Allocution du président de l'IRCE lors de l'AGO
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Allocution du Président lors de
ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
du 12 septembre 2012 - Cercle National des armées à Paris
Messieurs les généraux, officiers, parlementaires, élus, dirigeants, mesdames, messieurs, chers amis
J’ai le plaisir et l’honneur de nous voir réunis aujourd’hui, comme nous le seront maintes fois par la suite, pour cette nouvelle dynamique que j’ai et que vous avez souhaité pour la recherche et la communication sur l’Europe à un moment charnière où l’avenir de notre espace, de son organisation, de son fonctionnement et du rayonnement de son identité sont en jeu. Nous sommes également sensibles par les messages d’excuse adressés par certains parlementaires, militaires, représentants des institutions françaises et européennes et étrangères et de la société civile française, et notamment de madame Houtman, chef de la représentation en France de la Commission européenne
Nous sommes toutes et tous concernés par l’avenir de l’Europe, de ses nations, de ses régions et de son identité. Nous sommes concernés par l’avenir de ses peuples, de ses produits et de ses richesses. Nous bénéficions tous les jours des fruits de la recherche technologique désormais également axée sur les hommes et les infrastructures. Nos entreprises et surtout nos PME peuvent trouver dans l’Europe un lieu de soutien et d’accompagnement. L’Europe sociale et de l’éducation progresse à grands pas. Nous sommes conscients des forces mais également des faiblesses de notre espace face aux opportunités et aux menaces mondiales mais également internes. Que de chemin parcouru en si peu de temps, depuis cette volonté initiale politique mais humaine et réaliste de faire taire la guerre, bien vite transformée dans une dynamique économique et peu à peu financière, sociale et peu à peu fiscale, preuve d’une certaine nature européenne qui attendait d’éclore et qui peut se montrer forte pour affronter les crises. Il reste encore certaines tâches à accomplir pour consolider une maison Europe abritant des peuples et des nations qui doivent apprendre à travailler ensemble pour créer une identité forte et interdépendante de par leurs différences. Mais une identité voulue avec une organisation comprise, acceptée, cohérente et maîtrisée propice à un développement serein, remarquable et enviable.
Quel modèle économique doit-elle suivre ? Quelle gouvernance adopter ? Doit-elle être fédérale ou confédérale, des nations ou des régions ? Connait-on vraiment nos partenaires ? Quel est le degré de résistance du ciment européen ? Quelle politique industrielle ? Quel enseignement du dollar et de la FED pour l’euro et la BCE ? Quelle politique monétaire ? Quelle segmentation industrielle et énergétique ? Les règles de concurrence doivent-elles changer ? Doit-on constituer des groupes de pays dans une membrane globale et renforcée ? Quel leadership adopter ? Quelle Europe sociale ? Doit-on renforcer certains critères d’adhésion ? La défense et les relations extérieures ne devraient-elles pas être plus représentatives ? Quelle dose de politique rétablir dans l’Union au delà du pilotage économique pas des règles ? Quel pacte de stabilité financière ? Quelle Europe pour 2020 et 2040 ? Autant de questions parmi tant d’autres ne pouvant se contenter de réponses toutes faites et partielles ou de copier-coller hâtifs et méritant une vision et sans doute un regard différent sachant prendre en compte les réalités de tous.
L’Europe doit marcher sur ses deux pieds, de façon équilibrée, connaissant ses forces et ses préférences avec compréhension des regards différents, sachant échanger mais aussi penser par elle-même, sachant avancer concrètement mais dans une vision cohérente et une veille permanente, sachant prendre des décisions logiques économiques mais parfois adaptées à certaines réalités et volontés des peuples qui la composent, sachant enfin être structurée mais également flexible et réactive.
En tant que citoyens représentatifs de notre société, forts de nos expériences professionnelles et personnelles, forts de nos méthodes et expertises, forts de nos complémentarités, de notre ouverture d’esprit et de notre capacité à imaginer, prendre du recul, critiquer dans une logique constructive, il est de notre devoir de chercher, communiquer et agir pour aider nos institutions, nos entreprises et nos populations à bâtir un espace optimal de paix, de liberté et de prospérité et notamment pour les futures échéances de 2014.
