Prochaines publications philosophiques
chers lecteurs,
désormais
les publications de management seront uniquement apparentes sur le blog NOVIAL INSTITUTE,
les publications européennes le seront sur le blog de l'IRCE
les publications politqiues le seront sur le blog DROITE FEDERALE
ne resteront ici que les poésies et les essais philosophiques ainsi que les événements liés
s'agissant des essais philosophiques, retrouvez bientot :
- de l'acte de s'excuser
- de l'éthique des marchés de défense
- est-ce pardonnable de juger ?
- sexe et femmes de pouvoir
- la naïveté est-elle un défaut ?
- la thérapie de l'écriture
- pourquoi les femmes stressent-elles davantage ?
- quelles lunettes prendre pour résoudre la question : les vieux coeurs sont-ils plus résistants ?
- la monture fait l'homme mais si l'habit ne fait aps forcément le moine, parfois il le confirme
- qui n'a pas quitté son pays est rempli de préjugés et reste dans l'ornière
- comment vivre ensuite en interdépendance avec une personne que l'on a désirée puis conquise et que l'on sait bien que tout le monde désire ?
- si la journée de la femme devrait être tous les jours, n'est-il pas parfois opportun de réajuster ses lunettes ?
- de la difficulté de vivre dans un monde parfiat.. mais pour qui ?
- êtes vous pret à accepter que quelqu'un vous dise "respectez donc le fait que je vous emmerde" ou la limite du mot respect
BA 102 de DIJON : Nouveau centre d'excellence aéronautique européen de l'OTAN ?
Dans de précédents articles, je rappelais que le Livre Blanc de la défense français ne semblait peu valoriser l’approche européenne, puis que la France semblait être adoubée comme leader du groupe européen de l’OTAN, où elle y a repris officiellement une place qu’elle avait auparavant officieusement déjà retrouvée sans en avoir les avantages, étant notamment une des principales contributrices de l’OTAN. A l’heure où l’on reparle de défense économique et de défense civile, il est des solutions françaises qui peuvent être trouvées par les vecteurs européens, qui plus est, co-financés par les pays de l’OTAN.
Par François CHARLES
Economiste, conseil en stratégie et management, officier en retraite, ancien responsable d’affaires industrielles internationales à la DGA, ancien expert OTAN pour l’ACCS, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (IRCE)
La Base aérienne 102, Capitaine Guynemer, dans la banlieue de Dijon est plus qu’une base, c’est un symbole pour la France et pour l’Europe. Au-delà d’avoir accueilli le héro de la grande guerre, reçu le premier groupe d’aviation en 1914, le premier drapeau de l’aviation militaire en 1916, et les Chevaliers du Ciel (bien avant top gun), elle est devenue académie de la chasse avec le Mirage 2000, posséda le premier intercepteur multi-cibles européen et réalisa les premières missions extérieures pour l’OTAN (Islande).
Après une rénovation importante de ses pistes, profitant également à l’aéroport civil, elle abrite aujourd’hui le commandement des Forces aériennes et un escadron d’Alphajet qui a retrouvé son numéro identitaire de tradition. Demain, le ciel dijonnais sera peut-être orphelin de ses avions avec notamment un impact économique sur un rayon de 100 km comme l’ont connu d’autres bases. Certes il faut faire des choix et ceux de défense sont des choix politiques de plus en plus guidés par les réalités économiques, qui peuvent même faire arrêter une guerre sans la perdre par les armes. Mais certains peuvent être pris avec sens, guidés par une certaine recherche de vision prospective européenne et une certaine prise de recul.
Telle un diamant, l’Europe est unie par ses facettes et sa diversité. Dans cet espace, le modèle multidomestique, qui maintien les identités, et donc les traditions ainsi que les compétences, semble le plus approprié. L’IRCE réfléchit à ce qu’il y a de mieux pour l’Europe sans forcément défendre une solution française. Il a inscrit dans ses sujets de défense européens, liés à l’interdépendance et l’autonomie au sein de l’OTAN, l’analyse de la création d’un centre européen de simulation opérationnelle et d’entraînement aérien voire multi-forces en Europe et mène actuellement une étude sur les modèles économiques européens de maintenance militaire placés dans un environnement global. Restait à proposer un site idéal et pourquoi pas en France, désormais en déficit structurel européen incohérent au sein de l’OTAN.
