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Le blog philosophique de francois CHARLES
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ma vision sur la santé

13 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

Santé

 

Nous devons développer la médecine généraliste et la pédagogie liée qui permettent d’éviter d’aller à l’Hôpital pour les besoins bénin. Je viens d’apprendre que des étrangers européens mais non encore dans l’Union, viennent se faire soigner en France contre la tuberculose. Ces maladies lourdes et couteuses sont payées par l’Etat. Parfois, permettons nous de fonctionner la tête froide et de réclamer, soit une réciprocité (mais il ne s’agit pas de médecine générale) soit de contribution financière obligatoire. Ceci pourrait aussi faire l’objet d’axes d’intervention dans le cadre de la Politique extérieure  de l’Union puis en fonds structurels de santé.

Les maisons de santé dans les campagnes sont une bonne initiative si elles sont créées par intégration intelligente, avec une organisation d’accueil mais surtout en conservant également une tournée cohérente.

J’accompagne depuis 10 ans l’idée concrétisée du partage des fichiers médicaux et cette pratique doit s’accentuer. Il est également important de développer la télémédecine avec les maisons de santé et les hôpitaux mais également les habitations grâce à la fibre optique.

Nous pouvons valoriser en Europe les acquis de notre sécurité sociale électronique, une des plus performantes. Nous devons contrôler et pénaliser les abus d’arrêt et de prescriptions avec avertissements et blâmes. L’embauche de fonctionnaires peut ici être un atout. La drogue est un fléau. Les centres de soins doivent accompagner vers le pilotage de l’abstinence et non pour l’entretien. En tant que conseil en management, je sais bien que le sevrage est possible avec méthode pour ceux qui veulent s’en sortir. Ou alors cherche-t-on à mieux contrôler en transparence pour constat d’échec d’interdiction ? Je suis favorable à la pénalisation du cannabis et autres substances d’états seconds. Comme j’avais pu le démontrer pour le coût puis l’optimisation d’intervention d’un camion de pompier dans ma thèse professionnelle de master audit, il en est de même possible avec la santé en posant toutes les réalités et en rebâtissant une vision globale et un modèle économique performant sans forcément injecter plus d’argent, en fait faire mieux avec autant mais en concertation et en responsabilisant plutôt qu’en imposant. Enfin, s’il est toujours plus judicieux et durable de donner envie plutôt qu’imposer, cela représente souvent un coût qu’il faut couvrir ou partager avec responsabilité.

La santé est primordiale pour l’être humain mais est un facteur vital pour nos campagnes. Pour parler santé en ruralité, il convient d’aborder les mêmes réalités multiples en étoile avec une vraie vision globale qu’en ville mais avec des curseurs positionnés différemment en fonction des caractères spécifiques des territoires. Vivre à la campagne représente une certaine qualité et hygiène de vie. Je vous avouerai que je suis beaucoup moins malade depuis que je suis revenu en Cote d’Or et tant mieux étant donné la pénurie de médecins en campagne. Pourtant il en rentre autant qu’il n’en sort mais surtout des femmes dont certaines s’arrêtent vite de travailler (10%). Pénurie enfin pour des aspects pratiques familiaux dus aux absences possibles d’écoles, de commerces et même de maisons à acheter ou rénover. Il ne s’agit pas de problèmes de revenus car les médecins en place vous le diront : leurs agendas sont plus que remplis ! Une solution a déjà été trouvée de  rémunérer des internes encore en études afin de combler les lieux dépourvus. Je sais que ce n’est pas une solution adulte mais il faut raisonner de façon logique et incitative autant que par le cœur, souvent moins chères mis plus risquées. Nous pourrions donner envie en  accentuant l’incitation financière d’amorçage pour les internes médecins comme pour les autres professions de santé en campagne et octroyer des déductions d’Impôt sur le Revenu pour rester en adéquation avec la ville. Les postes proposés en ville doivent être régulés en numérus clausus. Doit-on passer par une orientation obligatoire avec un quota à la sortie d’études comme dans les grandes écoles ? Doit-on passer par un relais des pharmaciens  même si ces derniers ont un rôle de conseil trop peu utilisé, ne pourrait-on pas développer le salariat médical qui passerait par une orientation obligatoire par les campagnes avec un quota dédié à la sortie d’études comme dans les grandes écoles ? Ne pourrait-on pas  réguler les postes en ville pour les répartir à la campagne avec incitation et prise en charge par le Conseil Général de certaines dépenses liées au déplacement (cf carburant, article sur les transports) ou de baisse de l’Impôt sur le Revenu déjà réalisé ? Infirmiers et infirmières, qui disposent d’un Ordre depuis 2006,  pourraient également travailler sur plusieurs sites et/ou obtenir des indemnités kilométriques plus grandes financées par les gains probables trouvés en remplacement des taxis, destinés au tourisme et aux affaires, par des navettes de bus. Le recrutement en Europe est une solution si une vraie approche globale est réalisée, comme dans un recrutement responsable, pour une bonne prise de greffe. Les Universités doivent accueillir davantage des personnes issues du milieu rural pour qu’ils y restent ensuite sans effort et peuvent développer une « spécialisation rurale ».

Les Maisons de santé germent peu à peu. Comme les gendarmeries, il devrait en exister une par canton. Pluridisciplinaires, elles accueillent la population mais doivent aussi permettre aux médecins de s’organiser pour se rendre à l’intérieur des campagnes en prévenant la population de leur passage. Des réunions d’échanges de bonnes pratiques et de retour d’expérience doivent s’instaurer dans les départements pour optimiser leur fonctionnement mais également leur démarrage notamment sur les conditions et les critères d’intégration matérielles, professionnelles et financières.

Il parait désormais judicieux que les hôpitaux ne soient pas forcément en ville, comme à Tournus, afin de faciliter l’accès, disposer d’une certaine tranquillité et d’une certaine qualité de vie ainsi qu’assurer un lien rural. Les Urgences doivent être maintenues dans un certain rayon d’action, comme les interventions de pompier ou de gendarmerie, d’autant plus justifié à Montbard avec ses usines. Mais s’il parait responsable de bien gérer ces hôpitaux, et de ne pas dépenser sans compter, il convient de ne pas mettre les mêmes ratios de rentabilité en ruralité qu’en ville majeure.

L’implantation de Pôles d’excellence rurale, en partenariat public privé, dans le domaine industriel, de l’énergie, etc  sans relation forcée avec l’agriculture, est aussi un moyen de créer une légitimité en matière de services médicaux sans forcément créer de villes nouvelles moyennes ou importantes comme Cergy-Pontoise.

La distance, mieux perçue en ruralité, ne doit pas être un facteur de  cloisonnement. Certains progrès techniques peuvent casser l’isolement en général et médical en particulier. Un regard sur les transports a toute sa justification pour venir consulter ou venir rencontrer les patients notamment en fonction de l’âge ou des accidents liés à l’activité avec, des systèmes de navettes médicales collectives.

Enfin, en terme de besoins et d’équipements, il convient de soigner à tout âge mais aussi de bien distinguer les cinq segments spécifiques nécessitant des moyens et contraintes spécifiques : jeunes enfants,  ados, adultes, 3e âge et enfin 4e âge.

La dépendance, que je connais bien, est aussi un problème lié à la ruralité du fait du problème d’isolement potentiel et dangereux des personnes âgées. Nous vivons plus longtemps, gagnant un trimestre de vie par an et la moitié des nouvelles nées seront potentiellement centenaires. On prévoit 1,2 millions de personnes dépendantes à 85 ans en 2040 avec en plus une augmentation des cas de maladie d’Alzheimer sur laquelle certaines études ont été lancées. Quand on connait le coût d’une maison de retraite médicalisée bien supérieur au niveau moyen des retraites, il y a donc une population qui coûtera plus cher avec un besoin de matériels sophistiqués et des personnels plus nombreux. Comme pour la retraite, il est urgent de généraliser les cotisations personnelles sur des contrats d’assurance mais également de prévoir un financement par répartition pour que la vieillesse ne soit pas un fardeau. 

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ma vision sur les retraites

13 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

Retraite

 

Ce sujet devrait être majeur. Il est déjà longuement abordé dans la partie sur l’emploi et le sera dans la partie « séniors ». Je reviendrai sur certains points.

Je pense qu’il ne faut pas appliquer de CSG supplémentaire sur les retraites si les salaires l’ont déjà supportée pendant la période travaillée sous peine de double taxe. Nous ne sommes pas non plus à l’abri de retraités partant à l’étranger pour ces raisons comme pour ne pas subir le cout des maisons de retraite françaises ! Savez vous que les Allemands partent désormais en retraite dans d’autres pays d’Europe plus abordables ?

L’âge de la retraite « pleine » doit raisonnablement être porté à 62 puis 64 et 65 ans sans rétroactivité pour les personnes à moins de deux ans de la retraite au moment de la mesure sauf à subir un choc psychologique suite à une organisation programmée.

Il convient de pouvoir continuer à retravailler à la retraite avec des dispositions spéciales à mettre en place pour des structures publiques, privées ou associatives dédiées « séniors » s’il y création de valeur ajoutée et de richesse.

La retraite par capitalisation doit être développée sans remplacer celle par répartition, avec charges minimales sur les montants versés et abondés. Par contre, il semblerait qu’il faille mieux contrôler les retraites versées à l’étranger, et surtout en Algérie, comme semble le souligner la Cour des Comptes, et même si nous pouvons survoler leur territoire, pour vérifier s’il s’agit de pensions à des vivants ou des pensions de réversion toujours justifiées. Il parait également, comme vanté dans un certain livret d'accueil "Vivre en France" diffusé par le ministère de l'Immigration aux nouveaux arrivants, qu’il suffise à une personne d'au moins 65 ans qui arrive en France d'aller tranquillement frapper à la porte des services sociaux pour avoir immédiatement droit à 709 euros par mois, voire 1 157 euros si elle vit en couple. C’est inacceptable sauf si bien entendu il est prouvé qu’il existe une réversion du pays d’origine. Que doivent en penser nos agriculteurs, nos commerçants et artisans, employés et ouvriers ?