Comme je vous le mentionnais dans la communication envoyée, je me permettrai d’aborder un historique de l’association, de son objet, de ses actions passées et récentes, de la justification de sa relance dynamique et des attentes, de son organisation structurelle et géographique, de ses relations avec les autres associations et institutions, de ses relations en régions, de ses rencontres régulières et ses événements, de ses groupes de travail et propositions de publications. Viendront ensuite les aspects financiers, la modification des membres du bureau puis l’AGE pour les modifications liées au siège et aux cotisations
Après avoir côtoyé le Centre d’Etudes et de Prospectives Stratégiques (CEPS), la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) et d’autres associations ou fondations, et après une expérience professionnelle m’ayant permis de découvrir le fonctionnement de l’Union, les réalités de l’OTAN et certaines approches comparatives mondiales, notamment asiatiques et étasuniennes dès 1992, ayant présidé et accompagné des associations et fondations, j’avais décidé, avec quelques personnes, de créer et de déclarer en 2002 une association de développement, non uniquement concentrée sur les aspects européens et sous une autre appellation. Elle fut assez active en 2003 pour évaluer le plan potentiel éolien et pour connaître les actions de coopération décentralisée engagées. Différents courriers ont été adressés aux autorités et ministères français ou étrangers (voir AG 2003) dans le but de proposer des idées et actions de développement sur la tenue à l’école, sur le choix d’achats d’avions, sur des actions de gestion de crise et la constitution d’une force d’action européenne pour lutter contre les marées noires (où notre courrier a été évoqué au journal télévisé), sur les enjeux de la francophonie, pour les actions en faveur des PME, sur la formation des personnels, le financement de la sécurité et les synergies entre ministères, pour émettre certaines propositions dans le cadre de la réforme des retraites, sur la mise en place d’une structure de gestion des risques sur les infrastructures routières ; sur l’offre de service de l’association en faveur des Pays d’Europe Centrale et Orientales (PECO) et autres pays en voie de développement, sur les sujets de défense européenne, pour apporter un concours aux travaux sur le projet de convention, pour proposer un nouveau référentiel de mesure de niveau de vie. Enfin, j’ai eu l’honneur d’intervenir en région sur le thème du lien entre l’Europe et l’intelligence économique.
L’objet de notre association a évolué en 2004 dans une optique résolument européenne sur le fonctionnement et la politique extérieure. Après avoir lancé l’idée d’une conférence à l’ESCP-Europe sur le dialogue méditerranéen, certaines raisons de disponibilité du bureau et de son président ont contraint à mettre ses activités en sommeil.
Désormais les réalités ont changé. Sur une base d’amorçage de certaines publications et animations appréciées, qui en appellent désormais d’autres, l’intérêt est grandissant et je m’engage à consacrer une plus grande partie de mon temps à notre association, aidé par un bureau, un conseil d’administration et des membres nombreux et motivés qui vous seront bientôt présentés. L’objectif est à terme de faire grandir la structure pour accueillir des salariés permanents administratifs et chercheurs. Je profite également de cette assemblée pour vous annoncer la relance de l’association ALQUEMIA traitant des problématiques de gestion de l’eau, qui pourra travailler avec l’IRCE sur les aspects européens, à la fois humains et stratégiques, lié à cette ressource.
Reprenant l’objet de nos statuts, notre association « a pour objet de réaliser, dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, toute action apte à œuvrer pour le développement et le rayonnement européen internes et externes dans toutes ses dimensions notamment par des actions de recherche, d’étude et de communication. Elle a, en conséquence et pour rôle d’éclairer les membres qu’elle rassemble sur toutes les possibilités offertes tant par les lois et règlements que par les institutions existantes ou à créer. Elle a pour vocation d’étudier et de négocier avec les institutions et organismes compétents toute formule juridique, financière ou matérielle susceptible d’améliorer les prestations proposées à ses membres et dans le cadre de son objet. Enfin, le I.R.C.E. peut organiser, à périodicité régulière, des visites, réunions-débats sous la forme de conférences, colloques, expositions, petits-déjeuners, dîners, cocktails, pour présenter des projets, recueillir des idées, recueillir des fonds mais également réfléchir sur ses buts, ses enjeux et les actions à engager. L’association ne poursuit aucun but politique ou religieux et est sans but lucratif. »
Outre le plaisir de nous réunir, l’IRCE n’est pas une association de plus et doit trouver sa place complémentaire parmi et avec les associations et autres fondations déjà existantes, que nous connaissons, tournées vers l’Europe (Confrontations Europe, mouvement européen, AFDEE…) ou plus généralistes (FRS, IRIS…). Elle oeuvrera pour le statut d’association européenne. Elle se veut être un laboratoire d’idées et d’échange en France amis surtout intra-européen sur le sens et la vision européenne mais également un vecteur de réalisations et d’accompagnement d’événements ou de projets. Elle se doit d’être référencée dans les plus grandes instances nationales, européennes voire mondiales (UNESCO…) sans oublier les réseaux locaux, notamment des collectivités, maisons de l’Europe en régions et Entreprise Europe Network.
