Le contrat
Le contrat
Nous avions tout réglé
Dans les moindres détails
Il avait accepté
Sans broncher, sans bataille
Ce contrat était tout
Toute ma vie, toute ma foi
Il devait nous sauver
Et maintenir nos pas
L’engagement disait
Que nos liens existaient
Comme en fait autrefois
Quand nous étions cachés
Quand personne ne savait
Quand nous seuls connaissions
Nous aurions pu ainsi
Vivre presque mille ans
Il fallait bien aussi
que je trouve une raison
pour que tu restes ici
Toi qui disait toujours
Que tu n’étais pas prêt
Oui mais moi j’étais prête
A tout abandonner
A changer cette vie
Trop dure à supporter
Il devait le signer
Mais il ne l’a pas fait
Il s’était engagé
Mais la nuit est passée
Il pouvait par ses actes
Tout cacher, tout masquer
Il a plutôt choisi
De bien tout dévoiler
Peut être pensait il
Que nous allions tous deux
Partir dans une île
Eloignés de ses yeux
Ou alors au château
Où j’avais pu ensuite
Placer toutes les chambres
Aujourd’hui je rayonne
Et tu rayonnes aussi
Mais après quels efforts
Et après quelles souffrances
Je sais bien maintenant
Que la prochaine fois
Je ferai sur le champ
Signer le mécréant
maintien du mille-feuille..
les Conseils Généraux sont maintenus. tant mieux pour toux ceux qui voulaient sauver un poste. par contre je ne me présenterai ni ne voterai certainement car l'élimination de cette strate exécutive du mille feuille, sans supprimer la gestion locale au sein de la région, est plus urgente à éliminer que le rassemblement inopportun des régions qui ... finalement nécessite un exécutif local... bon allez, je pars en Allemagne c'est plus simple et ... efficace !
Désir d'enfant
J’ai bientôt 40 ans
J’ai bien toutes mes dents
Ce qui me manque pourtant
C’est d'avoir un enfant
Pour la quatrième fois
Je t’ai confié mes larmes
Et je sais bien qu’en fait
Tu sais les provoquer
Cet enfant je le veux
Cet enfant je le sens
Pourtant il se dérobe
Et se dérobe encore
Je cherche le repère
Ou bien plutôt le père
En qui j’aurai confiance
Qui me donnera ma chance
Oh des hommes j’en trouve
Ou plutôt ils me trouvent
Je suis bien entourée
Mais suis-je accompagnée ?
Mais ils sont soit trop jeunes
et inintéressants
Ou ils sont bien trop vieux
et ne veulent pas d’enfants
Dois-je donc le faire seule ?
Ai-je donc un problème ?
Serait-ce donc ma tête
Qui commande mon corps ?
Est-ce ce monde macho
Dans lequel je travaille
Qui conditionne en moi
Cette belle projection ?
Au delà du travail
J’ai aussi fui Paris
Pensant enfin trouver
Un certain équilibre
Mais vois tu rien n’y fait
Puisqu’une fois de plus
Sans même travailler
Tu m’as revue pleurer
Dois-je être seule à lutter
Alors qu’un père existe ?
Que dois je donc trouver ?
Ne puis-je donc être heureuse ?
Partir à l’étranger
Prendre un autre travail
Mais aussi un mari
Dis moi que c’est possible
Toi qui sait m’écouter
Toi qui sait me comprendre
Toi qui a eu la chance
D’élever des enfants
Mais a eu de la peine de ne les voir grandir
Dis moi que je dois croire
Ou si je dois m’enfuir ?
Pourquoi pas avec toi
Ne voulais-tu partir ?
Nous ferions du cheval
Nous serions libérés
Est-ce bon pour un bébé ?
Un bébé ? quel bébé ?
