fifo ou lifo ?
Sont-elles regénérées
Ou bien profitent elles
De leurs propres expériences ?
N’avons-nous l’impression
Parfois dans nos pensées
Ou alors dans nos rêves
De moments déjà vus ?
A qui faut-il la rendre ?
Et dans quelles conditions ?
Avons-nous un contrat
Et quelles obligations ?
Les âmes se parlent elles
Comme dans un grand réseau ?
Dont on ne sait vraiment
Qui donc le contrôle ?
Du cantique des âmes
Au quantique tout court
Peut-être utilise t on
Un grand ordinateur
Manipulé par Dieu
Et aussi par le diable
Quand ce ne sont les anges
Ou quelques employés
A moins que ce ne soit
Par quelque extraterrestres
Qui s’amusent de nos vies
Qui règlent le futur
Est-ce un savant partage
Quand elles sont attribuées
Ou bien encore laissées
Plutôt que retirées ?
Peuvent-elles se bonifier
Ou prendre des malus ?
Avec remises de peine
Comme pour condamnation ?
Les âmes sont elles donc
Classifiées, qualifiées ?
Correspondent-elles toujours
A leurs corps attribués ?
Quand on confie son âme
Sait-on quand l’heure viendra ?
Est-ce une Obsolescence
Plus ou moins programmée ?
Et parfois le miracle
L’ordi mort se rallume
La voiture redémarre
L’âme revient dans son corps
La future relation entre le Royaume-Uni et l’UE (English version below)
En ce jour d’anniversaire du Brexit, et cette période d’analyse de possibles intégrations de nouveaux Etats-membres dans l’Union européenne, comme de montées nationalistes réclamant le maintien d’une certaine autonomie, certains se reposent la question d’un possible retour du Royaume-Uni au sein de l’UE. Mais pourquoi, quand, pour quoi faire, pour qui et surtout comment, voire combien ? Analysons certaines réalités à charge et à décharge et de façon réaliste, réalisable et déterminée dans le temps comme dans une thérapie de couple, au-delà de simples engouements et de prises de décisions non responsables.
Par François CHARLES
Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales et OTAN à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.), auteur de « politiques européennes »
Les Britanniques ont voté le retrait de l’UE en responsabilité, et comme on le dit souvent, il convient de leur laisser le choix de cette décision, sans influence. Après des discussions assez dures sur leur détachement, doit-on désormais accorder des circonstances atténuantes pour un retour, même si souhaité, sous prétexte qu’ils ont été peut-être abusés, voire mal informés, comme il semble être le cas avec d’autres candidats sous des raisons différentes ? Certes le constat est amer pour les Britanniques s’agissant par exemple de l’immigration, de la pêche, voire même de l’économie en passant par les contrôles sanitaires aux frontières et la libre circulation. L’opportunité a été par contre intéressante pour la nouvelle organisation des places financières sur le continent.
Il s’agira de toute façon de bien régler les problèmes et analyser les apports avant de revenir comme dans toute nouvelle intégration au-delà de notions de communauté et de valeurs. Avons-nous analysé et fait le deuil des problèmes relationnels de leadership et de fonctionnement. Certains membres avaient salué leur départ, à cause de certains dossiers quand d’autres l’avaient regretté et il n’est donc d’ailleurs pas certain que les ratifications suivent. N’oublions pas non plus les actions de prosélytisme vers les pays non euro pour en pas y passer, insistant plus sur les risques que les avantages pour cette nécessité fondamentale et d’ailleurs obligatoire sauf anciennement pour les Britanniques. N’oublions pas leurs différends et blocages sur la défense et autre sujets même s’ils se veulent désormais meneurs au sein de l’OTAN, sans même intégrer les Etats-Unis. Mais ne négligeons pas non plus qu’un refus pourrait fragiliser ce Royaume-Uni avec des Gallois plutôt désormais pour le Retour.
Heureusement des solutions et compromis existent, qui peuvent aussi donner exemple pour certains dossiers d’intégration en cours en centre Europe, avec des pays également à frontière sensible et dans les Balkans, voire rouvrir le dossier chypriote qui est loin d’être réglé. Pourquoi pas Une intégration comme partenaire, comme pour la Norvège, fonctionnant quasiment comme dans l’UE. L’Ukraine, qui participe déjà à presque tout, ne devrait pas négliger non plus cette solution et l’offre franco allemande d’intégration progressive au risque de tout perdre. Bien que la Commission européenne avance le travail réalisé, beaucoup reste à faire, comme auparavant pour les pays centraux.
Un rapprochement comme partenaire, déjà raccommodé pour la recherche depuis la nouvelle cotisation et désormais avec Erasmus, éviterait aussi certaines concessions comme l’engagement qui semble problématique sur la monnaie, et pourrait faciliter l’entrée dans l’espace Shengen. Le coût total ou partiel n’est pas à négliger pour les uns et les autres et un calcul pourrait être confié à un jumeau numérique quantique et IA.
S’agissant de la défense, le Royaume-Uni, nation amie et traditionnellement combattante, ferait également partie des partenaires de premier cercle du futur cœur européen de l’OTAN dont l’officialisation comme outil de défense de l’UE, sans forcément d’armée européenne constituée, lui donnera enfin une plus grande identité diplomatique et financière, voire même économique en dehors des possibles et traditionnelles sanctions. Les liens bilatéraux et multilatéraux européens existants même au sein de l’actuelle OTAN n’en seront que renforcés.