Enfin, écoutant ce matin le rapporteur du conseil d’orientation des retraites, et m’étant intéressé aux régimes sociaux, au-delà du calcul de l’âge dont j’ai déjà parlé, je suis favorable à la prise en compte de toute la carrière et non pas les 25 premières années, à la continuation de la simplification et une harmonisation des régimes de base pour une meilleure mutualisation, une harmonisation des conventions collectives sur l’activité principale qui sont plus de 700 et dont 50 % couvriraient moins de 5000 salariés.

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Réforme de l’Etat et des collectivités

10 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 

Réforme de l’Etat et des collectivités

 

issu de mon programme social, écologique et semi libéral, publié chez Dictus Publishing

 

Aujourd’hui 70% de jeunes veulent rentrer dans la fonction publique par sécurité. Nous devons aussi leur dire que le service public doit être de qualité et exemplaire.

Je suis favorable au maintien du nombre de fonctionnaires mais aussi à l’évolution des métiers pour une meilleure efficacité et productivité car ces mots ne doivent pas être tabous. Il convient de rechercher une vraie cohérence avec les collectivités pour éviter qu’elles ne compensent les mesures prise par l’Etat.

L’organisation administrative doit être cohérente avec des personnels publics motivés et formés en permanence, comme leurs cadres et avec leurs élus. La Réforme Générale des Politiques Publiques doit néanmoins être confirmée.

  Je suis favorable à la suppression du conseil général. La France, pays fondateur de l’Union, doit acquérir une dimension européenne au-delà des luttes de pouvoir et de personnes. Et si l’Europe doit atteindre une dimension politique au-delà de son fonctionnement technique actuel, elle ne doit pas être politicienne pour autant. La France peut continuer à montrer l’exemple mais en considérant que le centre de gravité géographique et de fonctionnement de l’Union ont changé. Si les départements existent en France, exemple historique d’Etat centralisé, depuis la fin du 18° pour en fait mieux contrôler certains jeux de pouvoir locaux, la décentralisation de 1982 a voulu donner une responsabilisation territoriale à dimension européenne. La France est le plus grand territoire des 27 pays de l’Union juste devant l’Espagne et la Suède. En dehors de France, on ne trouve cette notion de département qu’en Grèce et en Suède qui correspond en fait également à nos régions proportionnellement et administrativement parlant. La France doit désormais être en totale connexion avec le modèle européen de politique régionale et du comité des régions. Pourquoi s’émouvoir de la gestion cette fois totale des fonds par les régions ? Rien ne les empêche non plus de se parler au niveau national comme je le réclame dans la recherche. Y-a-t-il une cohérence par exemple entre les fonds sociaux du FSE attribués à la région alors que les domaines sociaux reviennent au Conseil Général et n’en avez-vous pas assez du fossé entre collège et lycées ? J’invite les Français et les élus à ne pas se comporter en bons petits soldats et ne pas se décrédibiliser en se basant sur des exceptions sans réelle analyse sauf peut être politicienne comme par exemple celle de la circonscription de nord Cote d’or qui est la plus grande de France qui nécessite néanmoins des adaptations. Même si nous avons nos réalités, nous pouvons également évoluer sans oublier qu’une réforme assez dure, mais faite autrement, avait été engagée par la droite, notamment pour respecter le pacte budgétaire. Il n’était pas nécessaire de faire l’appel de Dijon notamment pour rebondir sur mon appel aux Cote d’Oriens !

En visionnaire européen, je dis sans détour que ce n’est pas parce que la gauche est aux commandes dans les régions qu’il faut que la droite résiste coute que coute dans les départements mais plutôt se demander comment reprendre les régions. On se croit en pleine théorie des organisations avec les jeux de pouvoir et de leadership quand nous avons besoin de nouvelle vision. A quel jeu psychologique joue-t-on ? Pour autant, tout en supprimant un échelon exécutif, il serait intéressant de conserver une certaine gestion territoriale dans une approche globale, comme en matière de gestion de logements sociaux, pour ne pas appliquer une règle trop comptable mais dans le bon sens, comme on le demande aussi souvent à Bruxelles via de plus le Parlement Européen co-décisionnaire. Pensez-y en 2014 ! En matière de pétition, les Français peuvent aussi faire une action au niveau européen comme il l’est permis depuis longtemps. Peut-être prendront-ils mieux le  temps d’analyser certaines réalités …

Je suis favorable au non cumul des mandats parlementaires avec des mandats exécutifs locaux. Je vais également m’attarder sur cette question qui m’est d’autant plus chère qu’elle me concerne peut être et qu’il me faudra choisir. Pour rester positif et ne pas dire non cumul des mandats, je préfère parler d’unicité de mandats parlementaires. Le non cumul existe déjà en France entre certains mandats et de nombreux pays ont déjà décidé de réglementer le mandat parlementaire national ou européen.

Mais quelles sont les vraies questions ? Le problème est-il financier ? Concerne-t-il la compétence ? Le pouvoir ? Ou les trois en même temps ? Faut-il attendre d’être élu de terrain pour connaitre le système ? Que cache cette obligation ? N’y a-t-il pas un décalage entre les oppositions des élus et les demandes des Français qui y sont majoritairement favorables ? Comment peut-on être consciencieusement député et président de conseil régional ou député européen et avoir un mandat local ? Comment peut-on être sénateur et président de région ou maire d’une grande ville ? Faut-il attendre le nombre des années pour accéder à un mandat et la progression des mandats pour être élu député ?

Analysons les vraies réalités et les options. En France, un parlementaire ne peut avoir d’autre mandat parlementaire ou un seul mandat dans l'une des assemblées délibérantes locales suivantes : conseil régional, assemblée de Corse, conseil général, conseil de Paris, conseil municipal d'une commune de 3 500 habitants ou plus. Un parlementaire passe en moyenne deux jours à Paris pour proposer des textes de lois, les amender, les discuter, les voter. On le voit sur les bancs mais pas quand il est en commission ou en audition. Comme il est souvent maire, il passe 1 à 2 jours dans sa commune. Et parfois il continue son activité professionnelle pendant 2 jours. Il en est de même pour les parlementaires européens qui touchent la même somme. Il est assisté d’une ou deux personnes pour l’aider dans sa tache nationale mais aussi locale sur sa circonscription d’élection où il reçoit les doléances de toute nature de la part de ses administrés, des entreprises ou des autres élus. Le sénateur rayonne quant à lui sur tout son département. Le député maire de grande ville a la chance d’être assisté par d’importantes équipes tandis que celui de petite ville doit plutôt être présent alors que la rémunération est inversement proportionnelle au besoin de travail personnel.

Avec l’Europe, le député national devient dans l’Union ce qu’était autrefois le parlementaire de Bourgogne pour la France. Il devient un technicien d’application des directives européennes mais il peut et doit aussi faire remonter l’information et les attentes pour influer indirectement sur les codécisions européennes au même titre que le font directement les députés européens. Le député fonctionne bien avec ses conseillers généraux qui peuvent le remplacer et le relayer sur le terrain surtout s’il est loin de Paris et… s’ils sont de même bord.

En tant que conseil en management, je dirais que les mandats politiques et d’organisation correspondent aux mêmes règles et que les réalités sont différentes en fonction des acteurs et du processus. Je poserai plusieurs constats : le parlementaire est porteur de sens national comme le président de région l’est au niveau de son territoire. Le porteur de sens ne peut être en permanence sur le terrain avec les équipes opérationnelles. Un directeur général n’est pas à la fois directeur d’usine. Certains Directeurs Généraux viennent d’en bas, pas à pas et veulent tout maitriser par expérience mais souvent trop cloisonnée. D’autres gravitent rapidement, avec peu ou sans expérience de terrain et apportent autre chose et se reposent sur les expériences de ceux qui sont, voire qui désirent, rester sur le terrain.

Alors que  je cherchais à créer un grand système d’achat, un responsable « étoilé » énervé m’a demandé comment je pouvais faire cela étant donné que je n’avais jamais touché de marchés. Je lui ai répondu que j’avais justement l’occasion d’avoir une vision globale et de les voir tous sans a priori afin de trouver l’optimisation à trouver.

Les députés sont souvent maires ou conseillers municipaux et montent dans le système par ancrage local. Je ne prendrai pas d’exemples car il s’agit des plus nombreux. Mais ils peuvent aussi se faire connaitre par un mandat territorial en débarquant en région avec une certaine connaissance du système et une certaine renommée en espérant que la greffe prenne. Certains se présentent également dans certaines régions suite à leur nomination comme ministre et n’occupent ensuite plus leur siège. Il y a aussi ceux qui « reviennent » au pays mais comme dit le dicton, qui va à la chasse perd sa place ! Les sénateurs sont généralement élus par leurs pairs avec plutôt un fort ancrage local.

Pour se présenter aux élections, il convient souvent de se faire adouber « au mérite » par son parti et être ensuite reconnu par la population. Sauf pour celles et ceux sans étiquette et qui sont élus « sur leur nom » par des accomplissements au niveau national ou local. Quand j’avais déjà envisagé de revenir en Bourgogne, les personnes du siège de l’UMP m’avaient bien fait comprendre qu’il fallait un mandat local pour les européennes afin d’éviter le parachutage. Mais quand un certain sénateur avait essayé de m’introduire, l’écho s’était vite perdu dans la campagne…Et qu’en est-il de la parité ? Je suis pour la valorisation des femmes dans les organisations, mais doit-on pour autant obliger des femmes à se présenter, avec moins de savoir, de savoir-faire et de savoir-être qu’une autre personne et être élue ?

