Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Mais à quoi jouent donc la Grèce, la zone euro et les banques ?

2 Novembre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

L’euphorie fut de courte durée. Le gouvernement grec a validé l’accord « franco-allemand » de la zone euro mais veut donc le mettre au référendum au risque, très grand, qu’il ne passe pas. En conséquence, les 8% gagnés au CAC 40 en France ont vite fondu et la confiance dans l’euro, véritable ciment de l’Union, semble être désormais remise en question

 

Mais qu’en est-il vraiment ? Nous connaissons désormais par expérience le risque d’un référendum. Devons nous blâmer sans confiance ou espérer une réussite ? Avions-nous demandé aux autres gouvernements pour le faire ? Le chef du gouvernement grec cherche-t-il simplement à sauver la face sachant que ce plan ne fonctionnera pas ou est-ce simplement culturel pour une meilleure prise de responsabilisation ? A-t-il d’autres solutions ? Et si la Grèce voulait sortir sans quitter l’Union ? C’est son droit mais peut-être a-t-elle aussi des devoirs et en a-t-elle mesuré le coût ?  Quoiqu’il arrive, l’objectif positif est de profiter de cette situation pour établir une nouvelle gouvernance.

 

 

Par François CHARLES

conseil et coach en stratégie et management, économiste, ancien responsable international à la DGA, ancien partenaire officiel euro

Au gouvernement français, personne ne répond sur les autres options à analyser ni ne veut voir les risques d’un départ de la zone euro, comme si ce plan n’était que la seule et unique solution. Peut-être par manque de dispositif  prévu sur la façon de quitter cette zone avec les risques politiques et financiers engendrés. Peut-être parce que les conséquences analysées sont inavouables. Peut être surtout par manque de temps. Mais l’essentiel était de  travailler sur un document unique, facteur clé de succès dans toute négociation. Enlever 50% de la dette grecque semblait être une bonne décision pour éviter le risque de faillite et l’incohérence avec l’accueil des anciens pays lorsqu’ils étaient orphelins et représentaient un risque. Ce semi effacement gagnant-gagnant est courant par le FMI vis-à-vis des pays africains. Il en est de même en France dans le cas de continuité ou de reprises d’entreprises pour leur éviter la disparition avec la création de chômage liée ou dans le cas d’accompagnement de ménages surendettés. 

 

En définitive nous avons fonctionné comme si l’Europe était déjà fédérale à 17 en imposant à un membre une règle du jeu et une surveillance. Pourquoi effectivement ne pas la considérer comme une nouvelle application de la règle de subsidiarité mais dans un environnement pour l’instant en dehors du champ habituel du processus de co-décision.

 

Ce « oui mais », avec mise en place d’un référendum, apparait un peu comme « le coup du parapluie » que l’on ferme en réunion au siège, et que l’on ouvre une fois rentré chez soi. Il s’inclut parfaitement dans le triangle des jeux où chacun choisit sa place entre la « victime » ; élément pivot, éternel et confortable insatisfait adepte du « oui mais » ; le « sauveteur » attiré, voire cherché par la victime mais qui peut vite devenir « persécuteur » s’il ne définit pas la règle d’intervention au préalable.

 

On peut y adjoindre certains clichés d’analyse transactionnelle utilisés entre les personnes en négociation mais qui s’appliquent tout autant à des organisations, comme par exemple : « essaie un peu de récupérer ton argent » (EPRA) émis par le débiteur surendetté et blâmant les attitudes du créancier qui lui demande un paiement comptant ou encore « essaie un peu de ne pas me payer » (EPPP) émis par le créancier en blâmant le débiteur de n’être pas honnête et prompt dans ses remboursements. La Grèce, soutenue par les autres pays qui lui ont démontré les mêmes comportements, pourrait également jouer le jeu de « cette fois je te tiens salaud » (CFTS) en blâmant les banques par leurs attitudes sous-jacentes fausses et cachées de gain. La Grèce et la zone euro joueraient-elles aussi à « regarde ce que tu m’as fait faire » (RTMFF)  ou alors à « c’est toi qui m’a entraîné là dedans » (TMELD), jeux d’autodéfense souvent contrés par une actions de rejet miroir ou boomerang de la décision initiale.

 

La théorie des 3P (permission, protection, puissance) nous enseigne par ailleurs qu’il ne faut jamais de permission sans protection : une demande est elle formulée à la Grèce ? Une responsabilisation de cette dernière est-elle validée afin de ne pas « aller au casse pipe » ? Ensuite il convient de faire en connaissance de cause, bien construire SA permission, bien poser le SWOT (forces, faiblesses, opportunités, menaces), et enfin distinguer la Puissance « pour » et la Puissance « sur » avec souvent une nécessité de douce violence, sorte d’encouragement permettant de faire ce que l’on n’ose pas sans accompagnement (la tape « go » donné au parachutiste à la sortie de l’avion…). Dans notre cas, le représentant de la Grèce est bien sortie du Transall (avion de transport militaire TRANSport de l’ALLiance) mais a du subir une certaine violence pour ne pas avoir envie de l’appliquer ensuite à ses administrés.

