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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Le triple effet de la relance POST 50 de la courbe de vie

18 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

La France se donne la chance d’avoir un taux de natalité élevé. La moitié des personnes nées après 1960 sera potentiellement centenaire et nous gagnons en moyenne un trimestre de vie par an.  Une fois à la retraite, nous avons désormais la chance de pouvoir vivre encore longtemps grâce à une meilleure qualité de vie, de nutrition et de soin. Mais cette retraite traditionnelle que nous connaissons est-elle toujours programmable face aux réalités de vie et économique ? Qu’en est-il si l’emploi vient à manquer vers 50 ans ? Sauver le soldat « post 50 » devient une réalité et surtout d’ouvrir les yeux sur la force motrice qu’il peut continuer à apporter.  

 

Par François CHARLES

Economiste, coach et conseil en stratégie et management, ancien conseiller en protection financière sociale et patrimoniale

 

On ne se met pas assez à la portée des jeunes enfants qui voient le monde autrement avec leur petite taille et qui sont plus près des gaz d’échappement…il en est de même pour les séniors qui aimeraient bien souvent conserver un corps et un esprit agiles.

 

 IMG-20120809-01027

 

N’ayons pas peur de comparer notre courbe de vie avec celle que nous connaissons pour un produit ou une entreprise. Nous vivons aussi une phase de lancement, de croissance, de maturité puis de déclin. Mais cette courbe peut être relancée en phase de maturité par une différenciation, un nouveau marché, souvent par un simple détail. Les exemples sont permanents. Pourquoi donc ne pas les appliquer à l’emploi ?

 

Listons certaines réalités : la situation économique est en attente de relance, les plus de 50 ans représentent souvent les gros budgets de l’entreprise avec une productivité souvent réduite, les entreprises utilisent volontiers les propositions de préretraite qui représente un réel cout d’inexploitation, les salariés acceptent peu souvent de réduire leur salaire réel en poste, un chômeur accepte souvent tout emploi potentiel au bout d’un an sauf que son CV est déjà souvent écorché pour une entreprise qui le juge déjà non opérationnel, un sénior se forme souvent moins facilement mais possède une expérience souvent peu valorisée, un sénior au chômage appréhende de prendre un poste qui peut être aléatoire et ne plus toucher d’indemnités, un réapprentissage relationnel est souvent régulièrement nécessaire pour employeur et employé, les entreprises embauchent plus facilement avec des aides et incitations sans voir souvent les apports et effets de leviers des compétences, plus de la moitié des personnes nés après 1960 seront centenaires, on vieillit plus et mieux avec des besoins de financement normaux ou élevés pour la retraite en cas de défaillance de santé, on préfère finir sa vie de façon décente si possible chez soi, les couvertures financières régulières sont moins élevées qu’en salaire et tout le monde ne possède pas un patrimoine conséquent, certain retraités sont expulsés des maisons de retraite pour non paiement, le besoin d’argent est limité à partir d’une certaine tranche d’âge sauf à devoir aider les enfants mais qui ensuite sont souvent garants du soutien financier des parents, nous n’avons toujours pas trouvé la solution de financement de la dépendance notamment avec la maladie d’Alzheimer en dehors des contrats privés, plutôt appréciés par les classes moyennes et en ruralité sans fort patrimoine et ne réclamant pas d’assistance, il est plus facile de souscrire des garanties de prévoyance par un contrat collectif à un certain âge où les difficultés de santé apparaissent, nous possédons de nouveaux outils de prévoyance, certains retraités aimeraient travailler de façon bénévole ou pas et employer certains actifs, certaines entreprises lancent de nouvelles activités ou de nouveaux services en regroupant les personnes inactives, il est souvent possible de créer entre personnes sans activités que d’intégrer une personne à reclasser, les plus âges peuvent aussi s’en sortir en se regroupant entre eux par la création d’associations ou d’entreprises commerciales ou de services, les séniors peuvent  assurer un tutorat des jeunes en entreprises mais aussi enseigner la lecture, certaines matières scolaires ou garder les enfants. Ils peuvent également aider au développement du tourisme. L’entreprise peut cotiser et abonder d’une certaine façon à la prévoyance et à la retraite avec garanties sauvegardées sur toute la durée de vie.

 

Au regard de tous ces constats, il semble opportun de créer une « intelligence post 50 ». Au-delà d’aides, le premier axe de travail sera de valoriser les compétences et apports dès 45 ans quand les séniors sont encore en entreprise ou pour qu’ils la réintègrent par une interdépendance entre ce qu’ils peuvent continuer à apporter à l’entreprise avant de partir et inversement, sans attendre la pré retraite quand il est déjà trop tard ou le coup de théâtre d’une annonce de licenciement.

 

Le second axe sera de sensibiliser les entreprises à embaucher des « post 50 » et les universités à créer des formations pour adultes, ce qui est déjà fait dans certaines régions en liaison avec pole emploi.

Le troisième axe sera de créer une dynamique entre post 50, voire 45 avec les aides et dispositions d’Etat existantes mais surtout en mettant en place un « pack anti crise »  coach, spécialiste et mentor et en lançant des initiatives de création d’entreprises et de services avec financements liés.

 

Un préalable sera l’acceptation d’une certaine interdépendance qui devra être validée sur le principe de rémunération globale, de la baisse du poids salarial et sans doute la légitimité de trouver une nouvelle répartition de salaire en s’orientant notamment vers les solutions de retraite et les assurances dépendances qui peuvent être une vraie opportunité d’accompagnement par l’entreprise. On ne prend pas suffisamment conscience que cent euros de salaire brut revient à 70 net mais coute 150 à l’entreprise mais que ces cent euros versés en prévoyance ou retraite sont peu chargés fiscalement et socialement. Dans certaines entreprises, ces budgets sont augmentés car ce qu’ils ont fait « à l’intérieur » en approchant l’aspect rémunération en confiance et sur la durée, s’est vu « à l’extérieur ». C’est par exemple en agissant sur le social que parfois les ventes sont reparties dans certaines PME où le décloisonnement est plus aisé à réaliser. Il conviendra au cas par cas de créer un collège ou un groupe de salariés, sans discrimination, acceptant ce mode de rémunération avec une vraie pédagogie vers les URSSAF. N’oublions pas que l’Europe peut aussi faciliter cette démarche via par exemple le programme Grundtvig d’enseignement d’éducation et de formation tout au long de la vie des adultes pour partager les connaissances et expériences. Les actions de conseil et de pédagogie peuvent aussi être aidées par des cabinets de conseil et cofinancée par le Fonds Social Européen.