A travers les mots de recherche et de communication, l’IRCE se doit d’entretenir plusieurs types des missions : d’une part pédagogiques pour mieux faire comprendre au grand public et aux entreprises le fonctionnement des institutions, de certaines mesures, comme des possibilités d’actions (et nous avions enregistré de très bons retours terrain lors du projet de convention européenne) avec un objectif de réduction sensible de l’abstention aux élections européennes, d’autre part analytiques mais également génératrice d’idées et force de proposition à travers certaines études ou interventions pour aider les institutions, collectivités ou organismes professionnels sur des sujets variés avec un fort échange intra-européen et enfin d’accompagnement de projets à portée macro ou micro-économique
De nature apolitique, indépendante et généraliste, l’IRCE se propose de rassembler des publics de domaines d’activités variés pour une richesse d’action ne négligeant aucune réalité ni aucune option de raisonnement. Elle doit faire germer visions et identité avec méthode en allant également chercher et comprendre d’autres points de vue et retours d’expériences pour mieux faire rayonner l’Europe par la richesse de ses différences en n’hésitant pas à mettre « d’autres lunettes » Un effort particulier sera lancé vers les universités, écoles de management et d’ingénieurs bien souvent délaissées au profit des seuls instituts de sciences politiques. Le monde parlementaire pourra enfin parler au monde de l’entreprise dans des approches mesurables, réalistes et réalisables
Je souhaite également que l’IRCE puisse désormais rayonner en région avec des animations mais aussi des bureaux représentatifs afin d’accueillir de nombreux membres non parisiens et enrichir le partage et le sens de ses actions. Des groupes de travail pourront exister partout en France et correspondre par visio-conférence. Un ancrage est établi désormais en Bourgogne, qui accueille par la même occasion le nouveau siège social qui sera néanmoins domicilié dès que possible à la maison de l’Europe à Paris tout en conservant une adresse régionale.
La communication de l’IRCE s’effectuera à travers des publications d’articles et de revues thématiques avec appels à contribution. Une série de « livres blancs » pourrait être lancée. Mon souhait est que l’IRCE soit reconnue comme organisme de référence à travers les médias papiers, radios et télévisés pour les questions liées à l’Europe, avec interventions systématique sur les grands sujets. Mais cette communication s’effectuera également à travers les médias régionaux, avec un projet en cours en Bourgogne, concernant les approches comparatives territoriales sur des sujets variés.
Afin d’entretenir nos relations, l’IRCE existe sur les réseaux sociaux, avec une page et un groupe facebook ainsi qu’un groupe sur Linkedin et possède un blog http://irce.overblog.com
Différents courriers ont été adressés en 2012 aux autorités dans le but de proposer des idées et actions de développement : à M. le ministre de la défense pour les articles Buy European Act et à M. le ministre des affaires étrangères sur les articles de facilitation pour résoudre la crise syrienne intéressant les questions euro-méditerranéennes. Un série d’articles, comme ceux que vous avez reçus, (coupe feu financier européen, crise financière France-europe, la crise salvatrice de l’Europe et de la Grèce, l’OTAN vecteur d’intégration européenne, buy european act 1 et 2, quelles solutions pour la crise syrienne…) ont été rédigés et publiés avec mention IRCE sur le site de presse en ligne www.lecercle.lesechos.fr où écrivent notamment des personnes de renommée internationale
Il conviendra d’analyser la création d’un comité scientifique de lecture et de publication comme prévu dans les statuts
Différents événements réguliers seront prévus à Paris, à Dijon et Valenciennes dans un premier temps :
des petits déjeuners avec conférencier, espérant le succès de ceux de la Fondation Concorde ou de Politique Internationale ;
certaines conférences de journées ou demi-journées thématiques avec de nombreux intervenants
mais aussi certains diners ou certaines conférences de soirée en liaison ou non avec d’autres organismes pour en assurer le succès
les thèmes suivants ont déjà été communiqués :
L’Europe de l’Atlantique à l’Oural ? (avec la présence potentielle de Vladimir Fédorovski)
Le couple économique franco-allemand
L’union pour la Méditerranée : nouveau centre de gravité ?
Nucléaire européen : vers une segmentation énergétique ?
La coopération des gendarmeries européennes
La prise de décision européenne : rôle des institutions européennes et des parlements nationaux
La défense européenne : quelle identité et quelle stratégie à côté de l’OTAN ?
Quel avenir pour la PAC : premier budget européen
Explications sur le budget et les financements directs et indirects de l’Union
La genèse de l’Europe
La crise salvatrice de l’euro et de la Grèce
Crise financière : mais qui veut donc la peau de l’euro ?
La politique extérieure de l’Union
Les critères d’intégration : problème turc ? problème hongrois ?
