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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

DEUX ANS D’ANIMATION, DE COMMENTAIRE, DE REFLEXION, D’IMPLICATION ET DE VIOLENCE POLITIQUE 2011 - 2012

14 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

 

après les fabliaux du management, j'ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon prmier livre politique 

 

https://www.morebooks.de/store/fr/book/deux-ans-d-animation,-de-r%C3%A9flexion-et-de-violence-politique/isbn/978-3-8473-8575-2

 

 

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stratégie et management à DIJON

10 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

 

une bonne nouvelle !

 

le NOVIAL INSTITUTE s'installe en Bougogne en 2013 

 

retrouvez nos formations  sur http://novial.overblog.com 

 

 

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Projet de loi relatif aux élections locales et à la modification du calendrier électoral

6 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

Je tenais à apporter un regard "indépendant" à la réaction du député Sauvadet, président du CG de Cote d'Or, qui juge que le Projet de loi relatif aux élections locales et à la modification du calendrier électoral est inacceptable5 décembre 2012

 les termes de son blog sont a priori justes mais  les cote-d'oriens doivent aussi considérer certaines réalités et éviter des généralisations : la 4e circonscription est tres particulière de par sa superficie en Cote d'or et meme en France : elle est une des plus grandes sinon la plus grande de France en superficie et non en habitants.

 

 


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interview sur la politique énergétique européenne

5 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

j'ai eu le plaisir d'etre interviewé dans l'émission EUROMATIC dans les studios de Radio Campus Université de Bourgogne à Dijon. Le texte sera publié prochainement. RDVZ le jeudi 6 décembre à 10H sur 92.2 dans la région dijonnaise ou en podcast ensuite sur dijon.radio-campus.org MERCI à toute l'équipe d'EUROMATIC pour cette émission qui parle d'Europe simplement

 

cliquez sur le lien suivant : LIEN

 

rechercher EUROMTAIC et émission du 6 décembre

 

retrouvez cet article sur http://irce.overblog.com 

 

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Interview François CHARLES – Emission Euromatique

 

Contexte : Le gouvernement français travaille actuellement sur une idée de « communauté européenne de l’énergie », proposée par François HOLLANDE. D’après les prévisions, la demande énergétique mondiale pourrait doubler d’ici 2050. La France, comme  d’autres états européens, s’engage donc sur la voie de la transition énergétique. Un projet de loi est en préparation pour septembre 2013.

Le projet est en adéquation avec la directive de la commission européenne (efficacité énergétique), dont l’objectif est de réduire les consommations énergétiques de l’UE de 20%, grâce à la production d’énergies renouvelables.  A votre avis, cet objectif est-il réaliste ?

FC : Parlons déjà du contexte et des réalités. La consommation augmente mais non forcément en fonction de la population que certaines études multiplient certes par deux en 2050. Nous rentrons dans le tout électrique, nous savons faire la différence entre production et productivité, le prix de l’électricité augmentera jusqu’en 2030, voire davantage à cause de l’amortissement non atteint des énergies renouvelables mais également du cout de l’EPR. Nous avons des objectifs écologiques pour répondre aux engagements de Kyoto, notre dimension économique sociale s’accroit, notre comportement éthique se développe avec des notions de compensation carbone. Mais il faut aussi produire plus, innover et vendre en pleine problématique budgétaire. Pour revenir à votre question, de quoi s’agit-il ? parle-t-on de l’objectif français ou de l’Union ? Je rappelle que l’objectif de réduire de 20% était d’abord inscrit pour 2020 sur les énergies dites primaires avec, en France, le plan Réglementation Thermique Energétique (RTE) 2012. Cette réduction n’est pas liée uniquement à la production d’énergies renouvelables. Il convient d’avoir une vision globale et ne pas confondre l’objectif et les moyens à adopter pour y arriver. L’accord entre le Parlement et le Conseil oriente les efforts sur la rénovation des bâtiments publics, la réalisation d’audits énergétiques, la mise en place de mécanismes financiers, l’incitation des services énergétiques à être plus performants et moins chers. Il convient de diversifier nos sources pour être notamment bon élève face aux objectifs de Kyoto et la décarbonation. Il faut accroitre la R&D, véritable force motrice de l’Union pour être en accord avec le traité de Lisbonne pour faire de l’Europe « l’économie la plus compétitive du monde ». Il faut développer l’énergie positive des bâtiments même pour les anciens rénovés comme nous y pensons pour certains projets hôteliers. Il convient de réduire la dépendance énergétique de l’Union pour ses approvisionnements et sa technologie, comme par exemple sur les machines à découper les plaques photovoltaïques et ne pas être dépendant de la maintenance chinoise. Je connais bien le sujet, ayant été impliqué trop tardivement dans l’essai de sauvetage d’une entreprise Cote d’Orienne liée à cette production. Il convient de réduire les couts et dépenser moins pour tenir les objectifs budgétaires affichés.

 

Quelles influences peuvent avoir, selon vous, les institutions européennes dans la transition énergétique des états membres ?

 

FC : Qu’appelle-t-on transition énergétique ? est-ce être contre le nucléaire ? je vous pose la question. La transition énergétique est-elle le passage obligatoire vers l’écologie ? Ne pouvons-nous pas mieux atteindre les objectifs écologiques avec un nucléaire moins couteux et moins polluant même s’il présente des risques uniquement en cas de défaillance ? Cette transition n’est pas forcément la même pour tout le monde. La transition énergétique de l’Europe n’est pas un assemblage de politiques locales mises bout-à-bout. Faut-il suivre l’exemple de l’Allemagne qui doit désormais se rabattre sur le charbon, même si de moins en moins polluant, en abandonnant ses 24% d’énergie nucléaire ? je rappelle que l’Allemagne vivait aussi avec de l’éolien pour 6%, du gaz  pour 14% et du  charbon pour 41%. Et faisons attention à toute solution écologique si elle n’est ni productive, ni raisonnée, ni raisonnable. En reprenant les termes de Luc Oursel, je dirai volontiers que nous devons rendre les énergies renouvelables productives et efficaces. Les institutions européennes ont effectivement un rôle à jouer. Le système existe et repose sur la subsidiarité avec une certaine forme d’harmonie plus ou moins contraignante. On remarquera que la Commission a établi une directive et non un règlement. Il faudrait achever le système fédéral technique et réglementaire par une gouvernance politique forte afin de pouvoir organiser les ressources, les choix, leur prix, leur emploi à l’intérieur de l’Union mais aussi face à ses clients, concurrents ou fournisseurs. Une vraie politique énergétique doit s’installer comme dans bien des domaines. Les institutions peuvent définir un cadre de travail. Airbus a fait l’Europe mais avec le cadre qu’elle lui a donné. L’énergie est aussi sensible que la défense et l’alimentation. Les institutions peuvent orienter la possible segmentation des choix à adopter pour que tous les pays soient plus forts ensemble avec leurs ressources propres. Les institutions peuvent aussi donner des moyens communs pour des solutions d’interdépendance comme par exemple sur l’exemple cité avant avec la Chine.

 

L’Allemagne est à ce jour le pays le plus avancé dans sa transition énergétique. Elle est l’une des premières productrices d’énergie solaire et éolienne en Europe, elle est sortie du nucléaire et utilise des technologies avancées telles que la méthanisation, ou la micro-cogénération. Dans le contexte de crise et d’endettement actuel, la France peut-elle parvenir aux mêmes résultats ?