 

Cette relance peut avoir un triple effet : réduire le chômage, financer la retraite et financer la dépendance. Ajouter à cela une démarche de risk management, de capitalisation des connaissances, de création de valeurs, et de relance dans l’entreprise par une transparence de communication, sans oublier que nous savons maintenant que nous pouvons entretenir nos neurones toute notre vie. C’est sans doute aussi une chance pour la ruralité. Une initiative « emploi post 50 » reposant sur l’approche exposée sera prochainement lancée par NOVIAL sur les régions Bourgogne et Franche Comté avec certains partenaires identifiés travaillant déjà sur ce segment sensible et site dédié.

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Les degrés d’autonomie des fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise (3)

18 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie

suite de la partie 2

 

L’intelligence des rapprochements

 

Le rapprochement est souvent géré par des cabinets comptables, des notaires ou des avocats d’affaires. Mais il est souvent bonifié par l’intelligence et l’ingénierie concourante du lien entre tous les acteurs gérées par des cabinets de stratégie et de management.  Le but est de respecter une certaine approche globale sur toute la durée de vie du processus incluant de multiples facettes pour les clients désirant autre chose qu’une simple approche comptable et qui en font la demande, voire pour les équipes qui s’inquiètent de l’avenir. Comme en intelligence économique, chaque élément pris de façon indépendante peut être insignifiant mais assemblé dans un puzzle, peut donner une image stratégique et parfois sensible.

 

François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, créateur du pack FUSACT, professeur vacataire de politique général des organisations    suivre aussi sur http://novial.overblog.com   

 

La valeur de l’effet de levier humain

 

Certains ne comprendront pas que je mette cet aspect avant le prix mais au même titre que les réalités sont différentes pour une fusion, une acquisition ou une transmission d’entreprise, l’objectif n’est pas le même pour tout le monde. En terme d’analyse de la valeur des éléments constitutifs de la transaction, il représente souvent un coefficient élevé sous estimé.

 

Certains auront le souci de transmettre de façon bienveillante avec une certaine continuité d’identité pour ses salariés ou pour ses clients quand d’autres n’attendront que la transaction. Certains prendront peur avec un partenaire « à tète froide » qui se retirera facilement quand ils attendent un partenaire de cœur qui ressent le projet et qui s’investir coute que coute. Certains prendront une décision trois ans après alors que d’autre agiront sur le coup. Sans doute faut-il une position d’équilibre en « marchant sur ses deux pieds » pour accepter certains risques mais aussi les limiter.

 

Certains verront un chat gris et d’autre noir alors que certains ne voient que le chat. Il en est de même avec l’image de la jeune et de la vieille femme que j’aime à projeter en préalable à toute négociation normale ou de crise. L’objectif n’est pas de voir les deux ni de comprendre pourquoi on n’en voit qu’une mais bien d’accepter qu’il peut exister d’autres solutions que celle que l’on voit et que pouvoir comprendre l’autre semble être une nécessité sauf si l’on a choisit par avance son cadran d’autonomie (voir partie 1)

 

L’exercice du blason est souvent révélateur de prises de conscience quand certains y voient une perte de temps : quelle est ma devise, comment je me vois, comment me voient les autres, ce que je déteste le plus.

 

La cohérence d’identité est importante. Le futur dirigeant ou partenaire sera-t-il accepté ? La greffe prendra-t-elle avec entre les chefs, comme chez EADS il y a quelques années, entre les actionnaires et avec les équipes pour travailler ensemble. Les équipes pourront-elles aussi travailler ensemble ? Bien entendu, lors d’un rapprochement il y a généralement un leader qui s’affirme. On ne mélange pas des cygnes blancs et des cygnes noirs. Ce n’est pas une question d’esthétisme mais de danger de mort de l’un des deux sauf si soumission. Feu Arthur Andersen a mangé Barbier Frinault même en l’utilisant juridiquement pour certaines missions. Nous avons appris que l’on ne rapprochait pas forcément Matra et Alcatel. Devait-on rapprocher Sagem et Snecma avec les perturbations que nous avons vu sauf à voir l’alibi du « tout électrique » cachant celui de la finance ? Mais rien n’est impossible  en laissant par exemple le jaune et le blanc de l’œuf cohabiter comme l’exemple de Peugeot – Citroën et parfois se rassembler comme Total-Fina-Elf. Une PME peut bien accepter et rechercher de se mettre sous la coupe d’un groupe mais une autre peut tres bien chercher à garder son indépendance. Il y a aussi une différence entre la France et l’Europe où l’on fait les choses par maturation, voire trop et les Etats-Unis où on se sépare aussi facilement qu’on se marie. Encore une fois, un équilibre est sans doute à rechercher.

 

Dans un but d’optimisation de processus, comme dans le cas d’une recherche de collaborateur, un cabinet de recherche ne présentera pas le premier candidat venu mais le ou les candidats retenus après en avoir analysé leur projet, la cohérence avec la demande formulée et avec le montant estimé de la transaction. Il pourra aussi en cas de besoin et demande, intervenir pour faciliter certaines démarches plus techniques. La meilleure facturation finale doit s’effectuer à la prise de greffe, quelques mois après une certaine « période d’essai », gage de bon choix en dehors de tout problème comptable apparu après la « due diligence » et non à la signature de la transaction. Les vendeurs de TPE disent généralement oui immédiatement à un accompagnement mais n’acceptent pas de payer une recherche même à la transaction finale, comme pour une transaction immobilière où les acquéreurs cherchent et se font connaitre mais attendent pourtant que le cabinet de recherche s’investisse de façon non mesurée, quitte à le blâmer. Mais c’est aussi à cause de résultats et de retours d’expérience infructueux qui rendent méfiants. Le cabinet de recherche n’est pas non plus obligé de se mettre à la place du vendeur s’il ne le demande pas et n’est pas non plus obligé d’accepter la mission ! Cette démarche est également très révélatrice de la volonté ou non de rechercher vraiment un acheteur ou de certaines autres problématiques dont il faut se préserver. Les jeux d’analyse transactionnelle les plus appropriés sont « conjugaux » que l’on découvrira en détail dans d’autres articles comme par exemple « coincé » qui illustre le caractère de manœuvre et leur fonction de barrière contre l’intimité ou « tu vois bien comme j’ai essayé » où il s’agit comme toujours de victime, sauveteur et persécuteur. Et ils rentreront d’autant plus en jeu dans les négociations de transaction où il est souvent opportun de se faire accompagner pour fonctionner de façon équilibrée et raisonnable comme quand on achète ou vend une maison.

