LOI SUR LE RENSEIGNEMENT
vous connaissez mes liens avec le renseignement, l'intelligence économique et avec le pouvoir ou le contre pouvoir... et je me pose une question : quand on sait que la DGSI est un aussi outil de règlement de compte personnels au niveau national et local alors que les vraies affaires de sécurité existent, la loi renseignement sera-t-elle aussi un certain outil au profit des politiques qui savent bien influer sur le pouvoir judiciaire pour leur propre compte ?
J'AI TROIS AMOURS
J’ai trois amours
Eh non ce n’est pas deux
Comme dit la chanson
Mais sont bel et bien trois
Sans être à l’unisson
Sans se connaître eux-mêmes
Mais tiens donc pourquoi pas
Comme trois beaux piliers
Qui soutiennent ma vie
Le premier a le fric
C’est le plus important
Il m’offre des bijoux
Il m’offre des voitures
Il m’offre des maisons
Il m’offre un compte en banque
Je vais aux meilleures tables
Je prends les meilleurs soins
On me coiffe tous les jours
J’ai donc un joli corps
Toujours très bien bronzé
Et de bien belles jambes
Mais surtout mais surtout
Il m’offre le second
Le second c’est le sexe
Il est fou de mon corps
Et je suis folle du sien
Il caresse mes cheveux
Il caresse mes jambes
Et est tout excité
Il me baise tout le temps
N’est jamais rassasié
Et moi j’en profite bien
Je jouis trois fois par jour
Ma peau est bien plus belle
Et bien plus belle encore
Mais surtout mais surtout
Il m’offre le troisième
Le troisième c’est la tête
Il aime mon bien être
Il aime ma beauté
Il aime ma présence
Il déteint du pouvoir
Il est trèé cultivé
Il a l’intelligence
Il entretient la mienne
Que dis-je il la développe
Je rayonne avec lui
Mais surtout mais surtout
Il m’offre le premier
Enfin, disons plutôt
Celui du prochain cycle
Car la vie est ainsi
Elle tourne et tourne encore
Alors profitons en
Surtout avant la mort
Comme disait la chanson
Je m’aime à travers vous
Un prêche porteur de sens
Je vous livre aujourd’hui une partie d’un prêche de prise de conscience sur le rôle des prêtres que j’ai pu entendre dans une église de Bourgogne. S’il rappelle certaines prises de position d’évêques et de papes, il en reste surtout applicable à tous, et notamment aux dirigeants d’états ou d’entreprises à qui nous faisons notamment découvrir la règle de St Benoît comme outils de management et de vie.
Par François CHARLES
Coach, conseil, formateur et auteur en stratégie et management, animateur européen
« Le rôle d’enseigner n’est pas de faire le professeur qui sait tout, mais de montrer comment ça marche avec le peu que l’on connaisse.
Nos politiques ne nous disent plus rien de déterminant, tel un robinet d’eau tiède et nos religieux semblent prendre ce chemin en nous enfermant dans un système sclérosé.
Enseigner c’est dire pourquoi on manque de pères. Mais une paternité qui tienne debout avec force et indulgence, rigueur et ouverture , fidélité et audace.
Enseigner c’est voir ce qui convient et oser dire les choses sans trop briser, ce qui est la dure mission des Evêques, contrairement à nos politiques ficelés par la finance et non porteurs d’idées
Faut-il des pasteurs qui aillent dans le sens que vous voulez ou bien qui montrent le chemin en disant ce qu’ils pensent et autre chose que les autres, qui ne sont pas dans le conformisme, qui cherchent à donner une porte de sortie, qui ont assez de nez pour un nécessaire discernement »
Je prends et j’accueille ce prêche avec bienveillance en tant qu’enseignant aillant constitué une certaine boîtes à outils utilisables de façon universelle car il me relance dans cette quête justement qui est d’expliquer comment ça marche. Sans doute que je n’explique par contre pas assez au départ que je ne sais justement pas tout.