 

FC : j’en ai déjà largement parlé et vous retourne la question : l’Allemagne, épinglée désormais par les pays « propres » du nord, va-t-elle s’en sortir en terme d’énergie et de pollution ? Mais vu l’exploit de la digestion de l’Allemagne de l’Est, on peut sans doute lui faire confiance. Je rappelle que les objectifs sont multiples : réduire les couts, la consommation, les rejets mais aussi la dépendance. Passer à une dépendance nucléaire de 75 à 50% mais en conservant la même production est une bonne gestion si elle est maintenue dans le temps. Le mix énergétique doit sans doute être la règle en considérant une Europe prenant en compte les énergies de chaque pays. S’agissant de la méthanisation, nous avons moins de projets qu’en Allemagne et nous privilégions le digestat quand l’Allemagne qui fait pousser des céréales pour faire de l’énergie. Mais ne faudrait-il pas changer les règles ? Vous n’avez pas parlé de la pile à combustible, un des vecteurs le moins polluant, sur laquelle la France a « levé le pied » alors que l’Allemagne la développe dans ses trains, ses voitures et ses sous-marins même si elle abandonne ses centrales. Quant à la crise et l’endettement, la France n’est pas si mal en point que cela et il faut arrêter cette sinistrose spéculative. Et nous pouvons dire merci à l’Euro.

 

Quels sont, d’après vous, les éléments d’une politique d’intégration énergétique européenne efficace ?

 

FC : Cette phrase comporte beaucoup de mots importants : politique, intégration énergétique, européenne et efficace.  Employer le terme d’intégration revient à considérer la filière. Il faut aussi parler de segmentation. Cette « communauté européenne de l’énergie » est défendue par l’IRCE depuis longtemps et un de nos groupes de travail prochain œuvrera sur la politique énergétique. D’autres organisations, comme « Confrontations Europe » de PH Herzog, qui a écrit sur le pacte européen de solidarité énergétique, s’y sont penchés mais peut être trop sur le volet de la décarbonation. Les éléments sont en fait repris dans la feuille de route 2050 qui sous-entend une notion de fédéralisme sous-jacente nécessaire pour engager une vraie politique car commune, pilotée et avec un budget. Les objectifs  potentiels, retenu après le filtre des réalités, doivent être mesurables, accessibles, réalistes, réalisables et déterminées dans le temps. Il s’agit d’efficacité énergétique, d’augmenter les sources d’énergie renouvelable, d’augmenter la recherche et développement et l’innovation, l’éco-conception, la déconstruction, régler les lacunes structurelles, augmenter les capacités de stockage, accroitre la sureté et la sécurité, établir des relations internationales dans le domaine de l’énergie, accroitre l’ingénierie et les solutions financières existantes mais dans une prise de conscience collective, au-delà du couple franco-allemand. Je terminerai par une belle histoire. L’Allemagne a été semble-t-il sensibilisée à l’écologie en 1966 le jour où une baleine blanche, surnommée Moby,  avait remonté le Rhin pendant 4 semaines jusqu’à Bonn. Le Bundestag en interrompit ses travaux pour aller la contempler. Les parlementaires comprirent ensuite qu’il s’agissait en fait d’un  message car autant elle s’appliqua à mettre beaucoup de temps à se faire bien remarquer et s’arrêter exactement devant ce lieu symbolique, autant elle ne mis que peu d’heures pour ensuite regagner la mer. C’est ce genre d’électrochoc, comme celui du prix Nobel de la paix, dont l’Europe a parfois besoin comme souvent toute organisation riche et complexe.

 

 


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Achevons l’édifice du fédéralisme européen (3/3)

2 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Suite des parties 1 et 2

 

Une identité fédérale européenne forte de ses différences

 

 

Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management, ancien responsable de politique industrielle internationale, président de l’Institut de Recherche et de Communication en Europe (IRCE)

 

 

 

L’Europe vit un déficit de citoyenneté et souffre de légitimité démocratique. Lavision européenne n'est pas un copier-coller des identités et des aspirations de chaque pays mises bout à bout. Elle est le résultat de ce qui sortira de l'alambic de ce "qui est bon pour l'Europe".

 

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 Nous n’avons pas tous les mêmes lunettes. Coutumier des programmes en coopération, je sais qu’un allemand, un français, un britannique et un polonais n’entendent pas tous le coq de la même façon et ne travaillent pas de manière identique. Mais quelle force quand nous savons être complémentaires à la fois dans nos savoirs, nos savoir-faire et nos savoir-être !

 

 

 

Au-delà des ses strates techniques et juridiques, l’Europe doit atteindre sa dimension stratégique et politique de prise de conscience. Le prix Nobel a été une sorte de petit miracle, comme une apparition, pour faire prendre conscience et rappeler qu’en période de crise ou d’euphorie, souvent temporaire, il en va de la survie et de l’intérêt des peuples à fonctionner ensemble sauf à préférer la guerre disparue depuis la création de l’organisme supranational de la CECA. Certes l’objectif initial d’endiguer les guerres par le contrôle du charbon et de l’acier est loin. La « carte et le territoire » ont changé, les objectifs ont évolué.

 

 

 

Comme dans une équipe, forte de ses segmentations et de ses différences, pourquoi ne pas valoriser et responsabiliser chaque pays européen et éviter ainsi les regains de nationalisme et qu’un trop grand fossé ne grandisse. Si les PECO ont été intégrés plus vite que prévu à cause des risques d’instabilité qu’ils représentaient aux frontières de l’Union, ils ne doivent pas non plus oublier, comme aussi la Grèce, l’Espagne ou l’Irlande, la manne financière apportée par l’Union pour leurs infrastructures. Ils ne doivent pas non plus en faire un atout pour désormais concurrencer les autres pays membres mais plutôt les autres blocs mondiaux. Mais comme dans une structure, il peut y avoir des sous-groupes.

 

 

 

Le modèle allemand est-il à suivre ou à compléter ? Il peut certes être reconnu dans le domaine de la finance avec la force passée de la zone Mark. Mais les entreprises franco-allemandes doivent-elles être identiques ou plutôt complémentaires ? Le couple franco-allemand semble avoir sauvé l’Europe, l’Euro. Portons nous un regard suffisant sur ce que pourrait apporter la Pologne et les nouveaux entrants ? Pourquoi ne pas mieux comprendre les  revendications culturelles, financières, économiques et miser sur les forces de chaque pays ? Pourquoi ne pas créer de vraies politiques d’intégration comme par exemple sur l’énergie où un pays peut se spécialiser sur certains types de ressources ou de production ? En matière de coopération industrielle, n’oublions pas que c’est Airbus qui a fait l’Europe, certes avec un cadre d’échanges auparavant créé par l’Union. La politique agricole commune n’a-t-elle pas de politique que le nom ? La réglementation sociale, créant notamment des dysfonctionnements dans la concurrence, ne doit-elle pas mieux garantir les pays les mieux protégés ou alors ne doit-on pas trouver un juste milieu entre les hausses des uns et la baisse des autres ?

 

 

 

Une nécessaire acceptation de « perte de pouvoir »

 

 

 

Comme dans tout type d’organisation, la plus grande crainte est la perte de pouvoir. L’Europe a appris à fonctionner pour l’instant avec des règles juridiques et économiques mais pas encore avec un pouvoir politique permanent. Il s’agit ici pourtant d’obtenir un pouvoir commun plus fort au profit et avec les Etats-membres. Si l’Union était plus protectionniste et plus forte, les nationalismes disparaitraient d’eux-mêmes. Les taxes sur la porcelaine doivent être politiques et non plus réglementaires après dépôt de plainte. Mais la levée des droits sur les stylos chinois n’est-elle pas politique ? Nous devons être fiers d’être européens comme le sont les étasuniens d’Amérique. Imaginons la force pour l’Europe si elle était elle-même membre permanente à l’ONU.

 

 

 

Certains ont peur d’une perte d’indépendance quand le but est de créer une vraie interdépendance avec peut être avec un centre de gravité différent. Certes

 

ni la France ni l’Allemagne ne pourraient plus ensuite porter leur propre voix mais celle plus forte de l’Europe, sauf à considérer qu’il y a un duo de locomotives et des wagons. Le couple franco-allemand et les pays fondateurs sont-ils prêts à considérer ce nouveau centre de gravité au-delà des présidences tournantes ? L’article 3 de notre constitution  stipule que la constitution appartient au peuple. Qu’en sera-t-il pour l’Union ? Sachons relire Tocqueville et le fédéralisme démocratique mais tout en veillant à la suprématie abusive du peuple.