 

On peut aussi analyser le style de leadership du gouvernement grec vis-à-vis de son peuple : davantage un style opérationnel et de processus que responsable et porteur de sens, pourtant le temps autocratique des généraux a disparu. N’aurait-il pas fallu passer d’abord au stade de bienveillance, limitant les échanges multiples, avant de passer tout de suite à la démocratie qui peut glisser vers un « laisser faire » du peuple s’il n’y a pas de leader fort. Par ailleurs, les personnalités grecques sont apparemment en attente surcontrôlée alors que les dynamiques franco-allemandes sont dans l’action. L’important est de se retrouver au milieu du gué.

 

La Grèce qui emprunte à 25% quand nous empruntons à 3% est pourtant dans le même sous-groupe de monnaie. Cela peut ne pas choquer quand on se place dans un groupe d’entreprises possédant des filiales plus ou moins endettées. Ceci représente simplement un risque quant aux mauvais chiffres de consolidation pour le holding, sans forcément le mettre en faillite à court terme, ni abandonner le « poids mort»  ou le « dilemme » s’il existe des « vedettes » ou des « vaches à lait » financières. Ce report de déficit peut même être intéressant pour des holding en commandite. Ce reporting n’existe pas encore en Europe sauf dans la constitution du budget de l’Union provenant de la TVA, de PIB et des droits de douane de chaque pays afin d’assurer des financements directs et indirects dans l’espace européen mais également partout dans le monde. Mais la triple notation nous surveille (voir les articles derniers sur « la fausse inquiétude des banques » et « qui veut la peau de l’euro ») et la solidité financière est un indicateur permanent.

 

La zone euro avait fait une demande de réforme financière à la Grèce comme elle l’a fait à l’Italie pour endiguer le risque de contagion. Mais comment était formulée la demande de sauvetage de la Grèce ? N’est-elle plus en capacité de prendre ses décisions ? Doit-elle être mise sous tutelle comme madame Bettencourt à cause de son patrimoine national ? Le bloc des 17 pays semble fonctionner « pour son bien » en parent bienveillant mais désormais normatif vis-à-vis d’un enfant adapté rebelle puis soumis qui semble l’accepter, du moins en apparence. La Grèce, plutôt « contrôleur, supporteur, mainteneur » dans la segmentation d’équipe, avec une gestion familiale mais par forcément de père de famille, accepte-t-elle d’être dépendante et acceptons nous nous même l’interdépendance ?

 

Et c’est là aussi que réapparaissent les vieux démons de l’économie politique : les comptes étaient a priori faux pour faciliter l’entrée de la Grèce ! Dans quel but ? L’erreur significative bien connue des auditeurs et commissaires aux comptes, pris entre la carotte de l’actionnaire et l’enclume de la déontologie, ne travaillant cette fois que sur les documents remis par le client, n’avait-elle pas été relevée ou dissimulée et au profit de qui ?

 

La Grèce  ne parvient donc plus à négocier avec le banquier et ce sont les autres qui négocient désormais pour elle avec une notion de puissance et de pouvoir « sur » les banques et sur la Grèce qui ne le veut peut être pas. Il s’agit également pour les autres d’obtenir un pouvoir « pour » maintenir un euro fort, valeur refuge remplaçant progressivement le dollar notamment pour les achats de pétrole.

Il l’était avant même d’être une monnaie scripturale. Mais doit il être aussi fort ? Oui pour attirer les capitaux dans les banques européennes, qui nous le rappelons ne sont pas en faillite (le cas DEXIA mis à part) et pour avoir des taux bas. Mais sachons également ouvrir la possibilité de rentrer directement dans le fonds européen en création s’il est contrôlé par la Commission. Non pour les grosses exportations en dehors de l’Union, sachant que nos échanges sont les plus vastes dans la zone euro et où un « Buy European Act » pourrait s’instaurer avec une notion de juste retour.

 

Les Chinois, financiers des Etats-Unis au même titre que les Japonais,  sont prêts à investir. Pourquoi s’en priver ! Mais ne cédons pas à la diplomatie du « carnet de chèque » que nous avons vécu à l’OTAN de la part des américains, amis militaires mais concurrents économiques pour les projets industriels. Sachons imposer certaines règles d’intelligence économique permettant de rester maître de notre patrimoine et de nos décisions, comme ils ont su nous l’imposer chez eux.

 

Les crises sont souvent salvatrices et savent assainir des situations. Donnons vite un coup de tamis à la fin de la courbe du deuil de cet élément en espérant pouvoir l’analyser et repartons de l’avant en connaissance de cause cette fois. Profitons de cette opportunité pour établir une vraie vision de la gouvernance avec un comité d’audit propre et des audits contradictoires, un fonctionnement à livres ouverts et à partage de responsabilité, des risques et des succès entre les pays et avec le système bancaire et pourquoi pas des notations de sous groupes réalisée par une nouvelle DG de la Commission, dont on sous-estime la compétence.

 

Profitons en pour continuer à intervenir sur les autres pays à crise déclarée, bâtir une vraie analyse de risque pour les nouveaux pays gavés en fonds structurels mais avec des cultures différentes, et parfois des critères non atteints et qu’il fallait mieux accueillir pour limiter le risque aux frontières. Réalisons des actions ciblées mesurables et déterminées dans le temps, renforçons les conditions d’adhésion et les audits et veillons à éteindre les flammes mais également créer les coupe-feux.