Ah, j’avais oublié
Certaines réalités
Oui c’est sans doute cela
Le faire sans y penser
Le faire sans m’inquiéter
Le faire avec confiance
En toute sérénité
Le faire en me disant
Que oui je serai forte
Le faire car j’aimerais
Devenir enfin femme
Le faire car j’aimerais
Tellement te le montrer
"l'Ukraine ou le recommencement de l'histoire"
extrait de mon prochain article "l'Ukraine ou le recommencement de l'histoire"
"n'oublions pas qu'Hitler était considéré comme un génie pour avoir redonné une identité, du travail et du pain et réuni des peuples disséminés et a été élu ...jusqu'à ce qu'il envahisse la Pologne. S'il lâche ses troupes sur l'Est de l'Ukraine, ce pourrait être dommage pour cet homme intelligent qu'est Poutine, la "fourmi-hibou" qui rechange d'avis quand il rentre dans sa fourmilière qui peut utiliser la force de façon imprévue mais qui peut apporter un équilibre constructif . Mais n'a-t-il peut être pas encore fait le deuil de la "petite Russie" ni de l'Allemagne de l'Est ?
FC
(et pour les attardés de Montbard : non ce n'est pas du copier coller et il faut aussi avoir le courage d'écrire cela)
Faut-il un Etat palestinien ou… enfin un l’Etat palestinien prévu ?
M. Mahmoud Abbas a présenté aux Nations unies, ce vendredi 23 septembre 2011, une demande de reconnaissance de statut de membre pour un Etat de Palestine au sein de l'Assemblée générale. Les deux points forts revendiqués et non moindres sont Jérusalem comme capitale ainsi que le retour aux frontières avant la guerre des six jours de 1967.
L’objectif spécifique et positif est affiché. Mais est-il accessible, réaliste et réalisable ? pris avec quelles réalités ? avec quelles options annexes ? et pour quelles actions déterminées ?
Par François CHARLES Président de l'IRCE (nouvelle parution de cet article de 2011)
Tant qu’une négociation raisonnée et objective au-delà des affaires de personnes ne sera pas en marche, comme à Camp David, rien n’avancera. Et comme souvent un facilitateur est requis.
S’agissant des réalités, il convient de se rappeler que la Société des Nations avait donné d’autorité en 1920 aux Britanniques mandat en Palestine pour y favoriser l’immigration juive et la mise en place d’un « foyer national juif » suivant le projet sioniste de création d’un Etat ; que les Palestiniens se soulevèrent pour protester contre l’immigration régulière et massive jusqu’à obtenir un quasi gel en 1939 mais avec une haine installée de part en d’autre ; que la résolution 181 de novembre 1947 votée par l’ONU prévoyait déjà la création de deux États avec union économique, monétaire et douanière (un État juif formé de trois parties, la plaine côtière, le long de la frontière syrienne et le désert du Neguev et un État arabe formé de quatre parties : une zone autour de la ville de Gaza, les montagnes de Judée et de Samarie, la majeure partie de la Galilée au Nord, ainsi que la ville de Jaffa) ainsi qu’une zone sous régime international particulier comprenant les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem ; que l’Etat juif s’est créé ensuite d’autorité mais que les arabes s’y opposèrent immédiatement avec la guerre de 1948 ; qu’ils perdirent de plus en plus de terrain au fil des guerres ; que les colons juifs s’infiltrent toujours partout pour occuper le terrain et le sous-sol; que la tension est permanente.
Faut-il choisir l’option israélienne de négocier puis d’aboutir à des actes, en imposant une fois de plus sa puissance reconnue et sans négociation gagnante-gagnante et en continuant l’immigration par perfusion en Cisjordanie pendant les pourparlers ? Ou ne faut-il pas choisir le vote d’un acte qui a profité à Israël en 1947 pour mieux s’installer mais qui serait mis cette fois-ci au profit de la Palestine ? Faut-il choisir l’option de mettre la Palestine dans un purgatoire à vie pour s’être opposé au plan de 1947 et pour son identité peu fiable ou alors ne pourrait-on pas discuter en adulte et non en parent normatif entre les deux enfants rebelle et libre de la zone capables de se comprendre comme le font tous les jours les populations entre-elles ?