 

La confiance passera par la défense

 

 

 

Nous avons fait taire les canons mais la défense reste la clé du problème. Faut-il une défense européenne de circonstance avec des matériels disparates sans un vrai budget commun ou une vraie armée qui peu à peu supplante les armées nationales ? Ayant œuvré en interarmées sur le terrain et dans les programmes d’armement, je sais que le chemin est long.

 

 

 

Mais la question ne se pose plus si nous voulons achever l’édifice fédéral au-delà des plaies, des cicatrices et des règles féodales. Les trois piliers qui permettaient de cloisonner les étapes mais qui maintenaient une compétence propre des Et

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, surtout en matière de défense, sont désormais tombés. Les comportements dans l’industrie de défense doivent également changer pour éviter de copier ce que fait l’autre par principe de souveraineté. La directive sur la transparence des marchés publics de défense et de sécurité, en évitant les offsets, fera peut être bouger les mentalités si nous savons aussi protéger le marché intérieur. Misons par ailleurs également sur le lien commun de la logistique.

 

 

 

Les « petits pays » peuvent être une clé du fédéralisme plutôt qu’une crainte. Il convient de les intégrer dans une dynamique globale comme nous avons réussi à le faire sur les projets industriels à l’OTAN, véritable vecteur d’intégration européen. Mais il leur faut du temps suite à notre abandon en 1938 et aux traces laissées ensuite. Nous devons faire le deuil d’ach

ats

d’avions américains par la Pologne mais n’oublions pas que les Et

ats

-Unis achètent des hélicoptères français, certes avec d’énormes compensations. Pourquoi ne pas instituer des fonds structurels de défense et une DG européenne de défense ?

 

 

 

Comme dans le domaine financier ou sur certaines réglementations, Il est possible de créer des sous-groupes segmentés dans le domaine de la défense opérationnelle ou industrielle en terme de compétence de savoir-faire mais très dépendants mutuellement tout en laissant une certaine forme de concurrence.  

 

 

 

Mais la défense c’est aussi la recherche commune qui est la force motrice transverse de l’Union. Le temps du X-35, véritable pompe d’assèchement de nos crédits de recherche pour un appareil pseudo américain sans positionnement marketing, est terminé ! Développons nos structures que sont l’AED et l’OCCAR au profit d’une vraie approche européenne.

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rencontre avec les agriculteurs de Cote d'or

1 Décembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 un beau partage lors des rencontres sur la Politique Agricole Commune dans le cadre de l'IRCE et des travaux européens avec beaucoup d'attentes 

 

il y a plusieurs odeurs que j'aime : celle du kérozène qui me rappelle les sauts en parachute et la maintenance aéronautique, celle des machines et de la graisse qui me rappelle l'industrie, les machines et mes mains dans le cambouis dans de nombreux univers, l'odeur des foins, de la paille et du grain moissonné  et ... celle des stabulations où j'ai vécu et travaillé de nombreuses années 

 

mais j'ai vu une agriculture segmentée et rivale comme dans les armées et il y a sans doute à travailler sur cette prise de conscience collective et ce pacte sans doute à créer pour etre plus fort dans les mesures de rémunération, de productivité, réglementaires, environnementales et de concurrence externe.

 

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voir toutes le photos sur le site de l'IRCE : LIEN

 

lire également l'article d'avertissement. merci

 

FC

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UN PROGRAMME POLITIQUE SOCIAL, SEMI-LIBERAL COMPETITIF et ECONOMIQUE POUR LA FRANCE ET SES TERRITOIRES DANS UNE DYNAMIQUE EUROPEENNE

30 Novembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Depuis de nombreux mois, vous découvrez mon positionnement et mes expériences diverses à travers des communiqués et des articles. Ils donnent un regard différent que je souhaite mettre à disposition des Cote d’Oriens, comme des élus. Après être passé par la politique industrielle nationale et internationale pour revenir à la politique pure, ce qui me caractérise est d’une part un riche partage d’expériences, d’autre part de reconnaitre les actions des uns et des autres, même dans l’autre camp, de ne pas mentir systématiquement pour m’attribuer l’avantage et enfin d’agir avec méthode et de parler vrai. Comme Clémenceau, on me hait ou on m’adore. A vous de choisir mais également m’apporter vos remarques constructives. Ma biographie est  disponible sur mon blog.

 

Par François CHARLES

Economiste, officier de l'armeemnt en retraite, conseil en stratégie et management, président d'associations et d'institut, Ancien membre et cadre de partis

 

Je vous propose ci-après d’aborder, par ordre alphabétique et souvent croisées, les grandes lignes d’un programme non figé de politique générale de valeurs de droite forte mais juste et équilibrée que je défends à la fois au niveau territorial, national ou européen et qui s’est régulièremeent enrichi depuis 1998. Il ne s’agit pas ici d’une lettre au père Noël mais une vision d’actions à réaliser, maintenir ou déjà réalisées, d’éléments techniques recueillis, développés et défendus notamment à travers mes articles et de futurs ouvrages. Elle sera améliorée régulièrement. Je reste un patriote qui veut faire gagner la France et l’Europe avec ce que je pense être le mieux pour elle mais sans faire gagner mon camp à tout prix et par tous les moyens si j’estime que sa politique n’est pas adaptée au moment ni aux réalités. La crise existe-t-elle quand les taux sont au plus bas ? Une des clés de la sortie de crise réside en grande partie dans la confiance mutuelle, cette sorte de lance sortie de nulle part dans la forteresse de Syracuse qui donna aux croisés affammés la force de vaincre les Turcs en 1098 sans avoir mangé davantage. 

 

Affaires étrangères

Objectif « l’Europe dont la France » avec délégation sur certaines régions clés. Règle de non intervention individuelle « sauf », comme en matière d’exportation d’armement. Participation active à la représentation de nos entreprises. Valorisation de la langue, du droit, du savoir-faire de l’attitude et de la culture française. Liens privilégiés avec la Francophonie. Interventions militaires déléguées par l’Union en cas de risque de déséquilibre mondial grave. Augmentation du nombre de membres du Conseil de sécurité de l’ONU avec possibles interventions à la majorité qualifiée. Reconnaissance d’un Etat palestinien comme prévu initialement. Affirmation de l’identité française et européenne au sein de l’OTAN. 

 

Affaires sociales et famille

Optimiser le traitement et l’identification et le contrôle des ayants droit pour mieux attribuer les aides sociales et fiscales.  Attribuer un charriot de courses par trimestre aux nécessiteux avec bons d’achats. Développer la sensibilisation et l’implication citoyenne à l’octroi de prestations sociales exceptionnelles en échange d’une valorisation d’un savoir faire au profit d’une entreprise, d’une collectivité ou du public. Quota strictes d’immigration avec assistance par réciprocité. Politique d’aide au logement fixe pour les minorités désirant s’installer, si soutien financier de l’Union. Persévérer dans la politique sociale agricole. Ne pas développer systématiquement les aménagements dans l’ancien pour les personnes handicapées, mais faire une meilleure information sur les lieux aménagés. Créer un fonds mutualiste pour permettre de disposer d’une mutuelle en cas de perte d’emploi. Fondre le  système des intermittents du spectacle dans un autre système. Reconnaitre le régime des Ethiopathes et le fondre avec le régime des autres professions similaires. Simplifier les régimes sociaux compliqués et mettre un frein sur la gestion catastrophique du RSI. Allocations non supprimées en cas d’absentéisme mais versées aux familles en présence des jeunes. Revoir les prix et limiter le gâchis des repas servis à l’école.