 

Les degrés d’autonomie et l’entente sur le prix

 

Comme dans toute transaction, on négociera par principe ou parce que l’on sait que c’est trop cher et que le vendeur « oublie les travaux à réaliser ensuite ». Ou alors on ne négociera pas parce qu’on sait que c’est bon marché et raisonnable et cela pourra créer une certaine alerte. Les cadrans d’autonomie seront des indicateurs clés. Comme en matière de protection financière, pour certains, l’entreprise est un bien et une image de soi et pour d’autres un simple vecteur et une source de profit, à en oublier les salariés sauf quand il s’agit de les valoriser dans la balance ou de ne pas oublier les provisions pour indemnités de départ à la retraite …

 

Les méthodes d’évaluation sont différentes d’un secteur à l’autre. Vendre une PME industrielle n’est pas vendre un magasin de vêtements,  un hôtel ou une start up en croissance. Pour les uns, il sera un pourcentage du chiffre d’affaires, une rotation de stock, pour d’autres il s’agira de la valeur patrimoniale ou les flux générés et souvent un mix de tout cela. A cela se rajoutera le fait que la vente est « à la casse » ou pas. Le prix est variable avec de nombreux facteurs de salubrité mais également de survaleur liée à l’image, aux marques ou à la dynamique créée. Mais le prix n’est pas qu’une affaire de chiffres est surtout le fruit d’une négociation entre deux ou plusieurs parties qui est souvent très révélatrice de la façon dont pourront se dérouler les événements futurs si l’affaire est faite.

 

Il s’agira d’aller au-delà du traditionnel jeu du gentil et du méchant en faisant venir une tierce personne et mais plutôt de réaliser une négociation raisonnée à la fois SMART et GROW en dehors des positions (lire les articles liés) en utilisant le théorème de Nash  et tous les outils de facilitation humaine et d’écoute active. Les dépenses d’énergie inutile seront gérées pour entretenir le lien ou au contraire se désynchroniser. L’élément paraissant le plus simple peut devenir le plus sensible comme quand un composant électronique défectueux ou venant à manquer peut mettre au sol un avion.

 

Il en est de même pour les aspects plus techniques (enfin ! pour certains …) qui vont suivre (lire la suite).

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Intervention « pour l’instant française » au Mali

14 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense

L’Europe, comme souvent toute forme d’organisation, avance souvent grâce aux crises. Comme je l’ai déjà longuement exprimé dans les articles sur le fédéralisme, la confiance passera sans doute par la défense. Dans la continuité des solutions trouvées en matière économiques il peut être intéressant de profiter de l’intervention au Mali pour se poser la question du modèle fédéral à adopter et  de savoir si l’Europe serait intervenue aussi rapidement, voyant le risque s’aggraver, le jour où elle changera de gouvernance. J’en doute pour demain vu le peu d’entrain des pays déjà fédéraux à vouloir y travailler.

 

Par François CHARLES

Président de l’IRCE, expert défense, ancien responsable d’affaires internationales à la DGA

 

Il n’est pas question de remettre ici en cause cette intervention approuvée très largement, insérée dans une décision du conseil de sécurité de l’ONU de décembre, même si elle s’est orientée un peu différemment devant la précipitation des événements. Il n’est pas question non plus de parler de la Mauritanie et de son échec, rappelant un peu celui des étasuniens en Iran.

 

Combien de personnes ont entendu pour l’instant parler de l’Europe dans cette crise ? Il est vrai que les communiqués parlent d’une force africaine (Sénégal Cote d’Ivoire, Burkina…) logistique européenne (Allemagne et R. Uni) mais également américaine en logistique et renseignement. Il est vrai que nous n’avons pas non plus entendu parler de l’OTAN mais il est vrai que les Etats-Unis sont plus orientés vers l’Asie désormais. Il a donc été sans doute plus facile de décider de cette intervention sans le véto réactif de la Russie et de la Chine. Mais n’oublions pas non plus que si l’Afrique a des minéraux, ce pays asiatique est un des premiers investisseurs en terres agricoles et n’a peut être pas envie de voir la révolte s’étendre sur la cote est. Mais peut être ne fallait-il pas en parler pour que cela avance ou à considérer que l’Europe reste donc économique et juridique ?

 

Qui a entendu le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, vice président de la Commission, et président et mandataire du Conseil «affaires étrangères » avec pouvoir important même d’initiative et promoteur de la cohérence de la politique extérieure de l’Union et de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC)? Qui  a entendu le secrétaire général exécutif du Service Européen d’Action Extérieure, véritable service diplomatique ?

 

Peut être a-t-on considéré qu’il s’agit d’une affaire « africaine », voire française ? Même si notre pays possède des forces pré positionnées, c’est oublier qu’intervenir au Mali fait aussi partie de la politique de voisinage et de sécurité européenne pour endiguer les risques de terrorisme en Europe mais aussi de flux migratoires. Dans une interview sur France 3, le député européen Arnaud Danjean, président de la sous-commission défense du parlement européen, est un des rares à parler de mission d’assistance militaire européenne qui devrait se déployer au Mali. Il déplore hélas une certaine lenteur dans le travail et la prise de décision même si « une certaine prise de conscience existe » sur cette zone plutôt d’intérêts français. Il est vrai que la communauté malienne est la plus importante en France.