On this anniversary of Brexit—amidst ongoing analysis regarding the potential accession of new EU member states and the rise of nationalist movements demanding the preservation of a degree of autonomy—the question of a possible UK return to the EU is being raised once again. But why, when, for what purpose, for whom, and above all how—or even at what cost? Let us examine the realities—both pro and con—in a realistic, actionable, and time-bound manner, much like couples therapy, looking beyond mere infatuation or irresponsible decision-making.
By François CHARLES, Economist and geopolitologist, strategy and management expert, former Head of International Industrial Affairs and NATO Relations at the DGA, President of the Institute for Research and Communication on Europe (I.R.C.E.),
The British voted to leave the EU as a responsible act, and it is right to respect their choice, made without outside influence. After rather acrimonious negotiations regarding their departure, should we now grant them mitigating circumstances for a return—even if desired—on the grounds that they may have been misled or ill-informed, as appears to be the case with other candidates for different reasons? Admittedly, the outcome has been bitter for the British regarding issues such as immigration, fisheries, and the economy, not to mention border health checks and freedom of movement. On the other hand, the situation has presented an interesting opportunity for the reorganization of financial centers on the continent.
In any case, the priority will be to properly resolve issues and assess what each side brings to the table before any return—as with any new integration process—moving beyond mere notions of community and shared values. Have we truly analyzed and moved past the relationship, leadership, and operational issues of the past? Some members welcomed their departure due to specific disputes, while others regretted it; consequently, it is by no means certain that the necessary ratifications will follow. We must also not overlook the efforts to dissuade non-eurozone countries from joining—emphasizing risks over benefits regarding a step that is fundamentally necessary and, indeed, mandatory (with the historical exception of the British). Nor should we forget their past disagreements and deadlocks over defence and other issues, even as they now seek to take the lead within NATO—independent of the United States. Yet, we must also bear in mind that a refusal could destabilize the United Kingdom, particularly given that the Welsh now appear to favor rejoining.
Fortunately, solutions and compromises do exist that could serve as models for ongoing integration efforts in Central Europe and the Balkans, involving countries with similarly sensitive borders, or even for revisiting the Cyprus issue, which is far from resolved. Why not consider a partnership-based integration model like Norway’s that functions much like EU membership? Ukraine, which already participates in almost every aspect of the Union, should not overlook this solution or the Franco-German offer of gradual integration; doing so would risk losing everything. Although the European Commission highlights the progress made, much work remains, just as was the case for the Central European nations.
A partnership-based rapprochement—already restored for research purposes following the new contribution and now extending to Erasmus—would also avoid certain concessions, such as the seemingly problematic commitment regarding currency, and could facilitate entry into the Schengen Area. The total or partial cost is a significant factor for all parties involved, and the necessary calculations could be entrusted to a quantum-AI digital twin.
Regarding defence, the United Kingdom, a friendly nation with a strong martial tradition, would also rank among the core partners of NATO’s future European pillar. Formalizing this pillar as an EU defense instrument without necessarily requiring a standing European army would finally grant it a stronger diplomatic and financial identity, and potentially even an economic one, distinct from the usual sanctions. Existing bilateral and multilateral European ties, even within the current NATO framework, would be further strengthened as a result.
Peut on encore dire non à l'Ukraine ?
3 juin, les Etats-membres ont ouvert les premiers chapitres de négociation pour l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. Cette semaine, les pays nordiques, dont Danemark et Islande, et baltes historiquement liés, ont affirmés leur soutien inconditionnel pour l’intégration de l’Ukraine à l’UE et l’OTAN dès que possible. Les impacts économiques seront-ils les mêmes pour ces pays que pour les grandes économies française, allemande et désormais polonaise ? Où est donc la solidarité européenne entre ces blocs et laboratoires différents et pour quels objectifs ?
Par François CHARLES
Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles internationales à la DGA, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)
La position de la Hongrie a évolué mais pas de façon inconditionnelle quand on voit que des discussions ont eu lieu sur la minorité hongroise, problème bien existant, et il n'est pas mentionné l'affaire du gazoduc détérioré qui pourtant est crucial pour le pouvoir d’achat des Hongrois. Il ne serait pas normal que cela se soit fait en contrepartie des ruptures de relations ouvertes avec la Russie car ces actions de réparations étaient normales. Il en est également de certaines attitudes plus ou moins condamnées du fait d'une position de victimisation parfois trop opportune. A noter que la France et l'Allemagne, moteur reconnu de la dynamique européenne, semblent d'accord pour une intégration progressive.
Considérant à charge et à décharge :
la résistance héroïque ukrainienne et les actions endurées qui ont montré la valeur de cette nation mais surtout les limites d'intervention potentielle de l'armée russe au delà d'alerter sur une possible invasion généralisée, sauf peut être dans les pays baltes, rappelant aussi que l'intégration de traite pas d'affaires de défense ; considérant les événements de Maidan qui se rebellaient surtout contre la rupture de possibles relations économiques resserrées entre l'Ukraine et l'UE ; l'apparente peut être trop grande bienveillance dont ont fait preuve les institutions envers l'Ukraine et son Président sous prétexte de son agression et qui peut porter préjudice à d'autres candidatures ; le fait que rentrer dans l'UE doit répondre à certaines valeurs dont de liberté ne doit pas passer outre le poids impressionnant du pays à la fois géographique et économique qui a été déjà aperçu pour l'agriculture ; l'historique de l'entrée des anciens pays du bloc soviétique désormais dans l'UE ; l'historique des décisions depuis le début de la guerre ouverte entre l'Ukraine et la Russie ; l'attitude étonnante, voire désormais arrogante du président ukrainien devant la proposition raisonnable du Chancelier allemand comme si tout lui était désormais dû oubliant les soutiens européens pour la guerre, oubliant toute possible responsabilité partagée des origines de la guerre qui ébranle désormais l'Europe qui peut aussi privilégier et régler les conflits existentiels devant certaines instances sans forcément envoyer la troupe, etc..
