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Le blog philosophique de francois CHARLES
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DOIT ON BLAMER LA TURQUIE POUR LA DESTRUCTION DU CHASSEUR BOMBARDIER RUSSE ET SES CONVOIS HUMANITAIRES..?

28 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense, #international

Alors que la France et les pays de l'OTAN se contentent de ramener les avions russes à la frontière des pays baltes mais aussi récemment en Bretagne, la Turquie n'a pas joué à "schlemiel", n'a fait qu'un avertissement puis a abattu un avion de chasse russe qui violait apparemment son espace aérien. Faut-il la blâmer d'avoir montré une certaine fermeté aux Russes, qui comme beaucoup le disent, ne comprennent que la force ?

La Turquie, qui ne souhaite pas la guerre mais qui fait partie de l'OTAN, peut entraîner toute l'organisation par l'article 5 si elle était agressée. Heureusement pour tout le monde, V. Poutine, qui n'est pas fort mais rusé, ne le souhaite pas et répond, comme les Européens, à un acte militaire par des mesures de rétorsion économiques

Mais ce bombardier était-il en train de suivre un convoi "pétrole contre médocs" entre Daech et la Turquie ? Si on ne peut pas blâmer la Turquie de soigner les combattants ennemis sur son terrain, cela ne semble pas être le cas. Le pays, qui prétend qu'il s'agissait de convois humanitaires, sans en préciser les bénéficiaires, comme quand V. Poutine le faisait en Ukraine, s'est sans doute fait prendre à son double jeu

Mais c'est cela aussi d'être un pont entre l'Europe et le monde arabe, qui sera un des prochains événements IRCE

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Retrouvez mon allocution d'introduction lors de notre dîner de juillet avec SE l'Ambassadeur de Pologne en France

22 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Votre Excellence, merci d’avoir accepté notre invitation sur un thème d’importance "la Pologne, un autre moteur européen" qui est celui de la connaissance, la compréhension et l’acceptation commune pour faire que les différences soient plutôt des forces communes afin de réussir à créer un leadership européen porteur de sens. Je tiens à souligner que notre intention existait depuis longtemps et que les différentes annonces récentes ne sont qu’un concours de circonstance de calendrier.

Je ne doute pas que le diplomate, mais aussi l’homme de promotion que vous êtes, comme nous l’avons découvert dans votre biographie, saura y répondre en essayant de nous faire porter « d’autres lunettes » pour peut-être nous faire partager une autre vision de la Pologne et de l’Europe. Nous avons eu l’honneur d’accueil un autre diplomate en 2014 en la personne de madame l’Ambassadeur d’Autriche, qui nous avait parlé gouvernance, tout en reconnaissant son entrain à défendre les « PME » … entendez par là les « Petits et Moyens Etats ». Vous précédez par ailleurs l’ambassadeur de Grande Bretagne qui a accepté d’intervenir à l’automne sur le thème « quel moteur franco-britannique » à une date qui sera bientôt précisée.

Les méthodes connues en entreprises peuvent être appliquée à l’Europe. Le slogan « Unis dans la diversité » doit faire notre force plutôt que nous diviser et l’essentiel est bien avant tout de se connaître pour éviter les a priori mais aussi prendre conscience de certaines réalités comme celles de l’interdépendance +/+, win-win ou gagnant-gagnant, qui n’est pas forcément 50/50 quel que soit le terme employé. Les peuples européens, au-delà des entreprises et des institutions, ont besoin de savoir ce que les autres leur apportent, pour quel objectif positif, avec quel retour sur investissement… Heureusement de nombreuses PME ont su voir les opportunités des fonds structurels développés dans votre pays pour y implanter de nouvelles technologies à travers certaines coopérations plutôt que blâmer le fait qu’ils n’existaient quasi plus en France, sans être par ailleurs totalement consommés. De le même façon le fameux « plombier polonais » peut être vu soit comme une épine, soit comme une force génératrice d’emplois de par les compétences, et la « planche à secousse » qu’il procure, sans forcément tomber dans une concurrence trop libre car une certaine structure est néanmoins garante de l’équilibre des grands systèmes. Nous aurions pu également aborder le problème transverse des transports généralement développé … par certaines entreprises dont le siège est en France.

De façon indépendante, et même si pour l’instant majoritairement français, l’IRCE cherche à identifier, faire valoir et partager ce qui semble être bon pour l’Europe, notamment dans des domaines de la défense, de l’économie, de l’énergie, des transports... Tant mieux si c’est en France qui a souvent été menante, mais pourquoi pas en Pologne, et pourquoi pas avec un terrain issu d’un grand alambic avec l’Allemagne – en référence au triangle de Weimar entre la F, l’Allemagne et la Pologne - et d’autres pays et pas forcément tous dans tous les domaines. Partager les valeurs de l’IRCE c’est saluer des entreprises PME ou grands groupes qui se développent plutôt en Europe, - et je tenais à excuser l’absence de dernière minute de M. Guillaume Faury, Pdt d’AH, qui nous a permis agréablement de découvrir le nouvel hélicoptères de transport au salon du Bourget et qui mise sur la Pologne comme cinquième (non pas élément) mais pilier du groupe - c’est saluer des écoles comme ESCP Europe qui ont compris ce que l’Europe et chaque pays peut apporter, - et je saluerai notre ami Gilles Gouteux qui représente Franck Bournois, le DG d’ESCP EUROPE qui a annoncé l’ouverture de son 6° campus à Varsovie - c’est saluer la recherche scientifique qui tente de rassembler des compétences et des personnes, c’est saluer une vente de Grippen au Brésil en espérant que la Suède aide à vendre les Rafales, c’est aussi être bienveillant aux solutions étasuniennes tout en essayant d’en tirer profit, comme certains d’entre nous avions su le faire en créant une identité européenne au sein de l’OTAN, en la considérant comme vecteur d’intégration européenne, comme vous êtes sans doute en train d’y contribuer aussi par vos annonces récentes pour vos achats de défense. Je relèverai qu’apparemment ce n’est pas la première fois que vous achetez européen et même français car parait il qu’en 1939 vous aviez déjà l’intention d’acheter des avions. En tant qu’ancien responsable de la politique d’offsets à la DGA, qui ait justement tout fait pour la laisser souple, j’espère que nous serons dans une logique de coopération et de renforcement de compétences, notamment en innovation, voire sur les fondements d’un futur Buy European Act.