S’agissant du manque de pères, certes religieux, il faut lire de façon sous-jacente de pères de familles, de peuples, de Nations, qu’ils soient « parents » bienveillants ou normatifs, capables aussi d’aller dans l’adulte objectif.
Le robinet d’eau tiède mettait certes les Evêques courageux à part et j’invite les politiques de religion chrétienne mais également toute religion confondue, à considérer qu’ils ont un devoir de guide et non de girouette qui tourne dans le sens des bulletins de vote.
J’invite bien entendu tout dirigeant à prendre conscience de son rôle de guide de son organisation et des personnes qui la composent, qu’il n’intègre que trop peu.
Enfin, même si la Grèce nous rappelle, et comme d’autres pays ne le font pas, qu’il n’est pas permis de profiter sans se protéger sous peine de contaminer les autres qui nous y ont d’ailleurs incité, je ne donnerai pas la parole à un candidat régional dont la vision se résume uniquement à aller chercher un milliard d’euro pour conquérir des voix.
La vérité est ailleurs.
LE GESTE DU DEUIL
En pleine finale de Rolland-Garros, Novak Djokovic casse sa raquette en phase de colère. Bien heureusement pour lui, ses sponsors lui en avaient prévu d’autres. Mais sans doute aurait-il pu utiliser d’autres moyens moins intenses pour une réinitialisation immédiate demandant moins d’effort énergétique et peut-être pour un meilleur résultat ?
Par François CHARLES
Coach, conseil et formateur en stratégie, management et développement personnel NOVIAL INSTITUTE
Je ne reprendrai pas l’article sur la fameuse courbe du deuil qui décrit toutes les phases, du coup de théâtre à la phase de reconstruction et du coup de tamis en passant par le déni, la colère et la dépression. Nous nous concentrerons ici sur l’aspect PNL cerveau - émotion (programmation Neuro Linguistique) pour mieux vivre cette courbe.
Au même titre que le switch de la PNL, ou le refresh comme disent nos amis étrangers, visant à estomper l’effet négatif d’une situation ou d’une personne (voir article spécifique), ou du « coup de baguette magique » de l’ancrage de ressources, je vous conseille d’utiliser le geste de la courbe du deuil quand le temps manque pour passer rapidement à autre chose, gérer vos émotions de façon modérée en toute circonstance sans devoir quitter un lieu ou une discussion et éviter de recommencer certaines erreurs. Mais rien ne vous empêche ensuite de revenir sur la situation globale pour mieux consolider l’approche avec une ruminement positif et une meilleure digestion.
Il vous suffit de signer ou de battre cette mesure à quatre temps un peu spéciale en suivant les lignes dès l’apparition du coup de théâtre (voir schéma sur l'article publié sur http://novial.overblog.com), et qui sait deviendrez vous peut être musicien même s’il vaut mieux ensuite ne pas provoquer certaines situations que prendre goût à les gérer.
Vous pouvez utiliser ce geste de façon démonstrative ou discrète pour la vie professionnelle comme personnelle. Comme pour le switch, les extravertis parlant avec les gestes y seront plus à l’aise mais il est accessible à tout le monde comme nous nous amusons à le faire pendant nos séminaires.
Les exemples ne manquent pas : éviter de rester sur une position dure et intenable en négociation, accepter la perte d’une affaire pour se remettre à une autre, accepter un rendez-vous qui semble s'être mal passé, éviter de balancer une assiette si vous avez loupé un plat ou si votre conjoint vous énerve, éviter de persévérer dans des échanges d’emails ou de sms délicats, pouvoir reprendre une discussion dans de bons termes, pouvoir retrouver un bon état d’esprit et ses ressources.
Les exemples éprouvés que nous partageons dans le domaine du sport sont encore plus efficaces et démonstratifs : casser une spirale négative dans un match de foot, de tennis et surtout de hockey sur glace, après un trou et même un coup de golf manqué et surtout avant de monter sur son cheval et lui faire prendre un coup de jus si vous avez des ondes négatives dans la tête et le corps.