 

Profitons en pour créer l’Europe fédérale avec son style de le leadership, ses règles de fonctionnement, son image, sa culture, ses méthodes de travail, ses groupes et sous groupes, sa raison d’être, sa politique extérieure. Mais l'avenir et la vision européenne, ne seront pas un collage des identités et des aspirations de chaque pays comme les « pragmatiques » savent le faire avec des actions concrètes quand la stratégie est tracée. Il faudra de nouveau faire davantage confiance aux conceptuels et visionnaires qui mettront ces éléments dans l'alambic d’où sortira ce "qui est bon pour l'Europe" avec peut-être un centre de gravité différent.

 

Lire la suite

Coaching environnemental, social et financier : Heure d’hiver ou heure d’été ?

30 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #social

Voilà, vous avez  reculé votre montre d’une heure. Comme chaque fois on a reparlé de l’acclimatation difficile des enfants ou des vaches et les journalistes se sont trompés quant au blâme de la mesure, comme si désormais nous en avions oublié l’origine ou si nous n’avions plus envie de revenir sur les bases initiales.

 

Il semble intéressant de se rappeler l’historique, se donner une méthode infaillible pour se souvenir de l’organisation horaire, se demander pourquoi nous semblons avoir « adopté » l’heure d’été et enfin si nous ne pourrions pas en tirer profit pour d’autres sujets.

 

 

Par François CHARLES

économiste, sociologue, conseil en stratégie et management

 

Pour revenir à nos méthodes de coaching stratégique et opérationnel, je poserai le « SWOT » de l’objectif positif initial : prendre une mesure d’ampleur pour économiser de l’énergie. Les réalités étaient, dans les années 70, que la France portait encore une dynamique financière assez saine (force), qu’il fallait trouver un substitut au pétrole (faiblesse), que nos voisins avaient le même souci (avantage) et que l’on pouvait essayer de mieux utiliser l’énergie solaire (opportunité) si possible dans une dynamique partagée au niveau européen, comme la TVA, mais avec des « risques » de rejets par « non inter-opérabilité » (inconvénient - menaces).

 

Une des options retenues fut d’adapter nos journées au soleil pendant les mois  les plus longs pour allumer nos lampes une heure plus tard. Un objectif mesurable, réaliste, réalisable et déterminé dans le temps ! On sait maintenant que l’on économise l’énergie d’une grande ville et de sa périphérie. Une goutte d’eau en somme mais qui peut donner une rivière si généralisée. Socialement, elle procure aussi des soirées plus longues et conviviales et on ne parle plus des problèmes de conflits d’horaires aériens. Elle est donc devenue populaire. Mais surtout elle responsabilise.

 

En prenant les modélisations de Jung, on aura pu remarquer que les extravertis  en auront plus parlé de les introvertis, que les conceptuels l’auront plus spontanément accepté que les concrets, tout comme peut-être ceux à la pensée logique que les  sensitifs et évidemment les adaptables plus que les organisés. En terme de méthode, les militaires utilisent souvent l’heure Z du soleil. Notre heure A d’hiver s’en éloigne d’une heure et notre heure B d’été s’en éloigne de deux heures. Ensuite il est simple de savoir s’il faut avancer ou reculer. Mais il est vrai que le service militaire n’existe plus…

 

Mais l’avez-vous remarqué ? Fin octobre c’est apparemment désormais l’heure d’hiver d’origine qui ennuie finalement tout le monde et qui est plutôt montrée du doigt, sauf à dormir ou faire la fête une heure de plus une fois par an, alors que c’est l’heure d’été qui a modifié les horaires. Mais il semble  logique de revenir sur les bases initiales en suivant l’ensoleillement au risque d’annuler le gain réalisé sauf à prouver qu’il est utile de conserver un même modèle toute l’année.

 

Posons-nous les mêmes questions sur les horaires de travail, les retraites, le domaine social ou financier en général. Ne faut-il pas savoir adopter certaines mesures qui semblent impopulaires mais qui procurent en définitive un confort de vie appréciable ou a contrario qui peuvent aussi nécessiter des retours en arrière par soucis de bonne gestion. N’est ce pas finalement un problème de communication, une absence de partage de vision, de responsabilisation ou de prise de conscience individuelle et collective ? Il en va de même pour notre espace européen.

Lire la suite

une autre solution pour une Turquie européenne

28 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

A l’heure du risque d’indigestion européenne, on peut se poser une nouvelle fois la question : en quoi la Turquie est-elle européenne ? Certains responsables des années 60 travaillaient-ils sans vision globale ni maîtrise des risques…ni même connaissance de la géographie ?

 

1 – ASPECTS GEOGRAPHIQUES

Le Dictionnaire national Bescherelle de 1866 expose : D’une part, qu’en géographie ancienne, les anciens donnaient à l’Europe « pour bornes à l’ouest la mer Egée, le Pint Euxin et le Tanaïs, et au nord la Baltique » ; Que d’autre part, il s’agissait également de «l’ancienne province de l’Illyrie, formant la partie orientale de la Thrace et s’étendant tout le long de la côte qui regarde l’Asie Mineure, depuis le Pont Euxin jusqu’à l’Archipel ; et enfin qu’en géographie moderne, « l’Europe a pour limites au nord et à l’ouest l’Océan, au sud la Méditerranée, les Dardanelles, l’Hellespont et la crête du Caucase jusqu’à la mer Caspienne ; à l’est le cours de l’Oural, puis enfin la chaîne des monts Ourals jusqu’à l’océan glacial » soit une superficie « de 3900 km de longueur et 3500 km de largeur ».

