Education et enseignement supérieur
vous trouverez ci après la partie liée à l'éducation de mon programme social, écologique et semi-libéral
Un accompagnement des jeunes enseignants doit être réalisé par ceux de plus de 50 ans « post 50 » ou retraités, notamment sur les savoir-être qui ne sont pas acquis même, voire surtout, après la réforme des UIFM. J’avais proposé un module « mieux enseigner » à l’éducation nationale, qui n’a pas encore statué, et qui peut être divulgué avec bon sens par les plus anciens.
Je porte un intérêt élevé sur la valorisation des petites classes, véritables ciment initial, auxquelles on ne porte pas assez attention sachant que l’avenir de nos enfants se crée dès le plus jeune âge. C’est ignorer que l’éveil est la base de notre vie future. Nous devons lutter contre leur fermeture en ruralité et augmenter les classes doubles car les enfants y profitent généralement de plus d’attention. Comme pour les médecins, le nombre d’enseignants est suffisant mais mal réparti et beaucoup d’entre eux pourraient aller en campagnes. Une veille accrue doit être portée vers les enfants à problèmes ou les élèves précoces au plus tôt avec une proposition d’accompagnement avec soin sans marginalisation. En terme d’orientation, quand on sait aussi que nombre de conseillers d’orientations n’ont jamais travaillé en entreprise au même titre que certains responsables de ressources humaines ne connaissent pas ce que font vraiment les salariés, on peut se demander si les dispositions actuelles sont bien efficaces et s’il ne faudrait pas songer à d’autres dispositifs. Je propose donc une prise de conscience dès le collège par la mise en place d’un trinôme enseignant-collectivité-entreprise. Certes j’ai rencontré récemment deux jeunes filles satisfaites de leur unique stage de 3° et qui comptent poursuivre dans la voie du commerce ou de la garde d’enfants. Mais combien de jeunes n’auront pas eu la possibilité de découvrir d’autres domaines, d’autres organisations, d’autres métiers ? Comme je l’ai suggéré à Luc Chatel, pourquoi ne pas initier une prise de conscience des réalités du monde du travail en entreprises, collectivités, hôpitaux, organismes artistiques etc.… dès la 6e voire même dès le CM2, comme Anne Lauvergeon nous l’expliquait à la Fondation Concorde, pour développer les métiers manuels, le goût pour l’industrie ou toute forme d’autre organisation remplaçant ainsi la simple semaine « découverte ». J’ai été étonné, lorsque je communiquais sur l’euro, de l’attention que m’offraient ces classes de CM2, encore insouciantes mais à la fois disciplinées, curieuses, sans a priori et ambassadrices. Des conférences sont généralement le fruit d’initiatives personnelles trop peu soutenues. Mais peut-être faudrait-il certainement aussi sensibiliser le corps enseignant. Je sais que certains consultants sont même payés pour réaliser ce travail. Au-delà d’une simple conférence en classe, il s’agirait de réaliser une ou plusieurs visites du site pour progressivement, au fil des classes, atteindre le format de la semaine de présence que nous connaissons en 3e, puis plusieurs semaines en seconde et terminale en dehors du bac professionnel. L’adolescent bénéficiera ainsi d’expériences multiples pour trouver son chemin. Outre le temps consacré, je connais la réticence et la réalité des entreprises à accueillir des enfants en terme de sécurité et de réglementation du travail avant 16 ans. Mais ils pourraient être accompagnés de parents. Après concertation avec des enseignants, ces visites pourraient être organisées avec un thème de travail sur l’année et un fil rouge comme par exemple la méthode « 5S » utilisée en industrie (où l’on apprend aussi le Japonais…Seiri débarasser ; Seiton ranger ; Seiso nettoyer ; Seiketsu tenir en ordre ; Shitsuke respecter les règles) qui peut être ensuite applicable pour ranger la classe, la maison, sa chambre… Demander si l’on a fait son « 5S » ? est plus ludique et motivant ! Même mes anciens élèves-ingénieurs apprentis le font et en appliquent bien d’autres ! L’apprentissage doit exister de façon permanente entre les écoles et les entreprises afin de créer un lien fort et désormais naturel au-delà d’approches personnelles. La plate forme installée à Cergy Pontoise en est un exemple.
Un autre thème pourrait être la prise de conscience de la tenue, souvent différente en fonction du métier mais toujours adaptée, ou celui de la communication directe ou indirecte par l’affichage des notes de services, des tableaux de bord. L’école serait au service de l’entreprise et de la collectivité et ces dernières seraient au service de la vie courante dès le plus jeune âge pour une véritable osmose réduisant stress et mal-être au travail. Et tout ceci est réaliste et réalisable. Je milite depuis plus de 10 ans, bien avant l’UMP, pour une tenue uniforme à l’école. Je suis ancien élève du privé catholique où je n’en portais pas ; officier en retraite dans l’armement où j’en portais une dans les arsenaux mais pas dans les ministères à Paris après en avoir portée une dans l’armée de terre, et enfin ancien président d’association de parent d’élèves dans le privé, où ma fille en portait une. Mais porter le costume dans les ministères ou dans un cabinet de conseil n’est il pas une tenue uniforme ou je m’y sens bien même pour aller voir les paysans qui veulent que l’on soit à leur portée sans leur ressembler et qui comprennent vite que mon discours fait vite oublier le costume ? Le cadre ne sera-t-il pas souvent en costume ou en tailleur ? L’ouvrier ne sera-t-il pas souvent en combinaison ou en blouse ? La tenue uniforme ne veut pas forcément dire « uniforme » comme au Japon. Il peut s’agir d’une blouse comme en Tunisie ou dans nos petites classes d’autrefois. Ensuite il est essentiel de ne pas parler « d’uniforme » mais de « tenue uniforme » pour éviter tout blocage a priori et pour ouvrir la pensée au-delà de l’aspect rigide, réglementaire et militaire. La devise d’une tenue uniforme pourrait être « nous sommes tous égaux ». Une personne en tenue uniforme ne montre pas de marques, n’impose pas ou ne donne pas envie de se faire racketter pas absence ou masquage de marque. Il apparait comme quelqu’un d’abordable. Il s’agit souvent d’une régulation gagnant-gagnant et d’une « interdépendance » où l’enfant défavorisé reprend confiance et où le nanti