La théorie des organisations appliquée à l’Europe
Le problème des minorités
Pourquoi l’euro a sauvé nos économies
Les systèmes administratifs des pays de l’Union
Forces et faiblesses d’une Europe fédérale
Panorama des FCS de création de valeur en Europe
Vers une évolution de la concurrence : le buy european act
Airbus a fait l’Europe : panorama des coopérations industrielles européennes
Panorama et optimisation des structures de recherches régionales et nationales
Une idée originale verra également le jour : Les dîners ou conférences « coup de tamis » où il s’agira de comprendre un exemple qui marche dans un pays de l’Union puis d’analyser, en table ronde, et en groupe, sa possible application en France sans copier-coller hâtif, ou inversement de la France vers l’Union. Une série de thèmes a déjà été communiquée et accueillie avec intérêt :
Les maisons de santé
La télé médecine
Les horaires scolaires
La tenue à l’école
La retenue de l’impôt à la source
Les taxes audiovisuelles
Le temps de travail
Gestion alimentaire
Protection des nécessiteux
L’entretien des routes
Les transports scolaires
La gestion des déchets
La consultation des anciens
La retraite
Les contrats d’assurance vie
Organisation administrative
Des groupes de travail seront prochainement créés, avec certaines publications à la clé, pour réfléchir notamment sur la gouvernance, les politiques fiscales, la défense, la segmentation énergétique, le Buy European Act, la politique extérieure, la politique agricole, la coopération en matière de sécurité, la vitalité des territoires
Des délégations particulières thématiques seront organisées au long de l’année lors de grands événements comme par exemple le salon aéronautique
Enfin, seront prévus chaque année des rencontres à Bruxelles ou Strasbourg avec rencontre des parlementaires, membres de la Commission et du Conseil ainsi que professionnels du lobbying ainsi qu’un voyage thématique dans un pays d’Europe
consultez mes articles sur les Echos
merci à vos lectures toujours plus nombreuses
n'hésitez pas à consulter et partager également mes articles sur le cercle les echos
et à régir de façon si possible constructive
à bientot
souvenons nous de la catastrophe de New York
en ce mois de septembre, pensons encore aux New Yorkais et de ces deux avions qui firent près de 3000 morts en quelques heures celles et ceux qui y sont allées après le désastre, concerveront sans doute comme moi l'odeur caractéristique de Ground Zéro.
Une pensée aussi aux militaires du Pentagone mais avec la nuance que chaque militaire, comme je l'étais et le suis encore en disponibilité, doit s'attendre donner sa vie pour préserver celle des autres, comme nos policiers et nos gendarmes
taxation des retraites
en tant qu'économiste et politique, je tenais à régir sur la possible taxation des retraités dont le pouvoir d’achat est en effet supérieur aux jeunes actifs : je suis opposé à une surtaxation CSG/CRDS des retraités qui ont déjà été taxés sur leur salaire dès l'apparition de ces taxes ,car ce serait les taxer deux fois et il serait inadmissible que l'Etat et les régions en profitent alors que les retraités assurent une certaine stabilité des territoires et peuvent aider les plus jeunes
françois CHARES
CNIP - Droite Fédérale
Chateau hotel de nogent : bienvenue aux investisseurs étrangers qui préservent notre patrimoine
projet gelé suite à pressions
cette semaine j'ai continué d'entretenir les liens avec les investisseurs étangers
Qatar, Russie mais également Chine, suite notamment au rachat bienveillant du vignoble (vous a t on dit qu'il allait déplanter les vignes ? )
mais je veillerai à un projet cohérent, réaliste et réalisable et dans l'esprit du projet de territoire que certains ont bien compris
j'ai été content que la presse me dise que le Conseil Général s'intéresait à ce projet (mais était-ce de façon bienveillante ?)
pour tout investisseur, je rappelle qu'un busines plan très détaillé sur 6 ans est disponible après NDA (...)
FC
Jeux Olympiques et affirmations internationales
La fête est passée, celles des jeux paralympiques continuent avec des gradins pleins à Londres alors qu’ils étaient vides à Athènes. Mais au-delà du succès médiatique et de l’attitude sportive britannique, même avec quelques fausses notes, il est intéressant d’avoir une autre lecture des résultats.
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Par François CHARLES
Président de l’IRCE
Quand on sait que le classement tient compte d’abord du nombre de médailles d’or, on peut penser que certains pays jouent la carte de la stratégie, voire de la technologie, très contrôlée par le Comité, quand d’autres pensent à participer dans l’esprit des jeux. Mais s’en souviendra-t-on ? La Grenade et la Jamaïque n’ont-elles gagné les jeux au nombre de médailles d’or par habitant ? Qu’en est-il du poids de l’Europe et des sous-groupes qui la composent. Pourquoi parle-t-on du Royaume Uni pour les jeux olympiques alors que l’Angleterre et l’Ecosse s’affrontent dans la coupe d’Europe ou la coupe du monde de football ?