______________________________________

 

Par François CHARLES

Président de l’institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

______________________________________

 

A titre d’exemple, le dictionnaire Hachette encyclopédique de 1998 expose que l’Europe est « comprise entre l’océan Arctique au Nord, l’océan Atlantique à l’ouest, la méditerranée et la chaîne du Caucase au sud, la mer Caspienne et les monts Oural à l’est , soit une superficie de 10 519 793 km² » N’importe quel manuel de géographie le confirmera: la Turquie fait généralement partie du Moyen-Orient. Ainsi, on peut en conclure que seule la Thrace, partie « occidentale » de la Turquie, fait partie du continent européen.

 

2 – ASPECTS HISTORIQUES

Le regard historique peut néanmoins apporter d’autres éléments de réflexion. Dès l’avènement et le rayonnement de l’empire OTTOMAN au 13° siècle, la partie orientale du Bosphore a longtemps été englobée dans l’histoire européenne. Cependant, et depuis le traité de Lausanne de 1923, la Turquie est principalement implantée sur cette partie orientale, tout en conservant un pied stratégique sur la partie occidentale afin notamment de verrouiller la mer noire suite au non respect du traité de Sèvres de 1920.

 

3 – ASPECTS CULTURELS

La Turquie est un pays laïc abritant des minorités grecque, arménienne et arabes. L’Islam, sa religion majoritaire, est une religion du livre comme le christianisme. Toutefois, cette dernière trouve plus volontiers sa place au sein des pays arabes. Cette question, toujours sensible, pourrait être de nouveau soulevée si les anciens pays soviétiques du nord Caucase demandaient leur adhésion. Ainsi, pourrions nous parler de la partie islamique de l’Europe. Cet aspect est certes délicat et peut porter à grief mais il est de reconnaître que les religions islamiques sont généralement mieux acceptées de nos jours en Occident que la religion chrétienne en Orient.

 

4 – LA TURQUIE ET L’OTAN

En matière de défense, la Turquie fait partie de l’OTAN et en est même une pièce stratégique. Cette appartenance a facilité la mise en place des missiles américains sur son sol et en retour le déploiement des missiles soviétiques à Cuba dans les années soixante, avec la crise évitée de justesse grâce à la lucidité de certains hommes. Le pays est par ailleurs utilisé comme base arrière de l’OTAN pour les missions demandées par l’ONU. L’OTAN n’est pas l’Europe mais a toujours été un ciment et un vecteur  de synergie et d’intégration politique et économique pour l’Europe.

 

4 – LA TURQUIE ET L’UNION

Concernant le premier pilier, la Turquie est pays associé à la CE. Assistera-t-on à un rejet européen pour les marchés, les grands contrats, ? Les «européens» seront-ils haïs ? Où en est-on ? n’est ce pas déjà le cas ? La Turquie ne peut être considérée comme étant un portail vers l’Asie et les pays arables car le pays n’entretient pas de bonnes relations avec ses voisins. De plus, elle entretiendrait la plus grosse représentation au sein de l’Union en risquant de casser son ciment initial. Par contre, entrer dans l’Union donnerait à la Turquie une image de marque recherchée. Inclure la Turquie pourra soit résoudre certains problèmes intérieurs et donner une plus large étendue à l’espace Schengen (par comparaison à l’expansion et la maîtrise des frontières de l’empire romain); soit déstabiliser les deuxième et troisième pilier, voire la future constitution, du fait des frictions avec la Grèce, de sa politique ethnique, sans parler des problèmes diplomatiques futurs de la nouvelle Union envers ses voisins syriens pour la gestion de l’eau !

 

5 – LA QUESTION DE CHYPRE ET D’ISRAEL

Quant à la demande faite par le ministre des affaires étrangères israélien d’adhérer à l’Union (si c’est bien de cela dont il s’agit et non d’une demande de coopération similaire à celle faite par la Tunisie et les pays du Maghreb), cette dernière ne peut qu’être rejetée d’un point de vue géographique, Israël étant baignée par la Méditerranée mais se trouvant sur le continent et au Sud du Caucase et de la Turquie.

 

6 – UNE SOLUTION DE TRANSITION ?

 Devant ces constats exposés brièvement, une réflexion gagnante serait d’admettre la Turquie mais pour la seule région de Thrace, genre de « zone Europe » avec une mise en place de structures de contrôle au niveau du Bosphore; veiller au bon fonctionnement des liens entre les deux parties du pays ; et admettre éventuellement à terme la Turquie entière mais avec les autres pays du Caucase, avec une concession turque quant à la représentativité en terme de voix.

 

7 – UNE SOLUTION DE SORTIE DE CRISE ?

La gouvernance de l’Europe a réagi et à fait face au pouvoir de ses banques. On peut aussi se laisser aller à penser que la Turquie aurait aussi pu proposer…d’accompagner de façon bienveillante et sine die l’économie grecque, son éternelle ennemie, comme l’étaient la France et l’Allemagne jusqu’à ce qu’elle rentre dans l’Europe ?

Lire la suite

Le problème des politiques, comme des patrons de PME : l’absence de vision

23 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

J’entends beaucoup de déçus de la politique dire souvent la même chose : nos politiques n’ont pas de vision. A l’heure des primaires en France, des échéances de 2012 et de toutes celles de 2014, il serait peut-être intéressant de se poser certaines questions : Est-ce une généralité ? Une croyance ? Est-ce grave ? Important  pour notre pays? Comment y remédier ?