 

Le Constat est qu’il faut une Europe politique avec un président élu au-delà de la nomination du haut représentant actuel. Nous devons vraiment nous poser la question d’une défense unique et permanente ou de circonstance, sachant intégrer les petits pays, au-delà de l’Eurocorps, avec des forces   complémentaires et segmentées dans leurs missions, leurs identités et leurs équipements développés et maintenus par des agences remodelées et efficaces.

 

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Sachons rendre à César…

12 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

Une décision vient d’être prise pour la ou les cités de la gastronomie en France. Lyon en est exclue et on  peut  se demander, comme du temps de Napoléon III, si les décisions ont été  réalistes ou politiques sachant qu’elles influent sur l’image et les forces motrices de nos régions dans l’Europe également des nations.

 

Par François CHARLES

Président de l’IRCE, le Think Tank indépendant sur l’Europe présent en Bourgogne et Franche Comté

 

Déjà en 52 av JC, César, grand bâtisseur européen avait bien livré bataille dans le Jura dans des endroits escarpés et non en Bourgogne. Comment voulez vous qu’une armée de secours immense soit défaite car impuissante et ne puisse franchir des obstacles sauf à être prise dans un goulot ou surplomber une falaise infranchissable ? Mais non, il a fallu disposer Alesia dans un lieu plus dégagé, avec un meilleur passage et proche de lieux de pouvoir dans une place autant cohérente sur ses infrastructures historiques que Paris pourrait se trouver en Ukraine… Mais retenons que la fréquentation du muséo-parc est intéressante et que désormais Chaux des Crotenay devrait plutôt essayer de se faire valoir sans cette sempiternelle lutte désormais inégale.

 

On peut se réjouir que Dijon soit a priori retenue dans une sorte d’identité nationale gastronomique. La gastronomie serait-elle donc stratégiquement bien une voire la force motrice bourguignonne ? On aura peut être été attiré par la foire gastronomique, les escargots de Bourgogne, le jambon persillé, le cassis et la moutarde mais aussi le pain d’épice ou par autre chose… Mais César pourra-t-il aussi garer facilement son char à l’extérieur de Dijon comme à Bale par exemple ou d’autres villes françaises ou européennes afin de prendre le « petit » tram pour visiter cette réalisation ?

 

Même Bourguignon d’origine, Il ne s’agit pas d’être chauvin pour reconnaitre que la gastronomie française a toujours été lyonnaise dans notre bonne vieille capitale des Gaulles. Il va falloir reprendre les documents et les européens se posent déjà la question.

 

Quant à Beaune, ancienne vraie capitale bourguignonne et son vin, on peut considérer d’une certaine façon qu’elle « accompagne » la gastronomie sauf à la marier avec un ensemble plus global.  

 

En parlant gastronomie, quelle pourrait être la capitale européenne de l’huile d’olive ou du vin ? Une réponse peut-être lors des dégustations « européennes » organisées prochainement à Paris et Dijon et pourquoi pas Lyon !
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attention, vos emails peuvent etre falsifiés à votre insu

12 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles

 

savez vous que vos emails peuvent etre facilement modifiés ? autant utiliser le téléphone ... quand il n'est pas écouté !

 

exemple d'un email  envoyé à une personne en nord Cote d'or

J’en ai marre et pas que moi

 Des nuisances, mensonges, insultes que vous colportez

 En la matière, je pense que vous êtes loin devant moi

 Vous êtes des nuisibles irresponsables vous et vos complices"

 

réponse de l'intéressé :

eh , tu fais quoi, laches moi, va prendre ton seau et ta pelle et retournes dans ton bac à sable, dégages sale con, tu pu!  (pardonnez lui les fautes...il ne sait que parler)

 

en répondant sur l'email précédent en ayant modifié le texte comme ceci :

 

J’en ai marre et je prie de croire que vous allez me le payer

Des nuisances, mensonges, insultes que vous colportez à votre insu

En la matière, je pense que vous êtes loin devant moi, je vais vous faire subir un tel calvaire à vous et à vos proches

Vous êtes des nuisibles irresponsables vous et vos complices dont je m'occuper dès le début de la semaine prochaine, ma bande et moi allons nous occuper de vous démonter la gueule et ça ce n'est pas du vent"

 

est-ce bien à votre avis un "élément caractéristique" ?  pas forcément pour tout le monde, meme un procureur anglais  mais vu certaines réactions de gens qui ne jugent que sur un seul son de cloche, n'umaginant pas tout ce qu'il existe derrière...on peut tout imaginer sur les dégats que cette falisification peut entrainer

 

autre exemple :(les rajouts sont en italique)

 

Mon psy ?

la semaine prochaine, je viens sur votre ville vous régler votre compte à vous ainsi qu'à vos amis

 

Quel ordre ?

je vous donne l'ordre de me répondre, votre maison ne sera qu'un tas de cendres 

 

Des menaces ?

moi je vous mence de grandes représailles sur vous, sur vos amis et sur votre entourage

 

Importuné une personne oui, ça c'est sur !

je n'ai pas fini de vous importuner

 

Répondez donc à mes questions !!

vu que vous ne répondez pas à mes questions, je vous promets de vous pourir votre vie

 

Mais qui etes vous donc pour m'écrire de la sorte, vous ne savez même pas pourquoi vous m'en voulez...

je vais vous apprendre à me respecter par des actions sur votre personne

 

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NON à l’appel de Dijon non européen

6 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

Après mes vœux de pacte citoyens, je  veux aujourd’hui m’insurger contre un jusqu’au boutisme et une attitude plutôt nombriliste de baronnie franco-française sans esprit européen. Je me suis longtemps posé la question du titre. J’aurais pu un « j’accuse ! » de Zola assassiné dans son sommeil et m’amuse de l’ « appel » lancé après mon appel de juin dernier.

 

Cette émotion Dijonnaise, avec pétition, lancée par un élu cote-d’orien contre la réforme territoriale prévue par le gouvernement au pouvoir, semble faire son chemin mais mériterait un certain regard.