La théorie des organisations nous enseigne que les sous-groupes sont naturels et salvateurs à partir d’une certaine dimension du groupe général. La notion de groupes de cohérence peut aussi sauvegarder, mieux que sauver, l’esprit européen, si particulier et si riche - et je reprendrai l’image du diamant aux multiples facettes mais dans une même pierre - et n’implique pas que les pays soient voisins, passant du leadership bienveillant à réellement démocratique. Comme me le disait encore notre ami attaché de défense espagnol, le moteur franco-allemand certes, mais à 28 ne peut-il pas y en avoir plusieurs, même s’il pensant plutôt à celui de sa péninsule.

S’il était sans doute opportun qu’un noyau dur de Nations commence le travail de construction, que votre pays a enfin pu rejoindre, sans non plus avoir l’intention d’y perdre son âme et avec sa vision de l’Europe, il s’avère que le centre de gravité de l’Union Européenne a peut être bougé. Le laboratoire du groupe de VISEGRAD, créé en 1335 et repris en 1991, réunissant quelques pays dans le domaine structurel et désormais éducatif, artistique et culturel, et peut-être dans la spécialisation des forces, est sans aucun doute un exemple à suivre pour les groupes de cohérence même si vous semblez avoir aussi d’autres lunettes s’agissant des objectifs de Kyoto en matière de développement durable.

J’ai toujours cru depuis longtemps à la Pologne comme moteur de la partie ou d’une partie est de l’Europe et nous aimons d’ailleurs à le partager souvent avec madame l’ambassadeur d’Allemagne. Mais est-ce un moteur auxiliaire, tel l’APU d’un avion ou alors un réel moteur complémentaire et sécurisant, permettant aussi à l’avion de continuer sa mission ? Quelle est son identité ? sa force motrice ? ses forces, ses faiblesses vis-à-vis des attentes de l’environnement considéré et des menaces identifiables.

Votre Excellence je vous laisse – enfin – la parole

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retrouvez mon allocution d'introduction au dîner I.R.C.E. d'octobre avec l'Ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Peter Ricketts

22 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Votre Excellence,

Merci d’avoir accepté notre invitation sur le thème porteur des forces motrices. Ce vocabulaire est certes emprunté à la politique générale de l’entreprise, sorte d’étendard illustré des Domaines d’Activités Stratégiques, pour montrer où l’on va. Mais il peut tout à fait s’adapter aux autres types d’organisations comme celle de l’Union Européenne ou de deux pays pris séparément.

Merci surtout d’avoir retenu le sujet original "QUEL MOTEUR FRANCO BRITANNIQUE"que je vous avais proposé. Si l’on parle toujours du couple et du moteur franco allemand, qui sera sans doute un de nos prochains thèmes, il en est un pourtant un d’importance : celui entre la France et le Royaume-Uni. Remarquez bien qu’il n’est pas écrit Europe dans le titre. Nous auditionnons aussi des représentants du monde entier pour analyser « ce qui est bon pour l’Europe ». Nous avons compris, comme en France, en Grèce, en Espagne, qu’un vote et un référendum n’imposent pas un départ. Que deviendrait d’ailleurs ce moteur si le Royaume Uni, qui a peut être eu finalement sa « monnaie back », sort de l’UE, réduit néanmoins de l’Ecosse qui souhaite s’y maintenir, comme la Catalogne ? Mais nul n’est tenu de rester en indivision

En terme de blason d’identité, quelle devise pouvons nous donner à ce moteur ? Quelle puissance ? Quelle technologie ? Quel emploi ? Quelle énergie ? Quelle robustesse ? Quelle façon de l’entretenir ? Comment le voir ? Comment le voient les autres ? Les motoristes, comme ceux présents dans la salle nous le diront : chaque moteur a une partie froide et une partie chaude qui doivent être assemblées et fonctionner en interdépendance. Reste à comprendre ensuite parfois où est le plus grand retour sur investissement. La France et le Royaume-Uni sont voisins mais différents et parfois désunis. Ils sont considérés comme ennemis héréditaires, donc familiaux depuis la guerre de Cent ans mais font souvent avancer les choses de façon constructives. Qui aurait prédit que Londres deviendrait la 6e ville française ? Et certes un moteur n’est rien sans une bonne cellule d’avion ou une bonne carrosserie. Sans doute que le choix d’Airbus et de l’Europe est un bon choix. Parler moteur franco-britannique c’est aborder des aspects de rivalité territoriales et militaires jusqu’à l’entente cordiale puis industriels mais aussi des complémentarité dans de nombreux domaines. La concurrence est parfois salvatrice entre groupes et sous-groupes de cohérence pouvant exister avec leur identité et leur culture propre, ceci en adéquation avec une identité générale. Nous aurons tout à l’heure l’occasion d’aborder en image cette « union dans la diversité ».