On peut penser que cette main mise répond à deux besoins psychologiques différents : d’une part la volonté de garder un pouvoir « sur et pour » et d’autre part la crainte de voir quelqu’un prendre leur place et se retrouver dans l’obligation de repasser par le vote, notamment pour le déloger en cas d’acclimatation, de meilleure réussite et de  friction. Par ailleurs, les « impétrants » peuvent aussi avoir peur des non élus pouvant accéder directement. N’existe donc-t-il  pas d’autres personnes pour prendre certains mandats ? Certaines personnes ne sont-elles pas faites pour certains mandats ? Faut-il attendre le nombre des années ? N’est-ce pas un verrouillage du pouvoir ? Certains élus disent qu’il ne s’agit pas d’un aspect de rémunération car cette dernière est plafonnée. Certains disent aussi que l’Etat économise par les cumuls. Mais le problème n’est pas là : être député devrait sans doute être un travail à plein temps tant il y a à faire pour les Français. Combien de fois avez-vous vu votre député dans son rôle dans votre village ? Dans votre quartier ?  En dehors de sa ville, de son canton et surtout en dehors des élections ? Avec un peu de libéralisme, nous pourrions laisser les Français voter en conscience et « sous conditions ». Outre le problème de la rémunération et celle de l’immunité, ils veulent que le parlementaire les écoute et qu’il trouve des solutions même s’il n’est pas le père Noel et qu’il doit respecter le système. Certaines personnes, entreprises, collectivités, territoires ont besoin de se faire aider et se faire entendre plus que d’autres et le parlementaire législateur doit jouer son rôle de leader responsable à son niveau comme d’autres au leur. Il en va de l’intérêt général.

Enfin, je milite depuis longtemps à un régime présidentiel qui nous sortirait encore une fois de l’exception et nous mettrait en lien avec le fonctionnement de la majeur partie des pays d’Europe. 

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recherche nationale et européenne

9 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #industrie

voici la partie Recherche de mon programme "social, écologique et semi libéral" publié récemment

 

Le nouveau Président de la République a donné un geste fort, le jour de son investiture, vers un élément nécessaire à toute croissance : la recherche. Mais il n’a pas fait n’importe quel hommage. Marie Curie est certes une chercheuse étrangère venue développer, au départ bien seule, des travaux d’envergure en France, mais c’est aussi le nom des actions européennes en faveur des chercheurs, désormais regroupées dans un programme entièrement dédié aux ressources humaines dans le domaine de la recherche avec 4,7 Md€ sur 7 an. Cet engagement est salutaire mais je rebondis aussi sur les propos tenus en Allemagne consistant à tout remettre sur la table. Aujourd’hui il convient aussi de le faire sur la recherche française et l’innovation dans une dynamique nationale, européenne et internationale. On peut comprendre certaines réticences à investir en période de rigueur mais il peut être cohérent de le faire avec vision, comme la commission européenne et surtout depuis le traité de Barcelone, si l’argent, les moyens et les efforts sont orientés avec soin. Les initiatives, progammes, organismes et même l’énergie ne manquent pas. Mais ce monde de la recherche est souvent encore lourd, cloisonné, avec des enjeux de pouvoir et une évidente déperdition de valeur ajoutée stratégique pour notre pays alors qu’elle en est une composante de l’intelligence économique que nous développons. Analysons certaines réalités.

La recherche nationale fut vraiment lancée par le général de Gaulle et Georges Pompidou. Avant guerre il n’existait pas de ministère de l’industrie ni de la recherche, qui n’est d’ailleurs pas qu’industrielle. On connaissait la place de l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et certains établissements bénéficient d’un vrai label de l’ANR, comme les Instituts Carnot en lien avec leurs cousins allemands les Fraunhofer, un premier ciment franco-allemand. Mais depuis 10 ans, les initiatives collaboratives entre universités, laboratoires et entreprises ont fleuri, essentiellement calquées sur les modèles européens du Programme Cadre de Recherche et Développement. 71 Pôles compétitivité ont été créés en 2004, de nombreux pôles d’excellence dont rurale, des Pôles de Recherche d’Enseignement supérieur (PRES), de pôles de filière voient le jour en plus des projets financés directement ou indirectement par l’Union Européenne avec ou sans les Etats (Programme Cadre, Eurêka, Eurostar..) et avec parfois l’implication des DIRECCTE ou d’OSEO. Toutes les actions de recherche ne passent pas par un point focal à un moment donné de leur traitement. La recherche et la compétition se structurent certes en région mais n’oublions pas notre dynamique nationale. Chaque région a lancé sa ou ses structures comme le Centre Francilien de l’Innovation en Ile de France ou Bourgogne développement, avec des organisations, des dispositifs d’aide souvent différents, ou voisins mais avec des noms différents (chèque innovation en Franche Comté et Prestation Technologique Réseau en Bourgogne…), ce qui ne facilite pas le travail de collaboration, imposant à chaque fois de refaire le point sur ce qu’il est possible à faire ou pas. Les dispositifs OSEO ne semblent pas non plus tous utilisés de la même façon au sein de l’organisme. Certaines structures semi privées tentent aussi d’en regrouper d’autres…

Les financements sont soit nationaux, soit européens ou les deux et sont souvent partagés entre les laboratoires, les universités et les entreprises avec des subventions couvrant en moyenne 50% des dépenses internes et externes. En France, OSEO est une machine à produire les dossiers financiers avec possible demande de retour des fonds en cas d’échec sans animation de retours d’expérience. OSEO peut aussi financer certains consultants en accompagnement des entreprises ou laboratoires pour monter des partenariats et des réponses souvent complexes à appels à projets. Le financement des projets s’effectue également à travers le Fonds Stratégique d’Innovation (FSI) mais également par la déduction de sommes issues du Crédit Impôt Recherche. Le chercheur et l’entreprise n’aiment pas partager le résultat de leurs travaux. Certaines ne veulent pas bénéficier de financements ou n’en éprouvent pas le besoin dans une démarche de protection des informations. Le civil a beaucoup bénéficié de la recherche de la défense (centres d’essais de la DGA, du CEA…) comme l’automobile tire profit de la formule 1 et comme l’aéronautique tire profit de l’espace. La tendance est désormais parfois inversée et l’Agence Européenne de Défense doit pouvoir créer un lien sur la recherche duale.

Les PME sont souvent invitées par des structures importantes à participer à des initiatives par intérêt d’éligibilité et non par engouement. Mais il existe des fonds dédiés aux PME en Europe et en France. Les PME sont souvent inquiètes de la charge de travail pour trouver un partenaire et élaborer le dossier qui se constitue en trois fois plus de temps en France qu’en Allemagne. Certains groupements professionnels lancent désormais des études sur le manque d’entrain de leurs adhérents pour la recherche. Les Points de Contact Nationaux essaient d’assurer au mieux leur mission d’information sur les contrats et les processus dans leurs domaines respectifs mais ne développent pas d’accompagnement sur l’optimisation de la rédaction des dossiers dont 2/3 dont acceptés au niveau européen. Nous devons donc réaliser un accompagnement plus efficace pour les programmes européens envers les PME (Eurosphère, PC et Eureka) avec un retour d’expérience de la rédaction des rapports.

 Enfin, Il convient de ne pas négliger la recherche exploratoire et fondamentale sans débouché concret obligatoire. Elle existe depuis longtemps en France et a fait la force de notre pays. Elle est souvent en amont de la recherche appliquée cherchant des applications concrètes à deux ans. N’oublions pas que pour un chercheur, ne pas trouver est déjà un résultat. Comme je l’ai déjà dit sur les investissements étatiques et privés, investir 1 euro en recherche fondamentale long terme, c’est investir 10 en recherche appliquée moyen terme et 100 dans l’entreprise à court terme. Un pont doit exister et perdurer entre les trois composantes.

Pour autant, multiplier les initiatives est sans doute bien mais mais n’y a-t-il pas parfois chevauchement, duplication, déperdition, incohérence ? Fallait-il autant de pôles ? Dans quelle vision ? L’Europe sait financer mais aussi contrôler et structurer sa recherche : on y parle désormais de Programme Cadre général avec les volets compétitivité et innovation notamment pour les PME. Mais on y évoque désormais également le finacement d’idées, de capacités, de personnes et bien entendu toujours de coopération entre les milieux universitaires, les entreprises, les centres de recherche et les autorités publiques dans toute l’UE et au-delà car l’Europe investit également dans le monde. On y parle aussi de coordination entre programmes nationaux de recherche, d’initiatives technologiques conjointes et de plates formes technologiques.

Il n’existe en France aucune cartographie des projets, structures et actions de recherche entreprises et financées sur le territoire national avec ou sans lien avec les actions européennes ou internationales. Aussi, il conviendrait d’établir un état des lieux qualitatif et qualitatif et un maillage des actions engagées avec leurs acteurs, leurs financements, leur objectifs, leur résultat à moyen ou long terme. Des enquêtes seraient réalisées sur les impacts, les résultats obtenus et le ressenti de l’employabilité des fonds publics nationaux et européens (la Commission européenne a récemment soulevé un dysfonctionnement d’attribution de financement); sur l’analyse de la recherche en France avec approches comparatives européennes, suisses, canadiennes…des succès et échecs ; sur l’analyse de la valeur engendrée, sur la définition des indicateurs d’efficacité de la recherche, sur la détermination de sites et de projets pilotes ; sur la mise en place d’un processus centralisé d’autorisation et d’audit des actions de recherche. Cet état des lieux et son suivi permettrait d’optimiser les choix de financement futurs, opérer des recadrages, d’identifier et optimiser certaines axes d’effort et initier certains échanges de bonnes pratiques notamment en matière de qualité dans une optique coût – délais – performance. Ces actions pourraient être réalisées par un département du nouveau ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pourrait ensuite voir le jour une structure publique, genre de guichet unique et véritable cellule d’expertise technique disposant d’un conseil scientifique,  pour contrôler mais surtout établir un véritable point focal de l’état de l’art, de création de savoir et un laboratoire d’idées.