Au delà d'une notion de nombre qui n'est pas un sujet pour les experts en management et en organisation, un certain nombre de questions apparaissent parmi lesquelles : Est-ce raisonnable d'apporter un soutien inconditionnel à l'Ukraine ? Quelle attitude avoir avec l'Ukraine entre entrée incontournable et dureté bienveillante ? Que peut-on se permettre de dire ou non désormais à l'Ukraine et avec quelles conséquences ? Faut-il dire oui sur le simple fait de vouloir conserver, si déjà existant, un espace de paix et de liberté même si revendicable et voir ensuite le reste des dossiers ? Quel pourcentage de valorisation sera appliqué entre paquets sur les valeurs et sur l'économie ? Faut il faire entrer un pays en guerre, avec quelles frontières et sinon avec quelle solution, pourquoi pas chypriote existante et encore à solutionner ? Quel aurait été le scénario si 2022 n'avait pas eu lieu où tout le monde se moquait bien des morts quotidiens ? Que faire de la proposition franco-allemande ? Quelle position relative avoir pour la Moldavie potentiellement à nouveau intégrable à la Roumanie ? Quelle devra être la position envers la Serbie, apparemment davantage prête sans attendre tous les Balkans, et apparemment soutenue par la Hongrie revenue en bienveillance mais apparemment pas forcément soumise ?
Il convient de travailler sur l’histoire des Etats-membres et de trouver une solution mesurable, réaliste, réalisable, déterminée dans le temps, l'Europe étant un projet plus sérieux qu'une simple affaire de cœur inconditionnelle, surtout si elle veut exister dans sa diplomatie au niveau mondial.
De l’opportunité pour les entreprises de s’éduquer sur la géopolitique
La géopolitique est une des familles du management par les risques, glissant parfois dans l’inacceptable en terme de coût, délai et performance, sans en être responsable car dépendant de décision politique. Bien souvent négligée car très aléatoire pour les entreprises, notamment les PME toujours « la tête dans le guidon » et se reposant sur les donneurs d’ordre, elle représente toutefois une occasion et une opportunité de penser et d’agir autrement afin de mieux maitriser sa politique générale à travers les aléas contrôlables et incontrôlables qui peuvent la remettre en question, dans une logique de responsabilisation, de sécurité, de résistance, voire de résilience et même de développement.
Par François CHARLES
Eco et géopolitologue, expert stratégie et management, ancien responsable affaires industrielles européennes et internationales à la DGA, conseil en stratégie, management, intelligence et formation ; Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe
Une des définitions de la géopolitique (du grec γη « terre » et πολιτική « politique ») pourrait être l'interdépendance entre le positionnement géographique d'un Etat, de son groupe d'appartenance, de ses voisins, de son continent et prochainement de l'espace, avec ses conséquences économiques, industrielles, climatiques, relationnelles, politiques, militaires, environnementales, sociales, humaines, en vue d’établir une règle de conduite décidée pour une certaine période de temps pour atteindre certains objectifs généraux. Les réalités sont différentes si l'on possède de l'eau, du pétrole, des terres riches ou pauvres, des sources d'énergie, un accès ou non à la mer, si l'on est plutôt peuple des plaines ou des montagnes, si l'on possède un ou 10 voisins, si ce ou ces derniers sont de petits ou de grands pays. La géopolitique, c’est donc aussi savoir se consacrer à ses richesses, les exploiter, les protéger, les développer ou les acquérir, par différentes façon, comme cherchent aussi à le faire les ennemis sur leur sol et celui convoité. Il en va aussi et surtout des enjeux envers les outils industriels détruits ou déplacés, voire privés de matières premières pour fonctionner.
En matière de crise, les exemples ne manquent pas depuis le début de l’histoire du monde jusqu’à l’actualité récente entre revendications de territoires, volonté de pouvoir, de contrôle politique et militaire, de mécanismes d’alliances, de prise de richesses, de minéraux et matières premières, actions préventives contre des menaces existantes ou imaginées, défense les droits ou la situation de population avec ou sans l’accord de l’ONU…
Dès qu’un conflit arrive, les sanctions et contre sanctions ou blocus économiques apparaissent généralement et créent des perturbations immédiates directes et indirectes plus ou moins bien acceptées par le tissus productif, qui doit s’organiser dans le temps pour notamment maintenir les chaines d’approvisionnement liées souvent aux décisions initiales de faire ou de faire faire, comme prévoir également comment gérer un nouveau budget, parfois en baisse mais aussi en hausse où il faut savoir aussi se garder de certaines euphories qui peuvent disparaitre aussi vite qu’arrivées. Des mesures de contournement sont aussi parfois officiellement organisées avec les risques liés. On voit bien aussi qu’une simple annonce de début ou d’arrêt de conflit peut bloquer, faire s’envoler ou faire baisser en le cours de matières premières, de céréales, et des bourses en général même si des mécanismes permettent de s’en protéger L’évolution de l’information permet néanmoins désormais de surfer sur les vagues quotidiennes de haut et bas des annonces quand il fallait un an auparavant, en attendant l’ordre et le contre ordre. Si une décision peut être rapide avec effets à court terme, elle peut aussi être levée tout aussi rapidement avec aussi parfois des mesures temporaires qui perdurent..