doit reprendre garde mais où les deux ont plus de chance de pouvoir communiquer, sauf si bien entendu ils n’ont pas à se côtoyer s’ils sont dans des écoles différentes. Mais le leadership et les sous-groupes existent même dans chacune des castes. D’autres avantages existent : régulation du budget vestimentaire pour les parents qui dépenseront moins, gain de temps le matin où l’élève n’a pas besoin de savoir comment il s’habille, habitude à une tenue soignée. L’enfant fera attention à ses vêtements et ses parents réduiront leur note énergétique de lavage hebdomadaire. Cela régulerait peut-être également le problème du foulard…Ce sera une réelle opportunité pour les familles de se faire financer tout ou partie du vêtement par les collectivités mais sans couper le budget du jour au lendemain. Mais peut-être que les marques d’uniformes ou de blouses pourront également sponsoriser ces tenues comme les équipes de football ou de rugby. Quels pourraient être les inconvénients ? Enfin pouvoir jouer à se salir ou alors ne plus pouvoir en « ramener ». Mais surtout heurter les lobbys des marques qui misent beaucoup sur les enfants et les jeunes. Les adeptes devront faire leur « deuil ». Peut-être qu’une comparaison interviendra entre les établissements ? Une menace serait de ne pas mettre cette tenue en permanence comme ces écoles privées qui se veulent prestigieuses qui ne le sortent que le vendredi pour la sortie des élèves et dont les élèves ne savent pas mettre la cravate. La menace viendra aussi des irréductibles qui se sentiront agressés par le système sans en voir les avantages ou par ceux qui ne se sentiront pas briller et qui verront les « boucs émissaires » relever la tête. Par contre les bons exemples en France ne manquent pas, notamment à travers les Etablissements Publics d’Insertion de la Défense (EPIDE).
Nous devons retrouver une école efficace et performante avec l’analyse des modèles suédois, allemands et même asiatiques filtrés avec nos réalités culturelles. Nous pouvons nous remettre en question et les initiatives d’enseignants doivent être encouragées. Il est tout à fait concevable d’introduire des contrats d’objectifs dans l’éducation avec appréciation des enseignants par les élèves comme lors des formations professionnelles ou en entreprise. La cohérence lycées - collèges doit être optimisée avec les collectivités et il faut maintenir les aides aux collèges et lycées privés. J’aimerais aussi attirer une attention sur la possibilité de veille accrue s’agissant les profils psychologiques de certains enseignants, au contact de nos enfants, qui peuvent nous cacher bien des choses. Ancien élève d’école de commerce puis en université, enseignant dans divers établissements, je sais qu’après le BAC, la prise en charge de certains étudiants dans les facultés reste un sujet préoccupant et il conviendrait de sensibiliser au plus tôt les élèves qu’une sélection existe, différente que dans les écoles d’ingénieurs et de management et qu’elles ne sont pas faite pour attendre que le vent se lève sauf pour certains élèves réellement motivés par leur carrière et leurs études. Les apprentis existent pour les BAC pros mais aussi pour les BTS et les formations d’ingénieur. Les employeurs doivent aussi comprendre qu’une faculté ne forme pas uniquement des généralistes et l’exemple de Dauphine, quasi grande école, devrait être copié en régions. L’expérience Sciences-po est bonne et déroge à la règle des écoles pour privilégiés. J’ai connu des parents qui achetaient des logements à coté du Lycée henri IV, lycée public, pour y mettre leurs enfants. Habitant vers Cergy-Pontoise, je n’imaginais pas que mes enfants soient considérés comme des banlieusards sans pouvoir intégrer de grandes écoles ! Quand on vient d’une région, on voit cela de loin et tout est possible. Avec un même revenu, mieux vaut habiter à Dijon et aller au lycée Carnot qu’à Cergy Pontoise sauf à scolariser ses enfants dans les deux grands lycées privés qui font référence.
S’agissant des vacances, celles d’été, anciennement dédiées à l’agriculture pourraient être réduites à un mois et demi avec un maximum de 10 jours de vacances intermédiaires afin d’éviter les chocs, comme en entreprise où l’on redoute le lundi, on s’acclimate le mardi, on travaille le mercredi quand ce n’est pas le jour des enfants, puis on pense au week-end. J’accompagne aussi certains élèves de lycée en histoire géographie, économie et gestion et je vois les variations. Mais en tant que coach, je leur donne aussi des méthodes de vie pour s’organiser, éviter de consommer trop d’énergie, se ressourcer, être plus attentifs. La généralisation de ces méthodes pourrait replacer bien des semaines de vacances. Je milite pour la journée d’école aménagée avec sport, activités culturelles et connaissances européennes car une bonne tète est une tète bien faite et équilibrée, et non forcément gavée et fatiguée. Une tablette numérique pour tous fera-t-elle la différence ? Quoi qu’il en soit, les équipements doivent être adaptés surtout sans oublier les campagnes et pourquoi ne pas les mettre en avant.
S’agissant des langues, je ne souhaite pas que la France ressemble à certains Etats des Etats-Unis où certains résidents ne parlent pas anglais mais uniquement espagnol. La langue française a perdu sa force mondiale depuis la première guerre mondiale et nous devons apprendre désormais d’autres langues pour communiquer en interdépendance. Certes, du temps des protectorats et de la colonisation avec certains départements dont l’Algérie, certaines populations ont du apprendre le français. Pour autant, si une personne veut avoir la nationalité française et les droits sociaux, elle doit apprendre la langue française.
Economie numérique
ce paragraphe est court mais existant et a toute sa valeur
Sans en faire un ministère, il faut faire du numérique un vrai vecteur de développement pour les entreprises.
Ces dernières peuvent influer sur son développement en se répartissant dans les territoires pour leur vitalité. C’est une roue d’amélioration continue. Le numérique influe aussi sur la médecine, et est un vecteur de décloisonnement de l’agriculture dont les exploitations sont devenues de vraies entreprises. Je ne serais pas revenu en Bourgogne si je n’avais pu communiquer professionnellement en utilisant les réseaux depuis notre ancienne ferme.