Ses équipes pluridisciplinaires publique-privée donneraient des avis, orientations et décisions sur les actions à entreprendre avant, pendant et après financement, notamment en favorisant les projets efficaces à valeur ajoutée, en les comparant avec d’autres projets en cours au niveau national, européen ou international (il existe des convention avec de nombreux pays), en effectuant des mesures, contrôles, suivis et évaluations des actions en cours, en arrêtant certains travaux, assurant des informations de retour d’expérience (RETEX) et accordant des pouvoirs d’accréditation à des correspondants miroir « qualifiés » dans les régions  pour se prononcer sur les projets avec capitalisation et centralisation permanente de l’information. Reprenant tout ou partie du budget dédié aux consultants, ces personnels accompagneraient également, et avec une efficacité suivie, l’écriture et le suivi des projets en concordance avec les règles européennes. Afin d’assurer son financement partiel, cette structure pourrait également réaliser certaines prestations intellectuelles ou pratiques de recherche dans des domaines variés et non uniquement technologiques (qualité…). Il serait établi un contrat de plan à 5 ans, à l’identique celui de l’INERIS dans le domaine des risques. Ses équipes pourront aussi effectuer des missions stratégiques amont pour mieux donner du sens aux futurs projets. En somme, faire mieux avec autant, voire moins, mais pourquoi pas aussi davantage si cela est fait de façon mesurée, réaliste, réalisable et déterminée dans le temps en tenant compte de certaines réalités dans un but de croissance et de responsabilités partagées.

Enfin, la recherche militaire de pointe a longtemps tiré le secteur civil. Dans les cycles de fragilité, il peut être concevable que les efforts de l’Etat aident à nouveau à réamorcer la dynamique collective.

 

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LA PLANCHE A CLOUS

3 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Je crois que j’ai appris cette histoire lors de ma formation en posture de coach et j’espère mon ancien mentor, qui lit mes écrits, ne m’en voudra pas de la retranscrire, un peu modifiée, et de l’employer régulièrement comme métaphore tellement elle est efficace.

 

Quand vous étiez petits, peut-être avez-vous fait des cabanes dans les arbres. Ne vous disait-on pas de ne pas planter de clous mais plutôt d’utiliser des ficelles afin d’éviter de créer des blessures longues à cicatriser ? Eh bien dites vous qu’il en est de même pour les gens ou … inversement !

 

 

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management

 

Mais venons-en à l’histoire. Un jour qu’un jeune garçon s’énervait, son père lui dit : « A chaque fois que tu t’emporteras, vas planter un clou dans cette planche ! Mais à chaque jour que tu sauras te comporter en équilibre, vas enlever un clou ». Le garçon s’y conforma. La planche se remplissait puis se vidait puis se remplissait puis se vida totalement. Le jeune garçon vint alors trouver son père tout fier de son résultat. Son père regarda la planche, la lui fit regarder et lui dit alors : « reviens me voir quand la planche n’aura pas reçu de clou pendant une semaine ». Puis ce fut un mois. Le père dit alors à son fils : « Je constate que tu ne plantes donc plus de clous mais peut-être voulais-je simplement que tu n’en plantas point. Regarde cette planche avec tous ces trous, et non des moindres ! Certes, il n’y a plus de nouveaux trous mais peux tu me dire combien de temps faudra-t-il pour que les trous disparaissent, sauf si, bien entendu, je te donne de la pate à bois ou de la résine ? Et aurais-tu planté ces clous de la même façon dans un arbre ? T’es tu au moins posé la question pour cette planche ? »

 

planche à clou

 

Vous avez compris, quand le mal est fait, il faut souvent du temps pour réparer. Pourquoi donc ne pas essayer d’éviter de le faire ? Dans quel état imaginez-vous le corps ou l’âme de votre interlocuteur à qui vous avez planté ce dernier clou ? Pourriez-vous visualiser le plantage du prochain ou revivre la dernière fois que vous avez planté un clou ? Vous qui savez désormais connaitre votre équilibre entre vos polarités et qui connaissez le risque de franchir ou non vos lignes imaginaires, pourquoi n’en profiteriez vous pas pour réfléchir avant de planter votre futur clou ? N’allez pas non plus penser qu’il est davantage permis de faire mal parce que l’on sait manier la courbe du deuil et le coup de tamis  sur les anciens clous plantés, un peu comme si l’acte de se confesser permettait à nouveau de fauter ! Certains profils s’en souviendront pendant 10 ans en veillant que le trou se comble alors que d’autre seront passé à autre chose se moquant des dégâts.

 

Peut-être que la relation détériorée n’est pas importante pour vous. Mais n’oubliez pas non plus que votre interlocuteur pourra s’en souvenir jusqu’au comblement, et donc longtemps avec tous les inconvénients que cela représente. Mieux vaut donc économiser vos clous pour les moments où vous en avez vraiment besoin en connaissance de cause, pour vous protéger par exemple. Et parfois aussi vaut-il mieux prendre autre chose qu’un clou ! Et si c’est un exutoire, choisissez une planche qui ne vous en voudra pas… Mais faites en également part à vos planteurs de clous ! La planche à clou s’emploie dans une négociation, une relation diplomatique, en entreprise mais bien entendu aussi dans la vie de couple. Ce n’est pas parce que les enfants plantent des petits clous qu’ils ne doivent pas en prendre conscience.

 

Et vous ? Combien de clous avez-vous planté aujourd’hui ? Sur une planche, sur un arbre ou sur qui donc ? Et … combien en avez-vous reçus ou évités ?

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La saga des 7 émotions

1 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #psychologie

Connaissez-vous les 7 émotions? La joie, la peur, la colère, le dégoût (crainte, répulsion), la surprise, la tristesse et la force autoritaire ? Nous les exprimons tout au long de notre vie en fonction de notre immeuble personnalité et des situations ou des personnes rencontrées.

 

Mais avez-vous déjà fait l’exercice de les associer à certains personnages ou signes connus pour mieux les ressentir, les comprendre, vous comprendre vous-même et  décrypter ce que cherche à dire votre entourage familial, personnel et professionnel ?

 

 

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management

 

Nous exprimons nos émotions face respectivement à un accomplissement ou une satisfaction ; à l’insécurité ou le danger ; un inconfort ou un manque de considération ; à une toxicité ou une attraction forcée ; à une nouveauté, une élévation, une promotion ; à un abandon ;  à une perte. à une prise de territoire.

 

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La joie attend contact, caresses, confirmation quand la peur attend  réassurance, attention, protection ; quand la colère attend action réparatrice alors que la crainte attend de l’assurance, que la surprise attend un accompagnement et que la tristesse attend affection, consolation, reconnaissance.

 

Si l’émotion authentique ne fonctionne pas et n’obtient pas de signe satisfaisant le besoin psychologique correspondant, elles utiliseront un sentiment racket. La joie ira par exemple vers le positivisme, la peur vers la bouderie, la tristesse vers l’angoisse et la colère vers le colérisme.

 

Elles sont sept. Qu’y a-t-il d’autre de sept ?

 

Que diriez-vous des 7 merveilles du monde ? J’attribuerai volontiers la joie au temple d’Artémis à Ephèse, la peur à la pyramide de Khéops, la colère à la statue de Zeus à Olympie, la crainte au phare d’Alexandrie, la surprise aux  jardins de Babylone, la tristesse au mausolée de l’Halicarnasse et la force au colosse de Rhodes.

 

Préférez-vous les 7 nains ? Je verrais bien dans l’ordre Joyeux, Timide, Grincheux puis Atchoum, Simplet, Dormeur et Prof. A moins que vous soyez plutôt Chakras ? Je classerais bien l’eau, le feu, la vibration l’air, l’éther, l’esprit, la terre.

 

Je sens parmi certains la curiosité des 7 péchés capitaux où j’associerai respectivement ces émotions à l’envie, la paresse, la colère, la gourmandise, l’avarice, l’orgueil et la luxure.

 

Aimez-vous la couleur ? Que diriez-vous de vert, rouge, marron, orange, jaune, bleu et violet ?

 

Puis enfin la musique avec Abraham Paul, Haydn, Mahler, Kuentz puis Vivaldi, Liszt, Wagner…

 

Je vous laisse la liberté d’imaginer ces correspondances avec les 7 mercenaires, 7 personnages de notre cher village gaulois (Astérix, Obélix, Agecanonix, Ordralphabétix, Falbala, Assurancetourix et Abraracourcix), 7 des 9 chevaliers de la vraie table ronde ou celle de Kaamelott (Lancelot, Karadoc, Peceval, Leodagan, Merlin, Behort, Arthur), ainsi que les 7 sens (ouïe, toucher, vue, gout, odorat, mental et intuition).

 

Et si vous désirez aller plus loin, rendez-vous sur l’hyper-matrice transactionnelle que j’ai mise au point pour trouver les liaisons entre 7 outils de typologies de personnalités MBTI, AT, Enneagramme, PCM, TMS, Morpho, PNL.

 

Savez vous aussi que le chiffre 7 est symbole de plénitude pour l’église catholique où l’on trouve souvent 7 bougies ?