L’OTAN dispose de 18 centres d’excellence qui sont des organismes militaires internationaux, financés de façon nationale et internationale, offrant une expertise particulière pour soutenir la transformation de l’OTAN. On les trouve aux Pays Bas (2 sites), en Norvège, Estonie, Espagne, Turquie, Lituanie, Slovaquie, Roumanie, Allemagne (3 sites), Rép. tchèque, Hongrie, Italie, Belgique, Etats-Unis et en France qui possède le Centre d’Analyse et de simulation pour la préparation aux opérations aériennes (CASPOA), à Lyon. Il y est veillé à une non duplication des moyens et des ressources déjà disponibles, comme nous le connaissons aussi dans le cadre des programmes industriels européens avec l’OCCAR.
Complémentaire du centre de compétences en matière de puissance aérienne interarmées implanté en Allemagne (Kaltar), visant à améliorer la puissance aérienne et spatiale pour les opérations terrestres et maritimes de l’Alliance, et complémentaire de celui de Norfolk situé aux Etats-Unis pour celles menées à partir de la mer, et au-delà d’aider les militaires à mieux travailler ensemble, ce centre d’excellence bourguignon pourra contribuer également à la cohérence de nos fabrications respectives et européennes et à l’affinage industriel, budgétaire et humain de leur maintien en condition opérationnelle. Et nul doute que ses visiteurs n’en seront que plus heureux d’y venir de par sa région et ses spécialités locales propices aux échanges.
François FILLON désormais "désinhibé"
Jeudi soir, je ne regrette pas d’être venu écouter François Fillon de passage à Dijon. Le combattant loyal travaillomane, qui devait faire son job pour tenter de faire battre le candidat socialiste, avait mis son armure de promoteur, changé son attitude tout en conservant ses valeurs, pour montrer qu’il était également prêt pour ses propres échéances.
Par François CHARLES
Animateur politique, territorial et européen, ancien responsable et cadre de partis, conseil en stratégie, intelligence économique et management
On est loin du F. Fillon des lendemains des présidentielles et des législatives, fatigué et rempli de sinistrose. On est loin du Fillon du meeting précédent de l’an dernier vers Dijon où il était même prêt à faire confiance au nouveau gouvernement, et même au pacte de responsabilité, quitte à faire un rassemblement d’union national, du moment où il apporterait de bonnes solutions. On est loin du Fillon qui venait dans nos petites réunions du val d’Oise en 1998.
Même si on ne pouvait reprocher à F. Hollande d’avoir essayé d’appliquer les méthodes de coaching opérationnel avec une objectifs déterminés dans le temps, il s’est avéré que ceuc-ci n’étaient ni réalistes ni réalisables. Il aurait au moins pu dire qu’il stabilisait la courbe du chômage plutôt que la réduire. Trop de promesses non tenues, et de toute façon intenables, ont fait changer d’avis F. Fillon. Le revirement social démocrate de F. Hollande n’y changera désormais plus rien. Le jeu « tu vois bien comme j’ai essayé » à ses limites. Sa phase promoteur va même jusqu’à dire qu’un président de la République ne prend pas des paris stupides et qu’il s’est pris tous seul les pieds dans le tapis.
Mais il conserve le discours adopté vis-à-vis du FN (voir l’article « et si F. Fillon avait raison ?»). En incitant à voter pour le moins sectaire, le plus ouvert et le plus rassembleur (il s’agissait d’un candidat UMP !) il rappelle qu’il aime tout le monde a priori mais gare à la croisade si on lui fait mal. Il rappelle aussi qu’il n’aime pas que l’on mente quand il met en garde ceux qui tenteraient d’utiliser l’enjeu national des élections municipales après les résultats du vote.
Mais il va aussi dans le lâcher prise. C’était peut être aussi le fait que le pilote a vibré pour l’ancien circuit de Formule 1 qui remplit de façon discrète les hôtels tous les week-ends. Il parle même de Nicolas Sarkozy désormais sans émotion. Se rappelant qu’il n’est pas sectaire, mais qu’il faut éradiquer le mal, il évoque le béatifié Jean Paul II qui qualifiait le socialisme de despote qui pille les gens et les caisses (sauf quand elles sont déjà vides) et ensuite peut être matraqueur sur les impôts (voir l’article « pourquoi la gauche va perdre les élections municipales ») et dur avec le peuple quand il est mécontent. Il nous envoie en mici dominici pour demander au peuple si « La France est-elle aussi juste, active, fraternelle qu’il y a 20 ans ? ». Il évoque enfin Jules Ferry et sa fameuse lettre pour s’opposer aux rythmes scolaires et demander de ne rien faire qui puisse heurter les consciences. Et s’agissant des municipales, il reconnaît qu’après tout elles peuvent être le premier stade pour reconquérir le pouvoir national et « foutre les autres dehors » !