Le numérique doit être également un vecteur de liens des séniors, pour garder nos habitants, en faire venir d’autres ainsi que pour le tourisme. En 2015, chaque utilisateur devra pouvoir envoyer plus de 2 méga en 2015 et donc des pièces jointes et surtout dans les campagnes, sans attendre l’arrivée d’une industrie ou d’un pôle d’excellence rurale. Certaines dispositions sont déjà prises en la matière.
Il convient également d’installer un plan de sensibilisation et de formation des personnes âgées par les plus jeunes ou par des équipes du conseil général comme en Cote d’Or qui doit cependant développer ses cyber-bases dans toutes les villes importantes (SATI 21) et des ateliers dans chaque canton et notamment à Montbard, seconde sous-préfecture.
Culture, arts, patrimoine
La culture est une chance qui doit être ouverte à tous. L’art et la culture sont des vecteurs d’épanouissement, d’intelligence, d’ouverture aux autres, de dialogue et de sérénité. Regardez comme les gens du Nord ou de l’Est sont heureux de voir le Louvre ou Beaubourg venir à leur rencontre en régions. Le tag de l’œuvre majeure du Louvre Lens ne doit pas remettre en cause ces initiatives mais plutôt les favoriser. D’autres musées doivent voir le jour en région.
J’ai appris le piano dès l’âge de 7 ans, j’utilise l’art pour le management afin de faire comprendre les préférences de personnalité entre ceux qui voient les détails ou les images comme par exemple à travers les impressionnistes et les expressionnistes, j’ai fait partie de chorales, j’aime le cinéma pour ses messages (et j’y tournais parfois) mais je suis souvent incapable, comme de nombreuses personnes, de citer tel ou tel auteur. L’important pour moi est d’abord ce qu’il en ressort en terme d’expression et de ressenti et parfois en terme de technicité pour le partage ou l’humanité. Cela ne m’empêche pas de respecter les puristes et les professionnels ni d’avoir une certaine culture et d’apprécier par exemple le vitrail réalisé pour l'abbaye de Cîteaux par Frère Eric de Taizé en 1966. Et je pense que c’est cela aussi qui freine certaines ouvertures d’esprit auprès du grand public. L’art abstrait peut être mieux compris s’il est présenté comme une dérivation de l’art traditionnel. J’ai commencé à aimer Picasso quand j’ai réalisé qu’il avait peint l’arlequin et m’en sert désormais pour le management à travers l’art.
L’art crée aussi la surprise comme celle de découvrir par hasard que l’on détient un tableau de maitre caché dans son grenier et qu’il convient de le protéger de par sa valeur en évitant de vous faire blâmer de l’avoir laissé dans cet état, voire accuser de le détenir ! Les liens avec le patrimoine et musique doivent être accrus. Le projet sur la gastronomie en Bourgogne reprend bien entendu une de nos forces motrices régionales mais il y a bien d’autres thèmes. Il faut ouvrir la culture à la ruralité, aux quartiers les plus pauvres, à tous les niveaux scolaires avec des thèmes variés.
Comme pour la recherche et développement dans le domaine industriel, la France doit rester une nation créatrice et doit se faire reconnaitre par ce talent qui fait notre plus value à travers le monde. Des ateliers de créativité peuvent se développer dans tout le territoire.
Favoriser l’art dans l’entreprise et à l’école doit être un objectif, comme le fait de favoriser la découverte de la musique classique, véritable moule universel. Les musiques du monde doivent aussi éveiller à la considération de l’autre et il convient aussi de vivre avec la culture contemporaine visuelle et musicale et la volonté d’identité des jeunes, du moment où elle est constructive, ouverte et non violente. Les talents doivent être identifiés et guidés au plus tôt. Ils seront ensuite les ambassadeurs de la France et de l’Europe.
Les identités culturelles locales ressortent peu à peu au fur et à mesure que grandit l’identité européenne sans être antinomique. La Turquie n’est pas européenne mais les Turques ont su, en une soirée, il y a quelques années à Paris, nous étonner sur un concert faisant intervenir leurs instruments traditionnels où l’on découvrait les multiples facettes de leur culture. Nous devons intégrer cela et créer des orchestres européens. Lors de la semaine de l’Europe, l’IRCE lancera une série de concert de musique classique pour mieux comprendre l’histoire de la musique européenne et qui étaient les européens Mozart, Schubert, Rossini … et leurs styles de musique. Nous allons également créer un festival européen de musique de film avec plusieurs pays en faisant participer les écoles de musique.
Toujours dans cette dynamique art et management, je suis favorable à une fiscalité réduite sur les œuvres en partenariat avec les entreprises pouvant les exposer, voire les acheter pour notamment aider les créateurs à se faire connaitre.
Affaires étrangères
bonjour , voici le premier chapitre de mon programme politique social, écologique et semi-libéral
L’objectif et la vision à maintenir en permanence doivent être « l’Europe dont la France » et non l’inverse, sous peine de ne pas avancer dans la construction européenne. Cela suppose une vraie écoute vis-à-vis de tous les autres pays. La France peut par contre avoir délégation pour intervenir sur certaines régions clés, comme en lobbying où l’on fait intervenir les personnes les plus opportunes en fonction d’un lien, d’une situation ou d’une position particulière. C’est ce que nous avons vécu pour le Mali avec un soutien pour l’instant matériel de certains pays européens. C’est aussi ce que nous devons faire en Syrie où la France et la langue française sont reconnues depuis tres longtemps. J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer dans le cadre de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE) que je préside, sur les solutions à proposer sur ce pays qui fait partie du bassin méditerranéen. Il n’est pas concevable de laisser ce conflit s’endormir mais il est possible de proposer des solutions qui ne sont pas traditionnelles, même si elles ne plaisent pas à tous. Des actions de facilitations seront prochainement menées.
Nous devons fonctionner dans une règle de non intervention individuelle « sauf », comme en matière d’exportation d’armement qui est en France « interdite sauf ». Un modèle fédéral d’Etats-Nations, pour reprendre l’idée de J. Delors, peut exister pour justement ne pas faire perdre notre identité. Par contre, la France peut et doit continuer à entretenir une participation active à la représentation de nos entreprises françaises, voire européennes quand l’Union aura décidé d’adopter une vraie politique forte renforçant le marché intérieur, sans déroger aux règles de l’OMC et permettant aux entreprises de fonctionner mieux entre elles.