Vous pouvez également utiliser ce geste pour vous aider à gérer cette courbe dans le cycle normal de gestion où vous pouvez prendre le temps si une des phases ne se déclenche pas, comme paradoxalement la colère pour certains profils psychologiques.
les Républicains : les fin d'un clivage ?
Bonjour
L'UMP est morte, vive les Républicains. Sachons toutefois qu'il n'y a pas encore eu de réelle décision de justice, nous verrons quand il s'agira de débaptiser ou non. Certains disent qu'il n'existe plus de droite ni de gauche. l'Union pour un Mouvement Populaire le disait déjà, nous avons vu le résultat. A noter que si 85% des votes ont validé ce nom, seuls 45% des militants ont voté, conformément au pourcentage des votes nationaux en général...A ceci je répondrai d'une part que cela fait partie de notre histoire, que d'autre part, en utilisant les théories de Jung et du MBTI, on peut comprendre qu'il convient de marcher "sur nos deux pieds" et qu'être de droite peut signifier certaines choses tout en étant équilibré avec l'autre côté et sans forcément le critiquer systématiquement, surtout pour des idées partagées et enfin que les Français ont besoin de repères.
FC
créateur de Droite Fédérale
En cette journée de Pentecôte ... européenne
Peut-être êtes vous en train de travailler ou de profiter de cette journée sans plus de signification pour vous, ou peut-être avez vous souhaité de belles fêtes de Pentecôte.
Je retiendrai pour ma part que cette fête de l'esprit saint, symbolisée par la descente de langues de feu pour aller porter la bonne parole à travers le monde, issue d'une fête juive, et cette fois d'une fête païenne (Noël, les oeufs de Pâques - mais pas Pâques...), fut instituée obligatoire par Charlemagne (passage que vous retrouverez dans la partie consacrée à Charlemagne dans LES REVES EUROPEENS, pour unifier l'Europe chrétienne.
Que l'esprit saint européen nous permettent de mieux nous parler, nous comprendre, partager certaines valeurs communes tout en respectant les identités qui font la force de l'Union si l'on sait s'en apercevoir.
Les REPUBLICAINS.... de Droite ?
Brice Hortefeux semble dire que le terme de républicain est dans les gênes de la Droite et du centre (droit) . je vous propose un rappel de l'histoire où à part depuis le Général de Gaulle puis Jacques Chirac, les origines sont plutôt inverses car c'est bien la droite qui voulait conserver le roi. voir le lien ci après
Certes de nombreux partis font référence à la République mais quelle est donc la vraie différence avec une royauté constitutionnelle et la démocratie ? Faut-il opposer Républicains et Démocrates car si les républicains ne sont pas démocrates, alors sont-ils autocrates ?
Pourquoi dit-on Droite ? et Gauche ? - droitefederale.overblog.com
le savez vous ? voici un article intéressant sur wikipedia avec aussi : gauche et droite début 21e siècle gauches et droite 1997 - 2001 hémicycle 1938 front populaire 1936 voir les autres hémi...
http://droitefederale.overblog.com/pourquoi-dit-on-droite-et-gauche
les rêves européens : le rendez-vous psychanalytique
CHAPITRE 1 - Le rendez-vous psychanalytique
La Scène se passe chez un psychanalyste – coach ….
Bonjour, j’espère que je ne suis pas trop en retard
Asseyez vous, il vous reste encore 45 minutes
Ah, bon oui c’est vrai, j’suis plus président
C’est parfois dur de redevenir normal
Comme vous dites !
Alors dites moi, que puis-je faire pour vous ?
Oh, c’est assez simple et à la fois compliqué
Je suis là pour ça
Heureusement que certains essaient de me comprendre
Je suis là pour ça
Alors voilà … euh… dites moi, ce qu’on se dit reste entre nous, hein parcequ’avec toutes les affaires qui courent, je n’voudrais pas que ça se sache trop. Je suis content que la salle d’attente soit de l’autre côté car chez un de vos confrères, j’ai eu la malencontreuse expérience d’entendre un ami alors que j’attendais mon tour. Et du coup je suis parti.
Alors dites moi
Je viens vous voir car depuis un certain temps je fais des rêves étonnants
Des rêves étonnants ?