Certains en France disent volontiers, sans forcément plaisanter, que votre pays n’a jamais été européen, n’a jamais compris l’Europe, veut préserver son modèle sur son île. Je répondrai que le Royaume-Uni, comme son nom l’indique, vit depuis longtemps un certain modèle européen. Je répondrai que son rôle de contre leader, sans être pour autant enfant libre asocial, sert aussi de « planche à secousses » notamment économique. Citons le fait de ne pas adopter l’euro ou d’accueillir plus favorablement le plombier polonais comme nous en parlions en juillet, mais aussi le fait de plaire aux chefs d‘entreprise français comme aurait pu nous en parler les sénateurs Cadic et Lamure mais également la Sénatrice Keller avec son rapport sur « la place du Royaume.Uni dans l’UE, fruit d’une irréductible singularité ». Rappelons enfin qu’au siècle dernier, alors que la France fut défaillante, le Royaume-Uni sauva une certaine pluralité.

Souvenons-nous que sous l’impulsion de Jean Monnet, les deux pays ont coordoné leurs ressources et leurs flottes de commerce pendant la première guerre mondiale et qu’il était question de rassembler les deux gouvernements, comme 600 ans auparavant, pour tenter de vaincre ensemble. Ces deux pays ont une une capacité à intervenir de concert et de façon complémentaire sur les théatres d’opération et notamment avec leurs marines comme nous le rappelait aussi l’Amiral Coldefy l’an dernier. Vous qui avez fréquenté plusieurs fois l’OTAN comprenez certainement que cette organisation est un réel vecteur d’intégration et d’identité européenne où justement le moteur franco-britannique est essentiel. N’oublions pas qu’un Anglais a sauvé le dépeçage de la France en 1815.

Mais ces deux pays savent aussi travailler en dehors du temps de crise. Ils ont été et restent ensemble ou séparément des laboratoires d’idées et d’innovation politiques, industrielles et économiques. Citons de nombreux exemples comme les achats croisés ou certains programmes en coopération ou complémentaires dans l’armement et l’aéronautique. Le moteur et ses parties permettent aussi de conserver des liens entre ces deux pays mais aussi avec notre « partenaire » étasunien, comme dit M. Poutine, depuis la relation étroite entre Roosevelt et « l’ancien gars de la marine ». Cette relation peut aussi faire réfléchir et réagir la France de Napoléon III pour lancer son industrialisation, la France de De Gaulle pour développer son indépendance nucléaire. Mais elle peut aussi inciter le Royaume Uni à relancer son industrie et sa politique énergétique notamment nucléaire avec la France, participant à une certaine union de l’énergie. Notons que l’I.R.C.E. s’est permis de nommer ses dîners scientifiques LUNAR SOCIETY reprenant les initiatives anglaises de brassage d’idées et de mises en relation au 19° siècle où est née la machine à vapeur.

Enfin, comme vous l’avez bien souligné dans l’émission « secrets d’histoires », « finalement et heureusement que ce ne sont pas les Anglais qui ont jugé Jeanne d’Arc ».

Votre Excellence je vous laisse – enfin – la parole

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Retrouvez mon allocution d'intoduction à notre conférence I.R.C.E. - ESCP EUROPE du 17 novembre sur "Quelle Union de l'Energie pour l'Europe"

22 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

Bonjour

Merci à toutes et tous, surtout en ces temps de violence et de tentative de déstabilisation, d’être présents pour cette nouvelle conférence thématique de l’IRCE en partenariat avec ESCP EUROPE représentée par son directeur international et l’association des Anciens et notamment de son groupe Energie.

l’I.R.C.E. est un think tank de nature apolitique, indépendante et généraliste, à la fois pédagogique, analytique, générateur d’idées et force de proposition en ce qui concerne les dynamiques européennes dans tous les domaines de la politique générale en privilégiant l’approche globale et objective. L’Europe est finalement le sujet dont les citoyens et les pays parlent le plus, sauf qu’ils n’ont pas toujours les mêmes lunettes et nous sommes heureux de réaliser un partenariat avec une des écoles qui a su très tôt valoriser cette dimension européenne et ces facettes « unies dans la diversité » pour reprendre un des slogans européens.

Nous travaillons sur l’Europe des nations et des régions et commençons à avoir des membres répartis dans de nombreux pays. Vous trouverez sur notre site toutes les informations en ligne et notamment notre plaquette et nos formulaires de demande d’adhésion. Nous ne défendons pas une position française mais ce qui semble être « bon pour l’Europe », notamment dans des domaines de la défense, de l’industrie, de la recherche, de l’économie, de la concurrence, de l’énergie et des transports, ces deux derniers éléments étant en fait très liés.

Faire fonctionner l’Europe ne signifie pas forcément marcher tous à l’unissons dans tous les domaines. Et pour reprendre les termes généralement employés dans les écoles de management, je dirai que les peuples européens, au-delà des entreprises et des institutions, ont besoin de savoir ce que les autres leur apportent, pour quel objectif positif, avec quelles réalités, quelle options à analyser, quelles solutions spécifiques, mesurables, réalistes, réalisables et surtout déterminées dans le temps à adopter à travers le filtre des éléments contrôlables ou incontrôlables et enfin si possible avec quel retour sur investissement.

A la suite de quelques publications et de notre dîner de début d’année sur l’énergie nucléaire, nous avons demandé à certaines personnalités institutionnelles, juridiques et industrielles (hélas pas la présence de politiques, de venir intervenir cette fois sur le thème : « Quelle union de l’Energie pour l’Europe».