Nous devons continuer à valoriser notre langue qui est celle du droit, fine et précise, utilisée maintes fois en cas de recours international, celle de la représentativité du savoir-faire, de l’attitude, de la créativité et de la culture françaises. Il m’est souvent pénible d’entendre que les Français sont les derniers à s’occuper de la francophonie. C’est une réalité, comme celle qui nous lie à nos anciennes colonies de façon différente de celle du Commonwealth et que nous avons du mal à gérer. Il y a souvent ambigüité entre la France et la francophonie comme avec l’assistance que nous devons ou non apporter aux pays de même langue francophone.
Les interventions militaires de la France devraient être désormais déléguées par l’Union en cas de risque de déséquilibre mondial grave. Nous devrions augmenter le nombre de membres au Conseil de sécurité de l’ONU, avec de possibles votes à la majorité qualifiée, afin de ne pas voir certaines situations perdurer dans le monde.
La reconnaissance d’un Etat palestinien doit être maintenue, comme prévue initialement, étant donné que les dirigeants palestiniens sont prêts à l’accepter et donc à admettre aussi la présence de l’Etat d’Israël qu’il convient toutefois de condamner quand il n’est pas dans son droit et qu’il continue la colonisation quand il voit la négociation lui échapper. L’holocauste a endeuillé nombre de personnes mais ne doit pas être un bouclier permanent.
L’affirmation de l’identité française et européenne au sein de l’OTAN doit être maintenue. J’en reparlerai plus longuement dans la partie défense et Europe.
le retour de Nicolas 1er ?
L’interview récente d’Alain Juppé, qui avait déjà dit qu’« il » n’était fait que pour ça et qu’il se représenterait en 2012, ainsi que celle de Brice Hortefeux ce jour ont réveillé ma rédaction politique. « Il » s’agit bien entendu de Nicolas Sarkozy, qui attend sur son ile d’Elbe, pour qui je vois plutôt une destinée de présidence « européenne » et qui, comme je l’ai déjà écrit, attend de sentir que le « peuple de France » veuille son libérateur.
A l’heure où l’imperator S. Berlusconi revient en politique, et où le pape démissionne, pourquoi NS ne reviendrait-il pas ? Mais il ne faudra pas ensuite le regretter !
Par François CHARLES
Economiste, conseil en stratégie et management, ancien cadre de partis, fondateur de Droite Fédérale
http://droitefederal.overblog.com
Peut-etre s’ennuie-t-il ou n’est-il pas à la hauteur des orateurs internationaux anglo-saxons ou alors n’a-t-il pas envie de voir son programme se réaliser sans lui ? Mais s’il revient, ce sera pour gagner. Il devra se rappeler que si Napoléon a perdu à Waterloo, c’est à la fois à cause de Blucher et du fait qu’il n’avait encore jamais affronté les Anglais de face mais également qu’il faudra déjà avoir gagné la campagne de France à Droite …
Son ancien « collaborateur », vrai homme d’Etat, fait actuellement profil bas, s’efface à Paris, laissera sans doute tomber la présidence de l’UMP pour mieux préparer les primaires de 2017, car il n’est pas automatique de diriger un parti et d’etre élu ensuite à la présidence de la République. JFCopé va de l’avant avec un mea culpa sur la « politique politicienne » mais semble ne pas honorer des engagements avec les sous-groupes de l’UMP, comme par exemple celui de la France Forte, qui aimerait pouvoir fonctionner financièrement et qui réclame son du.
Et que penser des quadras ? Il est vrai que je ne vois pas vraiment NKM et B Lemaire représenter les Français pour des raisons différentes. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec les deux. L’une semble beaucoup trop honnete pour réussir et l’autre, certes fin écrivain, laisse entendre une communication un peu trop superficielle. Mais « c’est l’jeu ma pauv lucette ». Dommage que J. Chartier n’ait pas été ministre, il pourrait désormais se lancer et depuis 14 ans que je le suis, je sais que c’est un vrai élu de confiance. N’oublions pas qu’il était aux cotés de F. Fillon lors de son tour de France et que les Français le connaissent désormais. Il pourra prendre la place de son leader s’il ne se présente plus.
La solution d’harmonisation serait peut-etre le retour de NS. Les militants et ses amis le réclament pour faire face à la gauche et pour faire le ménage à droite. Et sans doute meme les électeurs, comme les Français qui avaient vite oublié les dégats de la campagne de Russie. Mais si JF Copé fera, c’est certain, allégeance, une primaire à l’UMP est tout à fait légitime entre NS et FF plus d’autres.
Peut-etre NS saura-t-il aussi rallier l’UDI, qui est déjà morte avant d’avoir éxisté, et dont le chef est le seul à vouloir s’opposer vraiment à l’UMP. Mais JLB fera une fois de plus allégeance, comme F Sauvadet le refera aussi. Et tout ceci en attendant que les jeunes pousses comme Ph. Vigier, qui représente le vrai visage du centre droit à la suite d’Hervé Morin, prenne une assurance légitime.
Qui d’autre ? Le MODEM immortel sera bien entendu toujours présent avec son chef historique et peut-être renforcé car c’est finalement lui qui gouverne en ce moment. Le FN et Marine Lepen sera plus fort que jamais bien ancré dans les campagnes bleues marines. Quand à Droite Fédérale, qui se propose de faire travailler tout ce beau monde, à commencer au sein de l’UMP, qui sait si elle ne deviendra pas aussi un parti face à la bêtise humaine ?
bon vent !
Il y a des mots ou des phrases que l’on emploie sans décodeurs à l’intention de nos interlocuteurs un peu comme quand on envoie un fax sans regarder l’accusé de réception. On blâme ensuite le récepteur d’avoir mal reçu ou mal compris alors que l’erreur vient parfois de l’émetteur : nous.