Oui, je vais reprendre le terme échangé avec un voisin de salle pour dire que l’ancien austère François Fillon est désormais désinhibé et confiant. Ses actes et sa conduite ne sont plus dictées ou gelées par un certain interdit affectif. Il semble prêt à se relancer en chef politique qu’il n’avait finalement encore jamais été par trop d’équilibre. La philisophie des municipales lui va bien. Il en oublie même que si la dette est le seul iceberg qui grossit et ne fond pas, les 2000 G€ ne sont pas arrivés du jour au lendemain ni en 20 mois. Mais qu’importe, ils n’avaient qu’à pas prendre la place. !
Et du même coup, autant j’ai commencé à aimer Picasso quand mon besoin psychologique a été rempli en m’apercevant qu’il avait su peindre comme tout le monde, autant finalement je pense avoir désormais moins de scrupules à rejoindre mon ancienne famille ni a adopter moi-même un certain lâcher prise mais mesuré tout de même dans une politique intelligente.
La CRIMEE ou la MESORE de V. POUTINE
Dans un précédent article, je rappelais d’une part les anciens événements d’Europe de l’Est et le fait que V. Poutine avait évoqué Chypre ; d’autre part le gain maximal espéré par le peuple et le fait que l’ancien président ukrainien perdrait s’il partait ; et enfin la MEilleure SOlution de Rechange et le gain minimal qu’il était nécessaire de laisser aux Russes qu’il faut comprendre sur cette région particulière comme sur la Syrie, comme je l’ai déjà préconisé. Nous y sommes quasiment !
carteLibération
Par François CHARLES
Conseil en stratégie et management, médiateur, ancien responsable d’affaires internationales à la DGA, président de l’IRCE
Rien ne dit que la République autonome de Crimée, qui a choisit néanmoins de rester rattachée à l’Ukraine en 1992, se serait soulevée comme la fait l’Ossétie du Sud et que l’Ukraine aurait voulu la récupérer comme la Géorgie, qui affiche bien fort qu’elle est dans l’OTAN. Mais cette fois, V. Poutine a pris les devant pour s’octroyer sa MESORE de peur de ne rien obtenir. Au-delà de protéger sa flotte de Sébastopol et de reprendre par là même la flotte ukrainienne, il essaie au moins de faire le deuil de Kiev, maire des villes russes. Ainsi, V. Poutine n’est pas intervenu à Kiev ou n’a pas eu le temps de le faire et sauve la face avec la Crimée qui est plus ou moins Ukrainienne en fonction des lunettes que l’on met, et tant pis pour les russophones du continent qui commencent à réagir par abandon.
Certes, pour l’instant avec un centaine de morts et sans encore de guerre officielle, la Russie s’est servie avec une situation moins gagnante pour elle. Même avec ses forces spéciales déjà sur place le mois dernier, elle aurait pu difficilement installer la limite sur le continent et a donc préféré venir « défendre » la péninsule en répondant à l’appel du nouveau premier ministre fraîchement et rapidement nommé, comme avant dans certains pays de l’Est, en ravivant la psychose de l’agressivité de l’Ouest. Profitons-en pour rappeler que le Pacte de Varsovie s’est constitué après la formation de l’OTAN qui s’est constituée pour contrer un risque d’invasion et de privation de liberté.
Viktor Yanukovych, l’ancien président ukrainien réfugié en Russie, a fait une conférence de presse qui n’a pas été suivie à Kiev, déjà passée à autre chose et dans laquelle il essayait de justifier l’incohérence budgétaire d’un rapprochement avec l’UE, de par notamment les ajustements à réaliser comme l’écartement des rails des trains etc. Il oubliait que cette intégration n’allait pas se faire d’un coup de baguette magique et que les fonds structurels étaient là pour cela d’ailleurs en réglant le problème de la minorité russe, d’ailleurs peu réglée dans les pays baltes. V. Poutine parent mi promoteur mi persévérant dirigeant avec force, semble le lâcher sans doute pour s’être sauvé car il aurait été attrapé et jugé et Dieu seul sait la suite, et surtout n’avoir pas su se faire respecter.