Oui… disons.. historiques
Vous refaites l’histoire ?
Non, c’est plutôt l’inverse
L’inverse ?
Oui oui…. Des personnages illustres viennent me voir dans mes sommeils le soir et pendant mes petites siestes
Oh c’est un honneur !
Oui, oui mais j’aimerais savoir ce que je dois en conclure et en tirer et comment les faire éventuellement partir de mes songes. J’ai parfois l’impression qu’ils sont bien présents
Ah, la politique, ce n’est pas mon truc ni mon boulot
Mais il ne s’agit pas de ça, même si je sais que vous ne dites pas la vérité
Disons que j’en ai fait mon deuil
Et donc ?
Ils veulent me pousser à en reprendre pour un tour comme mon ami Berlusconi
Et cela vous déplaît ?
Non, mais oui enfin, je ne sais pas sauf qu’il ne s’agit pas de ce que vous pensez
Ah ?
Oui, une partie des militants, et même les autres quand je serai revenu, veut que je revienne pour remettre la France sur les rails, ce qui solutionnera beaucoup de choses à droite, sauf contre François Fillon qui va me causer bien des soucis…
Il s’agit de cela ?
Non…
S’agit-il d’une autre fonction ? directeur général du FMI ?...
Vous vous moquez ?
Euh non, maintenant que vous êtes conférencier
En effet, mais je m’ennuierais vite
Alors donc ?
Ils veulent que je m’occupe de l’Europe
Ah ? et cela vous déplaît-il ?
Eh bien, je ne sais pas
Mais si je me souviens bien, quand la France a pris la présidence du Conseil européen, vous avez su faire de grandes choses non ?
Oui, à part avec le Maghreb, comme ensuite avec « l’homme africain »
Oui mais l’Europe doit déjà être plus forte déjà à l’intérieur non ?
En effet, il faut sans doute remodeler tout cela et vos méthodes seraient sans doute les bienvenues pour faire comprendre certaines choses. Je les utilise parfois
Si vous le dites. Mais … que vous disent-ils au juste ?
Je vais vous le raconter
Combien sont-ils ?
Une dizaine
Ah
Ah ?
Oui… je vous propose de les traiter un par un
Bon
Une séance par personnage
Ah ?
Oui
Bon
Non ?
Si si… il faut tirer cela au clair
Bon
D’accord
A raison de 1 à 2h maximum par séance pour 10 séances
Euh..
Non ?
Si
Bien
Alors donc à la semaine prochaine
D’accord
Au fait, notez bien tout, et s’ils reviennent accueillez les avec bienveillance
D’accord
Je compte sur vous
A la semaine prochaine donc
Vous n’allez pas être déçu !
Avec vous ça m’étonnerait
Si vous le dites
Bien, les 45 minutes sont passées
Vous attendez qui ?
Ça vous intéresse ?
Euh non …
Ne le dites à personne, c’est François !
Fillon, ??????
Non… Hollande ! rassurez vous ! sourire ! allez à bientôt !
Le Rafale désormais un succès français mais également européen à l’export
Le schéma se répète. Il aura fallu une certaine crise sécuritaire, certaines prises de position diplomatiques, un euro moins fort et sans doute une douce violence pour faire aboutir les négociations afin que l’Inde, suivie par l’Egypte, financée par l’Arabie Saoudite qui achète à d’autres pays européens, et le Qatar puis prochainement d’autres, comme certainement les Emirats Arabes Unis, se décident à s’offrir cet avion polyvalent dont la valeur technique était reconnue depuis longtemps. Comme je l’écrivais lors de la vente du Gripen au Brésil, nous devons nous réjouir de ce succès français mais également européen, unis en interdépendance dans la diversité et non en éternels concurrents comme nous avons aussi hélas le faire en franco-français.