 

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La saga des 7 émotions

1 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles

Connaissez-vous les 7 émotions  de Paul Hekman ? La joie, la peur, la colère, le dégoût (crainte, répulsion), la surprise, la tristesse et la force autoritaire ? Nous les exprimons tout au long de notre vie en fonction de notre immeuble personnalité et des situations ou des personnes rencontrées.

 

Mais avez-vous déjà fait l’exercice de les associer à certains personnages ou signes connus pour mieux les ressentir, les comprendre, vous comprendre vous-même et  décrypter ce que cherche à dire votre entourage familial, personnel et professionnel ?

 

 IMG-20121106-01379

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management

 

Nous exprimons nos émotions face respectivement à un accomplissement ou une satisfaction ; à l’insécurité ou le danger ; un inconfort ou un manque de considération ; à une toxicité ou une attraction forcée ; à une nouveauté, une élévation, une promotion ; à un abandon ;  à une perte. à une prise de territoire.

 

La joie attend contact, caresses, confirmation quand la peur attend  réassurance, attention, protection ; quand la colère attend action réparatrice alors que la crainte attend de l’assurance, que la surprise attend un accompagnement et que la tristesse attend affection, consolation, reconnaissance.

 

Si l’émotion authentique ne fonctionne pas et n’obtient pas de signe satisfaisant le besoin psychologique correspondant, elles utiliseront un sentiment racket. La joie ira par exemple vers le positivisme, la peur vers la bouderie, la tristesse vers l’angoisse et la colère vers le colérisme.

 

Elles sont sept. Qu’y a-t-il d’autre de sept ?

 

Que diriez-vous des 7 merveilles du monde ? J’attribuerai volontiers la joie au temple d’Artémis à Ephèse, la peur à la pyramide de Khéops, la colère à la statue de Zeus à Olympie, la crainte au phare d’Alexandrie, la surprise aux  jardins de Babylone, la tristesse au mausolée de l’Halicarnasse et la force au colosse de Rhodes.

 

 

Préférez-vous les 7 nains ? Je verrais bien dans l’ordre Joyeux, Timide, Grincheux puis Atchoum, Simplet, Dormeur et Prof. A moins que vous soyez plutôt Chakras ? Je classerais bien l’eau, le feu, la vibration l’air, l’éther, l’esprit, la terre.

 

Je sens parmi certains la curiosité des 7 péchés capitaux où j’associerai respectivement ces émotions à l’envie, la paresse, la colère, la gourmandise, l’avarice, l’orgueil et la luxure.

 

Aimez-vous la couleur ? Que diriez-vous de vert, rouge, marron, orange, jaune, bleu et violet ?

 

Puis enfin la musique avec Abraham Paul, Haydn, Mahler, Kuentz puis Vivaldi, Liszt, Wagner…

 

Je vous laisse la liberté d’imaginer ces correspondances avec les 7 mercenaires, 7 personnages de notre cher village gaulois (Astérix, Obélix, Agecanonix, Ordralphabétix, Falbala, Assurancetourix et Abraracourcix), 7 des 9 chevaliers de la vraie table ronde ou celle de Kaamelott (Lancelot, Karadoc, Peceval, Leodagan, Merlin, Behort, Arthur), ainsi que les 7 sens (ouïe, toucher, vue, gout, odorat, mental et intuition).

 

Et si vous désirez aller plus loin, rendez-vous sur l’hyper-matrice transactionnelle que j’ai mise au point pour trouver les liaisons entre 7 outils de typologies de personnalités MBTI, AT, Enneagramme, PCM, TMS, Morpho, PNL.

 

Savez vous aussi que le chiffre 7 est symbole de plénitude pour l’église catholique où l’on trouve souvent 7 bougies ?

 

 

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LE COUP DE TAMIS ®

1 Mars 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Vous lisez souvent ce terme dans bien des articles sur différents sujets. Il a intégré la boite à outils SPM ® et pris désormais une bonne place à la fin de chaque processus.

 

Alors que j’employais volontiers auparavant le boulet au pied grandissant, comme nous l’avons vu ensuite dans une publicité, ce « coup de tamis » m’est apparu encore plus fort à la fin d’une explication de la courbe du deuil où il s’agit d’aller de l’avant après avoir franchi chaque phase. Mais son application est possible et recommandée dans également bien d’autres cas.

 

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management

 

Revenons à la courbe du deuil qui, sans ce coup de tamis, apparait parfois incomplète. Après le coup de théâtre plus ou moins annoncé ou ignoré, vient ensuite le déni puis la colère, puis la phase de dépression, d’acceptation et de marchandage pour ensuite mettre le pied au fond de la piscine et remonter sur la ligne de flottaison. Cette image de la piscine me ramène encore au boulet dont on peut couper la chaine et laisser au fond afin de pouvoir remonter.

 

Mais cette image du coup de tamis est bien meilleure car s’il est toujours possible de retourner voir son boulet (…), il est possible aussi de se noyer en cas d’échec. Il est par contre moins dangereux de passer son tamis au dessus de la rivière, mais il sera plus difficile de retrouver les éléments passés à travers et désormais perdu sauf grande chance ou … malchance.

 

Son principe est simple mais suppose un engagement et une prise de décision importante. Cette image est également responsabilisante avec une vraie prise de conscience des éléments contrôlables et incontrôlables

 

 

Après avoir franchi chaque stade de la courbe du deuil, il s’agit de prendre un tamis mais surtout de bien choisir la grosseur de la grille avant d’y verser les éléments recueillis pendant les phases de deuil. Car il s’agira ensuite de savoir capitaliser l’expérience pour en faire un élément positif et ne conserver que ce qui pourra être bénéfique à une bonne marche en avant en faisant disparaitre le mal, comme dans le film « la ligne verte » et en séparant « le bon grain de l’ivraie ». Certains en profiterons pour oublier un être proche, quand d’autres le feront pour un retour d’expérience de projet, après une situation de crise, un match manqué …

 

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C’est un bon exercice d’objectif GROW (objectif, réalités, options, action) et SMART (spécifique, mesurable, accessible réaliste, réalisable et déterminé dans le temps) que vous connaissez désormais.

 

Chacun découvrira également les traits principaux de ses préférences de fonctionnement (MBTI…) et la notion d’équilibre pour être certain de passer la ligne imaginaire qui sépare du tamis.

 

Certains ne voudront conserver que la pépite quand d’autres auront peur de tout voir disparaitre. Le choix de la grille doit être fait après réflexion car il ne sera pas possible d’en changer ensuite ni d’aller récupérer les éléments passés au travers, disparus dans le torrent.

 

C’est aussi une bonne mise en situation de visualisation car nous ne nous déplaçons pas toujours vers les torrents et rivières.

 

Il est possible aussi de faire des coups de tamis quand vous percevez un point de vue différent. J’emploie également cette expression pour les affaires européennes où il est intéressant de comprendre des modèles de fonctionnement dans d’autres pays en essayant d’identifier ce qui peut être vraiment applicable en France et inversement. Nous l’employons aussi lors des visites d’usines ou d’exploitations agricoles où les personnes étrangères au secteur peuvent identifier les éléments transverses pouvant être applicables à leurs réalités.

 

tamis

 

Il est conseillé enfin de réaliser des coups de tamis sur des process positifs pour bien conserver les éléments qui ont fonctionné car autant l’on n’aime pas faire l’analyse des échecs, autant il est encore plus important de réaliser l’analyse des succès pour s’assurer de l’effet cliquet qui sera exposé dans un prochain article.

 

Des séminaires « coup de tamis » vont être lancés prochainement en Bourgogne et en Franche Comté en semaine pour les processus « entreprise » et en week-end pour les problématiques personnelles vie courante ou professionnelle.

 

Certains en profiteront aussi pour faire le coup de tamis entre Paris et les régions ou entre les dégustations, avec modération, de vins de Bourgogne et du Jura !

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logement

28 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #mon programme politique

voic la partie "logement" de mon programme social, écologique et semi libéral publié chez Dictus Publishing

 

cliquer   ICI

 

Logement

 

Le logement est une composante de nos besoins physiologiques et de sécurité, qui sont la base de notre immeuble de vie pour trouver une place sociale, une certaine estime puis enfin un accomplissement, comme nous l’enseigne Maslow. On y vit, on y aime, on y dort, on y vieillit. Il convient donc d’y porter une attention particulière mais peut-être de chercher et trouver des réponses adaptées. Il existe différentes tailles de villes et les solutions des villes ne sont pas forcément celles de nos villages mais peuvent être combinées.

Je connais bien certaines réalités de l’habitation commune avec les problèmes de chauffage, de bruit etc… ou individuelles pour avoir habité en appartement de fonction sans loyer en Allemagne ou à loyer modéré à travers la Société Nationale Immobilière, puis en appartement privé, en maison louée puis achetée dans une ville nouvelle et j’habite désormais à la compagne dans l’ancienne ferme de mes parents. J’ai fréquenté aussi les cités de Cergy Pontoise pour savoir que la grande majorité de la population est très correcte et que les troubles ne sont créés que par une infime minorité. Et je sais aussi que si le racisme n’est pas à sens unique, les personnes bruyantes, sans gêne et violentes existent aussi dans toutes les catégories sociales. J’ai connu des vacanciers ou de nouveaux arrivants porté plainte contre la sirène de l’usine, contre les cloches de l’église ou le coq du voisin. Par contre, j’ai connu aussi des endroits calmes qui ne le sont plus restés et dont la population a changé.

Les réalités ont évolué avec le temps et la société : 30% des problèmes de logement provient de familles divorcées, 2/3 de la population est éligible aux logements sociaux. Posons-nous la question de savoir si les chiffres de demande ne peuvent-ils pas être mieux analysés et segmentés pour être mieux traités. Le logement social est une des formes de logement dans le parcours de l’habitat pour l’accès à la propriété tout en prenant en compte qu’il existe aussi des personnes faisant le choix de la location tout en étant aussi responsabilisé par leur habitation. Et on ne peut contraindre à acheter même cela développerait la responsabilisation.