 

 

Par François CHARLES*

 

 

Reprenons nos bonnes vieilles méthodes de coaching : quel est l’objectif si possible positif de la majorité des femmes et hommes politiques ? Se faire élire, si possible plusieurs fois de suite voire avec plusieurs mandats en même temps, peu importe  la manière, sur un programme, des promesses, parfois en changeant de camp, sur leur personnalité, leur convivialité, la façon dont ils auront su piquer et casser l’adversaire.

 

Un politique sans ambition ni conviction se contentera d’objectifs locaux, proche des réalités de petites collectivités. Les autres viseront haut et se distingueront rapidement et parfois se grilleront les ailes.

Les réalités sont proches des patrons de PME : même s’ils ne savant pas ce qu’ils doivent dire, ils sont « sur le terrain », ils doivent signer des conventions, se faire prendre en photos, j’en connais qui vont chez le coiffeur tous les deux jours… Le mandat peut être calculé avec une fenêtre de tir pour engager ou non les actions.

 

Mais cela fait partie du métier. Toujours prêt ! Comme les militaires en somme. Une fois élus, quand ils ou elles le sont, ils doivent régler les problèmes courants des administrés. Mais les autres réalités, sont souvent une absence de prise d’information globale et de vision et une absence d’analyse de risques.

 

Les réalités psychologiques des politiques qui réussissent le mieux sont souvent liées d’une part aux convictions et avec une certaine notion de perfection qui impliquent la personne elle-même qui ne veut pas que les autres travaillent sur leur projet et qui considèrent souvent qu’« une collectivité ne se dirige pas comme une entreprise » afin de ne pas avouer leurs limites.  En cas de lutte ou de stress ces personnes partiront « en croisade » quel qu’en soit le résultat ou feront très souvent des « projections » sur les autres de ce qu’ils n’aiment pas voir chez eux.

Ou alors on aura affaire à des personnes battantes uniquement dans l’action qui mettront tout en œuvre pour réussir dont l’important est de faire gagner le parti, faire des "coups » avec une volonté de résultats sans considération du contenu  « donne nous des exemples concrets qui marchent » et avec blâme et manipulation si le processus ne fonctionne pas comme convenu et si vous êtes trop dans « l’idée »

 

Ces deux catégories ne prennent pas assez le temps de considérer la globalité des réalités. Exagérées à l’extrême, elles entretiennent une problématique de déséquilibre émotionnel quand elles s’aperçoivent souvent trop tard que les actions menées vont finalement dans le mur ou que les convictions sont finalement vides de sens.  La première catégorie intègre parfois mieux la notion de « politique générale », la seconde ne la comprend pas et ne l’accepte pas.

 

Les crises permettent aux uns et aux autres d’éteindre les flammes mais non de créer le coupe feu salvateur. Mais qui a perdu ? La Nation et l’entreprise toute entière

 

*Economiste, sociologue, écrivain, coach en stratégie, management et développement personnel, créateur du « pack élections »

Lire la suite

Les primaires socialistes ont désigné un leader de cœur plutôt qu’un leader d’idées

20 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Voilà. Le parti majoritaire de gauche a enfin montré un vrai progrès social : la mise en place de primaires pour canaliser les énergies en désignant, six mois avant, le candidat qui affrontera le centre droit, la droite modérée et la droite dure et tentera également de séduire toute la gauche en  2012 face à la majorité en place. Qu’en sera-t-il dans 5 ans pour les primaires à l’UMP si elle existe encore ? Pour toute la droite ? Pourquoi pas au centre ? S’il est plus plaisant de connaitre son adversaire à l’avance, il sera peut être intelligent d’établir une cohérence, une règle administrative et organisationnelle identique pour tous.

 

Par François CHARLES

 

Depuis le temps qu’il l’attendait, François Hollande, homme de gauche mais sachant être conciliant et rassembleur comme avec Jacques Chirac ou Dominique de Villepin, était-il prêt aussi vite à affronter son destin et celui de la France ? Quel est vraiment son programme et en a-t-il réellement besoin ? Quelles sont les forces et faiblesses, opportunités et menaces, avantages et inconvénients pour FH d’être déclaré aussi tôt face à un candidat non déclaré mais connu, mais surtout d’être LE candidat principal de la gauche ?

Stratégiquement, les primaires socialistes auraient dues être gagnées par DSK, un candidat revenant d’un exil doré, respecté de tous mais dans une fausse lutte droite/droite, et donc avec un vrai risque pour le programme de Nicolas Sarkozy. C’est bien F. Mitterrand qui disait que la meilleure politique était de droite faite par quelqu’un de gauche ou … apparenté.

 

Bien que je salue la convention de l’UMP qui pour une fois a agi avec méthode sur le fond, je pense qu’il convient plutôt cette fois d’analyser le candidat plutôt que sa ligne de parti. Car il s’agira bien ici finalement de deux candidats qui s’affrontent et non de deux camps. De part sa personnalité, NS veut être LE candidat que suivra la droite et non pas le candidat de la droite. A gauche, la situation n’aurait pas été la même avec Martine Aubry, leader opérationnel et de processus au style démocratique qui aurait davantage représenté le parti. FH et son style bienveillant représente quant à lui le pouvoir du cœur, comme F. Mitterrand et cette arme est redoutable pour gagner les élections mais aussi pour fragiliser la France et l’Europe car en période de crise il n’est jamais bon de prendre des décisions avec le cœur. Espérons qu’il n’en sera rien.