Barack Obama agite la règle et le droit international. Mais s’il veut éviter les armes, une négociation raisonnée doit s’élaborer désormais sur le fond et non sur les positions, sur le dialogue et non sur la force, en considérant les affaires de personnes et l’histoire avant de les évacuer pour une approche objective sur les faits. Il faut considérer les hommes, les intérêts, les options, les solutions et les critères, voire s’en remettre à une tierce personne pour agir de façon équilibrée comme la fait la Suisse pour la Géorgie mais comme pourra peut être aussi le faire l’égérie Olga Timochenko.
Sans se montrer faible et sauf à vouloir protéger aussi sa flotte ou dire que la Crimée n’est finalement pas libre de son destin, les Ukrainiens europhiles, qui appellent les Etats-Unis comme d’autres pays de l’Est avant elle, peuvent aussi considérer que de la Crimée, qui promulgue ses lois et qui est indépendante économiquement, aurait très bien pu ne pas rester mariée à l’Ukraine. Sinon V. Poutine saisira l’occasion pour parler de jusqu’auboutisme et pourra intervenir officiellement militairement avec l’accord très symbolique du Conseil de la Fédération. Comme pour l’Ossétie du sud, pays occupé par les uns, libre voire annexé par les autres, cette autre MESORE cachée permettra d’attendre que tout le monde rentre dans l’Europe en évitant une possible guerre qui risquerait cette fois de nous déstabiliser fortement, à moins qu’elle ne contribue encore une fois à nous renforcer.
mémentos élections municipales 2014
je me permets de vous faire partager le lien suivant avec ses mémentos très utiles pour tous les candidats
http://www.cote-dor.gouv.fr/elections-municipales-et-a4943.html
Je vous parle d'Europe à Dijon et à Paris
bonjour
je vous propose de venir m'écouter sur des thèmes variés lors d'apéritifs avec consommations demandées
à Dijon les 3° mercredis de chaque mois de 18h30 à 20h
le 19 mars : Conseil Régional de Bourgogne : fontionnement juridique et prise de décision dans l'Union européenne
le 16 avril à la Grande Taverne près de la gare SNCF : fonctionnement juridique et prise de décision dans l'Union européenne
le 21 mai : Conseil Régional de Bourgogne : fonctionnement et avenir économique de l'union européenne
le 25 juin à la Grande Taverne (attention le 4° mercredi) : quelle défense européenne ?
le 16 juillet :
le 20 aout :
le 17 septembre :
le 19 novembre :
le 17 décembre :
je vous invite à consulter régulièrement cette page pour tout changement potentiel
Nous lancerons également les diners "coups de tamis" ou chaque table pourra venir exposer ses visions sur un suejt donné impactant la population, les territoires ou les entreprises, afin de pouvoir assurer notre rôle de porteur d'information aux institutions européenns dans le cadre du régistre d etransparence auquel nous sommes inscrits
à Paris à venir en plus de nos petis déjeuners et diner habituels
autres villes à venir avec nos autres conférenciers IRCE
à très bientot
François CHARLES
Président de l'IRCE
retrouvez cette annonce sur http://irce.overblog.com/2014/02/les-ap%C3%A9ritifs-je-vous-parle-d-europe-%C3%A0-dijon-et-paris.html
La France adoubée nouveau leader responsable du groupe européen de l'OTAN
Cette vision n’est peut etre pas exactement celle de Barack Obama, même après l’attention très particulière qu’il a donné à son invité français, qui s’en est réjoui et avec lequel il semble partager les mêmes valeurs de protection des droits de l’homme et le même courage pour éviter qu’un 11 septembre ne recommence.
Elle n’est peut être pas non plus celle de certains militaires français qui n’ont pas encore compris que l’OTAN était un vecteur d’intégration européenne plus qu’une façon de perdre notre âme.
Mais c’est celle qui devrait être à la fois pour la dynamique européenne et pour une juste interdépendance avec les Etats-Unis qui nous aident finalement à devenir européens et à travailler ensemble.