La Loi pour la Solidarité et le Renouvellement urbain de 2000, modifiée en 2006 puis 2008, a été mise en place pour améliorer la qualité du logement. Les Plans d’Occupation des Sols ont été remplacés par les Plan Locaux d’Urbanisme (PLU), les Schémas Directeurs par les SChémas de COhérence Territoriaux (SCOT). Elle impose une mixité sociale 20% de logement sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants dans une agglomération de plus de 50000 habitants avec au moins une commune de plus de 15000 habitants sauf à payer une taxe. Est-il judicieux de respecter ce taux à la lettre comme un bon élève ? Les projets de l’Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain avec transfert possible des obligations entre communes dans le cadre de communauté d’agglomération semblent fonctionner au cas par cas. Faut-il communiquer sur le taux de logement social comme si c’était une plaie, un dû ou alors une preuve de suivi de la règle plutôt qu’essayer de les réduire ? Est-ce judicieux d’en mettre partout ? Doit-il y avoir une lutte logement privé et social comme la fausse lutte entre villes et villages ? Faut-il parler de « reconquête du parc ancien privé » comme si être propriétaire était un chemin inaccessible pour certains ?

En lisant qu’il y a surabondance de biens à louer de 2000 logements vacants sur le Grand Dijon et qu’il existe 2000 demandes en cote d’or dont 1000 pour le grand Dijon, certains mécanismes logiques diraient qu’il convient de ramener ces demandes sur le Grand Dijon donc au détriment des campagnes et avec augmentation des charges liées au transport. Une autre solution consiste à construire dans les campagnes mais de façon cohérente. Mais une troisième existe : l’accompagnement à la rénovation, à la garantie de loyers ou la reprise de logements anciens privés existants dans les campagnes comme savent le faire certaines sociétés de gestion. Mais encore faut-il les recenser. Pour la vitalité des villages, ne faudrait-il pas à nouveau instituer le prêt à taux zéro pour l’ancien quand on sait que les jeunes achètent apparemment plutôt dans ce genre de bien ?

Faut-il bloquer les loyers ou plutôt prévoir un plafond a effet cliquet quand ils baissent ? Existe-t-il dans chaque département un guichet unique pour éviter de recenser les multiples demandes identiques faites par une seule personne ? En matière de copropriété, les banques ont-elles pris en compte les véritables seconds loyers à intégrer dans le prêt liés aux rénovations énergétiques ou ascenseurs ?

Pourquoi ne pas instaurer des critères de logements locatifs  comme par exemple prouver que l’on a un travail local, dans la ville ou le canton qui de plus impacte sur le développement durable et les transports comme dans certaines villes du Grand Dijon où ce taux atteindrait 85% ! Est-il vraiment judicieux d’introduire une mixité de logement social/privé par pallier ? En matière d’organisations énergétique, de vie, et de cohérence d’environnement, pourquoi ne pas instituer et reconnaître  des zones de bruit, à chauffage ou de prix modéré ou élevé (pour les personnes plus âgées) permettant ainsi une réduction des charges et un meilleur confort peu possible en cas de mixité. Certes le lien intergénérationnel est la solution pour rapprocher les personnes âgées avec les jeunes pour aider à monter les courses ou garder les enfants mais il peut s’opérer autrement et faut-il attendre une panne d’ascenseur pour s’en apercevoir et créer des liens ? 

S’agissant des immeubles,  la loi oblige les bailleurs sociaux à vendre leurs appartements. C’est souvent une opportunité d’achat modéré notamment pour la réinsertion par le logement. Mais est-ce toujours au prix du marché et en cohérence avec les propriétaires  initiaux, qui ont acheté à prix fort et qui risquent donc de vendre vite pour éviter la dépréciation  de leur bien et ensuite la surprise des nouveaux acquéreurs certains d’avoir fait le bon choix mais vite confrontés à certaines réalités et différences ?

Je suis favorable à instituer et reconnaître  des zones de bruit, à chauffage ou de prix modéré ou élevé (pour les personnes plus âgées) permettant ainsi une réduction des charges et un meilleur confort peu possible en cas de mixité.

Enfin, comme vous le lirez dans le paragraphe retraite, il est possible d’imaginer des villages adaptés aux retraités.

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L’effet de levier humain du renseignement et de l’intelligence économique

28 Février 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie

Un récent documentaire réalisé sur les missions militaires en Allemagne pendant la guerre froide m’incite à rédiger cet article de sensibilisation pour les chefs d’entreprise et leur personnels, mais aussi pour toutes les personnes concernées par les richesses de leurs pays. Vous en serez peut-etre étonnés comme mes nombreux élèves ou auditeurs qui s’amusent à me redire, après plusieurs années, ce qui les avait marqué.  

 

A l’heure où le renseignement, qui est surtout le fait d’une administration comme le souligne le coordinateur national, et l’intelligence économique (IE) bénéficient des techniques électroniques et photographiques poussées, qui « tuent aussi parfois l’info avec trop d’info », le vecteur humain, à l’origine du renseignement, peut et doit reprendre toute son importance et sa juste valeur ajoutée. Je vais comme à mon habitude tenter un fil rouge cette fois entre les aspects militaires et civils d’entreprise.

 

voir l'article sur Le cercle les echos 

 

 

Par François CHARLES

Coach, conseil et formateur en stratégie et management, ancien officier de l’armement responsables d’affaires industrielles

 

Je vous renvoie sur mon article des 3 piliers de l’IE au service de la défense nationale pour comprendre les fondements de l’IE. S’il existe 3 composantes (protection, veille et lobbying), il existe 2 moyens de les mettre en œuvre : technologiques et humains. Rappelons-nous également que 20 % des informations sont dites « fermées » à coefficient élevé dont 5 % très élevé. Les satellites ne suffisent pas pour connaitre les intentions réelles. On peut voir des troupes s’amasser sans savoir quel est vraiment l’objectif. Mais il est vrai aussi que les satellites peuvent mettre en alerte comme par exemple au Mali, encore faut-il avoir le bon crédit de fuseau au bon moment.

 

Une guerre mondiale a été évitée plusieurs fois, grâce notamment au sang froid d’un commandant de sous marin russe qui n’avait pourtant pas reçu le contre ordre de lancement lors de la crise de Cuba. Mais comme le reconnaissent de nombreux anciens responsables, la guerre froide est sans doute aussi restée froide grâce aux missions militaires en Allemagne qui pouvaient voir si la guerre était en marche ou pas de chaque coté, tout en maintenant une tension juste et raisonnable. Ce jeu « je te tiens, tu me tiens... » consistait à en donner mais pas trop. Elles étaient acceptées par les alliés et les Soviétiques, d’ailleurs plus souples que la STASI des Allemands de l’Est, non reconnue par les alliés. Ce système d’interdépendance « gagnant – gagnant » n’est pas forcément compris par les dirigeants ou responsables d’entreprise, voire d’administration, qui veulent tout avoir sans donner en échange, s’enfermant ainsi dans l’impasse et le « one shoot ».

 

L’émotion et le pigment de la recherche de renseignement et d’informations sont différents et pourraient être comparés à ceux d’un sous-marin « coque noire » d’attaque qui sait qu’il est pisté et qui ne cherche donc pas à disparaitre, alors qu’un sous-marin nucléaire lanceur d’engin fait des ronds dans l’eau, croise d’autres bâtiments pour ensuite s’évanouir dans l’océan au moment où on ne l’attend pas. L’un chasse au contact, l’autre ne doit pas se faire repérer et bénéficie de technologies poussées, jusqu’à la recherche de microbulles pour réduire tout bruit pouvant le démasquer. Le cas du navire de surface  « coque grise » bien identifié et non dissimulable, porteur du drapeau national, qui met néanmoins ses oreilles et ses yeux partout, est encore différente, un peu à l’image de l’attaché de défense ou du conseiller économique qui n’oublient pas qu’ils ont un lien avec leur pays. Il doit en être de même pour le fonctionnaire bruxellois qui travaille pour l’Europe vis-à-vis par exemple des Etats-Unis et de la Chine sans avantager pour autant son propre pays. Que dire des dirigeants, commerciaux et ingénieurs  français, européens, étrangers que vous côtoyez, ou ceux que vous n’avez pas identifié ? Sont-ils coque noire ou grise ?