FH sera plus un leader  responsable et psychologique que les Français semblent vouloir pour se reposer un peu des réformes, certes courageuses, mais qu’ils doivent néanmoins intégrer dans un souci de bonne gestion. FH saura de plus certainement surveiller, canaliser et faire participer ses barons alors que ces derniers auraient été obligés de faire allégeance à DSK et MA. Le risque pour FH serait que l’amour s’estompe avant les urnes mais l’avantage est que l’anneau est déjà au doigt pour le meilleur et pour le pire. 

 

Quant à NS, on peut se poser maintenant la question du report de l’annonce de sa candidature. S’agit-il du risque de computation des dépenses électorales qui s'effectue durant toute l'année précédant le mois du scrutin présidentiel ? A priori non. On pourrait suivre l’adage qui vaut qu’il n’est jamais bon de se déclarer trop tôt mais ce n’est pas non plus le cas puisqu’il n’existe pas d’autres vrais candidats à droite pour 2012. Le Président veut sans doute rester celui de tous les Français le plus longtemps possible et suivre son profil promoteur de réaction et non d’initiative en attendant le dernier moment pour mieux savoir où et sur quel terrain combattre. L’avantage est qu’il sait déjà contre qui !

Lire la suite

EXPLICATION DE TEXTE SUR LE COACHING

17 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

Certaines personnes m’interrogent souvent sur « la grande mode du coaching » qui, comme l’expression l’indique, peut soit donner envie de découvrir de nouvelles approches avec si possible de nouveaux résultats, soit laisser perplexe quant à sa pérennité et son efficacité.

 

Je les invite souvent à visiter les sites des grandes fédérations, comme notamment la Fédération de Coaching Internationale (ICF) ou la Société Française de Coaching (SFCOACH) qui tentent chacune à leur manière d’organiser le métier de coach, et qui donnent certaines chartes et informations déontologiques que je suis et sur lesquelles je ne reviendrai pas. On peut bien entendu visiter également notre site qui donne un regard affiné, voire particulier. Mais il manque néanmoins généralement  un éclairage de positionnement d’une part entre les différentes natures de coaching et d’autre part entre le coaching et les autres métiers d’accompagnement que sont le conseil, l’animation et la formation, pour mieux en comprendre « sans juger » les valeurs ajoutées. Je vous propose de tenter une explication de texte autant que possible objective, conceptuelle et originale.

 

Par François CHARLES*

J’ai découvert le coaching professionnel il y a 10 ans le jour où, en pleine mission de conseil, un client m’a dit, « vous n’êtes pas un conseil mais un coach ! ». Il venait de prendre conscience qu’un travail amont structurant mais surtout responsabilisant, personnel et collectif, avait été bonifiant pour optimiser la prise de décision et la recherche d’un futur partenaire, associé ou repreneur, en développant la prise de conscience du chemin à prendre notamment pour être sûr de ne pas se tromper et ainsi gagner du temps et de l’argent. Me découvrant M. Jourdain, je me suis vite précipité vers les ouvrages, j’ai rencontré certaines personnes, souvent pionnières, participé à des groupes d’échanges de pratiques, consolidé mon approche par une formation de posture permettant d’être mieux à l’écoute et de développer mon empathie et j’ai découvert ou redécouvert de nouvelles méthodes (MBTI, PROCESS COM ®, PNL, Analyse Transactionnelle etc.…) sur la base desquelles j’ai désormais constitué mon propre modèle « SPM » ® (Stratégie, Processus, Psychologie, Management, Mental).

 

J’ai bien vite et mieux finalement compris pourquoi, au niveau national et international, certaines négociations, certains partenariats et rapprochements industriels, certaines refontes d’organisation ou de force motrice  comme enfin certaines conduites d’équipes avaient fonctionné par expérience et intuition mais aussi comment j’aurais pu réussir  davantage en comprenant et maîtrisant mieux certains mécanismes, surtout  humains.

 

Aujourd’hui, tout en restant objectif et en évitant également toute forme de vocabulaire  indigeste aux organisations, grandes ou petites, j’utiliserai une image et deux constats :  d’une part, le sportif est seul sur la piste le jour de la compétition sans qu’on lui tienne la main ou qu’on le guide et sa victoire sera sans doute due en grande partie à l’accompagnement qui aura su lui faire prendre conscience de certaines réalités et révéler ses capacités pour optimiser sa performance (et le lien avec l’entreprise est tout proche) ; d’autre part, souvent les idées sont déjà présentes et les personnes prêtes à se parler mais elles attendent un catalyseur, un facilitateur voire des méthodes ; et enfin, 85 % des échecs et donc des succès sont souvent liés au facteur humain et le taux de retour d’investissement sur l’effet de levier humain est d’autant plus élevé que la démarche est prise en amont avant l’apparition de la crise.