 

Par François CHARLES

économiste, conseil en stratégie et management, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

La France, pays fondateur de l’Union, doit acquérir une dimension européenne au-delà des luttes de pouvoir et de personnes.  Et si l’Europe doit atteindre une dimension politique au-delà de son fonctionnement technique actuel (voir articles sur le fédéralisme), elle ne doit pas être politicienne pour autant.

 

La France peut continuer à montrer l’exemple mais en considérant que le centre de gravité géographique et de fonctionnement de l’Union ont changé.

Si les départements existent en France, exemple historique d’Etat centralisé, depuis la fin du 18° pour en fait mieux contrôler certains jeux de pouvoir locaux, la décentralisation de 1982 a voulu donner une responsabilisation territoriale à dimension européenne.

 

La France est le plus grand territoire des 27 pays de l’Union juste devant l’Espagne et la Suède. En dehors de France, on ne trouve cette notion de département qu’en Grèce et en Suède qui correspond en fait également à nos régions proportionnellement et administrativement parlant. La France doit désormais être en totale connexion avec le modèle européen de politique régionale et du comité des régions. Pourquoi s’émouvoir de la gestion cette fois totale des fonds par les régions ? Rien ne les empêche on plus de se parler au niveau national comme je le réclame dans la recherche. Y-a-t-il une cohérence par exemple entre les fonds sociaux du FSE attribués à la région alors que les domaines sociaux  reviennent au Conseil Général et n’en avez-vous pas assez du fossé entre collège et lycées ? Par ailleurs, la circonscription de nord Cote d’or est la plus grande de France.

 

J’invite les Français et les élus à ne pas se comporter en bons petits soldats et ne pas se décrédibiliser en se basant sur des exceptions sans réelle analyse sauf peut être politicienne. Même si nous avons nos réalités, nous pouvons également évoluer sans oublier qu’une réforme assez dure, mais faite autrement, avait été engagée par la droite, notamment pour respecter le pacte budgétaire. En visionnaire européen, je dis sans détour que ce n’est pas parce que la gauche est aux commandes dans les régions qu’il faut que la droite résiste coute que coute dans les départements mais plutôt se demander comment reprendre les régions. On se croit en pleine théorie des organisations avec les jeux de pouvoir et de leadership quand nous avons besoin de nouvelle vision. A quel jeu psychologique joue-t-on ? Pour autant, tout en supprimant un échelon exécutif, il serait intéressant de conserver une certaine gestion territoriale dans une approche globale, comme en matière de gestion de logements sociaux, pour ne pas appliquer une règle trop comptable mais dans le bon sens, comme on le demande aussi souvent à Bruxelles via de plus le Parlement Européen co-décisionnaire. Pensez-y en 2014 ! En matière de pétition, Les Français peuvent aussi faire une action au niveau européen comme il l’est permis depuis longtemps. Peut-être prendront-ils mieux le  temps d’analyser certaines réalités …

 

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Les degrés d’autonomie des fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise (2)

2 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #stratégie

suite de la partie 1

 

Les fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise sont des processus de mises en relation pour atteindre un objectif. Mais ce dernier et la façon d’y parvenir peuvent être de plusieurs couleurs, en fonction des lunettes de chacun où le jeu de l’autonomie a toute sa place. N’hésitez pas à identifier les cadrans que nous avons vus à travers les éléments qui vont suivre.

 

 

François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, créateur du pack FUSACT

 

Envie, besoin ou obligation de transmettre pour résoudre quelle problématique ou atteindre quel objectif?

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Certains ont des offres et ne veulent pas transmettre quand d’autres en cherchent et les envient. Soit la mariée est savoureuse, soit elle n’est pas assez belle ou peut-être l’est-elle trop ? Soit encore ne cherche-t-elle pas au bon endroit, dans le bon réseau ? Soit elle ne veut pas se marier contre son gré ou soit elle veut se marier coute que coute pour faire alliance avec ou sans amour. Certains ne veulent au contraire voir partir leur fille à aucun prix.

 

Cet article me tient particulièrement à cœur car c’est lors d’un accompagnement que mes clients m’ont dit que j’étais également un coach en plus d’un conseil, ce qui m’a ensuite incité à développer officiellement sur cette profession au profit des entreprises, de leurs projets et des personnes en améliorant mon attitude. Une nouvelle fable est d’ailleurs prête pour la suite des fabliaux du management.

 

L’entreprise est pour certain un bien patrimonial, familial comme un navire où l’on vit avec et l’on meurt avec. Certains n’osent pas transmettre de peur de dévoiler certains secrets ou autres choses cachées. Certains ne veulent pas de partenaires pour continuer le chemin seul, quitte à mourir en cas d’échec ou de limite d’énergie. C’est à en oublier parfois qu’il y a des salariés dont certains aussi, sont là de façon alimentaires mais d’autres parce que c’est tel dirigeant ou tel ou tel projet. Souvent un accident ou un décès solutionnent hélas les choses … où on s’aperçoit aussi des garanties croisées ou pas entre associés…

 

J’aborde souvent les entreprises avec l’approche des risques : au constat « Personne n’est à l’abri de quoi que ce soit » … on me répond « oui ». Mais à la question « et si vous n’étiez plus là demain… » les gens commencent à réfléchir. Avec ces questions on économise son temps et son énergie en repérant le vendeur qui n’a pas envie de vendre ou qui fait un blason trop ou pas assez présentable, en réparant l’intention réelle, inexistante ou cachée.

 

Il convient souvent de trouver le juste équilibre entre une décision hâtive et celle dans trois ans comme généralement dans les entreprises de personnes. Bien souvent, comme en protection financière, le dirigeant se décide le dos au mur ou parce que son voisin l’a fait, comme dans de nombreuses situations de la vie courante. Attention, les solutions et les démarches de l’un ne sont pas obligatoirement celles de l’autre. Les polarités du MBTI nous le rappellent.