Mais la géopolitique n’est pas qu’une cause ou une conséquence des guerres ou des conflits armés et déclarés. Elle existe aussi pour les choix de politique d’achat de défense, lié à une certaine dissuasion sans parler de nucléaire, qui fera que l’on sera ou non attaqué et inversement, avec des réalités bien particulières que dans la vente de voitures. Nous le voyons actuellement en Europe dans l’armement. Les revers de situation pouvant être violents, les grands industriels attendent souvent les commandes publiques fermes entrainant des chauds et froids, en dehors des simples effets d’annonce gouvernementales parfois irréalisables budgétairement mais souvent nécessaires. Même si l’on peut se poser les bonnes questions de savoir si l’on sait ou doit faire, à quel coût, quel prix, quelle qualité, quels délais, quelle normalisation ou interopérabilité, le choix final d’un fournisseur national, européen ou mondial sera souvent lié à la relation entretenue avec le pays de l’industriel fournisseur, lié à certaines règles et pourra changer certaines perspectives. On le voit bien avec les lutes permanentes notamment sur les avions, sous marins, bateaux et autres armes ou systèmes d’armes. En France, en Allemagne et autres pays, l’export d’armes et de licences est « interdite sauf » décision d’une commission interministérielle et certaines livraisons peuvent être bloquées temporairement ou définitivement, voire réorientées.
Il en est de même pour la haute technologie, comme les trains, les centrales et autres achats où il existe peu de clients publics ou liés, susceptibles d’infidélité ou de changement d’alliance. A noter que les collectivités obéissent de façon irrégulières aux aspects de souveraineté regardant plutôt le coté économique de l’achat. A noter également les possibles perturbations des grands accords commerciaux bilatéraux entre deux grands blocs qui entrainent des effets démultipliés derrière eux avec possibles dérégulations même si démenties. Les effets de la géopolitique d’achat ou de vente sont souvent accompagnés de réduction ou réorientation d’investissements, au remplacement de sous-traitants par recherche d’acquisition de compétence souvent obligatoires à l’export, en dehors des règles de commerce international, comme à travers les offsets industriels, qui ne sont pas le choix de tous les pays. Les implantations dans des pays risqués ou jugés risqués sont également à mesurer, tout comme les possibles nationalisations qui peuvent survenir partout.
La géopolitique rentre peu à peu dans les conseils d’administration des grandes entreprises mais devrait également le faire dans les plus petites ou dans leurs groupements professionnels de soutien avec une prise de conscience et des actions au-delà du laisser faire. Il est de la responsabilité des groupes industriels, vaisseaux amiraux de l’escadre d’éviter que les PME soient obligées de se regrouper et chasser en meute, en espérant qu’elles aillent sur le bon chemin, sauf missions particulières. Certaines voient aussi leur salut dans des opportunités de ventes exports.
Si la force du grand groupe est de pouvoir entrainer, voire parfois compenser, sa faiblesse est aussi de ne pas pouvoir changer de cap immédiatement à l’image du supertanker, ce que peuvent faire les TPE, PME, voire ETI dans une certaine souplesse au-delà de miser sur un travail temporaire ajustable, et désormais de plus en plus assuré par la robotisation pouvant travailler sans relâche. La géopolitique aussi peut être une opportunité pour resserrer la cohérence, penser intelligemment pour des partenariats répartis entre coopérations, collaborations, alliances, au-delà de simples contrats, mais aussi avec des portages et des couvages qui doivent aussi être acceptés par tous avec des implications de gouvernance et de politique générale couvrant la stratégie, l’identité, la structure et la prise de décision. S’agissant des offsets à l’export, le donneur d’ordre peut aussi maintenir le lien avec son sous-traitant historique en l’aidant à s’implanter dans le pays acheteur plutôt que le remplacer d’autorité.
Suivant le principe des assurances, rien ni personne n’est à l’abri de quoi que ce soit, mais la préparation peut surtout en limiter les impacts. Il est souvent difficile de savoir si un conflit sera de court ou de long terme alors que l’outil industriel a besoin de temps pour s’adapter, créer ou modifier certaines usines dans des logiques d’économie de haute intensité ou de guerre quand le pays lui-même est impacté. En complément des actions publiques ou institutionnelles, les fonds privés, pour l’instant segmentés, souvent acteurs de politique industrielle à terme dans une logique de revente, peuvent aussi orienter les choix stratégiques. Répondant souvent à certains critères d’investissements, qui n’aiment pas les incertitudes au-delà de l’éthique, ils peuvent aussi miser sur l’effet de levier en terme de technologie duale sur d’autres domaines et même le favoriser au-delà d’uniquement y voir un risque de rentabilité.