Quant au coté réaliste et réalisable on peut se rendre à l’évidence qu’il ne peut s’agir que d’une base haute de négociation raisonnable pour tenter d’obtenir au moins le gel définitif de la colonisation, voire quelques retraits et de pouvoir disposer d’une ville commune et d’un statut officiel même restreint, d’observateur, permettant un meilleur partage de prise de conscience de la communauté internationale.
Enfin, au-delà de cette recherche d’identité, c’est bien un objectif de paix qui est demandé, comme initialement en Europe. Et il serait peut être judicieux que la solution puisse être mise en œuvre à travers la démarche Euro-méditerrannée, seule table opérationnelle où les deux parties se parlent depuis de nombreuses années.
L’esprit n’a pas frappé
Depuis quelques années
Chaque fois qu’une belle
S’insérait dans ma vie
S’insérait dans mes nuits
L’Esprit était présent
Il se manifestait
Le jour ou bien la nuit
Il tapait ses trois coups
Toc Toc Toc d’un ton sec
Comme une pièce de théâtre
Que l’on recommençait
Ou bien comme un réveil
Qui sans cesse rappelait
Qu’un enjeu était là
Je pensais au début
Que c’était dans ma tête
Mais j’ai vite compris
Certaines réalités
Quand il se mit ensuite
A se faire écouter
Par les autres personnes
Alors bien intriguées
Au milieu de la nuit
D’un ton bien appuyé
Que voulait-il me dire ?
Arrêter de courir ?
Arrêter de séduire ?
Ou bien de faire souffrir ?
Arrêter de choisir ?
Arrêter de paraître ?
Sans forcément mentir ?
Que voulait-il me dire ?
Que je devais partir ?
Partir ou même fuir ?
Fuir parfois le bien-être
Qui n’était pas permis ?
Que je devais souffrir ?
Que je devais errer ?
Comme un humble pèlerin ?
Que voulait-il me dire ?
Qu’il me fallait encore
Une tâche accomplir ?
Que je devais encore
Comme le bon Saint François
Œuvrer à faire le bien ?
A donner mon manteau ?
A donner sans relâche ?
Energie et travail ?
A vivre d’autres choses ?
Et découvrir encore ?
Ou bien me disait-il
Que je devais chercher ?
Et puis chercher encore ?
Chercher celle qui saura
Changer mon âme en or ?
Chercher celle qui pourra
Me redonner la foi ?
La foi de réussir
La foi de ressurgir
Mes trésors engloutis ?
Ou bien me disait-il
Qu’une âme était en peine
Et qu’il fallait aussi
Lui redonner espoir
Lui redonner courage
Lui redonner la rage
La rage de réussir ?
Et tu es apparue
Avec ton histoire
Et tes réalités
Et même si pour l’instant
Ils nous ont séparé
Retenons bien une chose
L’esprit n’a pas frappé
Vacances à St CYP
Il y avait avant
Et puis il y a maintenant
Je ne vais plus c’est vrai
A St CYP désormais
J’y pense depuis Le Luc
Quand je vois cette cabine
Où j’avais commencé
A te téléphoner
Privée de téléphone
Nous ne pouvions parler
Mais nous avions trouvé
Moyen de nous aimer
Je ne cours désormais
Plus vraiment comme avant
Mes foulées se souviennent
De ce jour de juillet
Je pense toujours à toi
Quand je vais faire mes courses
Quand nous nous sommes revus
Sur ce fameux parking
Mais oui, c’était bien toi
Oui toi mon bien aimé
Qui renaissait sans cesse
Dans mon corps, dans mon âme
Je me souviens très bien
De ce petit hotel
En haut de la colline
Où tu m’as emmenée
Je me souviens très bien
De cette chambre sur le large
D’où je savais très bien
Que tu me regardais
Je me souviens très bien
Des instants sur la plage
Tu t’étais endormi
Le temps était compté
Je me souviens très bien
De cet orage violent
Où nous nous sommes aimés
A l’abri des regards
Je sais que tu y vas
Sans chercher à me voir
Je sais qu’un prochain jour