 

Une transaction GROW et SMART

 

Analyser les réalités n’est facile pour tous. C’est un peu comme éviter d’analyser les échecs et oublier de capitaliser les succès. Certains iront également trop vite sur un chemin alors que d’autres n’oseront se décider. Il en est de même pour les projets ou toute chose. Quel est l’objectif ? Avant de passer à l’action, a–t-on bien analysé toutes les réalités ? avec plusieurs options si possibles mesurables, accessibles, réalistes et réalisables et déterminées dans le temps ?

 

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mes voeux pour 2013

2 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

 

La fin du monde n’a pas eu lieu. Mais pourquoi ne pas penser en somme que nous sommes rentrés dans un nouvel élan, une nouvelle dynamique, un pacte issu d’un choc, d’une prise de conscience collective où toutes les idées sont bonnes à prendre, où la gauche et la droite ne s’affrontent plus pour un temps et tentent de travailler ensemble en admettant qui est aux commandes mais aussi que les idées et façon de voir peuvent évoluer avec méthode en prenant compte des réalités, où les affaires de personne s’effacent au-delà de la trève de Noel. Elles auront toutes l’année 2014 pour ensuite reprendre vigueur, voire pour changer la politique au niveau local comme au niveau européen, une fois que la relance aura gagné. N’ayez pas peur, Ayez confiance. Penser à l’Europe c’est aussi penser autrement à vos villes, vos territoires et « à vous » pour agir et faire agir autrement. Le prix Nobel de la Paix attribué à l’Union était une sorte de providence, de coup de baguette magique pour penser à nouveau positivement. Je souhaite que cette année 2013, année du citoyen européen, soit la votre pour tout ce que vous pourrez faire de mieux et tout ce qui vous arrivera de mieux et vous donne rendez-vous prochainement lors de nos futurs et divers événements tout au long de cette année.

 

François CHARLES

Président de l’IRCE

http://irce.overblog.com

Le Think Tank sur l’Europe présent en Bourgogne et Franche-Comté

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Les degrés d’autonomie des fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise (1)

1 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Au fil des dossiers de stratégie d’entreprise, de recherches de partenariat, de financements, de portage ou de repreneurs, pour le CAC 40 ou des TPE dans des domaines variés, au fil de mes interventions de coaching et de conseil, j’en reviens encore et toujours sur l’importance de l’effet de levier humain au-delà des chiffres meme si ce sont eux qui critalisent souvent la transaction. Ce n’est pas qu’une affaire de chiffres, il y a aussi des personnes, du capital immatériel et si c’est important pour une petite structure, je l’ai vu aussi pour de tres grosses trans et multinationales.

 

Après avoir expliqué l’analyse des degrés d’autonomie, applicables de façon transverse à de nombreuses situations de vie, nous passerons en revue leur application dans la chaine de valeur des fusions, acquisistions et transmissions d’entreprises et surtout pour comprendre pourquoi que près de 10 % du chomage généré est généré par des problèmes de transctions.

 

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François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, créateur du pack FUSACT

 

retrouvez cet article sur http://novial.overblog.om


La roue d’autonomie et ses quatre quartiers est à aborder dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Comme pour l’apprentissage (voir article), il n’y a rien de tel qu’un nouveau tour de cadran dès que l’on dérape du quatrième quart ou à chaque opportunité ! Nous désignerons par + et – les personnes mises en relation et leur degré de pouvoir et puissance sur l’autre.

 

Le premier cadran est la dépendance -/+ du « paillasson » « je suis moins et il est plus » « essuie toi donc les pieds Monseigneur » même si je veux fuir car je ne suis pas « OK » comme on le dit en coaching. Le - se sent, ou veux être dans certains cas, soumis telle une victime et un enfant modèle qui dit oui  qui se met volontiers « à la place » avec cœur et sentiment (le F du MBTI), en employant « nous » et « on ». « Croyez bien que je suis vraiment désolé, je sens que je vais avoir du mal à répondre à vos attentes, je n’ai pas cet article en rayon… »

 

Le second cadran est celui de la contre-dépendance -/- du « hérisson » où les deux s’opposent  « qui s’y frotte s’y pique ! ». C’est l’impasse, personne ne veut acheter ou vendre, personne n’est « OK »,   symbiose ambivalente de la rébellion à l’accusation, du  « non » et du jeux « sans toi », victime rebelle ou persécuteur. « Allez donc voir ailleurs car je ne pense pas pouvoir vous servir ». « Cela tombe bien car je ne suis pas décidé »

 

Le troisième cadran est l’indépendance +/-du « polisson » ou comment vous débarrasser de l’autre si vous n’êtes pas « OK » en vous rappelant des séparations vécues, en prenant conscience de la compétence « moi » « tout seuls » en faisant apparaitre des jeux individualistes. « C’est à prendre ou à laisser ».

 

Enfin, le quatrième cadran est celui de l’interdépendance +/+ de « l’unisson » où il s’agit d’avancer avec l’autre, tout le monde étant OK, même avec adaptations « oui…si », avec des limites et des choix plutôt objectifs. Nous parvenons à un fonctionnement parfait du théorème de Nash, de la maitrise d’énergie et de la négociation raisonnée (voir autres articles). « J’ai compris votre besoin, je vais tenter d’y répondre » « C’est toujours un plaisir de travailler  et de négocier avec vous »

 

Si vous avez l’impression que le +/+ va rebasculer dans les cadrans voisins, sachez prendre l’initiative + ou – afin de ne pas recommencer un tour complet, parfois aussi salvateur. Un stade ultime existe, maitrisé par les praticiens réguliers de la transaction. Celui de la maturité, de maitrise des cadrans, sorte de méta-situation, de vue d’hélicoptère : je ne suis libéré des éléments négatifs et ne suis plus un être programmé.

 

Qu’en est-il vraiment pour les fusions, acquisitions et transmissions d’entreprise ? (voir la suite)

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Le profil psychologique « 2 » de l’altruiste de l’énnéagramme

1 Janvier 2013 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Cela fait longtemps maintenant que vous lisez mes articles en employant certains outils qui parlent de profil psychologique à propos des chefs d’entreprise, des conducteurs ou de personnes publiques. Parmi les profils abordés, il y existe un souvent laissé pour compte mais qui a toute son importance : le « 2 » altruiste de l’énnéagramme, le « saint Bernard » et ses relations voisines ou ses liens en effort ou confort.