La stratégie, composante de la politique générale des organisations
S'il est important de savoir penser stratégie pour toute forme d’organisation, encore faut il prendre conscience de sa durée et de ses impacts sur le reste des pieds de la chaise sur laquelle votre structure est assise pour éviter un risque de non applicabilité et de déséquilibre comme s’étonnent ensuite beaucoup de dirigeants. Cet article vous rappellera notamment les quatre composantes de la politique générale qui sont les éléments de gouvernance fondamentaux qui pourront aussi se rapprocher de la photo de la Théorie des Organisations et bien d’autres outils de pilotage.
Par
Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, et politique générale des organisations, ancien responsable d’affaires industrielles internationales à la DGA/ MINARM
La stratégie est une orientation fondée sur la base d’une analyse multicritères visant à atteindre, ou non, de façon déterminante et à long terme, un certain positionnement contre certains adversaires avec un impact sur les activités et structures de l’organisation. Elle a été créée par connotation militaire et d’origine grecque avec l’action des grands personnages dits « stratèges » comme le fut Périclès ou Thémistocle qui défendirent Athènes. On parle de guerre économique avec ses concurrents, de stratégies externes définissant les modes relationnels avec l’environnement, de stratégies internes propres aux modes de relations à l’intérieur de l’organisation.
Une bonne stratégie s’établit pour 5 ans et non 1 an comme on l’entend parfois et peut tre révisable en fonction des aléas de toutes natures. Mais que ce soit initialement ou en veille constante, il s’agit de porter attention aux impacts évident qui porteront sur les trois autres piliers de la politique générale, règle de conduite décidée pour une certaine période de temps en vue d’atteindre certains objectifs généraux. Trop de start up deviennent scale up puis PME et parfois même ETI par une logique de fonds et de croissance interne ou externe en fonctionnant toujours comme avant et sans s’adapter, comme un animal élevé aux hormones avec une chair non consistante, sauf à profier ensuite d’une maturation. Il est certes important de se donner les moyens mais encore faut il aussi les adapter, au même titre qu’il est sage de savoir marcher sur ses deux pieds. Parfois même il est judicieux de piloter en se détachant des instruments de bord pour éviter le crash, comme savent le faire les pilotes d’avions.
Votre stratégie vous amènera par exemple à définir votre positionnement, vos partenariats, la valorisation des savoir-faire, votre marketing. Mais elle doit s’associer à trois autres composantes comme un logiciel de management de projet qui s’adapte en fonction des changements de son environnement. Il s’agit de « l’identité », à savoir l’image de marque, l’éthique, le risk management, l’approche sociale, l’emploi, la formation, le prix, le produit, ensuite la « structure » ou l’organisation, les systèmes d’information, les contrôles, les processus.., puis enfin la prise de « décision » avec la planification, les processus, la gestion de crise.. Le plan ne doit pas forcément rappeler une notion de rigidité mais doit également être adaptable, avec une liste d’actions précises, assorties de leurs dates, de leurs coûts, de la description des moyens matériels qu’elles exigent et souvent aussi de la désignation de leurs responsables pour la traduction opérationnelle de la stratégie.
Comme dans le cadre militaire ou sportif, la stratégie devance la tactique par ses questions quoi, pourquoi et surtout quand. Puis viennent les aspects pratiques du qui, avec qui, contre qui, pour qui, où, combien et surtout comment. Les décisions budgétaires, d’autonomie ou de dépendance devraient sans doute davantage utiliser ces méthodes structurantes.
Le « quoi et le pourquoi », peuvent s’illustrer par des stratégies défensives, un maintien ou stagnation, un dégagement mais aussi par des stratégies offensives telles que l’expansion, le développement contrôlé et la domination. Les orientations envisageables seront la spécialisation, la diversification (intégration et filières), l’impartition, la croissance (interne, externe acquisitions), l’internationalisation et la relation. Le comment traitera d’objectifs défensifs, de concentration (si avantage « intouchable), de dégagement, d’objectifs offensifs, de domination par les coûts, de différenciation, de concentration. Nous rajouterons les choix entre les différentes formes de partenariats que sont la coopération, la collaboration et les alliances. Le « quand » a une aussi grande valeur car il valorise votre réflexion, vous fait notamment prendre les meilleurs vents et optimise vos actions, vos ingrédients et conditions d’application, comme dans une bonne recette de cuisine. Un sage chinois ne disait il pas qui sait cuisiner sait gouverner ?
Tu n'as même pas la bleue
Tu n’as même pas la bleue
C’était la réflexion
D’une certaine personne
Me rencontrant enfin
Comme une bête de foire
Sa remarque voulait dire
Pour qui te prends-tu donc ?
Tu n’es finalement rien
Même pas reconnu
Elle pouvait dire aussi
Qu’on peut être étonné
Après tout ce que l’on dit
Que tu ne l’aies même pas
Preuve que je la mérite
Voire que j’en ai l’honneur
Pour toutes mes actions
Rendues à la Nation
Mais a-t-il fait l’IH ?
Est-il fréquentable ?
Est-ce un très bon soldat ?
Voire bien irréprochable ?
A-t-il bien tous ces titres ?
A-t-il fait tout ce qu’il dit ?
Est-il usurpateur ?
Qui est donc ce type là ?