En matière de choix, l’énergie est un domaine aussi sensible, stratégique et politique que la défense qui elle-même intervient souvent pour protéger l’énergie. Comme pour la défense, la rédaction d’un document unique technique est toujours plus facile qu’un document politique. Ce sujet particulier et majeur de « l’Union de l’Energie » a toute son importance pour comprendre les notions d’interdépendance économique mais également sécuritaire entre toutes les sources d’énergie, pour poser les réalités et les options d’optimisation, pour identifier les groupes de cohérence potentiels. On peut citer les travaux en cours entre la France, l’Espagne et le Portugal ou le groupe VISEGRAD de certains pays européens orientaux. En cela nous parlons de segmentation énergétique.

Ce sujet particulier est majeur pour comprendre et valoriser les différentes facettes de l’identité énergétique européenne pour faire que nos différences soient plutôt des forces et pour réussir à créer un style de leadership européen porteur de sens.

L’union de l’énergie est bien entendu liée à l’objectif de stabilisation des températures, qui sera traité prochainement par la COP 21 en terme d’acceptation ou de révision de choix. C’est aussi un facteur de sensibilisation, chaque citoyen étant au contact tous les jours de sources d’énergie, comme de son porte monnaie. Peut-être aborderons-nous tout à l’heure l’union de l’énergie par le tri pour d’ailleurs faire rejoindre à leur manière les climato-septiques sans doute sensibles à un monde plus propre et plus sain, sans pour autant établir une sorte de liste noire.

L’énergie est une compétence partagée au sein de l’Union (voir notre dossier en ligne et prochainement dans notre catalogue de formation sur le fonctionnement juridique des institutions) et les institutions y travaillent notamment à travers la régulation, les réseaux et mécanismes d’intervention ou H2020 sur les énergies sûres, propres et efficaces avec certaines sommes attribuées pour la période 2014-2020. Revenant sur la COP 21, les institutions travaillent aussi sur la compensation carbone en espérant, pardonnez moi l’expression, que ce ne soit pas l’arbre qui cache la forêt donnant une Meilleure Solution de Rechange. Les industriels proches des réalités du terrain sont également là, certes pour appliquer mais pour apporter des éléments d’éclairage sur de futures décisions politiques, voire leur montrer qu’ils sont déjà en avance.

Enfin, je rappellerai si c’est souvent dans la crise que l’Europe et l’humain se révèlent, en montrant certes leurs limites mais aussi leurs capacités. N’attendons peut-être pas une crise énergétique pour harmoniser certaines visions.

Merci de votre attention
Je vais maintenant enfin vous laisser la parole et notamment à Anne Jourdain pour l’animation de nos travaux

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N'ayons pas peur, vivons "unis dans la diversité"

21 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe, #défense

Cette semaine, je suis allé à Paris comme toutes les semaines. J'en ai profité pour m'arrêter place de la République en allant à la conférence que nous avions maintenue à ESCP-EUROPE avec le quart des participants prévus et avec une minute de silence. Je suis allé devant le Bataclan où j'ai vécu un certain désagrément identique à celui de l'odeur de mort ressentie autour du World Trade Center non encore reconstruit. Beaucoup de personnes en province m'ont dit que je n'avais pas peur. La psychose a agit mais également certaines prises de conscience.

Mais peur de quoi ou de qui ? Certes, nous avons déjà connu des bombes dans le métro et certes le mode opératoire a changé avec des exécutions de sang froid en grand nombre cette fois et des explosions de personnes comme nous le voyions pour l'instant uniquement en dehors d'Europe et notamment au Liban qui a connu un attentat juste avant la France. Nous avons déjà connu les Brigades rouges, les prises d'otages palestiniennes, et les attentats à la boite d'allumettes dans les cafés d'Alger. La Russie a aussi connu ses désastres pendant la guerre de Tchéchénie et récemment avec l'explosion de l'avion de ligne. L'Egypte et la Tunisie également. Mais Imaginons le nombre de risques identifiés et déjoués et même potentiels par rapport à ce que nous vivons.

Il ne s'agit que de quelques individus qui luttent contre une certaine faculté de vivre ensemble et contre certaines décisions de bombardements en représailles à certaines première actions. Il ne s'agit que de quelques individus qui peuvent en tuer tant d'autres sans avoir peur de mourir...quoique... N'ayons plus peur d'affirmer que les gens qui foncent en voiture sur d'autres à Toulouse ou à Nos amis musulmans doivent eux-mêmes prendre des mesures pour dénoncer et neutraliser les personnes à risque.

Beaucoup de personnes me demandent pourquoi l'on trouve immédiatement les auteurs des faits. ce sont souvent les moins virulents les plus dangereux et la police tente toujours de remonter au mieux les filières. De façon positive, les mesures d'urgence vont peut-être assainir notre environnement, notamment sur la circulation des armes, et vont rendre les citoyens plus attentifs. Remercions donc les terroristes...

Certaines personnes se demandent pourquoi il était si long d'identifier les corps et les personnes alors que paradoxalement on s'oppose au pistage des identités.

Beaucoup de personnes parlent des décisions françaises à l'étranger et les critiquent mais il n'est plus concevable désormais de faire marche arrière et il faut éradiquer totalement le mal là où il se motive également et où il se trouve et ceci est nouveau également.