 

Agriculture, élevage et pêche

Continuer à faire de l’agriculture un pilier stratégique fort et protégé en France et en Europe dans les réalités mondiales. Revenir à un système de fluctuations limitées des cours des céréales et de la viande. Soutien à la modernisation, à la production d’énergie par méthanisation avec processus intermédiaire. Créations de labels. Augmenter l’effort vers le bien-être animal. Revalorisation du statut social et des aides aux éleveurs à travers la valorisation du travail. Communiquer sur le rôle et la responsabilisation des exploitants agricoles quant à l’utilisation de pesticides. Réviser certaines réglementations sur les semences en cohérence avec la recherche. Accroitre la bio-diversité et réglementer les cultures OGM sans forcément les interdire mais ne plus lancer de cultures sans retours d’expériences préalables. Rejoindre la logique REACH européenne pour une approche structurée de la démarche. Travailler au développement de l’agriculture de proximité. Favoriser le tourisme rural. Développer les études sur les coûts de revient régionaux et locaux dans la viande et les cultures pour mieux orienter les efforts. Retrouver une certaine liberté d’exploitation des terres et de l’élevage dans le cadre du développement de nouveaux marchés. Favoriser une prise de conscience commune, voire avec compensations, entre céréaliers, éleveurs de bovins, ovins, volailles, producteurs de lait et maraichers. Favoriser une prise de conscience collective entre chasseurs et éleveurs sur les risques de maladies portés par les nuisibles ou sinon s’en remettre à une directive européenne. Favoriser une meilleure cohabitation et compréhension entre agriculteurs et nouveaux arrivants dans les villages.

 

Culture, arts, patrimoine

Ouvrir la culture en ruralité, aux quartiers les plus pauvres, à tous les niveaux scolaires. Favoriser l’art dans l’entreprise et à l’école. Favoriser la découverte de la musique classique à travers des films d’actualité. Identifier les talents au plus tôt. Ressortir et faire valoir les identités culturelles locales au sein de l’identité européenne. Créer des orchestres européens. Accroitre les liens patrimoine et culture. Protection des œuvres et fiscalité réduite si partenariat avec les entreprises. Inscriptions agricoles et territoriales à l’UNESCO.

 

Citoyenneté

Vote des européens capables de justifier un travail régulier ou à la retraite avec application réciproque dans chaque pays. Assistance des étrangers en demande d’asile avec justification sérieuse de danger dans leur pays. Redéfinition du périmètre Schengen. Mariage de même sexe : oui du moment où l’on n’impose rien à l’église et inversement et avec adoption d’enfants si âgés et capables de prendre conscience et sans insémination. Enseignement civique électoral en lycée. Développement d’une « citoyenneté européenne ». non cumul des mandats parlementaires et exécutifs locaux. Reconnaissance des votes blancs. Rassemblement des scrutins. Développement du vote à la proportionnelle pour tous les petits partis.

 

Défense nationale et anciens combattants

Inclure la mémoire de la guerre de 1870, avec ses premiers monuments dans nos campagnes, dans la commémoration du 11 novembre. Maintien de l’armée de métier mais retour à un service de 6 mois pour redonner certaines valeurs de l’effort, de la discipline et des engagements de défense civile. Armement : Protection du marché de défense européen et mise en place d’un Buy European Act, rapprochement des agences AED et OCCAR pour le lien entre recherche et acquisition, mise en place d’une agence logistique européenne, maintenir la recherche nationale et accroitre la recherche européenne pure et financée par l’Union, création d’une DG européenne de défense, passage du Service Industriel Aéronautique militaire en EPIC avec grappes de PME attenantes, recherches de solutions logistiques européennes. Création progressive d’une armée européenne fédérale présente dans chaque pays au-delà des modèles d’assemblage existants et avec des moyens propres. Utilisation de l’OTAN comme vecteur d’intégration européenne. Création d’un centre de simulation européenne en dehors de l’OTAN. Accroitre la sensibilisation à la défense économique et la défense civile.

 

Economie & Finances dont publiques

L’économie n’est pas qu’industrielle. Taxation des transactions financières pour décourager les spéculations. Séparation des banques de dépôt avec les banques d’affaires, comme avant. Créer un emprunt d’Etat via une collecte d’assurance vie. Ne pas inscrire de règle d’or dans la constitution mais accroitre la responsabilisation avec sanctions dans le cadre des règles européennes, qui doivent être appliquées aussi en régions. Réaliser une meilleure application de la LOLF toujours incomprise dans sa logique décloisonnée. Financements industriels en possible  interdépendance avec les fonds de pension à implication et durée déterminée. Développer la banque des PME, continuité des actions déjà engagées. Relancer le Commissariat au plan pour une vraie vision stratégique avec des contrats de plan à 5 ans avec certains organismes.

 

Economie numérique

En faire un vrai vecteur de développement pour les entreprises qui peuvent aussi influer pour l’économie numérique, pour la médecine, pour l’agriculture devenue de vraies entreprises et pour la vitalité des territoires. Faire que chaque utilisateur puisse envoyer plus de 2 méga en 2015 et surtout dans les campagnes sans attendre l’arrivée d’une industrie ou d’un pôle d’excellence rurale. Plan de sensibilisation et de formation des personnes âgées. Accroissement des utilisations multiples (ex : télémédecine). Développement des cyber-bases et des ateliers dans chaque canton et notamment à Montbard.

 

Education et enseignement supérieur

Accompagnement des jeunes enseignants actifs par des enseignants retraités. Valorisation des petites classes, véritables ciment initial. Orientation scolaire au lycée, voire dès le collège par un trinôme enseignant-conseil-entrepreneur.

Sensibiliser au monde du travail dès le CM2 pour développer les métiers manuels ou le gout de l’industrie. Développement de l’apprentissage avec passerelles permanentes entre écoles et entreprises avec budget lié. Retrouver une école efficace et performante avec analyse des modèles suédois, allemands et asiatiques filtrés avec nos réalités culturelles. Réduction des vacances d’été, anciennement dédiées à l’agriculture  à un mois et demi et pas plus de 10 j de vacances intermédiaires. Journée d’école aménagée avec sport, activités culturelles et connaissances européennes.  Equipement numérique adapté. Développement de la tenue uniforme. Développement de modules de comportement et de méthodologie d’enseignement avant d’enseigner et les maintenir en formation continue. Contrats d’objectifs dans l’éducation et appréciation des enseignants par les élèves comme lors des formations professionnelles ou en entreprise. Encouragement des initiatives des enseignants. Attention accrue vers les enfants à problème ou les élèves précoces au plus tôt avec proposition d’accompagnement ou d’orientation. Optimiser la cohérence lycées collèges avec les collectivités. Lutter contre la fermeture des petites classes en ruralité car les enfants profiteront de plus d’attention, augmenter les classes doubles

 

Emploi & Travail

Ne pas priver certains d’un travail supplémentaire sans obliger l’employeur à prendre ceux qui n’en n’ont pas mais prendre conscience que certains doivent être aidés. Développer une vraie politique salariale et un partage des profits encadré. Temps de travail à 40 h par employeur ou 50 h multi employeurs possibles.  Mise en place d’un Pack anti crise avec coach, mentor, spécialiste et conseiller pole emploi au profit du demandeur d’emploi. Maintien des liens mis en place avec les collectivités et les établissements de formation. Développer les actions « post 50 » : Organisation de la veille et la relance d’activité dès l’âge de 50 ans, proche des contrats de génération. Favoriser le travail des séniors entre eux et des chômeurs entre eux. En extrême besoin créer des entreprises nationales provisoires de proximité dans les zones de chômage avec récupération des moyens industriels disponibles. Créer des nouvelles entreprises nouvelles avec des ilots de chômeurs. Valorisation du secteur associatif. Travailler sur une vraie réduction du coût du travail sans mettre de compensations ni de TVA dite sociale « penser le changement plutôt que changer le pansement ». Education des adultes avec fonds locaux et européens. Possible Fiscalisation des heures supplémentaires si constitution d’un fonds à destination des  entreprises répondant à certains critères éthiquement sociaux,  pour compenser leurs charges et ainsi faire repartir la croissance de façon incitative. Parler de rémunération globale avec pédagogie au-delà du simple salaire, adapter le temps de travail et le poste de travail, prendre des décisions collectives et non unilatérales, aménager un espace de services et garde d’enfants dans son entreprise (family management), augmentent régulièrement les employés sauf cas exceptionnel et non l’inverse, répartir financièrement tout ou partie du résultat dans une conscience collective. Limiter la fourchette de rémunération même au dehors des entreprises publiques où l’Etat est majoritaire. Ce fonds pourrait également aider les entreprises à abonder avec leurs salariés dans des garanties de retraite. Au même titre que les dispositions anciennement prises sur l’innovation technologique, ce fonds pourrait aussi être abondé par particuliers à travers certaines collectes (assurances vie…) avec avantages fiscaux. Formation permanente qualifiante, DIF augmenté.