 

Parfois l’information vient par hasard et plus facilement que prévu. J’emploie souvent en coaching l’histoire de ce voleur de cuivre qui était venu me dépanner avec… des fils de cuivre pour mieux montrer ses remords et se défausser. Mais faute avouée à moitié pardonnée… Le cas est différent pour cette entreprise d’horlogerie dont le patron est sorti voir ce que je faisais sur son parking … alors que je cherchais simplement l’entrée pour parler de recherche industrielle sur un matériau particulier. Rien n’était mieux pour comprendre qu’il existait une problématique et que  certains secrets, techniques ou pratiques étaient convoités, ce qui me fut confirmé par la suite. Le responsable de production n’a pas voulu me recevoir sachant que j’allais fréquemment en Suisse et que je faisais de la stratégie et de l’IE. Parfois la chance fera qu’une simple discussion pendant un long trajet en avion vous permettra de gagner un temps précieux sur vos recherches qu’il ne s’agira finalement plus qu’à vérifier. De l’autre coté, ce trajet verra peut être plusieurs années de labeur volées en quelques heures…

 

Comme les coques grises, les missions militaires bien identifiées, dont je n’ai pas fait partie mais que nous voyions lors de nos manœuvres interalliées, rentraient légalement contrairement aux unités d’élites et aux espions déguisés en hommes d’affaires ou sportifs. Ces militaires officiers ou sous officiers étaient pistés jours et nuits et le savaient. La mission consistait surtout à prendre des photos, à répertorier les unités et leurs matériels mais parfois aussi à profiter de certaines situations. Ils devaient aussi savoir quand ils passaient la ligne rouge et ce qui pouvait leur arriver. Comme le racontait un ancien officier, tomber par exemple sur un QG sans surveillance n’est pas donné tous les jours, avec tous les risques que cela représente, surtout quand une sentinelle attend à coté de la voiture… Il n’y avait pas d’échanges de personnes, comme pour les espions, car ces militaires n’étaient pas appréhendables. Il y avait parfois des morts camouflés en accident sans créer pour autant de guerre. Parfois il était possible de rapporter une bombe, un morceau de blindage réactif laissé par terre. En entreprise, il est également possible de ramasser certains copeaux lors d’une visite d’usine quand le « 5S » est mal fait. Parfois, on laisse tremper le bout d’une une cravate munie d’une éponge dans un bain de révélateur, comme nous le racontons souvent. Ce jour là, il n’y eu pas de morts mais une cravate offerte en cadeau et échangée, la direction s’étant aperçu du petit manège. Parfois, il suffit aussi de se baisser en entreprise pour récupérer de l’information ouverte mais combien précieuse que sont les plaquettes, mais aussi les journaux syndicaux, les journaux internes qui peuvent dévoiler certains éléments cachés.

 

L’humain est un atout mais aussi un risque pour maitriser « dans le bon sens » les règles de franchissement de la ligne imaginaire, la ligne rouge ci-avant, du passage à l’acte entre l’action légale et illégale surtout en fonction des préférences de comportement et du profil de personnalité de l’acteur (voir plus après). Parfois, lors des visites banales d’entreprise, l’envie est là de prendre quelques photos d’ateliers, de machines, voire même de panneaux d’informations … et c’est d’autant plus facile avec votre téléphone, sauf quand on vous demande de le laisser à l’entrée. Si vous enfreignez les règles imposées et si vous vous faites prendre, vous savez que vous ne reviendrez pas, voire que vous pourrez encourir des poursuites.  Il en est de même aussi pour nos missions d’intelligence économique où la limite est parfois fragile et où il faut savoir tenir tète au chef d’entreprise qui demande et trouve normal d’aller fracturer le coffre ou le tiroir du concurrent, voire d’aller poser des micros, alors que c’est totalement illégal et la sanction est proportionnelle en cas de délit. Par contre, le risque est minime de rentrer dans des soirées ou colloques sans y être forcément invité, sauf à vous faire reconduire à la sortie. Le mieux est encore de trouver le moyen de s’y faire inviter, même sous un autre nom …

 

Lors de la chute du mur de Berlin et du dégel, les images furent disponibles ainsi que les matériels qui nous maintenaient en tension et que nous étions fiers d’avoir pu identifier grâce surtout aux militaires qui avaient pu prendre de nombreuses photos. On retrouva les mêmes personnes ensuite pour le contrôle des désarmements et ils pouvaient même cette fois se serrer la main. Tout le monde était conscient qu’il n’était pas possible de tromper l’autre partie qui avait envoyé des experts. Parfois, en entreprise, quand les projets sont dévoilés, les experts peuvent aussi s’en mettre plein les yeux, vérifier leurs estimations et même se serrer la main et nous savons aussi peu à peu qui vient visiter les entreprises…

 

L’entreprise a souvent découvert le client avec l’ISO 9001. Elle découvre souvent aussi ses pépites et points faibles avec la sécurité et l’intelligence économique. Je vais scier ma branche de consultant en disant que, comme en qualité, on considère trop souvent que la sécurité est l’affaire des spécialistes alors qu’elle concerne tout le monde. Rien ni personne n’est à l’abri de quoi que ce soit. Même Superman… Bien sur vous pouvez faire appel à un spécialiste pour vous aider ou traiter à votre place. Mais comme en risk management, où parfois on en conclut que l’on n’a pas besoin d’assurance, sauf réglementaire, il s’avère qu’un peu de bon sens et de responsabilisation ainsi qu’une notion de prise de conscience du processus permet de trouver seul la problématique et sa réponse. Les réseaux sociaux, qui peuvent vous mettre en veille dans votre vie quotidienne, œuvreront aussi peut être pour une meilleure sensibilisation dans l’entreprise.

 

Nous dissimulons souvent l’IE à travers des missions de stratégie, d’études générales, d’analyses de projets ou de partenariat, contrairement au lobbying où nous affichons clairement, selon une charte, pour qui nous travaillons. Parfois les chausseurs sont les moins bien chaussés…comme ce cabinet d’intelligence où j’attendais dans la salle d’attente avec une oreille ouverte sur la réunion d’à coté. Que dire de ce cabinet de psychologie où j’allais pour ma certification de coaching et où j’entendais tout ce que le patient précédent disait, et qui pouvait tres bien être un grand dirigeant d’entreprise. Que dire enfin de cette gendarmerie où la salle d’attente est à coté du bureau du commandant et où bien entendu rien n’est caché à travers la paroi fine si l’on s’assied du bon coté. Dans nos mission d’IE en entreprise, parfois les interviewés se doutent pour qui nous travaillons. Ils donnent parfois de la vraie information de dissuasion, comme vis-à-vis de ce grand groupe qui cherchait pourquoi il avait perdu certains marchés et qui devait comprendre qu’il n’avait pas su lire l’énoncé de l’appel d’offre, ou parfois de la désinformation en connaissance de cause. Tout doit être passé dans le tamis et parfois la pépite est là. Dans certains cas, c’est l’assemblage d’informations parcellaires qui donne l’image sensible et confidentielle.

 

En tant que militaire, il est un devoir de dire si l’on est approché ou pas. Il doit en être ainsi également dans l’entreprise. Les techniques de récupération d’information lors de la guerre froide, visant à approcher des personnes aigries, déçues par leur pays ou une entreprise stratégique, se retrouvent vite dans l’intelligence économique où l’on peut aussi passer par un recrutement ou une relation mondaine ou personnelle pour en savoir plus.

 

S’agissant des vols, dites vous que celui d’un d’ordinateur dans une entreprise n’est pas forcément « banal », et que cela n’arrive pas que dans les très grandes, même tres sécurisées et où un réapprentissage est souvent à refaire. De même, le piratage d’un site internet n’est pas forcément fait au hasard surtout quand cela arrive plusieurs fois. Mais savoir que les sites des ministères sont également piratés permet de se dire que si vous l’êtes, c’est que votre projet ou vos actes dérangent ou attirent. Mieux vaut souvent s’en féliciter sauf bien entendu si vous perdez des clients.

 

Si l’intelligence économique doit être une attitude collective, parfois certaines piqures de rappel sont indispensables. Certaines cellules d’IE sont mises en place dans des entreprises mais, contrairement aux effets recherchés, sont parfois encore plus recluses, considérant enfin qu’il y a un spécialiste… La circulation de l’information est primordiale dans l’entreprise. Parfois le chasseur d’information tombe dans le syndrome du Seigneur des anneaux et du « précieux » qu’il faut garder à tout prix. Cela peut déstabiliser tout un système, voire une source prépondérante. Dans mes premières missions en Asie, en toute conscience professionnelle, je prenais des photos par dizaines et faisais trois « rapports d’étonnement » différents plus ou moins détaillés en fonction des destinataires. A la sixième mission, mon chef s’est étonné que je ne prenne que peu d’images. J’avais même oublié mon appareil pour ce superbe diner au bord de mer avec geishas. J’étais tout simplement en interrogations sur les résultats précédents et attendais ce moment pour lui en faire la remarque. En entreprise, les personnels ne sont pas forcément formés pour la protection et la recherche d’informations mais doivent prendre conscience du triangle d’or de circulation entre les commerciaux qui peuvent rapporter de précieux éléments du terrain, les responsables marketing qui sont en situation méta et la production qui réalise sans oublier le management ! Il en va de  la survie de l’entreprise afin d’éviter de nombreuses erreurs de cloisonnement et de productions farfelues, comme par exemple ces bouteilles d’huile sans collerette pourtant si précieuses pour la ménagère, ou alors cette absence d’analyse de la valeur technologique d’un produit entre un client européen et un client d’une zone désertique.

 

Sans tomber dans le film d’espionnage, hélas tiré de la vie de tous les jours, j’aborderai d’autres éléments repris dans nos formations qui abordent un peu les éléments techniques mais surtout les avantages, risques, forces et faiblesses de l’approche humaine entre les éléments contrôlables et incontrôlables.

 

Savez vous que votre courrier peut être lu en ouvrant et refermant votre enveloppe sans que vous vous en rendiez compte mais aussi sans l’ouvrir en utilisant une bombe cryogénique pour voir à travers le papier? Savez-vous que le truc du cheveu entre le montant et la porte de votre armoire, ou sur vos bagages, est un bon moyen pour voir si vos affaires ont été visitées lors de votre mission ? Essayez, vous serez peut-être surpris…Parlez-vous toujours aussi fort dans le train en imaginant que vous êtes au bureau ou dans votre salon au risque de renseigner un concurrent ou de perdre un futur client qui n’a pas envie que son dossier ou sa technologie soit divulgués ? Les personnes à qui j’en fais la remarque me répondent parfois, en se protégeant, que je n’avais pas à écouter … no comment. Montrez-vous vos présentations PowerPoint à tous vents ? Savez-vous à qui vous parlez dans les bars ou sur facebook ? Il en est de même quand vous laissez votre ordinateur allumé sans surveillance dans un lieu public. Sans parler du Bluetooth, ni de la clé USB qui peut aspirer en quelques secondes plus que vous ne vous voulez lui en donner … Bien entendu le paysan breton qui a l’habitude de laisser les clés de contact sur sa voiture sera étonné que cela ne se passe pas de la même façon ailleurs… et surtout dans le monde des fous à Paris quand il vient au salon de l’agriculture. Je ne suis pas non plus surpris des reportages pièges des caméras cachées. Savez-vous que le sms parti à l’autre bout de la pièce peut parcourir des milliers de kilomètres entre temps et être intercepté par la NSA ou autre organisme si le comportement humain y a glissé certains mots clés ?