Par François CHARLES
Ancien responsable d’affaires industrielles internationales dont aéronautique et de la politique de compensations à la DGA, DESS Défense, Président de l’IRCE et de NOVIAL Consulting
Cette vente doit être un succès européen politique et diplomatique pour reconnaître certaines zones d’influence française, en complément de celles d’autres pays européens, dans une logique de représentation commune appuyée par la Haute Représentante des institutions. La vente au Moyen Orient répond à une nécessité de protection face à une menace de déstabilisation mais également à un besoin de double source d’approvisionnement et d’indépendance de certains pays de la zone face aux Etats-Unis ou la Russie. D’autres pays sont concernés dans le monde, comme par exemple le Japon qui a récemment signé un accord avec la France dans le domaine de l’armement, suite aux premiers échanges des années 90, afin de sortir du lien unique étasunien, en levant notamment désormais son interdiction d’exporter après avoir assoupli sa notion d’autodéfense.
Elle doit être un succès européen marketing, commercial et technologique sur le produit, sa maintenance et sa gouvernance de fabrication. Les choix de défense sont certes politiques mais se confortent d’éléments technologiques et économiques pour répondre à un besoin opérationnel et parfois uniquement de dissuasion. Le Rafale est un produit haut de gamme multirôles à la fois bombardier, chasseur, avion de reconnaissance et adaptable sur porte avions, ce que ne sont pas, par exemple, le Gripen ni l’Eurofighter Typhoon (EFA). Cette caractéristique peut être importante dans certains cas pour satisfaire les attentes des clients, non forcément identiques, comme nous l’avons vu au Brésil et en Suisse qui n’avaient pas besoin d’un tel avion à tout faire au détriment cette fois-ci du Rafale. Comme il convenait de reconnaître le succès du Gripen, avion européen, j’espère que les Suédois comme les autres industriels et pays européens reconnaissent officiellement le Rafale sur certains marchés et peuvent l’aider avec leurs différences. Et c’est bien la force potentielle de l’Europe de pouvoir proposer cette diversité de produits, de savoirs faire et de savoir être avec une spécialisation de ses pays et ses industriels unis pour des projets externes. Ceci soude souvent les organisations même si une concurrence interne et constructive peut y être saine, comme il convient même de l’instituer au sein de cluster ou de pôles de compétitivité. Peut-être doit-on aussi finalement considérer l’avion F-35 américano-européen comme tel pour nous aider à nous organiser, comme les Etats-Unis l’ont fait pour nous pousser à la construction de l’Europe ? En matière de gouvernance de projet, il s’agit du choix d’un constructeur unique d’un pays unique qui est certes fragilisé tant que l’avion ne se vend pas à l’export, contrairement aux autres pays qui achètent en commun et font travailler leurs propres industriels en garantissant un carnet de commandes. C’est l’exemple de l’EFA avec des achats sûrs en Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, qui savent aussi réduire les montants initiaux, et à l’export en Arabie Saoudite, Autriche et Oman. Le Rafale parait cher mais l’équation globale semble gagnante car contrairement au civil et au succès d’Airbus, qui fait la guerre tous les jours, le coût de production en commun dans la défense reste plus élevé de par une industrie « protégée » car liée aux intérêts des nations avec néanmoins les limites économiques que l’on sait qui peuvent parfois pousser à la raison. MDBA semble être un exemple de modèle industriel original au service de la défense européenne. Il s’agira aussi de veiller avec soin sur l’ingénierie et les coûts de maintenance et de leur facturation, où l’EFA n’est pas non plus un modèle du genre alors que l’expérience Tornado pouvait le bonifier. Nous pouvons aussi partager nos compétences dans ce domaine désormais clé, également pour la vente, avec un rôle de l’OCCAR, agence internationale, garante de l’équilibre à la fois d’une contractualisation et d’une gestion de configuration initiale forte. Elle doit aussi s’intéresser à la gestion en utilisation avec la considération des identités respectives propres aux réalités liées à la défense loin de répondre volontairement à l’accompagnement au changement. Le management de projet A400M cherche sans doute à réduire les risques de déperdition par une unité de management unique mais sans doute au détriment de cette identité qui doit être préservée comme nous le préconisions dans notre étude sur les meilleurs modèles de coopération industrielle, une sorte de cohabitation entre le moule Airbus et le modèle multidomestique Thales. Espérons enfin que le Service Industriel de l’Aéronautique français rattaché encore à l’Etat sera mis à contribution pour ces compétences en maintenance même pour ce contrat export.