Les rassemblements sont salvateurs de mobilisation, comme en janvier, mais cela n'a rien changé et mes rassemblements se dispersent vite au moindre pétard au lieu d'aller vite l'étouffer, comme pendant la libération. Les rassemblements veulent montrer que la foule n'a pas peur mais n'est-ce pas pour ne pas montrer que les gens ont peur ensemble. Pensons aussi aux familles ont mal accepté que certaines victimes soient mises en publicité sur les réseaux sociaux alors qu'ils préféraient faire leur deuil tranquillement.

Mais vous êtes beaucoup à me dire aussi que c'est peut être une chance pour nous faire prendre conscience de la chance que nous avons à vivre en France et en Europe et de ce qu'il faut préserver, "unis dans la diversité".

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L'amateurisme de la Sauvadie a encore frappé

20 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

J'allais boucler mon futur grand article sur "le regroupement en France des régions, pourquoi faire" quand on m'a prévenu de l'événement en lien ci-après. J'en ai donc profité pour rajouter une ligne à toutes les autres que je laisserai à votre appréciation. Comment gouverner une région quand on ne mesure pas les risques élémentaires et quand on s'entoure d'amateurs comme aux dernières régionales ! Bien entendu n'allons pas croire qu'il s'agit d'une façon d'éviter l'élection du chef de file de Vesoul...ni du sabordage d'une partie du navire...

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publié sur mon compte facebook ce matin

14 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

AVERTISSEMENT : en cette période de guerre et de sensibilisation nationale, européenne et internationale, même si certaines failles sont évidentes, même j'ai déjà dit et que j'aurais bcp de choses à dire sur certains fonctionnements, même je suis plutôt de droite, j'enlèverai systématiquement de ma liste d'amis, voire blacklisterai les personnes qui en profiteront pour une récupération politique et critiqueront le gouvernement. Et comme pour la journée de la femme qui devrait être tous les jours, je ne mettrai pas le drapeau français que j'honore tous les jours comme celui européen. J'invite aussi tous les amis facebook qui ne comprendraient pas ce message à bien vouloir se retirer d'eux-même

publié sur mon compte facebook ce matin
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Bon 11 novembre !

11 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Parmi tous les politiques présents aux cérémonies, combien sont REELLEMENT transcendés pas le sens de l'événement au delà de serrer des mains, se montrer et recueillir des voix ?

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O TOI MILITANT ...

10 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

O TOI MILITANT GALVANISE PAR LA LUTTE, LES PROMESSES, LA SEDUCTION ET LE PARAITRE, APRES LES MEETINGS, LES BUREAUX DE VOTE ET LES AFFICHES ...QUE RESTE T IL VRAIMENT ?

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Les questions sécuritaires des flux migratoires actuels et ses aspects militaires Ou… La faillite de la politique de voisinage et la question de la sécurité de l’UE

6 Novembre 2015 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense, #europe

Les questions sécuritaires des flux migratoires actuels et ses aspects militaires Ou… La faillite de la politique de voisinage et la question de la sécurité de l’UE

je vous livre ici le contenu de mon intervention devant le club des Sabres de l'OTAN de Paris des attachés de défense

Messieurs les Officiers,

Je ne vous cache pas mon honneur et plaisir ressenti à intervenir devant vous

Que cette conférence soit initiée par un hongrois membre d’un groupe OTAN présidé par un italien et se tienne à l’Ambassade du Royaume-Uni n’est certainement pas une coïncidence car nous sommes en présence de messages particuliers sur le sujet de l’immigration et de la sécurité.

En tant que président d’un Think Tank indépendant travaillant sur les dynamiques européennes, dont la défense, je ne vais pas exposer la position officielle française mais une position recherchant surtout ce qui est bon pour l’Europe, dont la situation en France, avec certains constats et certains suggestions

Sommes-nous encore dans la stratégie de la ligne Maginot ou allons nous prendre enfin conscience qu’il s’agit d’une vraie crise commune aussi grave que celle de l’Ukraine ? C’est une preuve de la faillite de la politique de voisinage, du projet EUROMED, de la défense et de la gouvernance européenne dont il faut remédier.

Je vous propose d’aborder :

Les différentes préoccupations de l’UE et de ses pays membres face aux risques et aux réalités migratoires

La ligne imaginaire entre interventions humanitaire, policières et armées

De la faillite de la politique extérieure de l’UE à une réponse possible de l’OTAN

I - Les différentes préoccupations de l’UE et de ses pays membres face aux risques et aux réalités migratoires

Avant de décider des actions à entreprendre pour atteindre un objectif, il convient d’analyser les réalités et les options (GROW), et voir si ces dernières sont mesurables, accessibles, réalistes, réalisables et déterminées dans le temps (SMART), mais qui peut tout à fait intégrer ce que j’ai appris dans les forces « Un chef, une mission, des moyens ». Reste aussi à savoir de quel objectif parle-t-on ?