Je te recroiserai
Je sais que ce jour là
Tu seras enfin prêt
Que je pourrai refaire
Cette fois ma valise
Pour venir près de toi
Vivre enfin autre chose
Sauf si bien sur
C’est toi qui me rejoins
Car tu sais que maintenant
Ma charge ne me permet
Enfin pour ces 6 ans
De quitter mon faubourg
J’ai viré l’perroquet
Il était mécréant
Il était dangereux
Il était médisant
J’ai viré l’perroquet
J’étais un peu sa chose
Il me voulait pour lui
Voulait tout contrôler
J’ai viré l’perroquet
Il allait me faire perdre
Lui qui ne sait même pas
Mettre en route une sono
J’ai viré l’perroquet
Maintenant il est tout seul
Il peut parler le jour
Il peut parler la nuit
J’ai viré l’perroquet
Peut-être trouvera-t-il
Quelques amis errants
Qui aiment les menaces
Et les coups médisants
Qui aiment se dérober
Une fois démasqués
Qui aiment se montrer fort
Quand ils sont protégés
J’ai lavé ses insultes
J’ai lavé ses attaques
J’ai lavé ses menaces
J’ai viré l’perroquet
Je t’ai rendu justice
Je t’ai rendu ton rang
Je t’ai rendu ton âme
J’ai viré l’perroquet
J’ai pris tout mon courage
J’ai pris tous mes appuis
J’ai pris ma décision
J’ai viré l’perroquet
First Class Airline : la First au Prix de la First
A l’heure où Air France inaugure en grandes pompes ses quelques places superfirst dans ses A380 en direction de la Chine il était opportun de rappeler un projet imaginé en 2007 sous les regards attentifs, notamment de la communauté aéronautique, qui semble avoir initié de nombreuses idées et qui reste d’actualité car réaliste et réalisable, étudié et élaboré de façon innovante avec une équipe pluridisciplinaire.
Par François CHARLES
Conseil en stratégie et management et concepteur du projet FCA.
Il s’agit de « redécouvrir le plaisir de prendre l’avion » par une différenciation marketing sur la qualité avec un prix réaliste.
Les réalités du transport aérien sont inchangées : meilleure résistance et meilleure croissance des vols internationaux, évolution positive de l’aviation d’affaires, niche durable sur le luxe haut de gamme si la prestation est adaptée, redécouverte opportune des avions commerciaux en temps de crise face aux avions privés avec des prestations identiques, et enfin scoring permanent sur le service, le rapporte qualité prix et la sécurité.
Le concept repose sur une « mono classe » uniquement « first », appelée encore « super first », sur des vols commerciaux réguliers moyens et longs courriers avec possibilité de voyages « corporate ». Il s’agit notamment de récupérer l’ancienne clientèle Concorde et « business plus » ainsi que les possesseurs ou loueurs de jets ayant besoin ou envie de découvrir autre chose tout en restant dans un cadre spécifique et dans une certaine mesure contraignant de par les horaires.
La segmentation que nous avons retenue est une compagnie différentiée sur le créneau des voyages haut de gamme « non risqué » « au dessus des nuages » offrant des services « première classe » de type « orient-express » ne s’appuyant pas uniquement sur l’argument et la différenciation des « prix » mais plutôt orienté service, fiabilité, esthétique, conditionnement, avantage technique, réseau de desserte, SAV, image de marque, système de réservation optimal et accompagnement global du voyageur optimisé avant et après le vol (service personnalisé au pied de chez vous jusqu’au pied de l’avion via un espace VIP dans l’aéroport). Il est toutefois intéressant de conserver l’argument prix pour attirer les clients voyageant en jets privés.