 

En termes de différences et choix d’intervention entre les professions, je dirai que le conseil sera plutôt positionné sur le savoir, le formateur sur le savoir-faire et le coach le savoir-être. Mais les limites ne sont pas figées. Il en est de même au sein du conseil quand certains consultants en stratégie glissent sur l’organisation, certains apporteurs de solutions techniques remontent en amont vers l’organisation et quand les conseils en organisation tentent de protéger leur position ou de lier des partenariats avec les deux autres. Vu d’un autre angle, le conseil sera rémunéré pour vous apporter une solution stratégique ou opérationnelle à une date donnée ou vous « dira de faire » et sera apprécié par les approches comparatives qu’il pourra apporter en la matière tout en essayant de préserver au mieux la confidentialité de ses interventions chez vos concurrents. Le formateur sera missionné pour enseigner une méthode pendant une courte durée et vous entraîner sur « l’apprentissage » en étant apprécié par un fil rouge concret. L’animateur interviendra pour créer une ambiance propice à l’échange pendant une réunion ou une journée et sera apprécié pour vous « sortir les mots » et les formaliser.

 

Le coach, quant à lui, se basera comme le conseil sur des réalités et sur un besoin mais pour l’accompagnement d’objectifs positifs, spécifiques, mesurables, accessibles, réalisables et déterminés dans le temps (SMART) avec une prise de conscience des réalités et des options (GROW), le tout sur une certaine durée, avec un certain nombre de séances en définissant un état initial, un état final, identifiant des écarts, la façon de les combler et en établissant un suivi, en essayant de disparaître peu à peu puis définitivement. Cet accompagnement sur les processus sera d’autant plus efficace que le coach maîtrise des outils de psychologie et d’analyse transactionnelle pour comprendre les comportements ainsi que des outils de personnalité pour mieux faire ressentir à Pierre, Paul et Jacqueline pourquoi ils ne sont peut-être pas en confort au même moment pour définir ou atteindre un même objectif, comme par exemple sur la stratégie personnelle ou d’entreprise à adopter (SWOT) à partir des points forts et des points faibles. Il sera également apprécié sur des retours d’expérience méthodologiques comparatifs en prenant garde qu’ils restent surtout objectifs et, d’un point de vue psychologique, sans projection d’un deuil non fait qui théoriquement est sans objet de par le suivi psychologique et de supervision que le coach se sera imposé.  Pour atteindre les objectifs demandés, le coach fera ressortir les éléments cachés et potentiels, la prise de conscience, le sens, la responsabilité, la motivation, la permission en connaissance de cause, la recherche de confiance, la maîtrise des émotions, la recherche de solutions, la prise du recul, la façon de se poser les bonnes questions, de prendre vos décisions et piloter vos actions en misant essentiellement sur l’effet de levier humain. La limite floue avec les conseils en organisation se situera souvent sur la manière « d’accompagner le  changement » … quand il doit y avoir changement.

 

S’agissant de l’écoute, je dirai que le coach ou le conseil se doivent d’écouter avec intensité mais pas sur le même processus. L’un pour mieux identifier l’effet de levier sur lequel travailler, attendre la demande et faire prendre à son client ses permissions et responsabilités en connaissance de cause, l’autre pour être sûr d’avoir compris le cahier des charges et ne pas faire de hors sujet ni apporter sa solution.

 

J’aime bien utiliser les films tels que la légende de Bagger Vence ou Angela pour faire prendre conscience du coaching. La réelle marque de reconnaissance pour le coach sera de s’éloigner en voyant une personne, une équipe, une structure désormais  fonctionner et s’émanciper seule. Pour l’animateur, elle sera d’avoir réussi à obtenir un résultat consensuel, pour le formateur, d’avoir recueilli de bonnes appréciations et pour le consultant, d’avoir eu le sentiment que la solution correspondait au besoin et que le client en a pour son argent.

 

Le consultant expérimenté pourra réaliser les quatre types d’intervention en fonction de ses compétences et de la demande. Il devra toutefois avancer la règle du jeu avec son client et reconnaître ses limites quand aux mises à jour techniques, juridiques, comptables etc. nécessaires dans certains cas ou sur la connaissance d’un environnement particulier. Cette prise de conscience de ces réalités permettra en plus aux coachs, conseils, animateurs et formateurs de vivre ensemble et aux clients de pouvoir s’y retrouver. Pour ma part, j’ai quitté l’administration et l’entreprise pour mieux trouver ma place dans l’audit et le conseil en découvrant finalement que j’étais fait pour le coaching et l’accompagnement personnalisé et la « facilitation » en abandonnant la réalisation d’études. Je l’applique en stratégie et management dans toutes ses formes (organisation, risques, crises, relation client…),  mais désormais également en développement personnel à titres individuel et collectif de par mes nouvelles compétences. Enfin, je garde une grande place à la formation avec un catalogue original, à l’animation opérationnelle ou de régulation en utilisant notamment des activités et à l’intervention directe « quand il y a le feu et qu’il n’est plus temps de former, d’animer ou de coacher ».

 

Existe-t-il plusieurs types de coaching, des spécialisations et pour quoi faire ?