La bleue est une médaille
La rouge l’est aussi
La bleue pour le mérite
La rouge pour l’honneur
C’est une pratique française
On les voit sur les vestes
Je l’ai en porte clé
C’est déjà mieux que rien
Certains les ont toutes deux
Et d’autres n’en n’ont aucune
Ou bien en portent d’autres
Avec d’autres couleurs
Faites pour les militaires
Elles vont pour les civils
Pour bons remerciements
A diverses actions
Certains sont officiers
D’autres sont chevaliers
D’autres sont commandeurs
Et d’autres même Grand croix
Je constate souvent
A qui on la remet
Et que je connais bien
Et parfois je m’étonne
Certains n’en n’ont même pas
Alors qu’on la leur doit
Peut être qu’ils n’en veulent pas
Que faut-il leur offrir
Pourquoi ne pas garder
La rouge pour les soldats
Et ne pas attribuer
La bleue pour les civils
Je suis parfois surpris
De quelqu’attributions
Plutôt plus politiques
Sans réelles raisons
On peut l’avoir pour
Compenser des échecs
Ou des titres ou fonctions
Que l’on ne peut avoir
Faut-il parfois coucher ?
Faut-il plutôt trahir ?
Ou bien encore blâmer ?
Pour rapporter des voix ?
Des médailles j’en ai trois
Défense nationale
Et autres franco allemandes
Cela me suffit bien
Mais la seule qui m’importe
N’est pas une médaille
C’est une belle l’épinglette
Celle des 12 étoiles
Celle de mes convictions
Celle de mes pensées
Je l’ai bien méritée
Monsieur le Ministre
Monsieur le Ministre
On m’appelait comme ça
Il y a quelques années
Toujours sur le terrain
Actif ça et là
Souvent on me disait
Comme pour mon général
Que j’étais un ministre
Que j’en avais l’allure
Ministre de quoi donc
Ministre pour quoi faire
Pour couper les rubans
Ou me voir en photos ?
Ministre de la défense
Pour prendre une revanche
Ministre de l’industrie
Ou de l’agriculture
Ministre de l’Europe
Ou bien plutôt du monde
A moins que je ne fusse
Ministre président
Certains croyaient en moi
Certains pour mes projets
D’autres pour la passion
D’autres enfin pour l’image
Encarté à 16 ans
Impliqué en région
Et ensuite à Paris
Puis au-delà du Rhin
J’ai vite replongé
Quand je suis revenu
Dans les sphères du pouvoir
Organes de décisions
Politique d’Etat
Intérêt général
A politique tout court
Il n’y avait qu’un pas
J’ai bien voulu tester
La politique locale
Mais j’aime trop les vaches
Pour en faire un outil
J’avais pourtant écrit
Un programme complet
Parcouru la compagne
Les papiers à la main
Jamais été élu
Je n’ai jamais été
Vraiment au bon endroit
Jamais au bon moment
Je n’aurais pas été
Un très bon politique
Car je n’aime pas taper
Sur d’autres candidats
Mais finalement depuis
C’est encore mieux ainsi
Je côtoie qui je veux
Et tous directement
Grands élus nationaux
Ou bien européens
Et puis ambassadeurs
Et même chefs d’Etat
J’écris à qui je veux
Facilite les contacts
On m’invite par ci
Et je parle par là
J’aime bien communiquer
Et même beaucoup séduire
Mais sur de vrais projets
Même sans trop faire plaisir
J’écris aussi beaucoup
Sur la politique
Et les politiciens
En bon théoricien
Une étincelle jaillit
Quand la chambre fut dissoute
Il fallu faire des choix
Je sais qu’elle en pleura
Le mot revint tantôt
Même d’un politique
L’histoire nous le dira
Tellement de choses à faire
Tellement de choses à faire
J’ai envie de partir
Envie de disparaitre
La vie est bien trop dure
Quand il faut plus se taire
J’ai vécu tant de choses
Et tant de choses encore
Je ne suis pas heureux
Même si on peut le croire
Mais finalement qui suis-je
Qu’ai-je donc accompli
Ai-je apporté ma pierre
Pour quelle cathédrale ?