Les jeux olympiques étaient déjà, à leur origine, un combat symbolique pour une certaine affirmation. Nous autres anciens militaires et sportifs nous affrontions aussi avec nos drapeaux lors des rencontres inter-alliées. Les grandes écoles en font autant ainsi que les villes en plus des nations.
Si le sport a remplacé les armées et que les guerres sont désormais économiques entre les grandes nations, il n’en demeure pas moins que l’affrontement reste le même, le son des canons et beaucoup de sang en moins. Le lien entre le sport et les relations internationales sont étroits quand les Etats peuvent décider de boïcoter certains événements sportifs pour protester contre des attitudes comme encore récemment en Ukraine ou quand des terroristes s’en prennent aux sportifs pour faire entendre leurs causes nationales.
Comme le confirme Pascal Boniface, président de l’IRIS et grand amateur de sport, « les victoires ont également une dimension symboliques avec une image favorable, une estime de soi pour les populations concernées ». Hitler nous l’avait bien montré. La Chine a désormais remplacé l’URSS dans l’éternelle lutte avec les Etats-Unis. Les nations peuvent se jauger comme les chefs d’entreprises le font en fonction de leur index au golf…
Lors de ces jeux 2012, 55 pays ont reçu au moins une médaille d'or. Les Etats Unis sont en tête avec 46 médailles d'or suivis par la Chine avec 38 et le Royaume Uni avec un nombre exceptionnel de 29 médailles d'or. L’Europe peut s’enorgueillir d’avoir une nation sur le podium.
Mais cet autre classement ne fera sans doute pas plaisir aux Etats-Unis et à la Chine : l’Europe des 27 est loin devant avec 92 médailles d'or, le trio européen RU, France Allemagne reste en première position avec 51 médailles d'or. Mais pire encore le reste de l'Union des 27 est encore en tête avec 47 médailles d'or. Quant à l’Europe naturelle de l'Atlantique à l'Oural, elle remporte 133 médailles d'or, l'Asie 76, les Amériques 67, l'Afrique 1.
Une telle photographie casserait certainement l’attrait des jeux car l’Europe apparait donc trop forte en tête, comme lors des années où nous connaissions le vainqueur dès le début des courses de Formule 1. Nos athlètes tiennent encore également à entendre et chanter leurs hymnes nationaux contrairement à ce qu’on vécu les pays dissous dans l’ancien bloc soviétique disparu. Mais sachons nous en souvenir pour prendre conscience de notre identité et du fait que nous sommes forts ensemble, riches de nos différences, pour faire face aux crises et rayonner.
Mariage homosexuel : qu’en pense l’Europe chrétienne ?
Le jour de la fête de Marie, et anciennement la fête nationale française, l’église catholique française a rouvert un dossier social, moral, fiscal et politique : celui du mariage homosexuel, et de façon sous-jacente, celui de l’adoption et l’éducation d’enfants. Etait-ce opportun de le faire et pour quelle raison ?
Une explication de texte ainsi qu’un panorama européen semblaient intéressants pour appréhender certaines réalités et peut être aider à prendre parti. Aujourd’hui et depuis mai 68, l’homosexualité est davantage acceptée. Souvenons nous qu’avant elle était un délit et qu’elle l’est toujours dans 80 pays. Souvenons nous aussi que les gauchers étaient brûlés au moyen-âge mais qu’ils ont maintenant une « journée ». Sans tomber dans certaines considérations philosophiques, on peut donc se poser la question de savoir si la religion doit évoluer avec la société ou inversement et quels sont les valeurs de ce sacrement ? En quoi la religion est-elle concernée par le mariage civil ? Pourquoi les autres religions n’abordent pas la question ? « Chacun ses lunettes ». Si les homosexuels demandent qu’on les laisse vivre, et que l’on respecte leur différence civile, doit-on pour autant faire progresser les règles religieuses comme ils le demandent ? Attention aussi de ne pas faire d’une différence, désormais reconnue par la société, un bouclier ni une lance pour agir avec force …
Par François CHARLES
économiste, sociologue, conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe
Pour le dictionnaire Larousse, le mariage est une union légitime d’un homme et d’une femme. Le mariage civil est le seul reconnu par la loi quelle que soit la religion. Apparemment toutes les religions imposent le mariage hétérosexuel sans engagement précédent.
Pour la Chrétienté, le mariage est un acte juridique interne à l’église et un sacrement depuis 1215. L’office religieux date du moyen âge. Historiquement le mariage romain sous entendait un consentement continu et non initial. Le Concile de Trente (1545-63) valorisa le sacrement avec reconnaissance des compétences de l’Etat. Au 18e siècle intervint la distinction entre le sacrement et le contrat de mariage civil.