Elle doit être enfin un succès européen sur les compensations réclamées. Les ventes d’avions de chasse, mais aussi de biens à haute valeur technologique sont particulières. En dehors théoriquement de l’Union où l’on tente de faire respecter la directive européenne de 2009 sur les marchés de défense et de sécurité dans une plus grande logique de transparence des marchés et de coopération, elles s’accompagnent quasi-systématiquement de compensations industrielles, financières et/ou commerciales au-delà de la formation des pilotes, d’ailleurs souvent payée. Elles dérogent généralement aux règles du commerce international au profit du pays acheteur, de ses industriels et de son développement économique, avec un jeu de négociation portant sur la valorisation des éléments de haute technologie et notamment face au Buy American Act imposant jusqu’à 75% d’implication industrielle locale, un des points qui pourrait être remis en cause dans le Traité Transatlantique. Même si poussées politiquement, elles peuvent rendre les ventes peu rentables et finalement non justifiées économiquement pour le vendeur ou son pays ne sachant pas les expliquer dans l’approche globale de la transaction (votation Suisse contre le Gripen). D’un aspect positif, elles peuvent permettre par contre de créer des liens nouveaux entre PME sous-traitantes, qu’il ne s’agit pas non plus de remplacer d’un coup de crayon comme autrefois, comme l’ont bien compris les Britanniques. Ces ventes au Moyen Orient ont un avantage car les pays arabes sont pour l’instant moins gourmands en transferts de technologie. Elles ont aussi un inconvénient quand l’industriel ne parvient pas à réaliser ses obligations indirectes qui ne rentrent pas dans son domaine d’activité où quand l’Etat tutelle en impose en signant directement des engagements avec l’état acheteur. Revenant sur la pensée européenne, j’émets le vœu pieux que les autres pays européens et leurs industriels aident la société Dassault Aviation et la France, si elles l’acceptent à remplir ses engagements de façon décloisonnée comme nous l’avions essayé de l’instituer en France dans les années 90 à travers toute la communauté industrielle et étatique de défense, gage ultime de qualité face notamment à la politique du carnet de chèque étasunienne généralement employée.
Le MBTI au service de l’intelligence économique
L’intelligence économique (IE) et ses trois piliers (protection, veille, lobbying) bénéficie, comme le renseignement, des techniques électroniques et photographiques poussées. On oublie trop souvent l’importance du vecteur humain et de sa juste valeur ajoutée pour comprendre et donner du sens à certaines réalités au-delà de simples automatismes. Il en va souvent des richesses de votre entreprise et de votre pays.
Par François CHARLES
Président de NOVIAL CONSULTING & NOVIAL INSTITUTE, coaching, conseil et formation, certifié MBTI indiv. et équipe
Le MBTI (Myers-Briggs Type Indicator) est l’outil de typologie de personnalité le plus utilisé au monde. Il nous aide à connaître et valoriser nos préférences de comportement et d’attitudes mais aussi d’une part à identifier et comprendre les risques de nos zones d’effort et de stress face à certaines situations ou certaines personnes et d‘autre part à optimiser nos dépenses d’énergie en rendant désormais chaque situation contrôlable et surtout en ne répétant pas certaines erreurs dont nous n’avions même pas conscience auparavant. Il se présente sous la forme de quatre balances de polarité, séparant nos zones de confort de nos zones d’ombre. L’idéal reste de pouvoir atteindre un certain équilibre, pour « marcher sur nos deux pieds », voire de créer une complémentarité d’équipe multipolaire.