La concurrence n’existe toujours pas aujourd’hui sur ce segment. Opensky, l’ancien « avion », racheté après avoir fait ses preuves, qui pratique du « business au prix de l’éco » est une réussite et consolide le modèle monoclasse. EOS a chuté par un middle positionnement trop risqué en jouant sur les prix. Les compagnies traditionnelles maintiennent ou relancent la première classe au sein d’appareils mixtes pour une certaine identité haut de gamme et récompensent le client fidèle. Les compagnies asiatiques et australes savent vendre la première classe commerciale dont Gulf Air, Etihad (33%), Qatar Airways, Emirates, Singapore Airlines, Qantas contrairement aux compagnies occidentales dont Air France KLM (3%), british Airways, Lufthansa, Swiss, United Airlines, US Airways, et Tam. Certaines maintiennent une superclasse affaires comme Vietnam Airlines et certaines une classe premium « economy » telles Scandinavian Airlines, British Airways (Opensky), Virgin Atlantic, Japan Airlines, ANA, Qantas, Singapore Airlines et United Airlines.
Ce concept est ouvert à plus de 30% aux chefs d’entreprises, 10% aux autres cadres supérieurs et à 45% aux particuliers fortunés venant à 10% du Concorde, 30% des la First, 20% du corporate et 40% d’utilisateurs « business ».
La différentiation « du luxe au prix du luxe » est justifiée de par la valeur de l’offre différente avec une amélioration par le haut et un accroissement du couple « valeur-prix » par rapport à l’offre de référence. Elle autorise des marges unitaires plus élevées avec des volumes et des parts de marchés plus réduits et est attractive par tout ou partie du marché.
Cette spécialisation sur le segment particulier du luxe commercial est adaptée pour une clientèle haut de gamme désirant voyager rapidement, être confortablement et spacieusement installée, profiter de services haut de gamme mais à des prix non extravagants, être entourée d’une clientèle homogène et être frais et prêt à travailler dès l’arrivée. Cette différentiation crée un ou plusieurs avantages perçu comme uniques par les acheteurs à savoir l’accession au bien être et à l’approche personnalisée à un certain niveau de clientèle jusqu’à lors installée en business class.
Comme pour Air France, il est prévu un Hub à Roissy et non Orly ou Londres ou ses environs. Deux avions voleront en lancement sur trois destinations vers New York (6 vols A/R par semaine), Moscou (5 vols) et Dubai (2) (nouveau hub international) soit un vol par jour. Les prestations passeront à six destinations finales deux ans après dont Canton, Rio et l’Afrique du Sud. Des liaisons connexes sponsorisées pourront être étudiées (ex Las Vegas). Il est prévu une formule commerciale régulière avec correspondances commerciales et avions jet ainsi qu’une formule corporate à la demande. Un environnement global haut de gamme est étudié avec une harmonie respectée à la fois dans l’hôtellerie et les transports annexes sélectionnés.
Les avions choisis font l’approbation générale : il s’agit d’A330-200, long courrier idéal pour des destinations lointaines en vol direct, incluant des destinations courts (Moscou) et celles nécessitant de passer au-delà de l’A320 (New York), offrant la cellule la plus vaste pour l’aménagement, comportant une bonne capacité de fret dans les soutes avant et arrière (23 conteneurs), pouvant être pilotés à deux (+2 potentiels) qualifiés ETOPS et 10 PNC. Une option peut désormais être analysée vers l’A350 ou B787 mais une conservation des A330 avec remotorisation semble être la plus économique.
La cabine first, dessinée par une compagnie française, est d’un modèle du genre. 40 sièges (au lieu de 253 à 406) cocons ou open au choix et mini suites avec espaces privatisables, par rangées de 4, espace club réservé aux membres partenaires, espace baby, entré par la porte 2 centrale dans l’espace lounge, 2 douches (qui produisent une problématique d’équilibrage des avions), espace business, espace soins, vestiaire et espace fumeur et surtout deux vraies cuisines (galleys) disposées à l’avant et l’arrière. Une attention particulière est apportée pour les personnes à mobilité réduite. L’espace est aménagé par de grandes marques de luxe avec lumière et parfums d’ambiance. L’environnement IFE choisi est de type I5000 avec vidéo, télévision écrans 17 pouces, musique, internet avec réception d’emails, émission et réception d’appels dans la zone lounge pour la tranquilité des voyageurs, fax et prises pour ordinateurs
L’environnement sécurisé, adapté à une clientèle particulière, comporte des caméras d’environnement (vision atterrissage, décollage, proximité) ainsi qu’un pod de leurrage que l’on trouve sur les avions de transport militaires.