 

 

Par François CHARLES

Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management et développement personnel

 

article à retrouver sur http://novial.overblog.com


Grands affectifs, attentionnés et chaleureux, ils ont besoin de bons rapports humains, sont motivés à l'idée de rendre service, aiment venir au secours, porter assistance, voient facilement ce dont l'autre a besoin même quand ils ne le connaissent pas, et trouvent frustrant d'être autant conscient sans pouvoir faire autant qu'ils ne le voudraient. Ils aiment prendre les autres en charge, apprécient qu'on ait besoin d'eux et les relations humaines plus que tout, aiment réconforter les autres, porter assistance, faire passer les besoins des autres avant les leurs, répondre aux désirs des autres et aiment prendre en charge. Ils peuvent être enveloppants, protecteurs, maternant, ont de la peine quand ils sont perçus comme manipulateurs alors qu'ils cherchent à comprendre et aider, ils ont parfois l'impression d'être exploités alors qu'ils ont créé cette dépendance. Il peut s'imaginer que le lien peut être cassé à tout moment et fera tout pour consolider et vérifier de façon permanente la qualité du lien mais ont aussi une capacité d'amnésie.

 

Le « 2 », est voisin du « 1 » sur la roue, la fourmi perfectionniste et peut donc prendre facilement certains traits. Soigneux et ordonnés, bienveillant, protecteur, aiment que chaque chose soit à sa place, méticuleux, exigeant, "jamais assez", travaillent correctement, ont peur de commettre des erreurs, dotés d'un sens de la morale, ne jugent que par raison ou tord, exigeants, évitent de se mettre en colère et ont besoin d'une cause juste pour canaliser leur colère, collecte facilement un "carnet de timbres" à faire valoir par la suite. Pour eux il existe un code du comportement humain, une morale. Ils ont la correction en haute estime et essaient de vivre en adéquation avec leurs principes. Ils sont déçus pas le manque de respect aux règles et aux croyances. L'imperfection et le manque d'implication maximum les agace. Ils sont considérés comme critiques et exigeants. Ils voient facilement comment les choses pourraient être améliorées et ne peuvent rester indifférents. Il y a conflit entre rigidité et sensibilité d'où une tension y compris musculaire parfois perceptible par les proches. On peut compter sur eux et sur le travail bien fait qui passe généralement avant le plaisir. L'harmonie est très importante. Il faut leur parler avec bienveillance et douceur

 

Par ailleurs, le 2 est aussi voisin du « 3 », castor battant, mettant tout en œuvre pour réussir. D'apparence heureuse et confiante, ils sont énergiques et efficaces. Gagneurs, acteurs pouvant adapter leur image aux situations et en fonction de l'attente de l'autre, pouvant changer de tenue aussi souvent que possible, fiers de leur réussite, ils recherchent le défi et peuvent être obsédés par la performance. Ils savent motiver les autres et ont à cœur de voir les objectifs atteints. Bons vendeurs, ils mesurent la progression, ont toujours des cartes de visite, perçus comme durs, arrivistes, froids mais peuvent être souples pour un interlocuteur choisi. Ils s'identifient à ce qu'ils font car pensent que la valeur de chacun dépend de ses résultats et du prestige qui en résulte, mettant de côté sentiments et états d'âme. Ils s'arrêtent rarement, aiment aller vite sans gaspiller leur temps et auraient tendance à reprendre en main et à leur charge les projets qui avancent trop lentement à leur goût. Sont organisés, souples, adaptables, ne voient pas les côtés négatifs pour ne pas ressentir le sentiment d'échec, évite de faire les deuils (comme le 7), rebondit rapidement, fait (trop) vite confiance

En situation de domination, le 2 passe en « 8 », le lion. Forts, confiants en leurs moyens, ils savent ce qu'ils veulent et sont directs dans leurs propos, ils aiment contrôler les situations, prendre des initiatives et prendre des décisions rapides. Combatifs, ils apprécient une opposition consistante préférant vous avoir contre eux plutôt que de ne pas savoir où vous situer, respectent la puissance, dirigent et imposent leurs propres règles même si certaines existent, sont parfois excessifs et se voient comme des justiciers protecteurs des faibles avec respect de l'équité. Disposant d'une puissance naturelle, Ils dégagent une énergie puissante, se fraient un chemin par la force, la violence verbale, recherchent souvent la confrontation afin de connaitre les motivations des autres, ils approchent les situations de façon entière : tout ou rien, ils n'ont pas de face cachée et paressent ce qu'ils sont, se mettent facilement en colère mais règlent vite les affaires. Instinctifs, ils passent rapidement de l'intuition à l'action.

 

Mais, dans la douleur et le doute, le « 2 » passera en « 4 », le perroquet… Originaux, romantiques ayant une forte intensité de sentiments, soucieux de la beauté et de l'esthétique, narcissique, ne vivant pas dans "la vraie vie", recherchent l'intensité et le dramatique, sont hypersensibles aux critiques, ont un côté théâtral, il leur arrive d'envier ce qu'ont les autres, ils se sentent différents, à part, ont parfois le sentiment d'être abandonnés, sont sujets à la déprime. Ils sont attirés par le beau, l'unique, le différent. Ils préfèrent la nostalgie et la mélancolie à la banalité. L'importance qu'ils attribuent aux émotions leur donne une énorme créativité. Sensibles aux émotions, ils ont besoin d'exprimer leurs sentiments et se sentent différents de par cette amplitude. Ils ont besoin de chaleur, d'être écoutés, que l'on prenne du temps pour partager leurs états d'âme et l'intensité de la vie. Idéalistes ils recherchent un sens à l'existence. Ils sont souvent à l'aise et efficaces dans les moments importants de la vie.