L’Europe doit être forte et non divisée de ses différences et porter attention aux revendications et attitudes de ses membres. Je pourrais en dire de même pour l’OTAN qui ont certes des gouvernances organisées notamment géographiquement mais composées de membres avec des cultures différentes et qui doit justement être forte de ses différences avec en son sein une identité européenne. Depuis mon passage dans les forces, notamment en Allemagne, puis ma facilitation sur l’Air Command & Control System (ACCS) à la Direction Générale de l’Armement (DGA), j’ai toujours considéré l’OTAN comme vecteur d’intégration européenne

Comme dans tout système, et je ne peux que le confirmer en tant qu’ancien risk manager de la DGA, il est normal d’endiguer certains flux surtout s’ils sont très importants, s’ils sont porteurs de dérives et s’il s’avère difficile d’effectuer le « coup de tamis » pour séparer le bon grain de l’ivraie, entre d’une part les migrants économiques qui peuvent aussi être opportuns, et d’autre part les réfugiés sécuritaires protégés par les droits de l’hommes mais surtout notre bonne conscience

Rappelons quelques principes fondamentaux de l’UE. Elle n’est pas née initialement pour créer un espace économique mais pour faire taire les canons, garantir la paix, l’unité, l’égalité, les libertés fondamentales, le principe de solidarité, le respect de l’identité nationale, le désir de sécurité, le respect des droits fondamentaux de dignité, liberté, égalité, solidarité, citoyenneté, justice (voir charte des droits fondamentaux). Elle y parvient peu à peu dans des mesures de différents niveaux donc économique, qui lui sert d’ailleurs d’arme, à défaut de défense commune, pour faire pression sur certains voisins.

Rappelons que la politique générale de l’UE est confédérale mais que son fonctionnement est fédéral où les éléments traditionnellement clés dans le chapeau de gouvernance fédéral que sont la défense, les relations internationales et l’économie, n’y sont pas mais y parviennent peu à peu justement du fait de nos différences

Nous trouvons les notions d’espace de liberté et la sécurité dans les compétences partagées entre l’UE et les Etats membres, où l’UE apporte une plus value à une action des Etats et détient un privilège d’exercice ou un transfert aux Etats au même titre que le marché intérieur, cohésion économique sociale et territoriale, agriculture et pêche, environnement, transports, énergie, justice, santé publique, recherche, espace, développement, aide humanitaire

Nous trouvons en « hors liste » la politique économique et l’emploi où les Etats reconnaissent un besoin de coordination ainsi que la PESC (sauvegarde des valeurs communes, Renforcement de la sécurité, Préserver la paix, Coopération internationale, Défense commune) où les compétences des Etats conservent leur politique étrangère propre. C’est en cela que les Etats européens ne ressemblent pas aux Etats des Etats-Unis ou de la Chine mais d’une certaine façon aux länders qui sont nés d’un modèle créé par les alliés

Rappelons que les compétences exclusives, régies sous le domaine des lois ou règlements, concernent l’union douanière, règles de concurrence, politique monétaire des Etats de la zone euro, politique commerciale commune et certaines parties pèche.

Les décisions sont prises plutôt à la majorité qualifiée et très rarement au consensus contrairement à l’OTAN sauf à l’unanimité pour les questions sensibles comme le respect des traités, mais également pour les domaines clés comme la fiscalité, la libre circulation et droits et devoirs des travailleurs, la citoyenneté de l’Union, la PESC, la coopération policière et judiciaire

Je rappellerai le principe de subsidiarité selon lequel l’UE doit agir lorsque les objectifs visés peuvent être mieux atteints au niveau de l’Union et ne doit pas intervenir lorsque l’action des Etats membres suffit pour atteindre l’objectif

S’agissant du sujet qui nous concerne, quand un pays appelle à l’aide comme l’Italie, quand un pays prend la décision de fermer ses frontières comme la Hongrie, et peut-être bientôt l’Autriche, voire la Pologne, quand un pays comme l’Allemagne en veut puis n’en veut plus, et inversement pour la France, avec une politique de quotas aux enchères sans réalités autres que politique ou humanitaire apparaît le principe de délégation individuelle limitée selon lequel l’UE et ses institutions ne peuvent pas décider elles-mêmes de leurs bases juridiques et de leurs compétences sauf « sécurité nationale » qui reste de la compétence exclusive des Etats.

Il s’agit donc d’une certaine faillite de la gouvernance, notamment sur un des domaines généralement réservés d’une politique fédérale touchant la sécurité des frontières mais qui n’est pas le cas de l’UE comme nous l’avons évoqué plus avant. Les compétences partagées entre l’UE et les Etats membres expriment leur limite dans cet exemple où l’Etat membre qui reçoit doit traiter le problème avec sa législation, les autres pouvant lui renvoyer la charge. Plus qu’un jeu psychologique, il en va d’une incohérence une fois de plus réaffirmée entre une Europe institutionnelle qui se veut forte mais uniquement sur le papier, alimentant de ce fait les nationalismes réactionnaires et légitimés. Et bien entendu une faillite financière par manque de moyens mais surtout de volonté pour ne pas secourir ces réfugiés et ces migrants mais est-ce peut-être à cause du peu de femmes et d’enfants apparaissant dans les images diffusées…

Nous nous retrouvons dans un cas traditionnel de management des organisations où il convient de transformer le « chacun pour soi » et « ce n’est pas mon problème » dans la création d’une équipe performante auto-responsabilisée et interdépendante où tout le monde devient concerné avec des institutions « porteuses de sens ».

Cela ne remet pas en question ni nos propositions de groupes de cohérence de fonctionnement, ni de Schengen qui doit fonctionner. Comme dans les risques naturels, ce n’est pas parce qu’un barrage est en amont qu’il faut s’empêcher d’entretenir et surveiller les canaux au-delà. Une coopération européenne police et gendarmerie doit également désormais dépasser le noyau dur actuel. Mais je dis aussi qu’il est tout à fait concevable d’avoir des attitudes particulières au sein d’un même groupe en créant des sous-groupes et des membranes internes sans pour autant casser la membrane générale et qu’il est important d’en prendre compte.