 

Energie et Développement durable

Développement d’énergies autres que le nucléaire pour ramener cette dernière à 50% de nos besoins dans un souci de limitation de dépendance (avec notamment impact sur l’emploi) mais sans forcément réduire le nombre de centrales actuelles. Valoriser un savoir faire de déconstruction pour son application dans le monde. Amener les autres énergies à la productivité : éolien, solaire, géothermie, méthanisation. Développer une solution européenne sur le solaire indépendante de la Chine. Rechercher une politique d’intégration énergétique européenne avec spécialisation possible par pays. Taxe carbone réaffirmée. Rendre l’Ecologie apolitique. Développement de la filière bois. Gestion de l’eau : solutions de recomplètement des nappes phréatiques à partir des inondations et de l’acheminement d’eau de mer désalinisée lors du parcours et reminéralisée dans le sol avec financements partagés. Réguler la taxe de déconstruction en fonction de l’état de reliquat des substances dangereuses. Bonus développement pour les établissements hôteliers avec label écologique. Développement de la filière bois.

 

Europe

Etre garant d’une identité nationale mais dans une dynamique européenne qui doit revoir sa gouvernance et ses règles de concurrence. Créer désormais une vraie identité politique forte plutôt qu’uniquement technique et administrative. Protectionnisme accru dans le domaine industriel, énergétique et agricole Buy European Act. Politique énergétique, industrielle et agricole européenne. Finaliser le schéma fédéral déjà en place dans le fonctionnement technique, juridique et désormais financier avec une autonomie de fonctionnement maximale des Etats en subsidiarité. Etablir une gouvernance élue et reconnue avec élections de l’exécutif. Réaliser des politiques cloisonnées d’investissement sur les fonds structurels avec des sous groupes de fonctionnement dans un objectif commun. Faire circuler les retours d’expérience. Augmenter le budget pour des actions d’intervention européenne. Pénaliser les délocalisations hors d’Europe sauf si aucune solution européenne n’est possible. Consolidation de l’euro et de la banque centrale européenne. Emission d’obligations indexées sur l’or. Régulation de la fiscalité des entreprises. Titrisation de la dette vers les entreprises stratégiques. Inciter des interventions européennes dans les entreprises en plus des banques. Notion de citoyenneté européenne. Travailler sur les approches sociales. Elaborer une armée, une diplomatie européenne. Développer la collaboration en matière de police et de sécurité dans l’espace judiciaire européen, élargir la force de gendarmerie européenne. Revoir les critères de Schengen. Politique Agricole Commune réaffirmée avec anciennes règles de fluctuation Normalisation si utile en tant qu’arme commerciale à l’export. Travailler à l’imbrication franco-allemande et non la copie. Aider les pays les plus problématiques à trouver leur nouveau processus économique et fiscal

 

Fiscalité

Taxe sur les transactions financière au niveau européen et national pour limiter les spéculations. Régulation par la TVA, taux à 5, 10 et 20% proches des taux européens,  réflexion sur une TVA à la carte plus les plus démunis et TIPP pour ceux habitant en lointaine campagne. Pas de taxe française européenne à l’importation pour une dynamique collective européenne forte. Fiscalité des grandes entreprises revue. Bonus aux groupes qui aideront au chiffre d’affaires de PME à l’export. Ne pas compenser les cotisations sociales mais tenter de les réduire avec les mêmes garanties mais avec des distributions justes. Meilleur partage des bénéfices en entreprise et désormais pour un encadrement de la fourchette de salaires dans une même entité. Ne plus augmenter la taxe sur les cigarettes mais inciter les fournisseurs de réduire les coûts des produits et de leurs composants. CSG sur les retraites  dont les salaires n’ont pas été déjà taxés. Taxe carbone réaffirmée. TVA réduite sur la restauration sauf de luxe. Crédit Impôt recherche maintenu et accentué pour les PME. TVA réduite sur l'acool dans les bars et restaurants, garante d'une certaine pédagogie de consommation mais relevée dans les grandes surfaces.

 

Industrie et entreprises

Ne pas créer un ministère spécifique pour les PME qui sont en fait majoritaires. Renverser la démarche, mettre l’accent sur les grappes d’entreprise. Développer une vraie politique industrielle avec des entreprises stratégiques identifiées et une efficacité des chambres de commerce pour éviter que le ministre ne doive prendre son téléphone pour sauver une entreprise. Développer le portage stratégique des groupes vers les PME sur la recherche et l’export. Bonifier les vrais partages stratégiques entre donneurs d’ordre au-delà des liens techniques. En cas de nécessité, rechercher les délocalisations européennes plutôt que lointaines. Assurer un plan presse et ruralité. Revoir le statut de l’auto entrepreneur libéré de charge au-delà du travail salarié et dans une limite de chiffre d’affaires pour éviter la concurrence avec les entreprises chargées. Mieux surveiller des Associations illégalement concurrentes de sociétés de services, sauf si associations de séniors « post 50 ». Tirer profit des initiatives européennes du Small Business Act. Aider au développement de la robotisation dans les PME pour une plus grande compétitivité sans tuer l’emploi. Développer une vraie méthodologie d’aide des PME pour la réponse aux appels d’offre européens. Exploiter l’ouverture contractuelle de certains moyens industriels étatiques récemment  obtenue au profit de PME. Favoriser la rémunération globale. Droit de regard sur le montant et la gestion des cotisations des travailleurs indépendants suite au mécontentement permanent face au RSI. Développer un secrétariat à l’Intelligence Economique pour améliorer l’approche transverse, la protection, la veille, la valorisation et la communication de nos compétences au-delà du ministère de la défense et l’efficacité économique. Travailler sur des projets à coût objectif, à livres ouverts avec bonus et malus mais aussi comme créancières. En période de crise l’Etat peut demander de travailler « dans l’intérêt général », sans profit court terme mais avec prime de compensation à terme pour les entreprises qui auront accepté le pacte. D’autres peuvent aussi être récompensées à terme si elles acceptent de supporter la titrisation d’une partie des dettes existantes ou futures de l’Etat ou des collectivités. Et pourquoi pas ? Ouvrir les outils industriels étatiques contractuellement aux PME qui en auraient besoin pour éviter un investissement. Faire germer le portage entre petites et grandes entreprises. Inciter l’Etat, comme les collectivités, à intervenir temporairement en capital pour reprendre ou créer des entreprises dans les zones économiquement faibles mais avec dégagement programmé laissant le temps aux structures privées de prendre le relais. Label « made in Burgundy ». Développer les grappes d’entreprises avec la création d’emplois administratifs et commerciaux financièrement mutualisés. Persévérer dans l’optimisation de la création simplifiée d’entreprise.

 

Jeunesse

Mettre en place des conseils de la jeunesse en ville et en ruralité. Lutter contre l’illettrisme par la création de fondation ou d’associations d’accompagnement à la lecture.  Favoriser la création de pépinières de junior entreprises européennes, comme en écoles de commerce avec investissement d’amorçage de l’Etat, des collectivités et d’entreprises ombrelle.  Développer des ateliers de créativité jeunesse au profit de la vie économique sociale et culturelle. Régulation/incitation des activités numériques et sportives de plein air. Développement des EPIDE volontaires. Socialisation par le sport et par l’élevage.