Si la technologie nous aide à recueillir plus d’information, à les trier par recoupement et sémantique, et nous évite de nous déplacer, l’approche humaine nous aide à prendre du recul et séparer le bon grain de l’ivraie avec sens et discernement, à la fois pour l’information ouverte mais surtout pour les 30% d’information grise confidentielle à forte valeur ajoutée, qui détecte aussi la désinformation. Comprendre ses attitudes et comportements pour protéger ou développer son organisation, c’est aussi comprendre celles de son adversaire ou de son partenaire. Quand généralement, dans le MBTI, on parle de profil global, vite oublié, j’aime que les gens jouent simplement et efficacement sur leurs polarités. Ceci permet de mieux comprendre chaque situation, tout en admettant que Pierre, Paul et Nathalie peuvent lire écouter, entendre, agir, réagir de façon différente même s’ils parlent la même langue. Vous trouverez ci-après quelques exemples développés largement lors de nos formations.
La première balance concerne le ressourcement et les échanges. Même si intelligence signifie aussi créer du lien en latin, ceux qui se reconnaîtront « E » extravertis devront prendre conscience que, s’ils sont doués pour l’action spontanée et créer le contact, ils parlent parfois trop de leurs idées et de leurs projets, surtout dans le train ou l’avion, avec souvent un inconnu et devraient davantage réfléchir avant d’agir. Les «I » introvertis, seront par contre encouragés à tester leurs idées plutôt que s’apercevoir d’un problème après conception. Le « E » sera le champion de la carte de visite mais le « I » saura noter, après coup, le lieu et la date de rencontre et saura prendre le temps de voir et comprendre s’il s’agit d’un Enarque, d’un « X Mines », d’un « X Pont » ou « armement » qui n’ont pas la même saveur.
La seconde balance concerne la prise d’informations. Les « S » pratico-pratiques sauront mieux que quiconque valoriser un résultat, observer, repérer, noter les détails, et surtout la pépite qui se confondra pourtant dans la masse d’information. Il se fiera à l’expérience, avancera pas à pas mais prendra parfois hélas un chemin sans s’apercevoir qu’il mène à terme à une impasse. Les « N », conceptuels, sauront quant à eux chercher les idées nouvelles, les éléments sous-jacents et toutes les possibilités. Ils sauront aller sur la prospective et la rupture qui font souvent la différence, en espérant que les « S » les maintiendront les pieds sur terre pour des projets réalistes et réalisables. Le « N » imaginera et décèlera plus rapidement l’image confidentielle à partir d’éléments qui, pris indépendamment, n’ont aucune valeur. Lors d’une visite, Il saura entrevoir de lui-même toutes les analogies d’opportunités ou de risques alors que le « S » aura besoin de sa check-list ou ses grilles d’analyses.
La troisième polarité s’attache à la prise de décision : les « T », à la tête froide, auront trop tendance à chercher uniquement des solutions logiques et sans risques, à critiquer, raisonner, faire confiance aux critères objectifs plutôt qu’à l’approche humaine que ressentent les « F » sur leur polarité affective en se mettant davantage à la place de l’autre, en faisant preuve de compréhension et de bienveillance. En personnes de réseaux, connaissant les lieux et les clubs à fréquenter, ils sauront mettre en confiance et acquérir de l’information mais pourront aussi en être victime. L’exercice de désynchronisation sera important. La prise de conscience de l’effet de levier humain pourra aussi faire ressortir qui est vraiment la personne en face, son expérience, sa formation, son style de commandement au-delà des aspects purement matériels visibles.
La quatrième balance définit le fonctionnement général. Les « J » structurés, veilleront aux processus élémentaires de survie de votre entreprise comme par exemple réaliser un inventaire permanent du patrimoine, contrôler les accès physiques, sélectionner les prestataires, sécuriser les postes de travail, instituer et changer les mots de passe différents que le nom de votre chat ou de votre date de naissance, réaliser régulièrement des sauvegardes, nettoyer et limiter les courriels et les pièces jointes, et surtout vider les bureaux. A l’opposé, la force des « P » « flexibles », performant sous la pression avec une date limite, sauront improviser, redresser des situations, partir à l’opportunité. Mais ils seront un risque quant aux événements à prévoir à l’avance, aux emplacements et rendez vous à prévoir, aux informations parfois confidentielles laissées sur le bureau.
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