Beaucoup de mission d’ange
Me rendent indispensables
Beaucoup trop de combats
Me rendent indestructible
Pourquoi donc renoncer
S’effondrer et mourir
Renoncer, s’enterrer
S’éteindre et puis hanter
Pourquoi partir maintenant
J’ai encore vraiment
Tellement de choses à faire
A dire et à écrire
Tellement de choses à lire
A voir et à découvrir
Beaucoup à écouter
A comprendre et transmettre
De bonheur à donner
De cadeaux à offrir
Sans attendre en retour
Pas même un fil d’amour
Tellement à rêver
Espérer accomplir
Dans une vie trépidante
Pleine de souvenirs
Tellement à voyager
Partir et revenir
Traverser dériver
Toujours m’émerveiller
Tellement à marcher
A courir, naviguer
Chevaucher, et rouler
Voire tomber et chuter
Tellement à pardonner,
Peut-être sans oublier
Ni même se souvenir
Mais surtout de guérir
Sans doute douter croire
Pleurer et résister
Renaitre et s’envoler
Et puis renaitre encore
Tellement à regretter
De clous à enlever
D’excuses parfois à faire
Ou bien de repentirs
Mais encore sans doute
Bien des coups à donner
Amplement justifiés
Tel un bon justicier
J’ai tellement à créer
Tellement à Inventer
A écrire et chanter
Bâtir et même peindre
Tellement à jardiner
Planter et façonner
Couper et tronçonner
Cueillir et déguster
De plats à cuisiner
Recettes à inventer
Convives à surprendre
Papilles à suspendre
Tellement à aimer
De femmes à enlacer
Désirer, embrasser
Caresser et chérir
Tellement à ressentir
Effleurer, frissonner
Respirer, contempler
Et aussi m’émouvoir
De gens à retrouver
Et d’autres à rencontrer
Ou encore protéger
Et voire consoler
De succès à décrire
D’échecs à disséquer
De groupe à rassembler
Gens à valoriser
Tellement à enseigner
Et surtout élever
Copies à corriger
De notes à attribuer
Chants d’oiseaux à apprendre
Parler aux animaux
Reconnaitre arbres et plantes
Et tous les champignons
Tellement à rencontrer
Echanger, apaiser
Accueillir, découvrir
Mais surtout leur sourire
Bien des liens à créer
D’entreprises à soigner
D’états, d’institutions
Et de collectivités
Tellement à bâtir
Tellement à chanter
Kilomètres à rouler
De cadeaux à offrir
Pas le temps de vieillir
Ni même de tressaillir
Pas envie d’abdiquer
Ni doucement m’effacer
Je ne partirai pas
Et je resterai là
Et je vivrai encore
Cent mille ans et encore
La nouvelle gouvernance européenne de l'OTAN
ancien article de 2025
Etats-Unis semblent réellement vouloir désormais mettre les bases d’un retrait effectif du continent européen, revenant par ailleurs à une politique interventionniste sur le continent américain, soulevant craintes et réalités. Sans attendre cet état de fait, certaines initiatives et dynamiques européennes avaient déjà été possibles, encore récemment, sans les Etats-Unis dans cet OTAN vecteur d’intégration européenne. Reste à en analyser les réalités et les objectifs GROW et SMART réalistes, réalisables et déterminés dans le temps et avec quels leaderships, quelles structures, quels membres, quelles règles et quelle activité, comme nous l’enseigne la Théorie des Organisation de Berne (TOB) et ses diverses rubriques pour disposer d’une photo et d’une situation pérenne sur le continent européen encore en paix dans les frontières de l’UE.
Par François CHARLES
Economiste, expert stratégie, management et géopolitique, ancien responsable affaires industrielles DGA dont OTAN, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.).
Le leadership : Rappelons que l’OTAN est une structure politico-militaire, voire économique. Le leader responsable doit rester l’assemblée parlementaire mais avec des statuts de membres revus. Le leader opérationnel (travail et décisions) va devoir par contre changer de nationalité pour le commandement SACEUR à choisir dans les grandes puissances combattantes régulièrement expérimentées donc la France, jugée récemment « capable » de prendre le commandement des composantes aériennes et terrestres de l’Allied Response Force (ARF) de l’OTAN, déjà quasi adoubée pendant la période Obama. Au sein de l’UE, elle travaillera sans doute de façon identique aux Etats-Unis, même avec un ressenti différent à travers l’Europe, entre expérience napoléonienne, même si vénéré comme de Gaulle en Pologne, et immigration européenne, et devra donc davantage s’afficher comme animatrice que leader pour le succès de cette dynamique collective.
Elle travaillera en relation étroite avec d’une part l’Allemagne qui peut, soi-disant, la rééduquer sur le travail de groupe au sein de l’OTAN et le Royaume-Uni, nation également combattante même si en baisse, et avec un conseil toujours étroit avec les Etats-Unis. Elle laissera sa place de SACTI aux Allemands, maitres des processus, qui sont en train de reconstruire leur défense, comme leader de processus (façon de travailler) qui veillera sans doute à certaines cohérences dans le domaine de l’innovation et de son financement, en relation avec toutes les nations dont la France pour les relations industrielles. Le leader psychologique, a sein du groupe, pourra être la Pologne, coprésidente du groupe Bucarest 9, sorte de gardien de la mémoire des anciennes périodes soviétiques. Les anciennes figures d’autorité resteraient bien entendu les Etats-Unis désormais partenaire privilégié, comme les autres pays non UE, afin de pouvoir rassurer de tout possible retour opérationnel fort, comme de toute façon envisagé dans les scénarii actuels. Le leader Evhémère primal gardien des écritures, pourra être un collège, grec rappelant l’équilibre interne de l’organisation entre membres belliqueux, voire également italien rappelant l’ancienne grandeur de Rome, mais sans doute étasunien en tant qu’éternel facilitateur qui a montré son efficacité, mais également aussi sa jalousie quand le système fonctionne sans lui et qui devra en faire son deuil. Les leaders personnels seront les anciennes figures politiques ou leur mémoire, consultables, dont Français. Quant aux moyens matériels, si les pourcentages de fonctionnement pourront évoluer, ceux lié aux capacités pourront rester inchangés sans doute avec certains partenariats de coopération, collaboration ou d’alliance renforcés pour réduire désormais la fragmentation et de fait les couts unitaires.