La restauration haut de gamme se veut originale et raffinée innovante imaginée par un grand nom de la restauration, avec des vins adaptés aux conditions de pressurisation conseillé et parfois servi par un sommelier international. Les repas seront servis à la place dans une vaisselle de qualité accompagnés des chefs par rotation sur les lignes.
Un modèle global de partenariat luxe est prévu avec promotion des produits (parfum, bijoux, presse, vins, spiritueux…) sur toute la chaîne de valeur empruntée par les clients à savoir, comme pour Air France, un service potentiel à domicile, une prise en charge personnalisée dans le hall à l’aéroport avec formalités d’accès facilitées et accompagnement au pied de l’avion. Les halls d’accueil seront homogènes en qualité sur chaque destination. Les partenaires seront impliqués dans la décoration intérieure des avions (sièges, rideaux, vaisselle, salle de bain…) mais également des limousines. Les salons d’aéroport recevront des noms de marque par rotation.
Le personnel de bord, composé d’1 CCP, de 2 chefs de cabine et 7 hôtesses ou stewards, se veut en adéquation, habillé de façon personnalisée formé en partie par une grande compagnie et par les grands noms du luxe et de l’hôtellerie. Il sera également formé pour intervenir en maintenance simple vers les passagers. Une assistance video sera un auxiliaire essentiel. Une hôtesse « super nanny » sera à bord sur chaque avion pour intervenir vers les enfants. Un personnel de sécurité sera inclus dans les PNC ou dans les passagers de façon aléatoire ou supplémentaire. Un baromètre social sera établi, consulté et analysé régulièrement. Au démarrage, 4 équipes seront disposées par avion. Le personnel sera formé de façon permanente dans un souci de qualité totale, et sera soumis à des simulations permanentes d’incidents et de gestion de crise. Une triple notation « satisfaction client » est prévue avec suivis personnalisés sur les clients récurrents.
Les réservations seront identifiables à partir des agences partenaires sur chaque destination, des chaînes hôtelières partenaires et des appels téléphoniques. Le recueil des souhaits de restauration et de détente sera pris en compte dès la réservation avec un suivi personnalisé clientèle.
Les autres « plus » concernent l’approche environnementale avec 10 arbres plantés pour un billet acheté, un programme de fidélisation avec droits d’entrée et droits de vols comme dans les clubs de golf et attribution de sièges à l’année. Une revue mensuelle personnalisée rédigée en anglais et français, numérotée, sera éditée en recherchant le luxe « autrement » sur des thèmes variés tels les arts, la gastronomie, le sport, la décoration, la haute technologie.
La maintenance est envisagée avec les deux grandes compagnies européennes rayonnant dans le monde que sont Lufthansa Technik et Air France KLM pour une garantie optimale.
S’agissant des tarifs, considérant la différenciation annoncée, un vol Paris - New York ou Paris – Dubaï sera d’environ 10 000 €, Paris – Moscou environ 7000 €. Le tarif est un peu supérieur à la concurrence mais justifié sans être exagéré pour un taux de remplissage de 70 % attendu.
La non disponibilité d’avions d’occasions à réaménager est désormais résolue pour les phases de lancement.
Ce projet, dont les avions ont déjà été dessinés, reste aujourd’hui été très bien noté par les banques qui considèrent le dossier avec bienveillance de par sa qualité mais l’estiment trop risqué sans le support d’une compagnie majeure. Cela n’a pu être réalisé avec Air France qui a vu ce projet comme un risque pour ses places premières plutôt qu’une force motrice. Par ailleurs, au même titre que Transavia, FCA aurait pu être une filiale business Unit et une structure de coûts indépendante. D’autres partenariats sont désormais ouverts.