En France, depuis 1791, le mariage religieux n’a pas de valeur légale mais le mariage civil initial est obligatoire, avec publication des bans, pour se marier religieusement sous peine de sanction civile et pénale ! On peut penser à un c compromis entre l’église et l’état sans savoir qui le souhaitait le plus …
L’église catholique consacre l’amour entre hommes et femmes avec un Dieu universel. Elle reconnait le mariage civil de deux personnes non baptisées car la réalité naturelle et sacrée mais s’offusque quand deux catholiques baptisés mariés à la mairie ne demandent pas le mariage à l’église. Mais un prêtre cote d’orien m’a néanmoins dit que l’église respectait le mariage civil et n’acceptait pas d’entendre qu’une amie donnait le nom de compagnon à son mari même s’ils n’étaient pas mariés à l’église. L’église protestante ne considère pas le mariage comme un sacrement mais comme un acte civil et un engagement public avec une dimension spirituelle du Temple. L’église orthodoxe, que l’on trouve en Grèce, proche du protestantisme pour l’organisation de l’église mais proche du catholicisme pour le sacrement, accepte le mariage si les mariés sont baptisés.
L’Europe est majoritairement catholique. Les protestants sont plutôt majoritaires dans le nord de l’Europe. L’Allemagne, berceau du protestantisme est partagée entre catholiques et protestants. De nombreux européens voulaient voir figurer le terme catholique, majoritaire, dans la constitution européenne, même si le terme « chrétien » serait plus approprié
L’Islam et la religion juive, très présentes également en Europe, renforcent le régime stricte d’hétérosexualité et considèrent le mariage comme un acte religieux non lié au domaine civil. Certains pratiquants acceptent d’ailleurs mal ce nécessaire mariage civil réglementaire en France. Indousistes et Shintoistes pratiquent le mariage arrangé et n’entrent donc pas dans la considération amoureuse sans pour autant accepter le mariage homosexuel.
Mais le mariage homosexuel est de plus en plus reconnu en occident. Onze pays l’acceptent dans le monde en 2012. Dans la majorité des cas, l’adoption va de pair avec le mariage homosexuel ou une forme d’union civile.
Dans l’Europe des 27, comme au sein des Etats-Unis, les législations sont diverses. Sept pays l’acceptent avec adoption progressivement depuis 2003. Il s’agit des pays majoritairement catholiques tels les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Portugal et le Luxembourg. Mais aussi les pays protestants tels le Danemark et la Suède avec l’élément remarquable que ces Etats peuvent obliger l’église à trouver un Pasteur pour célébrer le mariage religieux.
Dix pays de l’Union autorisent une solution d’union civile comme en France avec le PACS (PActe Civil de Solidarité) avec ou sans adoption. Notons que cette disposition peut être aussi utilisée par un couple hétérosexuel, souvent par convenance fiscale. S’agissant de la responsabilité vis-à-vis des enfants, il n’a pas encore été prouvé qu’un enfant n’est pas aussi bien élevé dans un couple homosexuel. Parfois même il peut l’être mieux quand les conditions humaines, sociales et économiques sont meilleures. Onze pays de l'UE ne reconnaissent aucune forme d'union ni formes d’adoptions pour les couples homosexuels
Mais les homosexuels réclament désormais pouvoir se marier à l’église après le mariage civil. C’est peut-être un des grands motifs d’émoi de l’église catholique voyant les pratiques, a priori imposées, à l’église protestante. Cela ravive les liens et la cloison très fine existant avec la religion qui lui permet justement d’avoir toujours un mot à dire mais aussi de prendre les devants pour rappeler ses principes et n’avoir pas à subir telle ou telle contrainte. Les Protestants vont peut-être regretter de s’être détaché de la hiérarchie forte et indépendante de l’église sauf, dans certains pays, à récupérer des fidèles exclus par leur religion de par leur mariage homosexuel ?
La Cour Européenne des droits de l’homme semble reconnaitre que le fait de réserver le mariage aux seuls couples hétérosexuels ne constitue pas une discrimination. Par contre, le Parlement européen semble aussi vouloir en finir avec la discrimination envers les couples homosexuels en recommandant aux Nations de garantir leur droit au mariage et de reconnaitre les relations non maritales mais sans bien sur parler de religion. Mais dans certains pays il semble être désormais imposé religieusement par l’Etat. Qu’en est-il de la séparation de l’église et de l’Etat ?
Fort de ces réalités et constats, trois options apparaissent pour trancher sur le mariage homosexuel : ne pas tenir compte de la religion, en tenir compte, ou être en interdépendance avec elle. Une analyse approfondie avec de nombreux représentants civils et religieux pourra être faite par l’IRCE. La clé semble être de ne pas imposer une législation universelle et globale en Europe mais aussi de ne pas obliger une reconnaissance religieuse chrétienne par les Etats pour respecter la position de l’église qui doit elle-même élaborer son chemin et rassembler celles et ceux qui le partagent avec leur foi et leur croyance.