Au même titre que l’on peut réfléchir avant de passer sa ligne imaginaire et avancer sur ses deux pieds, il est possible de retenir ses mots ou de les adapter avant qu’ils ne fassent certains dégâts pour les autres ou pour nous-mêmes, sauf bien entendu en connaissance de cause. Le ton peut parfois nous éclairer sauf quand il s’agit d’un email ou d’un sms !
Par François CHARLES
Coach, conseil et formateur en stratégie et management
On peut dire « bon vent » aux skippers du Vendée Globe et on peut dire « bon vent » à une personne qui vous dit au revoir et que vous n’avez pas envie de revoir. Mais dire bon vent à quelqu’un qui vous donne un nouveau numéro de téléphone pourra signifier « profite bien de ce nouveau départ » ou « eh bien garde-le pour toi ». Chacun ses « lunettes » ou ses « écouteurs ». Même si vous l’avez dit sans intention mauvaise, ne vous étonnez pas si vous n’avez plus de nouvelles ou recevez une remarque bizarre…
C’est comme ces mots de « sale gosse » que me disait un de mes frères quand j’étais jeune (plus jeune…) de façon gentille mais aussi de façon méchante.
Cela me rappelle cette histoire du prisonnier qui attendait à un étage plus haut et qui fut abattu quand le supérieur envoya un… « Descendez-le ! »
Cela me fait penser à ce confrère africain qui ne comprenait pas que le « continent » était pour moi l’Europe.
Les exemples ne manquent pas.
E reconnais qu’essayer de se mettre toujours à la place de l’autre en écoute active est parfois usant et qu’il est par contre facile de balancer que l’autre est « susceptible » pour éviter de s’excuser quand on s’est aperçu de l’erreur, sauf quand on ne comprend pas pourquoi on devrait le faire.
Si vous persévérez dans l’incompréhension, allez plutôt demander à votre cheval ! Non, je ne plaisante pas … ce n’est pas une moquerie ni un rejet ! On utilise beaucoup la relation équipe pour le management … A quoi aviez vous pensé ??
Allez bon vent ! (…)
CITOYENNETE
Citoyenneté
Je suis favorable au vote des européens pour les élections locales s’ils sont capables de justifier un travail régulier ou s’ils sont à la retraite avec des droits générés d’un travail passé dans leur pays ou le notre de façon bien identifiée et s’il existe une réciprocité dans leur pays.
Conformément au droit constitutionnel, je considère que la France et l’Europe doivent porter assistance aux étrangers en demande d’asile s’ils justifient d’un risque évident pour leur vie en cas de retour dans leur pays, en conformité avec notre droit constitutionnel.
Les Français et les autres nations font confiance à l’Europe sauf si elle démontre son incapacité dans ses engagements. Il faut ainsi redéfinir les règles ou le périmètre Schengen, éventuellement avec certaines zones, afin qu’il soit efficace et respecte certains équilibres et certaines réalités. J’ai lancé, dans le cadre de l’IRCE, une réflexion sur la coopération européenne en matière de police. L’union européenne, pourtant attentive aux minorités, doit aussi développer une meilleure communication interne pour inciter certains peuples à trouver des solutions dans leur pays sauf s’ils sont invités à combler certains besoins techniques et économiques (médecins, techniciens…).
S’agissant du mariage de même sexe : je reste ouvert à cette évolution sociale qui va au-delà du PACS que la France avait mis en place fiscalement, s’il est reconnu qu’il s’agit d’une anomalie désormais acceptée et si l’Etat n’impose pas à l’église de célébrer toute forme de cérémonie contre son gré comme il l’est fait dans certains pays. Pour cette situation, je suis contre l’adoption d’enfants tant qu’ils ne sont pas capables de prendre conscience de cette situation ainsi que leurs parents qui parfois prendront conscience de simplement « se faire plaisir ». Dans le même ordre d’idées, je réserve la procréation assistée aux couples bisexuels en remerciant les mères porteuses mais en limitant tout risque rétroactif de reconnaissance.
L’enseignement libre doit continuer à être soutenu comme partie intégrante de la laïcité, sans lutte particulière ni prosélytisme.
S’agissant des élections, je suis favorable à l’exercice d’un seul mandat si parlementaire. En tant que conseil en management, je dirais que les mandats politiques et d’organisation correspondent aux mêmes règles et que les réalités sont différentes en fonction des acteurs et du processus. Je poserai plusieurs constats : le parlementaire est porteur de sens national comme le président de région l’est au niveau de son territoire. Le porteur de sens ne peut être en permanence sur le terrain avec les équipes opérationnelles. Un directeur général n’est pas à la fois directeur d’usine. Certains Directeurs Généraux viennent d’en bas, pas à pas et veulent tout maitriser par expérience mais souvent trop cloisonnée. D’autres gravitent rapidement, avec peu ou sans expérience de terrain et apportent autre chose et se reposent sur les expériences de ceux qui sont, voire qui désirent, rester sur le terrain. Alors que je cherchais à créer un grand système d’achat à la DGA, un responsable « étoilé » énervé m’a demandé comment je pouvais faire cela étant donné que je n’avais jamais touché de marchés. Je lui ai répondu que j’avais justement l’occasion d’avoir une vision globale et de les voir tous sans a priori afin définir l’optimisation à trouver. On peut penser que cette main mise des élus répond à deux besoins psychologiques différents : d’une part la volonté de garder un pouvoir « sur et pour » et d’autre part la crainte de voir quelqu’un prendre leur place et se retrouver dans l’obligation de repasser par le vote, notamment pour le déloger en cas d’acclimatation, de meilleure réussite et de friction. Par ailleurs, les « impétrants » peuvent aussi avoir peur des non élus pouvant accéder directement. N’existe donc-t-il pas d’autres personnes pour prendre certains mandats ? Cela changerait-il apprenant que l’UMP va lancer des petites annonces pour trouver des candidats, à moins que ce ne soit des candidates pour la parité. Certaines personnes ne sont-elles pas faites pour certains mandats ? Faut-il attendre le nombre des années ? N’est-ce pas un verrouillage du pouvoir ? Certains élus disent qu’il ne s’agit pas d’un aspect de rémunération car cette dernière est plafonnée. Certains disent aussi que l’Etat économise par les cumuls. Mais le problème n’est pas là : être député devrait sans doute être un travail à plein temps tant il y a à faire pour les Français. Combien de fois avez-vous vu votre député dans son rôle dans votre village ? Dans votre quartier ? En dehors de sa ville, de son canton et surtout en dehors des élections ? Avec un peu de libéralisme, nous pourrions laisser les Français voter en conscience et « sous conditions ». Outre le problème de la rémunération et celle de l’immunité, ils veulent que le parlementaire les écoute et qu’il trouve des solutions même s’il n’est pas le père Noel et qu’il doit respecter le système. Certaines personnes, entreprises, collectivités, territoires ont besoin de se faire aider et se faire entendre plus que d’autres et le parlementaire législateur doit jouer son rôle de leader responsable à son niveau comme d’autres au leur. Il en va de l’intérêt général.