Les forces du dossier sont le service haut de gamme, le confort optimal, le calme et la sérénité, la modularité de l’avion, la facilité de réservation, le temps d’attente réduit au minimum par prise en charge personnalisée. Les faiblesses résident dans les coûts assez élevés dus à la différenciation et la cible très sélective.
Les opportunités de l’environnement sont un marché international porteur, l’image luxe de la compagnie française, une absence de concurrence sur cette différenciation commerciale, une clientèle demandeuse de par les sondages effectués dans les hôtels de luxe, une expansion de l’aviation d’affaires et de luxe, des risques aériens minimisés.
Les menaces sont une situation économique encore incertaine bien que peu impactante sur ce créneau et une possible concurrence réactive sur l’Asie. Le top ten des risques réside dans la gestion des retards, la gestion des pannes et des révisions pour ce type d’avion aménagé et non remplaçable, la gestion de la fermeture d’une destination, les retards potentiels dans l’aménagement, les disponibilités d’aéronefs pour garnir la flotte, la gestion et la pénurie de gens compétents, la fiabilité des sous-traitants pour maintenir le haut de gamme, une cible plus exposée aux attentas et aux détournements, une homologation des caractéristiques particulières.
Enfin, la gouvernance recherchée vise à être variée et impliquer des actionnaires sur chaque destination pour le remplissage des avions.
Affaire ALSTOM - ma lettre à A. Montebourg
Monsieur le Ministre,
Je tenais personnellement à vous féliciter pour votre intervention dans la négociation du dossier ALSTOM que j’ai suivi avec attention avec certains de nos membres devant cette alerte de perte de compétence au profit d’une entité non européenne.
Par vos actions, accompagnées par le premier ministre et le Président de la République, vous avez su créer une interdépendance entre d’une part la conservation d’un savoir-faire français dans l’énergie et dans les transports et d’autre part l’apport étasunien qui était certes déjà en relation industrielle mais qui plus est représentait un endormissement potentiellement alarmant bien connu dans l’armement européen.
Bien au fait des réalités de ces dossiers depuis mon passage au service des affaires industrielles de la DGA en charge d’affaires nationales, européennes, étasuniennes et asiatiques, j’ose croire que vos actions vont initier une vraie politique industrielle européenne, qui veille trop à la concurrence interne sans mener de réelle politique externe, et gommer la faillite de notre système d’intelligence économique à la fois national et européen, sur lequel nous travaillons, qui attendait peut-être une légitimité à son existence.
La tentative d’offre concurrente, certes avec le Japon, qui cherche aussi une certaine autonomie avec les Etats-Unis, comme avec le reste du monde, était sans doute opportune. Pour autant, si l’AIRBUS de l’énergie, voire des transports, n’est pas encore éteint, il est toujours possible. Rappelons-nous que les AIRBUS volent avec des CFM 56 qui ont sauvé SNECMA en son temps et qui représentent une des meilleures coopérations transatlantiques tout en conservant une compétence nationale éprouvée et reconnue. AIRBUS et ARIANE ESPACE sont pour l’instant les seul champions européens qui ont créé l’Europe avec la bienveillance de la Commission européenne qui sait donc agir politiquement car il n’existe aucune concurrence interne, ce que les autres secteurs peuvent envier à l’aéronautique. Rappelons-nous enfin, en clin d’œil franco-allemand, que si un moteur, notamment européen, semble être un seul bloc, il comporte toujours une partie froide et une partie chaude bien distincte qui ne les empêchent pas de fonctionner ensemble.
En espérant avoir le plaisir de vous rencontrer à Paris ou en Bourgogne, pour échanger sur ce sujet comme sur d’autres, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées et mon profond respect.
François CHARLES
Président de l'IRCE
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