 

Justice et Sécurité  

Formation des magistrats à la gestion des entreprises, à la médiation et à la vision globale des risques. Augmentation du nombre de juges d’instruction. Réforme de la magistrature pour une meilleure indépendance. Formation accrue et permanente des forces de police sur le modèle de la gendarmerie. Mixité des équipes. Conservation et généralisation du statut militaire. Essai d’harmonisation des principes de légitime défense. Aménagement des prisons sans nouvelles constructions et création de prisons aménagées et familiales sur le modèle européen. Augmentation du nombre d’assesseurs en commission de discipline des maisons d’arrêt. Organiser des visites de maisons d’arrêt pour les auteurs de délits mineurs. Révision de la garde à vue au profit du suspect. Condamnation dure des fuites de l’instruction. Sanctions forte des juges influencés par toute forme de pouvoir et des juges rendant délibéré sans instruction saine ni déclaration d’incompétence dans certaines situations compliquées. Notation des juges. Légalisation des tests ADN. Surveillance vidéo accrue et régulée par les mairies et police. Passer les brigades de gendarmerie départementales à 200 gendarmes et augmenter les brigades de canton à 15 gendarmes avec conditions de vie adaptées. Pas plus de 15 minutes de délais d’intervention. Conserver la police municipale de proximité sans arme pour le lien, le renseignement, la veille et la contravention des incivilités mais aussi les activités avec les jeunes. Optimiser les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance au sein des municipalités. Conservation d’un tribunal par sous-préfecture ouvert périodiquement.

Comparution immédiate maintenue. Limitation de l’immunité parlementaire et présidentielle sur les actes liés à la fonction.

 

Logement

Réparation des logements anciens en ruralité avec prêt à taux zéro pour les jeunes et primo accédants. Accompagnement à la garantie de loyers sous conditions. Limitation de la mixité privé-social systématique du logement. Dessiner un vrai parcours de l’habitat pour les jeunes. Limitation des SChémas de COhérence Territoriaux (SCOT) de 20% de logements sociaux appliqués systématiquement sans vision globale. Hausse des loyers régulée. Mise en place d’un guichet unique dans chaque département ou les régions pour éviter de recenser les multiples demandes identiques faites par une seule personne. En matière de co-propriété, inciter les banques à  prendre en compte les véritables seconds loyers à intégrer dans le prêt correspondant aux rénovations énergétiques ou ascenseurs. Instituer et reconnaître  des zones de bruit, à chauffage ou de prix modéré ou élevé (pour les personnes plus âgées) permettant ainsi une réduction des charges et un meilleur confort peu possible en cas de mixité. S’agissant des bailleurs sociaux, veiller à la vente au prix du marché pour éviter les décalages.

 

Recherche

La recherche doit être permanente pour la compétitivité. Audit des actions déjà engagées dans les régions et à travers la nation : pôles de compétitivité, recherche ANR etc. Restructurer, optimiser, décloisonner les budgets et actions de recherche pour trouver les gains potentiels, recherche de retours et partages d’expériences sur les actions engagées. Préserver la recherche fondamentale tout en la couplant de façon permanente avec la recherche appliquée collaborative. Développer des EPIC avec contrats de plan comme l’INERIS. Réaliser un accompagnement plus efficace pour les programmes européens envers les PME (Eurosphère, PC et Eureka) avec un retour d’expérience de la rédaction des rapports. Persévérer dans le crédit impôt recherche et le statut de jeune entreprise innovante. Développer la recherche sur les idées, les infrastructures et les chercheurs. Récompenser les groupes qui accompagneront naturellement les PME. Maintenir un niveau élevé de recherche militaire de pointe pouvant profiter au secteur civil.

 

Réforme de l’Etat

Aujourd’hui 70% de jeunes veulent rentrer dans la fonction publique par sécurité. Maintenir le nombre de fonctionnaires mais favoriser l’évolution des métiers pour une meilleure productivité. Rechercher une vraie cohérence avec les collectivités pour éviter qu’elles ne compensent les mesures prise par l’Etat. Rechercher une organisation administrative cohérente avec des personnels public donnant l’exemple et motivés. RGPP néanmoins confirmée. Supprimer le conseil général pour une meilleure cohérence régionale mais pas le cadre structurel du département pour une meilleure gestion locale. Attribuer le pouvoir aux régions mais assurer une remontée d’information et une application des directives à travers les préfectures et sous préfectures qui aideront à les maintenir. Non cumul des mandats parlementaires avec des mandats exécutifs locaux. Réfléchir à un régime présidentiel.

 

Retraite

Pas de taxation CSG supplémentaire sur les retraites si les salaires l’ont déjà supportée pendant la période travaillée. Age de la retraite « pleine » porté à 62 puis 64 et 65 ans sans rétroactivité pour les personnes à moins de deux ans de la retraite au moment de la mesure. Possibilité de retravailler à la retraite avec dispositions spéciales pour des structures dédiées « séniors » publiques, privées ou associatives si création de valeur ajoutée et de richesse. Mieux contrôler les retraites versées à l’étranger. Développement de la retraite par capitalisation, avec charges minimales sur les montants versés et abondés.

 

Santé

Développer une attitude plus responsable au niveau rural. Accentuer l’incitation financière des internes et globale des médecins en campagne même si le carnet de rendez-vous est plein, élever les remboursements kilométriques pour els autres professions de santé. Recruter en Europe avec un accompagnement global pour une bonne prise de la greffe.  Développer le salariat,  passer par une orientation obligatoire avec un quota à la sortie d’études vers les campagnes comme dans les grandes écoles. Disposer les hôpitaux à l’extérieur des villes. Inciter les Universités à accueillir des personnes issues du milieu rural pour qu’ils y restent sans effort. Réguler les postes en ville pour les répartir à la campagne avec incitation et prise en charge par le Conseil Général de certaines dépenses liées au déplacement ou de baisse de l’Impôt sur le Revenu déjà réalisé. Infirmiers et infirmières, qui disposent d’un Ordre depuis 2006,  pourraient également travailler sur plusieurs sites et/ou obtenir des indemnités kilométriques plus grandes financées par les gains probables trouvés en remplaçant les taxis, destinés au tourisme et aux affaires, par des navettes de bus.  Eviter d’aller à l’Hôpital pour les besoins bénins, développer la médecine salariée. Développer les maisons de santé avec une organisation d’accueil et de tournée cohérente. Développer le partage des fichiers et les actions des ARS. Accentuer la télémédecine avec les maisons de santé et les hôpitaux mais également les habitations. Valoriser les acquis de notre sécurité sociale électronique, une des plus performantes. Contrôler et Pénaliser les abus d’arrêt et de prescriptions. Drogue : pour les centres de soins identifiés avec accompagnement piloté vers l’abstinence et non pour l’entretien. Pénalisation du cannabis et autres substances d’états seconds. Identifier une « spécialisation rurale » car les symptômes et maladies sont différentes qu’en ville. Développer les pôles d’excellence rurale qui généreront des besoins stables.

 

3° et 4° âge

Généraliser les Conseil des séniors et leur poids dans toutes les villes de plus de 5000 habitants et les cantons. Développer les maisons des anciens. Accroître les partages d’expériences et de services (gardes d’enfants, lectures, révision des devoirs, lutte contre l’illettrisme, développement touristique, etc… avec aspects administratifs réduits) et non seulement les liens intergénérationnels d’aide de dépendance. Maintenir l’éducation tout au long de la vie. Créer des associations commerciales ou industrielles. Financer la dépendance par des supports assurance de façon privée personnelle mais également par une contribution par répartition. Etablir un audit des prix des prestations de maisons de retraite. Veiller à l’accessibilité mais pas forcément partout pour limiter les investissements, sauf nouveaux bâtiments. Favoriser le maintien à domicile.