Je suis favorable à la reconnaissance des votes blancs pour inciter les citoyens à aller voter. Un enseignement civique électoral doit être fait en lycée pour réduire l’abstention lors des votes et avoir un débat plus riche. Le vote à la proportionnelle n’est pas forcément fait pour donner au Front National l’accès aux bancs de l’Assemblée et ces derniers sont faits pout tout le monde. Si la droite modérée était mieux reconnue, elle ne devrait pas avoir peur. C’est un faux problème et une déresponsabilisation des Français entre les votes exprimés et les représentativités. Le PS ne redoute pas l’accès du front de gauche ! Par ailleurs, le FN occupe aujourd’hui deux postes de députés sans avoir eu besoin et cette proportionnelle.
Je suis favorable à un rassemblement des scrutins pour éviter aux électeurs d’être trop souvent mobilisés même si c’est un devoir civique. Des économies pourraient également être faites.
Par ailleurs, le développement d’une « citoyenneté européenne » doit être soutenu. Je suis favorable aux signes de reconnaissance locales (médailles, récompenses diverses…) sont des signes de considération de ce que l’on a pu faire pour son pays et son territoire
Affaires sociales, famille et handicap
je vous livre une nouvelle partie de mon programme social, écologique et semi-libéral
Ancien bénévole international à l’Ordre de Malte (Malteser International) et ayant participé à plusieurs maraudes d’assistance aux SDF avec le SAMU Social de Paris, je suis toujours à l’écoute des besoins et conscient que d’une part, ce ne sont pas forcément ceux qui réclament le plus qui en ont le plus besoin et que d’autre part, on ne peut ni ne doit forcer une personne à intégrer une structure d’accueil. Parmi les réalités à prendre en compte figurent celles qu’il vaut parfois mieux donner de la nourriture et des biens de consommation que des subventions dont on ne sait pas ce qu’elles deviennent, comme par exemple donner une pièce pour que le bénéficiaire aille finalement s’acheter de l’alcool qui le tuera encore davantage par grand froid. Par ailleurs de nombreuses personnes qui ont besoin d’aide et qui y ont droit n’en demandent pas ou n’aiment pas forcément le montrer soit par perte d’énergie, soit pas manque d’information, soir par absence de sens d’initiative, soit par pudeur, honneur et position sociale et qu’il convient de leur préserver une certaine intimité. Sans les y obliger et sans communiquer sur leur situation, il est possible de mieux les identifier plutôt que de laisser seulement la porte ouverte en attendant qu’ils entrent ou qu’ils choisissent une autre voie…
Employer d’avantage de fonctionnaires serait acceptable pour optimiser le traitement, l’identification et le contrôle des ayants droit et pour mieux attribuer les aides sociales et fiscales. Trop de gens se plaignent en permanence d’abus ou d’injustices. Il convient de développer une sensibilisation et une implication citoyenne à l’octroi de prestations sociales exceptionnelles en échange d’une valorisation d’un savoir faire au profit d’une entreprise, d’une collectivité ou du public.
Il est possible de très bien se nourrir dans les circuits de distribution à prix bas, généralement intégrées dans de grandes chaînes de distribution. Plutôt que donner une attribution financière qui disparait dans certaines choses superflues, mieux vaudrait attribuer des biens de consommation par trimestre aux nécessiteux avec bons d’achats dans les enseignes de leur choix. L’objectif serait donc d’offrir un chariot de course chaque trimestre pour une valeur de 100 euros dans un lieu à prix bas à la place ou en complément de certaines subventions sous forme de genre de tickets restaurants désormais acceptés en grandes surface pour certains biens de consommation. Ce montant moyen pourrait varier en fonction de la taille du ménage. Il s’agirait de définir un certain nombre de critères pour en bénéficier. Certaines dispositions de ce genre naissent déjà de façon dispersée. Tous les courants de pensées doivent participer à cette réflexion dans l’intérêt général pour éviter toute dérive et tout abus. Un fonds étatique abondable par les entreprises et les particuliers pourrait être créé avec ou sans avantages fiscaux.
Des quotas stricts d’immigration doivent être définis avec assistance par réciprocité entre Etats. Les exemples outre atlantiques sont intéressants. Mais il faut aussi savoir reconnaitre les personnes en situation irrégulière qui ont su s’intégrer et créer de la vraie richesse, comme le propose Barak Obama. Nous devons développer une politique d’aide au logement fixe pour les minorités européennes désirant s’installer, avec un soutien financier de l’Union. Il ne faut pas confondre les ROMS, qui sont une minorité européenne et gens du voyage, souvent désormais français, qui migrent en fonction de leurs pèlerinages et qui ont très souvent pied à terre. Dans ce cas, ils ne doivent plus avoir de carnets de voyages afin de les responsabiliser. Il faut absolument prévoir des lieux et qu’ils les acceptent pour éviter de casser des barrières sur des terrains qui leur sont interdits. Je milite davantage pour un carnet de « bonne conduite » et de bonus donnant droit à certains avantages à définir, suite à concertation avec les maires avant d’arriver sur zone et au moment du départ sous peine de restriction de zones à fréquenter. Je lis que des zones pourraient être financées par la sécurité sociale et j’y suis opposé par principe et par destination incohérente des fonds.