La stratégie est-elle incompatible avec les PME ? (2/2)
Comme nous l’avons vu dans la première partie, stratégie et PME peuvent, voire doivent être compatibles dans un environnement donné. Cette démarche sera d’autant plus justifiée si la PME apprend à se connaitre, avec ses forces et ses faiblesses face aux opportunités et menaces
N’oublions pas également que chaque PME peut avoir sa propre identité en fonction de son secteur d’appartenance, et de son dirigeant et que ce sont des personnes et non encore des machines qui prennent les décisions, même dans les grosses structures. Cette compréhension pourrait aider le dirigeant de PME à penser autrement pour agir autrement avec méthode, sens et recul à certaines occasions, mais aussi bonifier les relations complémentaires nécessaires mais trop peu existantes entre structures de tailles différentes.
Je reviendrai à la méthodologie pédagogique du MBTI tirée des travaux de Jung, pour comprendre ces identités de la PME, leur façon d’atteindre un objectif, ne passant généralement pas le filtre des réalités et des options avant de passer à l’action.
Par François CHARLES*
Conseil et coach en stratégie & management, professeur vacataire de Politique Générale des Organisations
retrouvez la stratégie et le management sur http://novial.overblog.com
La PME, comme n’importe quelle organisation, doit marcher sur ses deux pieds, de façon équilibrée, connaissant ses forces et ses préférences avec compréhension des regards différents, sachant échanger (E) mais aussi penser par elle-même (I), sachant avancer concrètement (S, le quoi de la stratégie) mais dans une vision globale et une veille permanente (N, le pourquoi de la stratégie), sachant prendre des décisions logiques (T, le quand de la stratégie) et logistiques (le comment de la tactique) mais parfois adaptées aux à certaines volontés et réalités humaines (F, le qui pouvant replacer le quoi), sachant enfin être structurée (J) mais également flexible et réactive (P). Une PME ancre ses acquis davantage sur les fonctions concrètes S et T et laisse parfois intervenir les consultants complémentaires par construction, apportant une valeur ajoutée en terme de temps financé, de réflexion, de méthodologie et surtout d’approche comparative pouvant mixer coaching et conseil.
Il convient d’éviter les généralisations. Au même titre que l’on ne s’habille pas de la même façon dans la publicité, l’industrie ou le conseil, l’identité de la population d’une PME travaillant dans la maroquinerie ne correspondra pas forcément à celle d’une PME dans l’industrie. Tout type de personnalité pourra être présent dans l’entreprise mais on remarquera que dans un type d’activité déterminé, certains profils apparaissent plutôt majoritaires. On pourra rencontrer soit des salariés plutôt idéalistes, artisans ou plutôt gardiens avec des équipes qui auront plutôt tendance à s’adapter au changement de façon planifiée, organisée, avec adaptation ou avec besoin de maturation. Le leadership devra s’adapter ou tirer la structure en conséquence soit de façon persuasive, participative, directive ou délégataire. Le dirigeant de PME, plus proche de ses troupes devra donc veiller à manager en cohérence sans être trop éloigné du profil majoritaire. Bien entendu, ceci peut se faire instinctivement ou alors plus rapidement avec méthode…
Certains innoveront par anticipation, exploration, quand d’autres le feront avec modification ou expérimentation. Certains apprendront de façon plutôt conceptuelle ou relationnelle quand d’autres utiliseront méthode ou pragmatisme. Comme en management, la stratégie rencontrera plus ou moins de succès spontané en fonction de ses profils et attitudes.
S’agissant de la première balance de gestion d’énergie (E/I), la PME préfère généralement, voire est obligée de se ressourcer avec les autres, aller dans les clubs, à la CGPME, dans les réseaux d’affaires, les salons pour se faire connaitre. Elle se doit d’être vive, élaborer sa pensée et s’exprimer spontanément. Mais rien ne lui empêche d’être équilibrée pour rentrer dans son monde intérieur et agir avec recul en se rappelant que souvent stratégie vaut mieux que persévérance avant de passer à l’action. Ne peut-elle pas faire moins mais mieux ? Sans doute le voudrait elle mais pense qu’elle ne peut se le permettre comme le font ou pourraient le faire les grandes entreprises pour éviter de devoir gérer certaines erreurs, faute de temps et d’argent. Heureusement les collectivités, généralement les régions, sont là pour organiser par exemple les assises de l’export où l’on retrouve toujours les mêmes exemples de coups par coups, et mettent en place des aides pour financer les consultants en stratégie pour la recherche de vision comme pour la recherche de partenaires. Au niveau des institutions européennes, la Commission a créé, depuis déjà quelques années, une charte des PME et un Small Business Act, assez méconnu en France, qui permet aux PME de mieux se faire valoir et être considérées auprès des institutions.