 

Sport

Accueillir les Jeux olympiques avec de vraies méthodes marketing et une réelle efficacité de réalisation et de persuasion. Créer des structures financières et de défiscalisation associatives ou privées pour investir sur les domaines délaissés. Maintenir ou accroitre la recherche technologique avec des marques françaises ou européennes. Miser sur l’insertion et la réduction de l’insécurité à travers le sport par la pratique ou l’encadrement. Créer des dispositions fiscales pour les frais de déplacements des familles accompagnatrices de jeunes chaque week-end et chaque compétition. 

 

Tourisme

Développer le tourisme et les activités d’entreprises dans l’agriculture et dans l’industrie. Favoriser une offre « randonneurs à pied et cheval » dans de vieilles maisons à rénover dans les villages. Soutien des climats de Bourgogne au patrimoine de l’UNESCO avec un meilleur dossier. Créer un « tourisme européen » thématique avec financements communs liés.  Développer un label pour l’hôtellerie écologiquement responsable (énergie positive, récupérations…). TVA à 5, 10 et 20 sur petite, moyenne et hôtellerie de luxe. Valoriser des canaux. Augmenter les liens entre patrimoine et culture. Après Alésia, mettre l’accent sur le premier et le second empire en Cote d’Or (Montbard, Dijon, Val de Saône).

 

Transports

Réguler la politique des transports européenne par des compensations ajustables. En Cote d’Or, terminer certains grands travaux LGV pour notamment ramener Dijon à moins de 1h30 qui entrainera un meilleur regard sur Montbard à 1h de Paris ! Relancer l’analyse de faisabilité du grand Canal. Favoriser le transport des camions par trains et bateaux, analyser la remise en service d’anciennes par une exploitation privée (ex en Auxois et Is s/tille). Favoriser les voitures électriques et les transports à piles à combustible. Développer la cohérence des projets de transports en ville.

 

Villes & Ruralité

Mutualisation des compétences administratives, techniques, juridiques entre communes. Développement des foires locales. Optimiser les retours d’expériences entre « pays » et communautés de commune. Ne pas opposer les campagnes aux villes en ruralité mais identifier les synergies complémentaires réparties dans chaque canton.  Identifier la cohérence de développement entre grandes et petites villes et de leurs territoires dans chaque département et inter-département. Réduire définitivement la fracture numérique pour favoriser la vitalité rurale avec ou sans pôle d’excellence.  Développer les dialogues et retours d’expérience entre villes départementales. Etablir des liens entre territoires européens qui se ressemblent. Réaliser une analyse d’écart du rapport de cohérence ville campagnes DATAR 2020 avant de se projeter en 2040. Stabiliser  les « campagnes des villes » à caractère rural périurbain à fonction résidentielles dominante ou mix résidentiel et productif et les nouvelles campagnes « multifonctionnelles » à fonction productives diversifiées, fonction résidentielle et d’activité de loisirs. Amener des pôles d’excellence rurale dans les campagnes dites « fragiles » à faible densité avec recul économique et démographique. Prendre des mesures choc pour la haute Cote d’Or dans une dynamique haut de gamme désormais nécessaire de part son emplacement touristique stratégique. Développer une banque de financement incluant la DATAR pour la vitalité rurale. Maintenir des commerces moyen et haut de gamme dans les petites villes rurales. Définir et valoriser les forces de la ruralité avec un « label ruralité » autour du vin, de l’élevage, des terroirs, de l’artisanat. Disposer des parkings en périphérie de Dijon. Analyser une ligne de tram vers Fontaine d’Ouche et sur le pourtour de Dijon. Ne pas forcément développer une gare TGV à porte neuve mais plutôt en ruralité. Maintenir les deux régiments de Cote d’Or de façon durable.

 

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UMP : le secret des isoloirs a parlé

21 Novembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

JFCopé a donc été élu par … abandon des poursuites de son adversaire, à 98 voix près. la COCOE a rejeté le recours. Il fallait bien avancer. J’ai déjà écrit un recours en annulation pour 8 voix sans vraie reconnaissance après un étonnant revirement de situation finalement non retenu à charge … Mais un élément est significatif : alors qu’il était en retard dans les sondages, que s’est-il donc passé pour que le « militant battant » coiffe le « président loyal » sur le fil et avec quel impact sur la vie future ?

 

Par François CHARLES

conseil en stratégie et management, animateur politique et territorial

 

 

Bien entendu on parlera de son action de terrain, de la motion de la Droite Forte conduite par deux jeunes loups avec ce lien commun « décomplexé ». On mettra cela en face de la Droite Sociale, dite molle mais loyale et perfectionniste, vraie force de F. Fillon reconnue pendant les négociations et sa défense des syndicats mais peut être trop proche de la gauche ?

 

La vérité est encore ailleurs, justement par projection de ceux dont il ne faut pas prononcer le nom. G. Pelletier qui se réclame du Sarkozysme tomberait-il dans l’amnésie ? Au soir de la défaite aux législatives, le mot d’ordre « à droite toute était donné » mais sans s’afficher avec le FN car les électeurs n’aiment pas… sauf dans l’isoloir !

 

Nos villes sont roses et nos campagnes deviennent bleues marines dans les urnes car les Français non militants expriment par leur vote ce qu’ils pensent tout bas pour ne pas paraitre incorrects. Mais ils aiment ceux qui portent haut certains arguments même s’ils dérangent. On peut donner le mérite à JF Copé d’avoir compris cela plutôt que s’accrocher sur ses principes comme son adversaire. Et c’est en cela qu’il pourrait bien aller chercher les 50% de votants du FN revenant traditionnellement au second tour, laissant l’UDI cultiver le centre droit mais en le surveillant, voire en laissant germer des courants qu’il pourra ensuite assécher à sa guise. On peut rassembler par le discours, la force, l’action, la manipulation pour mieux cacher sa rancœur ou rassembler sur un projet et sur une vision. Les militants UMP ont choisi.

 

Mais ce « grand » parti qui se dit « républicain » et dont la majorité des dirigeants s’est moquée des élections internes puis des primaires socialistes, n’a pas donné une très bonne image. F. Hollande pourra engranger des points. Peut-on pour autant l’excuser de ne pas avoir su - ou voulu - organiser une élection interne, certes la première. Pourquoi donc le nouveau président a-t-il fait une annonce à la hussarde comme s’il avait quelque chose à se reprocher sauf à agir selon sa personnalité ? Quand il manque des urnes, trouve-t-on en tête de file les plus forts ou les plus modérés comme dans d’autres pays ou d’autres histoires ?

 

Stratégiquement, le parti de Jacques Chirac et celui de F Fillon, voulant rassembler à partir du centre et même depuis la gauche, a vécu. Il s’est déchiré comme s’est écroulé l’empire de Charlemagne. J Chirac n’a pas gagné contre VGE mais parce qu’il ne fut pas remplacé ensuite. N. Sarkozy avait su couper les têtes montantes du centre, notamment en plaçant des pions en contrepoids dans les ministères. Mais désormais JL Borloo est de retour

 

L’UDI veut un partenariat du moment qu’elle soit gagnante comme le dit son chef. Elle doit néanmoins attendre un peu avant de se réjouir car si F. Fillon crée un courant, elle sera totalement asphyxiée et le duo complémentaire aura gagné… sauf peut-être dans quelques départements comme en Cote d’Or où règne un César local de l’UDI qui avait su se protéger pendant les dernières élections en faisant

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Oenologie et connaissance de soi avec le MBTI

15 Novembre 2012 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Il est très souvent agréable de se retrouver autour de bons vins. Les entreprises utilisent beaucoup ce vecteur pour créer des liens internes ou externes. Mais pourquoi ne pas en profiter pour apprendre de façon originale à se connaitre et également en retour mieux apprécier ce que l’on cherche à déguster ?