Nous devons persévérer dans la politique sociale agricole. Les agriculteurs, surtout les éleveurs, ont peu de vacances, ni souvent de week-end et l’amour du travail ne remplace pas tout. Mais il est vrai que les éleveurs et laitiers ne sont pas céréaliers et peut-être ne faut-il pas généraliser. Autant le savoir quand on se lance parfois par obligation dans la reprise d’exploitation. Ayant été formé aux régimes sociaux et à la protection financière, mes rencontres avec la FNSEA, la Mutualité Sociale Agricole et divers assureurs m’ont permis de faire un point : les régimes sociaux s’améliorent mais une veille doit être maintenue. Posséder de la terre et des biens ne redonne pas la santé ni ne constituent forcément un capital pour la retraite. Les avancées en la matière pour ce secteur sont un début et les bonnes récoltes céréalières ne doivent pas faire baisser l’effort. S’agissant de la retraite, il existe un système complémentaire apparemment viable depuis 2003. Il convient désormais de rehausser l’assiette de cotisation pour augmenter les prestations et d’en profiter pour revaloriser la retraite des épouses d’agriculteurs comme pour les artisans. Une protection article 83 à cotisation définie est également mise en place pour les salariés agricoles. Comme en entreprise, il convient au plus tôt de songer à une retraite par capitalisation avec une fiscalité attractive. Les assureurs peuvent déjà proposer des contrats de capitalisation art 39 déductibles fiscalement et socialement, donc meilleurs que la fiscalité Madelin. Proposons un système de type PREFON comme pour les fonctionnaires ou la retraite des combattants. S’agissant de la prévoyance, des solutions sur mesure déductibles pourraient être mise en place pour les non salariés. Mais un rehaussement de l’assiette pourrait être envisageable ainsi qu’une couverture d’entraide pour les incapacités. Nous pourrions aussi aborder les éléments de fiscalisation des transferts de propriété.
D’une façon générale, je suis favorable à la création d’un fonds mutualiste pour permettre de disposer d’une mutuelle en cas de perte d’emploi. Il faut continuer à simplifier les régimes sociaux compliqués et mettre un frein sur la gestion catastrophique du RSI des travailleurs indépendants. Je connais le régime des intermittents du spectacle et je suis favorable pour le fondre dans un autre système plus responsabilisant, tout comme fondre le régime des Etiopathes avec le régime des autres professions similaires de par la reconnaissance de leur pratique complémentaire, souvent nécessaire et économe en soins.
Les allocations familiales ne doivent pas être supprimées en cas d’absentéisme mais versées aux familles en présence des jeunes, voire de la communauté, pour responsabiliser ces derniers comme cela existait le siècle dernier.
Je souhaiterais que chaque établissement scolaire affiche des prix de revient de cantine et limite le gâchis des repas servis à l’école en servant plus qualitativement que quantitativement et en responsabilisant notamment les élèves. Il y aura sans doute un grand impact sur les revenus des ménages et les budgets sociaux des collectivités.
S’agissant des handicapés, je ne suis pas favorable au développement systématique d’aménagements dans les bâtiments anciens, notamment cafés, restaurants ou hôtels, mais ceci doit être remplacé par une meilleure information pour les orienter sur les lieux aménagés.
La France semble être le pays de la protection sociale et l’Allemagne celui du dialogue et de la prise de conscience sociale. Production et social vont de pair. Par expérience, il est possible d’agir sur le social pour faire redémarrer la production en entreprise, encore faut-il en avoir le courage et la curiosité, voire une certaine intelligence de pensée. L’Allemagne ne doit pas être un calque mais un référentiel complémentaire. A-t-on suffisamment analysé comment elle a réussi sa réunification sans s’effondrer financièrement alors qu’il a été nécessaire de réduire le nombre de salariés par deux pour adapter les entreprises à un modèle capitalistique ? Sans doute car le socialisme modéré, et les syndicats qui en étaient liés, est né en Allemagne au 19° siècle. Seuls les pays nordiques ou anglo-saxons peuvent-ils s’en sortir ? Le latin peut également changer.
Favorisons les entreprises socialement responsables. Le bonheur est dans le pré dans nos campagnes. Mais il l’est surtout dans l’entreprise car créer un emploi c’est donner du bonheur et peu d’employeurs ou de salariés en prennent conscience. Une de mes salariées était contente de m’annoncer ce qu’elle allait faire de son premier chèque et de sa fierté d’avoir été embauchée. C’était ma responsabilité de lui faire découvrir qu’il n’y avait pas qu’un chèque, que l’entreprise était aussi lieu d’accompagnement, qu’il était important d’entretenir cet exercice permanent de la dépendance et de l’apprentissage pour que cette envie de travailler et de réaliser sa tâche soit constante. Les salariés aimaient se retrouver en dehors des heures de travail pour échanger et donc faire progresser l’entreprise et nous n’étions pas aux 35 heures. J’aime beaucoup cette métaphore pour un produit laitier : « ce qu’il fait à l’intérieur se voit à l’extérieur ». J’en ai créé d’autres après de nombreuses missions en entreprise : celle du « maçon et du vieux crépi » ou du « mal de coude et du mal de dos » (les Fabliaux du Management – Chiron 2003 – voir blog novial) où parfois il vaut mieux prendre le temps et le courage de tout remettre à plat et déceler souvent ailleurs les vraies causes en cassant toute logique de cloisonnement. J’ai eu la chance de connaître à la fois le système administratif, associatif et institutionnel ainsi que les réalités des entreprises industrielles, de service ou de conseil, petites et grosses que j’ai surveillées, accompagnées ou créées. J’ai côtoyé des chefs et syndicats d’entreprises, des directeurs généraux, qui peuvent être « virés » en deux minutes par leur conseil d’administration, des financiers, des conseils d’administration, des commissaires aux comptes et j’ai effectué des missions d’audit avec l’image de la carotte brandie par actionnaires. J’ai des retours d’expérience de mission de conseil, des projets, de tutelle, de chef d’entreprise ou de cadres dirigeant de structures importantes. Je sais qu’aucune entreprise ne se ressemble, que les réalités sont différentes dans l’industrie lourde, l’édition, le luxe, la communication, le conseil et donc que les options d’intervention le seront également. Mais quelle que soit la structure, le capital humain qui la compose sera souvent une de ses plus grandes valeurs. Je n’ai pas eu peur de parler social, stratégie et préparation du futur à nos ouvriers d’Etat qui ont eu confiance et ont finalement participé à leur dynamique de façon constructive. Ils étaient prêts à se retrousser leurs manches, voire même de changer de statut du moment que nous avions le courage de partager notre vision, de les faire parler et de les écouter alors que les chefs avaient peur que j’affiche le titre de « préparation du futur ». Etre socialement responsable c’est considérer la part importante du travail dans la vie du collaborateur, c’est parler rémunération globale avec pédagogie au-delà du simple salaire dans une approche bienveillante, c’est rechercher l’adéquation des garanties aux besoins avec chaque réalité financière, c’est adapter le temps de travail et le poste de travail, c’est prendre des décisions collectives et non unilatérales, c’est prendre conscience de l’effet de levier d’un simple chiffre, c’est aménager un espace de services et garde d’enfants dans son entreprise (ce que j’appelle le family management), c’est communiquer sur les réalités économiques plutôt que le faire par lettre ou sms envers des salariés qui ne comprennent pas pourquoi une entreprise licencie quand elle a de l’argent (je l’ai compris dans la finance), c’est augmenter régulièrement les employés sauf cas exceptionnel et non l’inverse uniquement pour gratification, c’est répartir financièrement tout ou partie du résultat dans une conscience collective, point sur lequel je milite depuis 1998 pour un partage des bénéfices, car le patron n’est rien sans ses employés et inversement.