 

Mais attention, tous les « 2 » ne sont pas totalement cela et une personne « 7 » peut aussi avoir du « 2 » en elle. Si vous vous entendez bien avec une personne, c’est surement qu’elle a un lien psychologique fort et étroit avec vous sur l’énnéagramme, « mais pas que » (c’est un code). Mon épisode politico-amoureux avec un profil « 8 » que vous connaissez ainsi qu’une mise en relation avec certains altruistes m’ont éveillé sur certains points. Je vais me livrer à une supervision ouverte. De toute façon je n’ai pas été rémunéré mais chacun appréciera pour le compte de campagne étant donné que j’avais aussi coaché l’équipe... Par ailleurs, je peux aussi me dévoiler et cela pourra sans doute mettre tout le monde d’accord entre mes pairs qui me veulent 1, 3, 6, 7…

 

On me croit « 1 » car je suis toujours à l’heure, que je remets les tableaux droits et qu’un détail peut m’embarrasser sur le parcours de golf. On me croit 7 car j’ai plein de projets et que je joue aux enfants libre mais en fait je sais les terminer peu à peu, le moment venu, même si cela me pèse car je ne crée plus pendant ce temps. Et plutôt que gouter les bananes et les jeter, je range plutôt les provisions pour mieux les retrouver plus tard donc je reviens sur le 1. Mais le1 ne peut avoir un parcours professionnel comme le mien car il ne quitte pas par nature. On me croit 3 et parfois 6 comme le kangourou loyal qui protège. Ah oui le fameux 6 qui vit sur ses peur mais heureusement sinon l’espèce humaine n’existerait plus ! Donc plutôt… 6 ou 1 de base même si le 3 reprend le dessus en phase pour avancer sans peur sur des choses dont j’ai la foi. Mais ben entendu que je suis 3 car je fais tout pour y arriver. Ce qui n’est pas vrai. Je reste loyal mais cherche d’autres pistes tout aussi loyales et sait m’effacer sauf… si on revient me chercher quand on a besoin de moi pour ensuite éventuellement me blâmer. Et ma dernière expérience locale m’a fait encore beaucoup de mal. Le coté 3 fait penser au battant qui est une étage aménagé de la PCM et juste au dessus de mon étage parfait (pardon pour les non initiés). Le problème, que dis-je la force, vient du fait que j’ai tellement eu de vies différentes sans être forcément à ma place non plus que je brouille les pistes. Comment allier tout cela ? Que dit l’hyper-matrice transactionnelle ? Le centre de gravité ENFP voire ENTP est voisin du 2, comme du « 9 » modérateur qui confirmerait mon coté extraverti de base, mon cote plutôt parent bienveillant et l’opposé du 2 est bien le 4… et quand je me réfugie dans le travail, je deviens travaillomane et persévérant…. qui sont mes quasi base et phase …

 

Un indice : j’aime la chose publique, je ne compte pas mes heures, je considère normale la prise de conscience collective, j’ai toujours cherché à être aimé par tout le monde et je me réfugie dans le travail pour m’en sortir et finalement me faire aimer par ce que je fais et non par qui je suis. Mais savez vous que je voulais faire du cinéma, d’ailleurs j’en ai fait mais mes deux rôles dans des films à succès ont été coupés au montage, … J’ai été bénévole national et international à l’Ordre de Malte, j’ai créé une ONG humanitaire, suis président d’associations et suis généralement disponible même si on ne me le demande pas, enfin mois maintenant depuis que j’applique le RPBD sauf que… si je suis sorti de l’administration et si j’ai créé des structures professionnelles et associatives, c’est aussi pour faire avancer les choses si je vois qu’elles n’avancent pas. Et si je me suis remis à faire de la politique technicienne… oups le travaillomane revient, ou plutôt ici le persévérant. Un point est également commun : mon coté créatif et sensible. Donc ? Vous avez trouvé ? Oui : j’ai une légère dominance altruiste 2 tres voyageur 1 et 3 mais aussi 8 et 4 qui n’accepte pas d’être victime quand d’autres le cherchent et qui peut passer en persécuteur « à l’insu de son plein gré ! ».

 

Lors de mon histoire politico/amoureuse qui s’est terminée violemment, j’avoue qu’elle ne m’avait pas demandé de venir l’aider mais seulement de l’aimer. Elle avait fait abstraction que moi, je voulais aider surtout après cette réunion où elle semblait livide. Je voulais vraiment partager mon expérience et faire découvrir mes méthodes d’optimisation relationnelles mais elle n’en avait cure, elle se sentait forte du moment que j’étais là, s’écroulait en pleurs quand je voulais la quitter, me suppliant de lui redonner la force d’affronter l’enjeu et ne pouvait donc pas justifier ma présence sauf à la fin ou peu à peu elle a commencé  à comprendre mon apport stratégique et opérationnel. Je ne veux pas revenir sur la suite. Ce qui sauve ma démarche est qu’elle est tombée amoureuse avant l’accompagnement alors qu’un coach, lui n’a pas le droit de tomber amoureux. Ce qui la plombe est que je voulais rendre service et me consacrer avec une certaine légitimité pour son bien même si aucune demande n’avait été faite. Elle a failli gagner alors que personne n’y misait un kopek. Tant pis si elle m’a ensuite insulté, pour montrer, sans le penser, que je pouvais assumer ses reves. Elle, qui rit de façade du malheur des autres, mais qui a été aussi accusée d’altruisme, ne pouvait rien me dire plus cruel, par projection, que  « tu es seul » et « je t’ai grillé » même si elle s’est excusée, peut être par manipulation ? Dur pour un 2 empathique. Mais si je peux me retrouver dans ma coquille du 4, je peux aussi agir avec force tel un lion, ou un tigre quand on m’agresse un peu trop… ce qui l’impressionnait car elle ne me faisait pas peur, elle qui passait anormalement, de façon schizophrène de « 8 » en « 4 » et qui, de surcroit, me comprenait aussi. Quant au pauvre Perroquet de Montbard, qui fait confiance à sa voyante, qui est jaloux qu’on lui pique « son précieux », qui intervient, caché, à la demande pour jouer les méchants mais bien fragile en fait, qui insulte, falsifie les emails, diffame et harcèle tant qu’il se sent protégé par le pouvoir, change d’identité quand on s’est aperçu que c’est lui qui se cache derrière ses méfaits et qui n’est même pas capable d’installer une sono… est-ce un vrai perroquet ? 

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