Par François CHARLES
Economiste, ancien officier de l’armement et expert OTAN, conseil en stratégie et management, Président de l’IRCE
Au moment où Catherine Ashton donne désormais de la voix pour l’Europe, même parfois de façon inopportune, le temps où nous luttions à l’OTAN contre le couple américano-britannique, notamment sur les affaires industrielles, semble être révolu. Nous sommes même presque au pardon sur le pillage européen par l’avion de chasse F-35 et des écoutes.
Le retour à l’atlantisme chiraquien et à l’Union sacrée de 1776 est avéré et diffère de l’avènement de F. Mitterrand quand les Américains avaient peur des socialistes et de communistes revenus au pouvoir. Mais F. Hollande a bien dit qu’il était social démocrate et on le croit volontiers.
Barack Obama voit que la France tire les Européens dans une certaine segmentation d’intervention, comme avec le transport logistique au Mali où la Belgique a envoyé 129 appareils, l’Allemagne 95, les Etats-Unis 70, le Danemark 37 et le Royaume Uni… 2. Barack Obama est un visionnaire réaliste, comme l’était Mickaïl Gorbatchev. Il a donc choisi son leader européen, pourtant parmi les plus indépendants des Etats-Unis, pour prendre en main la destinée de la défense européenne, adressant par là même un signe aux autres nations du continent. La France n’a pas officialisé son statut dans l’OTAN, où elle oeuvrait déjà, pour perdre son identité mais pour valoriser ses approches avec ses voisins européens. Barack se rappelle que la France, Robert Schuman et Jean Monnet ont été les moteurs de l’Europe, comme du fait que T. Jefferson était très francophile. On peut penser qu’il considère F. Hollande comme un leader responsable mais également opérationnel de par le travail et les décisions, voire celui de processus par la façon de travailler, même si les autres pays d’Europe continuent à ne jurer que par les Etats-Unis et l’OTAN, leaders d’autorité et psychologiques, pour éviter notamment toute duplication budgétaire, mais également par souvenir d’un certain attentisme en 1938.
Par ailleurs, autant il faut comprendre qu’un Allemand préfère un euro fort pour ne plus vivre la république de Weimar, autant il faut admettre qu’un Allemand ne rêve pas d’intervenir dans le monde alors qu’un estonien le fait et autant il faut considérer que les Etasuniens ne demandent pas mieux que l’Europe soit en paix sans forcément y être présent ni avoir un devoir protecteur. N’oublions pas que les Etats-Unis ont sauvé plusieurs fois le diamant européen aux multiples facettes, mais bien réuni dans une même pierre, contre un pouvoir unique, synonyme de privation de liberté et de droits de l’homme. Mais rappelons nous qu’ils ne sont rentrés en guerre que tardivement à chaque fois et généralement par l’incitation française. Nous devons sans doute comprendre que les Etats-Unis, dont nous sommes les ancêtres, ne sont pas contre l’Union européenne, même économique, même s’ils souhaitent la contrôler tant qu’elle n’est pas stable. Nous devons aussi croire que Barack Obama ne défend pas forcément la position française mais ce qu’il y a de mieux pour l’Europe tout en sachant que le livre blanc français de la défense n’est pas européen. Au-delà du fédéralisme, encore très incompris, n’était-ce pas finalement cela le message de Jean Monnet, lié aux Etasuniens pour l’initiative de la CECA, de la CED et de l’armée européenne rejetée finalement par la France ? Les Etats-Unis ont reporté leur regard en Chine désormais et cherchent un gardien des clés. Ils nous donnent une forme d’autorité mais nous devons veiller à garder une certaine interdépendance tout en en profitant pour faire bouger les lignes.
La France, qui a offert la statue de la liberté aux Etats-Unis, doit la considérer ainsi et non comme nouveau lien privilégié des Etats-Unis pour faire la guerre dans le monde sans contrepartie notamment celle de « tu m’aides à garder le monde et je t’aide économiquement… ». Barack Obama ne peut avoir une autre idée derrière la tête et se souvient aussi des talents de médiateurs de Nicolas Sarkozy en Géorgie.