S’agissant de la balance de collecte d’informations, la PME est plutôt tactique que stratégique. Elle préfère le « quoi » plutôt que le « pourquoi », agit « les pieds sur terre » (S), porte son attention sur les faits, est réaliste, pratique, orienté vers le résultat, procède par étape, regarde les exemples qui marchent, n’aime pas les innovations (N) parfois risquées. Le marketing stratégique et la matrice BCG devraient être davantage utilisés par les PME pour se permettre de nouvelles initiatives pilotées entre investissements et rentabilité. La PME est par ailleurs accompagnée, voire conseillée globalement par des professions comptables qui ne comprennent que les chiffres et qui ne surveillent, souvent justement, que les flux financiers en se dégageant de plus de toute responsabilité de conseil. Pour la grande entreprise, tout est possible. Elle pourra se lancer dans les concepts, les possibilités, la nouveauté, et procèdera par à coups mais néanmoins avec toujours un regard financier des actionnaires. J’incite les uns à essayer parfois de vivre la vie de l’autre et changer d’attitude dans la mesure du possible, le mieux étant un travail commun et complémentaire entre structures si rare et pourtant si souhaitable. La force de la PME sera de pouvoir décloisonner plus facilement ses différentes fonctions pour optimiser son fonctionnement ou son développement comme par exemple comprendre l’effet de levier social pour dynamiser les ventes, ou le rôle humain dans les systèmes d’information. Mais encore faut-il que le dirigeant conserve ou acquiert un équilibre. Sa vision globale pourra être un atout pour mieux se positionner sur une niche, faire de la différenciation, segmenter ses produits, actions ou activités en fonction des réalités du marché (monopole, monopsone ou oligopole). Elle lui permettra aussi de mieux se synchroniser au consultant en stratégie quand ce dernier manque à le faire en totale indépendance et puissance de son savoir.
S’agissant de la prise de décision, la PME, fragile financièrement, préfère plutôt le «comment » et la pensée logique (T) que le « qui » et le ressenti (F) qui est un risque, au même titre que la créativité, mais qui peut faire la différence en terme d’anticipation et de maturité au-delà des chiffres et des méthodes éprouvées. Mais certains chefs d’entreprise chercheurs ou attaché personnellement à leur outils de travail s’engouffreront trop vite dans leur ressenti et développeront un superbe outil sans trouver de clients ou tarderont à changer. J’ai vu sans juger un exploitant agricole murir sa décision de passer au semi-bio pendant 3 ans pour ne pas se reprocher son choix en cas d’échec et parce qu’il ne ferait pas comme les autres qui restaient dans une logique éprouvée.
Enfin, en terme d’organisation et en contrepartie de sa non sérénité financière et de sa vision court terme, la force d’une PME est souvent d’être souple, flexible, adaptable tel le voilier avec la petite quille. Mais sans équilibre interne ou externe par un travail en partenariat et en stratégie partagée, elle peut subir avec stress les règles administratives contraignantes mais logiques des donneurs d’ordres étatiques ou industriels de taille importante et manquer certains rendez-vous.
Prendra-t-elle son rôle de victime ou plutôt conscience de sa responsabilité pour sortir du jeu visant à persécuter le donneur d’ordre, qui joue certes souvent à Schlemiel ou battez-vous alors que la PME peut aussi jouer à sans toi avec MESORE en en redéfinissant sa … stratégie ?
la ruralité sauvera t-elle la presse écrite ?
une étude économique européenne sera réalisée par l'IRCE sur l'avenir de la presse écrite avec les filtres euorpéens
mais une analyse est déjà et aussi à réaliser dans nos territoires dans le cadre des thèmes de la ruralité et a priori dans le thème "commerce et ruralité : en effet, étant donné les habitudes des ruraux ou nouveaux ruraux, meme si les habitudes de certains ruraux d'origine ont évolue, la forte et l'identité de la ruralité seront des éléments fondamentaux pour sauver la presse écrite
3 millions de chomeurs. sachons analyser et aller de l'avant
La France vient de passer la barre des 3 millions de chomeurs. mais souvenons nous que nous l'avions déjà passée et il n'est pas possible d'incriminer la gauche, qui vient d'arriver, sur ce score et certes les réalités étaient différentes mais peut etre pires. je propose que les clubs Droite Fédérale analysent comment nous avons redressé la barre et de passer ces éléments dans le filtre des réalités économiques et fiscaux actuelles pour proposer des axes de progression concrets et peut etre imaginer également de nouvelles solutions mesurables dans le temps mais surtout réalistes et réalisables. FC
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