Etre socialement responsable, c’est également limiter la fourchette de rémunération même au dehors des entreprises publiques où l’Etat est majoritaire. Louis Gallois, qui avait introduit les sonnettes sociales à la SNCF, s’était étonné de son niveau de rémunération après sa nomination à la direction d’EADS. Il ne s’agit pas d’une politique de droite ou de gauche, mais d’une attitude responsable. Bien trop rares sont ces exemples d’employés qui se sont opposés récemment au licenciement de leur dirigeant local. Cela me fait penser à la fable du roi de la jungle où le lion peut aussi être protégé par les lionnes. Je vais m’attirer les foudres des chefs d’entreprise qui, comme généralement, baisseront d’intensité quand ils liront ou écouteront cet exemple plus facilement applicable dans les PME que les grosses structures cloisonnées par métier. Certes les 35 heures ne sont pas forcément adaptables pour toutes les formes d’entreprise. Chaque réduction du temps de travail n’a jamais réduit le chômage mais a peut-être aussi contribué à limiter sa hausse. On oublie aussi que la France a connu des périodes de hausse du temps de travail quand l’intérêt national était en jeu. Mais comme lors du passage à l’euro, certaines entreprises (trop peu) ont décidé de maîtriser et d’en tirer certains avantages plutôt que subir et en ont profité pour mettre à plat leur politique salariale et de protection sociale. Après avoir informé les salariés sur les réalités de la retraite (on ne cotise pas pour soi, la moitié des filles seront centenaires…), il était démontré que sur une somme de 100 euros, le salarié n’en retrouvait que 75 dans la poche, que cela coûtait plus de 140 à l’entreprise et qu’il fallait donc travailler pour au moins 150. La surprise et la prise de conscience étaient déjà de taille pour beaucoup d’entre eux qui n’avaient jamais lu la partie patronale de leur bulletin de salaire ! Il était ensuite démontré qu’en déposant ces 100 euros sur un contrat de retraite, seules les CSG et CRDS étaient exigibles et le gain était évident pour tout le monde. Si l’employeur passait sa cotisation à 140 euros, le salarié ne recevrait aucun argent immédiatement mais percevrait donc un abondement quasiment doublé pour sa retraite. Mais il était également prouvé que si le salarié prenait les 75 euros, il ne les mettrait pas forcément sur un contrat de retraite. D’où l’intervention pédagogique et bienveillante de l’entreprise au profit du salarié avec son accord. Dans 50% des interventions, les budgets ont immédiatement été mis à la barre haute et ont même été augmentés grâce à cette transparence et cette nouvelle confiance retrouvée avec un impact positif sur les ventes et le dynamisme des salariés. Il en était de même pour ce chef d’entreprise qui me demandait de réaliser une formation commerciale après 3 réalisées par un autre confrère. Plutôt qu’exécuter la demande du client, je l’ai sensibilisé sur le fait que la réponse était peut-être ailleurs. Après avoir mis à plat la politique sociale et salariale, il apparu en fait qu’aucune formation commerciale supplémentaire n’était opportune car l’entrain était revenu par la confiance. J’avais peut-être a priori scié la branche sur laquelle j’étais mais a posteriori le gain était plus grand. C’est mon coté « intérêt général » désintéressé.
Certains fonds aident les banques, certains fonds aident les Etats, d’autres enfin aident les entreprises. Bien qu’aucune taxe ne soit attribuable directement par les règles budgétaires publiques, si l’Etat veut à nouveau fiscaliser les heures supplémentaires, pourquoi n’en profite-t-il pas pour les recueillir dans un Fonds pour les redistribuer aux entreprises répondant à certains critères éthiquement sociaux, pour compenser leurs charges et ainsi faire repartir la croissance de façon incitative ? Mais il peut également le faire sans cette fiscalité spéciale. Ce fonds pourrait également aider les entreprises à abonder avec leurs salariés dans des garanties de retraite au-delà des heures légales en espérant toujours qu’elles ne soient pas fiscalisables. A l’instar des dispositions anciennement prises sur l’innovation technologique, ce fonds pourrait aussi être abondé par les particuliers à travers certaines collectes (assurances vie…) avec avantages fiscaux. Par ailleurs, retirer l’exonération des heures supplémentaires pour renflouer les caisses peut aussi revenir à rehausser la durée légale du temps de travail en augmentant de facto les cotisations….sauf si bien sûr il s’agit d’essayer d’accroitre les embauches mais voir plus avant … le changement c’est maintenant ?
je sais que tu lis ....
bonjour à toi
quand je vois le webmail orange ... je sais que tu lis tout et je m'en réjouis
FC
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