Sachons mettre à profit ce leadership acquis pour travailler avec des lunettes européennes au sein de l’OTAN comme quand nous avions réussi autrefois ensemble face aux solutions anglo-américaines pour l’ACCS (radars). Il est temps de penser autrement pour agir autrement et faire migrer désormais les systèmes en toute confiance, pour n’en faire qu’un au niveau européen au sein de l’OTAN, capable de s’en extraire en cas de besoin mais sans rompre la membrane externe. Nous pouvons créer cet espace militaro-industriel européen déjà en constitution à l’OTAN comme auprès de l’OCCAR, de création française, et de l’AED en profitant également des crédits étasuniens, ne serait-ce que pour établir un centre de simulation opérationnelle afin d’apprendre à fonctionner entre nous et harmoniser les besoins et les matériels en Europe et non plus aux Etats-Unis.
Ainsi l’armée européenne ne sera plus une armée de circonstance.
Nous autres militaires, même et surtout ayant fait des manœuvres interalliées, savons bien que si les Français et Allemands peuvent travailler ensemble, ils ne peuvent fusionner leur identité. Les interventions OTAN fonctionnent car elles ne cherchent pas à fusionner les composantes. Nous savons que l’Eurocorps, créé en 1993 entre la France et l’Allemagne, puis élargi à la Belgique et Espagne en 94, ne fonctionnera pas dans une identité commune et tant qu’il n’aura pas un budget dédié, comme à l’OTAN. Dans le domaine militaro-industriel, le modèle multidomestique Thales durera plus longtemps que le ciment Airbus, quasiment disparu, alors qu’il fonctionne dans le civil.
Notre fierté d’Européens, ne doit plus trembler de peur que les conditions d’emploi du corps européen et que le test de capacité opérationnelle dans un cadre OTAN ne soient pas respectées. Nous ne devons plus lire que l’OTAN doit être à disposition de l’UE en cas de crise mais plutôt que la partie européenne de l’OTAN, quasi copier-coller des membres de l’UE, peut gérer cette crise d’autorité et faire appel aux autres sous-groupes de l’OTAN en bonne intelligence en cas d’ultime besoin. L’intervention de 98 en Bosnie puis au Kosovo, l’intégration de la Pologne, les accords techniques avec la Turquie et l’Autriche, l’intervention en Afghanistan sous le drapeau de l’OTAN, le travail avec l’OTAN dans l’Intervention Security Assistance Force (ISAF) et les accords SACEUR nous ont appris à travailler ensemble en attente de nouveaux impétrants. Nous pouvons encore rêver d’une Europe économique et de défense de l’Atlantique à l’Oural avec un grenier minéral commun en Sibérie… Mais désormais nous pouvons, avec la bienveillance étasunienne, aller au-delà de la nécessaire interopérabilité. Dans les entreprises, le passage aux normes ISO doit être un stade plus qu’un but. Il doit en être de même pour notre défense et pour notre avenir d’Européens.
12 MARS : APERO COACH PSYCHO-PHILOSOPHIQUE à DIJON
Les rendez-vous NOVIAL reprennent à DIJON
Je vous convie désormais les 2° mercredi du mois à un "apéro coach psycho-philisophique" que j'animerai
Le prochain aura lieu le mercredi 12 mars à la brasserie La Grande Taverne (voir plan sur lien ci-après)
de 18h30 à 20h
sur le thème "croyances et généralités"
lire aussi Croyances et généralités
Consommation demandée
Confrères bienveillants bienvenus
Parlez-en autour de vous
autres dates :
- le 9 avril : sur le thème "le meuble de vie" à la brassserie le Beer Country, place du 30 octobre
- le 14 mai : sur le thème de "la fameuse courbe du deuil universelle" à la Grande Taverne (voir plan sur lien ci-après)
- le 11 juin : sur le thème "la magie de la PNL" à la Grande Taverne
Les mêmes événements auront lieu à Lyon et à Paris
à bientot
François CHARLES
coach certifié, conseil et formateur en management et développement personnel
manager general du Groupe NOVIAL
sociologue, écrivain, conférencier
déontologie ICF et SFCOACH
à bientot
L'IRCE ravive le devoir de mémoire de nos morts de 1870-71
vous trouverez sur le lien ci(après CLIQUEZ SUR CE LIEN la demande de l'IRCE de commémorer la mémoire de 1870-71, première guerre de mémoire, ainsi que la réponse positive du ministère de la défense et des anciens combattants
courrier a été adressé à certains préfets et élus locaux et nationaux pour information
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