Notons que nous entendons plus actuellement l’ancienne ministre italienne à l’immigration, devenue désormais députée européenne, que la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Frederica Mogherini, elle aussi d’ailleurs italienne, mais ne devant plus défendre son seul pays. Les Etats-Unis ont un Buy American Act pour les produits mais également des règles sévères d’entrée pour les personnes. Mais ne peuvent ils pas prendre leur part après avoir déclenché une certaine instabilité ? Peut-être pourrions nous activer un article de réciprocité ?

II - La ligne imaginaire et les limites entre interventions humanitaire, policières et armées

De quel flux s’agit-il ? Les Huns, Visigoth Normands étaient des flux migratoires qui ont dévastés les pays par leurs comportements de conquête, poussant parfois devant eux d’autres peuples migrants apeurés. N’oublions pas que De Gaulle était un illustre réfugié dans un pays où il ne parlait pas la langue et condamné à mort dans le sien. Le monde a connu d’autres migrations spectaculaires comme entre l’Inde et le Pakistan et n’oublions pas les populations déplacées d’Europe de l’Est peu connues en France qui ne connaît pas les minorités. Aujourd’hui le risque du sud remplace l’ancienne menace de l’Est. L’Etat islamique provoque des flux entrants et des flux sortants. Selon Frontex et Médecin du Monde, entre janvier et septembre 2015 : ont été comptabilisés 256 000 arrivées en Grèce et 105 décès en Turquie (plus 2 mns de migrants selon l’ambassadeur); 2600 arrivées et 100 décès à Malte; 120 000 arrivées et 2600 décès en Italie, 2100 arrivées et 23 décès en Espagne. Ces nouveaux flux de migrants représentent une autre culture.

Quel est le besoin ? Le problème des migrants ou des réfugiés n’est pas nouveau et nous avons su le gérer jusqu’à maintenant. Je rappellerai les Espagnols en France dans les années 30 ou les boat-people Vietnamiens, les migrations en Allemagne, certes en perte vertigineuse de natalité, ou les migrants récents en Italie qui repeuplaient les villages. Etait déjà apparu la revendication sur la nourriture quand les Espagnols ne voulaient pas manger de pâtes « italiennes » venues aider Franco. Il s’agit désormais d’un problème de cohabitation entre les peuples dans certains villages qui cette fois voient la limite de l’accueil.

Il s’agit surtout, pour conserver une certaine crédibilité, de bien séparer les migrants demandeurs d’asile menacés dans leur pays et qui peuvent être protégés selon la convention des droits de l’homme et les autres qui profitent de l’aubaine de ce flux et doivent rentrer dans leur pays, voire ne pas le quitter. Il s’agit aussi d’identifier si possible les virus infiltrés qui gangrènent ensuite les populations émigrées et locales avec une idéologie et des attitudes de non intégration et de non tolérance. Le dispositif Shengen existe et doit fonctionner mais doit aussi prévoir et s’adapter à des situations de crise, comme vigipirate en France où les entrées sont désormais contrôlées

La situation semble à la fois confuse et organisée. On voit les ONG tenter de gérer la situation humanitaire sur terre et sur mer avec même Médecins du monde qui demande des collectes pour affréter des navires. On voit une consul honoraire de France vendre des Zodiac, mais aussi la marine turque dissuader les traversée à la limite de faire chavirer les embarcations, les navires Frontex des gardes côtes tenter de les secourir et l’Etat syrien renflouer ses caisses avec les demandes de passeport…

Les comportements peuvent être changeants d’un côté comme de l’autre et provoquer insécurité interne, instabilités économiques, mais également religieuses et extrémistes. On parle de soulèvement des migrants mais il faut relever aussi le soulèvement de la population devant les chapardages sans peur dans les vergers, même quand il s’agit de vrais réfugiés venant avec leurs tablettes numériques et cartes de crédit, soit ne disposant pas de ressources pour même franchir la frontière.

Les actions de police ne sont donc pas loin mais les canons à eau suffisent-ils toujours ? Doit-on faire intervenir la police, la gendarmerie ou l’armée ? En France en 1968, les parachutistes étaient prêts. Récemment, une sénatrice marseillaise avait demandé l’intervention de l’armée dans les quartiers sensibles

En France, les forces ne sont pas impliquées pour la gestion des migrants sauf pour ce qui est de la sécurité liée aux effets induits de la crise sécuritaire avec Vigipirate avec un emploi de 5 000 à 10 000 personnes, comme au Royaume-Uni. On pourrait aisément se poser la question de l’utilisation possible des réserves militaires et civiles, comme en Allemagne et en Autriche. Je rappellerai aussi que pour ce qui est des réfugiés, ils sont pris en charge en attendant que l’Etat statue sur la validité de leur statut et la rentrée dans le système social français.

L’office français des réfugiés commence à intervenir en amont au Liban, notamment pour les réfugiés sans ressources afin de sauver, comme le répète le directeur de l’OFPRA, « ces hommes, ces femmes, ces enfants » peut être pour rappeler qu’il n’y a pas que des hommes.

La délégation limitée à l’agence FRONTEX doit être renforcée par une force d’action rapide maritime européenne, comme l’IRCE l’a demandé en 2014, afin de surveiller et protéger l’espace maritime des navires de contrebande comme il est possible de le faire en mer d’Oman contre la piraterie. Le plan Mare Nostrum italien doit devenir européen avec des contributions diverses en matériel, hommes, budget et soutien logistique.

Il faut à la fois éteindre les flammes et dresser le coupe feu. A situation particulière, mesures particulières. Pourquoi ne pas encadrer ces opérations par une force internationale déjà désormais habituée à œuvrer dans le cadre humanitaire et qui dispose de structures appropriées ?