 

 

Par François CHARLES

coach et conseil en stratégie, management et développement personnel, certifié MBTI formation individuels et groupes - www.novial.fr

 

Les techniciens œnologues vous apprendrons l’aspect visuel, la couleur, la robe, la nuance, les niveaux d’intensité, la brillance, la limpidité, la transparence, la viscosité, les larmes ou jambes, l’effervescence. Puis l’aspect olfactif, premier et second nez, mécanisme de l’odorat, la classification des odeurs, des multiples arômes. Ensuite l’aspect gustatif, les saveurs de base. Enfin l’attaque en bouche, l’équilibre, l’évolution, la longueur et l’évaluation générale. Certains s’en souviendront, d’autres pas, d’autres enfin n’auront pas forcément atteint l’objectif demandé mais tous repartirons sans doute en ayant passé un bon moment. Puis ces mêmes personnes iront peut-être dans des formations en salle apprendre certaines méthodes de personnalité pour mieux manager. Pourquoi donc ne pas allier ces deux activités où il s’agira de capitaliser l’activité vécue par des outils de stratégie et de management.

 

Déjà exposé dans un article sur la sécurité routière, je parlerai ici du MBTI (Myers-Briggs Type Indicator) outil de connaissance de soi le plus utilisé au monde pour identifier nos points forts, points faibles, préférences, choix, zones d’effort et de confort, adapter notre comportement et nos attitudes à certaines situations, gérer le stress, apprécier et doser nos dépenses d’énergie en cas d’événement fâcheux, ainsi que notre volonté et notre nécessité à le faire. L’idéal reste de pouvoir atteindre un certain équilibre et pourquoi pas en matière de dégustation ! N’oublions surtout pas le comportement des autres, qui ont un rôle important dans nos façons d’apprécier, en nous guidant ou nous forçant parfois dans nos choix.

 

Bien que j’en utilise d’autres (j’ai créé une matrice multi-outils), je considère que le MBTI, issu du modèle de Jung sur le fonctionnement de l’esprit humain, adapté aux Etats-Unis,  ou son modèle simplifié (CCTI), est l’outil de base le plus complet pour maitriser à la foi les attitudes et le fonctionnement général. Nous apprenons à « marcher sur nos deux pieds », qui signifie comprendre quel est son pied d’appel, qui ne changera pas, mais aussi que l’autre pied a aussi toute son importance dans l’équilibre. Il est généralement utilisé en ressources humaines, orientation de carrière, coaching relationnel mais je l’utilise aussi dans de nombreux autres cas « métiers » ou pour le sport. Il est possible de le découvrir à l’aide d’un questionnaire de 80 questions ou plus réduit (CCTI), de valider ensuite ses polarités de fonctionnement puis son profil global. Je veille souvent à le ramener à la façon la plus simple et efficace et à la portée de tous pour que les personnes « jouent » facilement avec leurs polarités dans n’importe qu’elle situation, afin de mieux maitriser, anticiper ou réagir face à certaines situations. Et donc pourquoi pas l’utiliser pour mieux se connaitre à travers le vins et mieux apprécier toute dégustation, au-delà même du vin.

 

Cette approche est enseignée de façon très complète dans des formations traditionnelles de plusieurs jours avec prise de conscience complète des éléments liés et sous-jacents du profil identifié. Mais il est possible aussi de l’intégrer de façon simple dans des formations « métiers » (négociation, management, gestion de crise…) ou comme ici dans des activités plus ludiques et conviviales.

 

Imaginez quatre balances avec donc huit polarités. Il s’agira de comprendre d’une part sur quel coté nous préférons fonctionner, d’autre part que dans certains cas mieux vaut adopter une autre attitude et enfin de le faire sans trop attendre sous peine de consommer de l’énergie inutilement. La surdose de bon stress pourra être aussi néfaste que celle de mauvais stress si elle empêche de se maintenir en veille permanente et  équilibrée avec peu d’énergie. Il est toujours étonnant, lors d’une dégustation à l’aveugle, de s’apercevoir par excès de confiance que l’on vient de boire un vin blanc alors que l’on pensait boire un rouge ! Par ailleurs, dire et admettre qu’il y a plusieurs façon de fonctionner est facile. Comprendre que le comportement de Pierre, Paul et Julie sont différents par leur génétique, leur histoire et leur environnement de vie et que parfois il convient de se mettre à la place de l’autre l’est moins. Pour celles et ceux qui connaissent le modèle d’Hermann, je dirais que les deux méthodes ont le même cœur mais que le MBTI rajoute la couleur au tanin.

 

Passons maintenant en revue ces polarités en relation avec la dégustation de vin. La première balance concerne le ressourcement. Nous découvrirons les dégustateurs plutôt « extravertis » (E) car ils iront spontanément au contact confronter leurs ressentis quand les « introvertis » (I), parfois trop dans leur bulle, attendront un premier avis interne avant d’éventuellement le faire, de peur de se tromper. Nous inciterons sans doute les « E » à prendre davantage de temps de réflexion et laisser les «  I », dont le filtre est plus épais,  admirer les nuances, la limpidité et trouver par eux-mêmes plutôt qu’être influencés, sauf s’ils le demandent une fois le stress de l’ignorance arrivé.

 

La seconde balance concerne la façon de collecter les informations. Certains, très voire trop « concrets », (S) avanceront pas à pas et détecteront assez rapidement les aromes, les senteurs. Les autres, auront d’abord besoin d’un peu de recul, d’assembler certains  éléments et de voir certaines images et liés à ce qu’ils voient ou ressentent (N) pour ensuite venir sur le terrain des détails. Les priver de ce chemin différent les privera certainement d’une appréciation juste des goûts et des odeurs généralement reconnues.

Ces derniers pourront ensuite essayer d’emmener les « S » s’ils le peuvent, sur leur terrain pour découvrir autre chose que des détails.  

 

La troisième polarité s’attache à la prise de décision, à la déclaration d’affirmation de ce qu’ils ont trouvé sur les arômes, les terroirs, les régions, les maturités. Certains, ayant la tête froide (T), auront trop tendance à faire confiance à la « pensée logique », aux critères objectifs, en n’imaginant pas qu’ils puissent se tromper d’arôme, de cépages ou d’année car ils ont tout passé en revue méthodiquement et par déduction ! Alors que d’autres, qui décident souvent avec le cœur, à l’affectif (F), au « sentiment », prendront le risque de se lancer dans leur ressenti. Une fois la bonne réponse tombée, les premiers pourront la discuter pour sauver le processus (T) quand d’autres essaieront de relativiser en disant que l’erreur est humaine (F) pour ne pas perdre la face.

 

La quatrième et dernière balance définit le fonctionnement général. Certains seront organisés (J), « structurés », agiront souvent trop par anticipation et seront stressés si un événement imprévu arrive comme par exemple un changement de vin, voyant arriver du blanc alors qu’ils s’attendent au rouge. Peut-être devraient-ils plus souvent se confronter à certains imprévus ou les imaginant pour s’adapter. D’autres, plus «flexibles » (P), parfois trop souples, aimeront la découverte en exploitant leur force mais peut-être auront-ils parfois intérêt à mieux se préparer au programme prévu à l’avance pour être performant. 

 

Existe-t-il un profil du meilleur dégustateur ? Celui qui pense, qui ne pense pas ? Qui pense trop ou trop peu et pas au bon moment ? Chacun peut déguster de façon équilibrée mais avec plus ou moins d’efforts avant ou après avoir passé la ligne imaginaire de l’action. S’agissant de savoir si les femmes apprécient plus que les hommes, Les statistiques MBTI/CCTI sur les questionnaires vie courante, réalisés depuis de nombreuses années, apporteraient certains éléments de solution qu’il conviendrait de consolider lors des stages. Sur les quatre balances, et sur le même nombre de population, les femmes apparaissent un peu plus « concrètes » que les hommes mais elles décident généralement en se mettant beaucoup plus « à la place » (F) et de façon conciliante que les seconds qui montrent plutôt un esprit de compétition (T) … même pour trouver un cépage ?

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