La structure : Elle existe et fonctionne déjà. La dénomination ne changera pas même si les équipes d’E. Macron l’imaginent autrement. S’agissant des objectifs, il s’agirait d’en profiter pour s’afficher officiellement comme l’organisme de défense de l’UE et non de l’Europe afin notamment d’affirmer sa diplomatie et sa monnaie dans une structure fédérale logique retrouvée et en lien avec l’agence de défense de la Commission européenne sur le style ESA-EUSPA pour l’espace. La constitution ne changera pas fondamentalement en dehors du resserrement entre membres de l’UE associant des pays partenaires. Les règles de fonctionnement (réunions, confidentialité, circulation de l’info, gestion des frontières) seront inchangées en dehors de la remarque précédente et notamment sur la règle du consensus, avec ses avantages et inconvénients dont pour certaines nations. Par contre les articles 1 à 5, économiques et militaires, seront peut être revus en revenant sur les bases de l’ancienne UEO bien vite disparue après la chute du mur de Berlin et l’aide des partenaires étasuniens... Les organigrammes (rôles, mandats) ont été abordés plus avant. Reste à définir la composition de la nouvelle assemblée entre pays membres et partenaires avec ou sans distinction gold ou silver. La Culture de l’Étiquette (valeurs sur le travail), de la Technique (méthodes de travail) et du Caractère (transgressions) devront être inchangées, l’OTAN et sa normalisation étant considérées comme un outil européen même par les Etats-Unis.
Les membres et sous groupes
Les Individus ou plutôt membres sont connus mais désormais le noyau sera composé des pays de l’UE plus des pays partenaires contributeurs non UE, rejoints par de possible pays simples partenaires comme l’Ukraine. Le développement du groupe devra être défini pour 5 ans. Il sera important d’identifier les groupes et sous groupes sociologiques (clans, castes) de travail et de fonctionnement qui apportent une réelle valeur ajoutée d’éléments communs et de segmentation, comme avec la Batllegroups ou les commandements croisés. Les rapports de force seront bien entendu présents mais la récente initiative britanico-française sans les Etats-Unis est une première avancée, tout comme les exemples de création d’équipe d’Europe dans me domaine technologique dès les années 1990 qui apporta un élément fondamental pour la réintégration totale de la France, hélas non comprise ultérieurement en interne, reprenant sa place de mistigri, même si bien pratique quelques fois. La qualité du relationnel (économie de reconnaissance) devra être garante du bon équilibre et liée à certains leaders dont psychologiques et historiques qui seront également présents pour résoudre les conflits internes, tout comme les perceptions individuelles du groupe (imago). Citons la sempiternelle projection psychologique française, qui se compare encore aux Etats-Unis et qui emploie aussi certaines fautes de management sur les missions. Citons aussi les deuils non faits étasuniens au-delà du partage d’expérience, ou la volonté d’exister de certaines nations en dehors des règles déjà problématiques au sein de l’UE mais notamment encore s’agissant de la composante nucléaire qui devra disposer d’un statut spécial sur l’emport et l’emploi des bombes étasuniennes déléguées et non plus directes et françaises au sein de l’UE.
L’activité et l’énergie du groupe
La raison d’être, la mission, la stratégie existent déjà, fonctionnent et sont actualisés en permanence. Le travail rentable de production semble actuellement efficace et non pas en mort cérébrale, sachant organiser au mieux les missions entre les membres et leurs capacités, déjà très importantes mais qu’il faut maintenir et remplacer mais aussi renforcer en terme de munitions si possible avec des matériels européens ou autres à court terme sauf peut-être si la pression baisse avec une paix en Ukraine. Peut être faudra-t-il revoir les notions d’ennemi et de projection de forces communes en Europe et en Asie avec notamment l’élément commun et transverse de mobilité terrestre. Le départ total ou partiel des Etasuniens a déjà été expérimenté lors du précédent retrait français. Le travail non rentable de combat, de régulation ou du test du leader en interne européen ou avec les autres membres ou l’UE peut être intéressant au sein d’une compétition intelligente mais ne doit pas empêcher l’efficacité ni la cohérence notamment quand on sait que la dynamique Diana sur l’innovation ne semble pas être reliée à SACTI.
Les agences de programme de l’OTAN pourront s’accorder avec l’OCCAR, autre agence internationale de gestion de programmes au profit des Européen avec un management fort et la NSPA comme la NCIA apporteront les opportunités de marché où le système n’existe pas dans l’UE même avec la dynamique du marché unique.
Contine d'Aegina
Contine d’Aegina
C’était l’histoire d’un corbeau
Qui se trouvait toujours très beau
En oublia son cher fromage
Qui coula sur tout son ramage
Refrain (bis) :
T’as pas le droit, t’as pas le droit
D’partir comme ça, d’partir comme ça
Et puis arriva le cheval
Qui galopait dans le sous bois
Il en fit bien tout un scandale
Quand le grand cerf le rattrapa
Et puis arriva le cochon
Avec son gros nez tout rond
Il partait chez sa grand-mère
Qui avait un très gros derrière
Et puis survint monsieur le chat
Qui se faufila pas à pas
En direction de la cuisine
En se léchant bien les babines
Et puis ce fut l’tour du lapin
Qui dégusta bien sa carotte
Avant de déposer sa crotte
Délicatement sur le foin
Et puis que dire de l’éléphant
Qui n’avait hélas plus qu’une dent
Et qui vint éponger sa soif
Sous le long coup de la girafe
C’était le tour du crocodile
Qui mang’erait bien la p’tite Odile
Mais qui préféra un serpent
Qu’il croqua bien de toutes ses dents
Eh nous oublions le grand loup
Qui s’invita bien à la fête
Et qui lui, dévora bien tout
En ne laissant ni queue ni tête
Et puis vint enfin la souris
Qui ne voulait que du fromage
Et qui ne trouva que du pain
Qu’elle avait laissé un matin
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