III - De la faillite de la politique extérieure de l’UE à une réponse possible de l’OTAN

Il s’agit de la faillite de la politique de voisinage, qui fait partie de la politique extérieure, car on voit bien que l’investissement que l’Union Européenne réalise chez de nombreux pays partenaires, même non candidats à l’intégration, pour consolider les aspects de démocratie, d’état de droit, de droits de l’homme, de gouvernance, d’économie de marché et développement durable, afin notamment de limiter l’immigration non contrôlée, avec une limite d’ingérence, parfois délicate, ne porte pas ses fruits. Cette politique institutionnelle de l’UE est de plus en décalage avec la gouvernance dans le cas de l’immigration qui doit aujourd’hui être gérée localement.

Il s’agit de la faillite d’EUROMED car on voit bien que les flux les plus risqués viennent d’Afrique et du bassin méditerranéen et qu’une vraie politique d’interdépendance et de responsabilisation doit désormais être faite avec une forte communication, plus qu’une pédagogie, pour dire aux populations certaines réalités avant qu’elles ne s’engagent dans l’inconnu bien plus risqué que leur vie actuelle sauf s’il s’agit d’une action programmée. Peut-être faudrait-il une convergence entre s’une part l’UE pour les programmes de développement et d’autre part l’OTAN qui traite en multilatéral avec quelques pays (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Maroc, Tunisie, Mauritanie) et bilatéral avec d’autres.

Ces flux de migrants demandeurs d’asile sont surtout indirectement liés à des décisions militaires d’intervention extérieure impliquant certains états européens, dont la France, avec une absence de vraie décision européenne, pour lutter contre le terrorisme mais sans voir les effets sous-jacents des flux migratoires potentiels. J’ai été à la fois fier et honteux de cacher une certaine vérité quand un Malien m’a dit « merci à l’Europe » en voyant mon épinglette européenne, même si certains états, individuellement, ont contribué à un soutien logistique.

Devant ces constats, l’imbrication UE/OTAN pour des missions de sécurité civile pourrait y voir aussi un sens. L’OTAN et l’UE devraient se rapprocher davantage dans la politique sécuritaire sans rajouter de strate dont nous n’avons plus les moyens, pour lutter contre le terrorisme. En période de crise, il faut savoir identifier les outils qui fonctionnent à la fois en matière budgétaire et opérationnel, sans forcément y perdre son âme comme le craint l’opposition française à l’OTAN même si les Etats-Unis, plus gros contributeurs et instigateurs de l’organisation, imposent souvent leur leadership avec leur politique du carnet de chèque, afin d’aboutir au consensus. Notons une certaine cohérnce de format entre l’OTAN et ses 28 pays, l’UE et ses 28 pays avec Frontex et les 26 pays Schengen non uniquement dans l’UE.

Reprenant les termes du site de l’OTAN, je rappellerai que l’OTAN est une alliance politique et militaire dont « l’objectif fondamental est la sauvegarde de la liberté et de la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires » « POLITIQUE : l’OTAN a pour but de promouvoir les valeurs démocratiques et d’encourager la consultation et la coopération sur les questions de défense et de sécurité afin d’instaurer la confiance et à long terme de prévenir les conflits ; MILITAIRE : L’OTAN est attachée à la résolution pacifique des différends. Si les efforts diplomatiques échouent, elle possède les capacités militaires nécessaires pour entreprendre des opérations de gestion de crise. Celles-ci sont menées dans le cadre de l’article 5 du Traité de Washington – le traité fondateur de l’OTAN – ou sous mandat de l’ONU, par l’OTAN seule ou en coopération avec d’autres pays ou organisations internationales »

L’OTAN est surtout en place aujourd’hui en dehors de ses pays membres et surtout à l’extérieur pour prévenir les menaces en adéquation avec la politique de voisinage de l’UE. Depuis son intervention dans les Balkans, l’OTAN a accru ses interventions et leur diversité et agit maintenant aussi bien pour des missions de combat et de maintien de la paix (retour à la paix) qu’à la surveillance et aux secours humanitaires en passant par le soutien en matière de formation et de logistique. Je citerai surtout le Kosovo où on lit que l’OTAN a « imposé la paix », la Bosnie Herzegovine avec le relais d’une force de l’UE suite aux actions de l’OTAN, l’ex république yougoslave de Macédoine et surtout la surveillance en Méditerranée avec une dimension supplémentaire pour la lutte contre le « terrorisme » avec la détection d’activité et l’escorte de navires, qui s’est avérée efficace et enfin la mission anti-piraterie du golf d’Aden en 2008 au large des côtes somaliennes pour escorter des navires affrétés par la programme alimentaire mondial en transit, qui certes n’ont pas généré un tel flot de migrants.

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L’Europe a réussi à intégrer les pays de l’Est dans l’urgence alors qu’elle n’y était pas encore prête et en leur consacrant tous ses efforts. L’Europe occidentale s’est enfin retrouvée mais la vision initiale des pays fondateurs a sans doute évolué. Je ne suis pas favorable, comme le réclament certains parlementaires, à ce que les « petits » pays s’effacent dans les grandes décisions de politique générale et en situation de crise car ils ont des choses à dire, donnent en retour souvent beaucoup et c’est unis et à l’écoute de tous que nous sommes justement plus fort, comme nous l’avons réussi certaines fois. Elle saura, désormais avec eux, unie dans la diversité, répondre à cet objectif de résolution de crise qu’il faut atteindre avec sens, de façon mesurable, réaliste, réalisable et déterminé dans le temps en analysant toutes les réalités et en agissant de façon raisonnée.

Je vous remercie de votre attention.

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