 

L’effet de levier humain formé à la PNL peut détecter les gestes qui nous trahissent ou qui peuvent trahir votre interlocuteur : on peut se gratter le nez quand il nous pique mais parfois aussi par gène. Le satellite ne pourra pas forcément voir la pupille se dilater, les yeux cligner plus ou moins rapidement que d’habitude, ou l’explication d’une transpiration excessive en cas d’embarras. La machine détectera des bruits mais, comme dans un sous-marins, l’oreille et l’intelligence humaine pourra trouver LE bruit qui fera la différence. Si la machine apportera un flot d’informations, l’humain saura s’il faut assembler ou non le puzzle qui créera l’image confidentielle à partir d’éléments insignifiants pris indépendamment.

 

Certaines fables des Fabliaux du Management sont consacrées à l’intelligence des comportements comme la théorie du pissenlit, le Centre da Capitalisation des Connaissances, les hirondelles et moucherons, les bucherons et voyageur, la touche finale, le prédateur, l’arme secrète, le surfeur et les requins et le pouvoir des sigles.

 

L’effet de levier humain pourra ressentir les différences d’intonation affichant des significations différentes d’un même mot ou d’une même expression par rapport à la non saveur du sms, comme par exemple, « bon vent » ou « descendez-le » (voir article).

 

Comme en approche client ou en négociation commerciale, qui est souvent un élément clé de la recherche d’informations, l’effet de levier humain pourra voir chez votre interlocuteur les aspects de morphologie, puis entendre ses besoins psychologiques (PCM) et enfin appréhender ses balances de comportement (MBTI), voire en les confrontant dans l’hyper-matrice transactionnelle ® en cas de problème de résonnance. Il vous aidera à créer une interdépendance des comportements, à  déclencher la réciprocité, que les machines ne savent pas (encore) installer, pour donner confiance ressentir la personnalité de l’autre et décrypter les éléments de communication et d’écoute active, voire comprendre s’il est opportun ou risqué de sortir un carnet, un crayon et un magnétophone.

 

L’effet de levier humain pourra comprendre, comme en lobbying, que stratégie vaut mieux que persévérance et que parfois il est important de fréquenter les mêmes clubs ou de se demander d’où sort ce nouveau membre.

 

Si vous avez décidé de travailler en partenariat, et donc d’échanger des informations, l’effet de levier humain vous fera mieux prendre conscience qui vous êtes et qui est votre partenaire afin d’éviter le coup de théâtre puis une courbe du deuil attendue après avoir découvert que la nature humaine est plutôt prédatrice et qu’il faut savoir protéger son projet. Même si l’INPI existe, elle ne remplace pas la prise de recul. De même que les filatures militaires ont été transcrites dans le monde des affaires comme dans le monde privé, il est parfois bon également de savoir qui fréquente vraiment son partenaire… Si l’appareil électronique vous indiquera les flux, entrées en sorties, le travail des polarités vous permettra peut-être d’en déduire qu’il y a une autre porte de sortie ou que votre cible a changé d’apparence et donc aussi que le produit n’a pas été utilisé de la façon convenue. Les Japonais se sont longtemps rappelés des pénalités infligées par les Américains suite à la découverte de la réexportation de composants électroniques. Mais cela leur a aussi donné l’occasion de découvrir la France et sa technologie…

 

L’effet de levier humain de l‘apprentissage des typologies vous permettra de développer votre veille, votre vigilance et votre curiosité. Il vous aidera à « marcher sur vos deux pieds » pour vos attitudes et faire travailler toutes les parties de votre cerveau. Elle vous aidera à  mieux réagir seul en situation ou de mieux travailler en équipe pour accéder au renseignement ou pour mieux vous protéger. Vous retrouverez la gymnastique des polarités du MBTI dans de nombreux articles précédents. Dans certains cas votre attitude psychologique devra être extravertie et dans d’autres plutôt introvertie. Serez-vous capable de capitaliser sur votre pole introverti et ne pas parler de ce projet même avec votre meilleur ami ? Ou serez-vous capable pour une fois d’en parler pour tester si c’est une si bonne idée que ça ? Par ailleurs, toute organisation minutieuse devra avoir prévu la réactivité possible à tout imprévu. La gymnastique cérébrale s’effectuera  sur la recherche d’information et la prise de décisions. La première devra être équilibrée sur des détails mais aussi sur des concepts et des assemblages. La seconde devra être mesurée entre d’une part une pensée logique et critique plutôt tète froide et d’autre part une attitude de ressenti et de mise en situation. Cet équilibre permettra aussi d’imaginer plusieurs options d’explication à plusieurs degrés. Il permettra une « méta situation » allant au-delà des chiffres collectés, de comprendre l’intelligence d’un bilan ou d’un compte de résultat. Certains utilisent les codes couleurs respectivement bleu, jeune, vert et rouge. Travailler votre cerveau vous permettra aussi de  vous poser les bonnes questions et d’éviter de porter le chapeau à une mise en scène si vous savez comprendre qu’il vaut mieux rester sur les lieux afin de déjouer toute suspicion mais sans pour autant faire croire que l’on joue au voleur de cuivre ! Votre travail sur vos polarités vous permettra peut-être aussi de faire effort pour aller discuter avec cette personne que vous n’aimez pas si personnes d’autre ne peux se synchroniser mieux que vous.

 

Les militaires ont aussi découvert avec recul que l’effet de levier humain pouvait faire ressortir d’autres options de manœuvre en analysant de façon globale ce que pouvait faire le chef ennemi en fonction de sa personnalité, son expérience, sa formation, son style de commandement. Il en est de même avec le chef d’entreprise concurrent.

 

Au même titre qu’il existe des gestes élémentaires de survie de la personne, il doit exister des processus élémentaires de survie pour votre entreprise comme par exemple réaliser un inventaire permanent du patrimoine, contrôler les accès physiques, sélectionner les prestataires, savoir organiser des visites, sécuriser les poste de travail (sans forcément désormais mettre du schwingum dans les prises USB), instituer et changer les mots de passe différents que le nom de votre chat ou de votre date de naissance, réaliser régulièrement des sauvegardes, nettoyer et limiter les courriels et les pièces jointes, débarrasser son bureau … et tout ceci sera facile pour certaines personnes et plus compliqué pour d’autres qui sauront toutefois être sensibilisée devant certains témoignages.

 

L’effet de levier humain apparait aussi dans les liens particuliers des réseaux professionnels qui sont souvent sous-estimés.

La carte de visite est souvent utile pour savoir à qui l’ont parle même si tout le monde peut en fabriquer… mais l’effet de levier viendra avec parfois la façon de donner sa carte. N’hésitez pas à noter, après coup, le lieu et la date de rencontre sur les cartes de vos correspondants…ils seront toujours surpris et verront votre professionnalisme ou … pourront prendre peur ce qui dévoilera aussi qu’ils ont quelque chose à cacher ! Attention également, un X n’a pas la même valeur s’il a fait les mines, les ponts ou l’armement.

 

Je tenais à en terminer avec trois points clés du professionnalisme de la relation. Il est possible de préparer une visite humaine en se posant certaines questions : suis-je capable de reconnaître mes interlocuteurs ? Que sais-je d’eux ? Qui ont-ils déjà rencontré ? Dois-je prévoir un cadeau ? Saurai-je dire quelques mots dans leur langue pour créer une atmosphère personnalisée? Me suis-je renseigné sur les coutumes ? Combien de temps dois-je séjourner ? Dans quel hôtel ? Ai-je préparé des questions pour ne pas les mettre dans l’embarras ? etc.…

 

Savoir préparer une réception humaine reviendra à savoir comment réagir diplomatiquement à un incident gênant, comment répondre à une question gênante, à revoir l’historique des rencontres, s’être renseigné sur la nourriture à offrir pour le repas, s’il fallait prévoir des cadeaux ? etc.…

 

Savoir préparer une réunion humaine permet de tout passer en revue de A à Z : les matériels ont été testés ? Ai-je prévu les en-cas ? Ai-je prévu le plan de la salle ? N’ai je oublié aucun titre ? Ai-prévu la logistique ? Ai-je résolu tous les problèmes potentiels à l’accueil ? Ai-je suivi les consignes de sécurité ? etc…

 

Ces trois préparations sont naturelles pour les uns et un effort pour les autres mais doivent être réalisées. Il en est de même pour savoir rendre compte ! Quelle drôle d’idée pour certains ! Là aussi, certains profils devront faire effort. Nous apprenions pourtant cela dans les formations militaires, disparues désormais pour les civils ... Et si vous estimez être prêts, souvenez vous aussi que les vaccinations doivent être souvent actualisées et que certaines devraient ne pas disparaitre. Il en est de même avec le renseignement et l’intelligence économique où les piqures de rappel doivent être programmées afin d’éviter de tomber de haut, comme cet alpiniste qui se croyait invincible après 25 ans de pratique. En termes de protection, comme en optimisation de recherche d’information, prenez garde à l’accoutumance, à l’ornière qui se creuse et n’ayez pas peur de (re)faire votre réapprentissage. 

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