Le coaching sportif est le plus connu et s’attache généralement à la technique et aux processus, voire médicaux, avec un certain dirigisme, tout en découvrant peu à peu l’approche psychologique en tant qu’effet de levier. Plutôt identifié comme « coach mental » dans cet univers où le  goût de l’effort a été pour moi une culture et une école de vie, notamment dans le domaine militaire, j’ai réussi à faire un lien intelligent avec les professeurs de golf (sport où le mental représente souvent 90% de la réussite) et les entraîneurs d’équipe de sport collectif en leur démontrant que l’entrainement physique, la stratégie, la tactique et la psychologie et la force mentale peuvent faire bon ménage s’ils se combinent en comprenant et respectant chaque compétence. Ma culture sportive m’aide à mieux comprendre le technicien du sport sans lui prendre sa place et j’apprécie que ce dernier s’ouvre à d’autres éléments de facilitation complémentaires. Un travail de recherche se développe désormais dans le sport équestre de saut d’obstacle, où l’on parle beaucoup de coach, pour l’interdépendance d’une part entre le cavalier et cheval puis d’autre part entre le couple et l’obstacle. Certaines formations en management utiliseront par contre le cheval sans le monter pour l’écoute non active avec cet animal hypersensible et craintif. Pour le cavalier comme pour l’observateur, le lien entre le sport et l’entreprise sera rapidement identifiable.

 

En France le coaching est généralement lié aux ressources humaines (RH). Le coaching dit « professionnel » intervient sur tout type d’organisation dans un objectif d’optimisation du fonctionnement et du développement. On ira par exemple voir un coach professionnel pour des problématiques de d’identité, de relation, de management, d’organisation, de prise de poste, de gestion du temps, de dynamique de groupe, de leadership, de structure d’entreprise ou d’optimisation de carrière. Mais le coach sera également appelé pour des besoins opérationnels métier internes et externes par exemple sur la recherche de vision, le positionnement et la définition d’objectifs, le management de projets, la maîtrise des risques, la gestion de crise, la médiation, les mises en œuvre de rapprochements et de partenariats, l’approche client, la négociation, l’image de marque et le lobbying.

 

Certains parleront alors plutôt de « mentoring »  sur les métiers sous une forme plus anglo-saxonne pour segmenter leurs interventions alors qu’il s’agit bien de coaching si la posture visant à faire prendre conscience et à miser sur l’effet de levier humain est respectée par rapport à une incitation à faire à l’identique ou à apporter une solution. Je respecte chaque vision et chaque école et jugerai peut-être mes pairs qui deviendraient gourou de telle ou telle méthode. Souvent, le travail opérationnel sera un bon alibi de régulation pour aider les personnes à se découvrir et travailler ensemble.

 

En dehors du coaching professionnel, on trouve aussi le coaching de vie qui vous aidera avec les mêmes méthodes à changer et prendre des décisions personnelles ou familiales…. par exemple pour s’arrêter de fumer, pour mieux fonctionner dans votre couple, avec vos enfants ou pour emménager dans un autre pays avec des problématiques pratiques et culturelles (souvent lié à des décisions professionnelles). Le coach en communication ou en image vous permettra de mieux paraitre en société mais sera également lié à l’entreprise pour les interventions en public et face à la presse. Il se développe également sur le relookage, la recherche et l’affirmation d’identité avec souvent une nécessaire prise de conscience de la puissance du coach pour inciter à l’acte d’achat de prestations partenaires, notamment face aux clients qui veulent devenir « à son image ». Le coach en décoration vous permettra de faire des choix d’aménagement pour habiter ou vendre votre maison. On trouve même des coachs dans les surfaces de ventes de téléphonie qui vous aident à faire vos choix…d’achat et se transforment vite en conseillers et vendeurs, ce qui pose souvent la problématique de limite et de la cohérence des métiers vis-à-vis du client qui peut choisir entre payer un accompagnement amont et rester indépendant ou mieux acheter avec une orientation gratuite.

 

Mais à chaque fois qu’il y aura un acte de vente potentiel et orienté à la clé, le Rubicon de cohérence des métiers sera franchi.

 

Pars ailleurs, j’ai souvent entendu les clients attendre beaucoup d’un coach et surtout qu’il ait des « épaules larges et bienveillantes » afin de pouvoir supporter l’exposition et l’accompagnement des problèmes d’autrui. Ils se retrouvent souvent étonnés de devoir travailler plus qu’ils n’avaient prévu et de voir que le coach n’est pas un gourou qui doit toutefois prendre garde à ne pas le devenir devant sa toute puissance qu’il dément détenir (les superviseurs de coach sont d’ailleurs parfois pris en flagrant délit même et surtout avec leurs pairs quand ces derniers se confient pour régler une situation rencontrée délicate avec leurs clients) au même titre que l’on voit aussi des psy se permettre de faire des projections et être critiques avec des  patients qui guérissent plus vite…qu’eux-mêmes qui sont encore incapables de terminer leur deuil !

 

Quels sont justement les liens avec les psys ? Là également, le coach doit connaître sa limite  et ce sujet est souvent source d’interrogation. On y distingue les mêmes problématiques de frontières qu’entre les stratèges, les organisateurs et les apporteurs de solutions. Des psychologues ou psychiatres ou psychothérapeutes font du coaching, des coachs deviennent parfois psy, ce qui entraîne des modes d’intervention souvent différents que le praticien doit reconnaître et afficher sans forcément chercher à installer sa vérité. Cela me fait un peu penser à la médecine non traditionnelle par rapport à celle reconnue, ou à la franc-maçonnerie en France entre la loge reconnue par les loges anglo-saxonnes et les autres. Le non initié devra être éclairé sur le choix à adopter. Je pense également à mon école d’ingénieur qui avait été avant-gardiste dans l’enseignement d’autres disciplines que scientifiques, et donc appréciée par les recruteurs mais peu par l’autorité.  

 

Le coaching que je développe, en accord avec les deux fédérations citées au début de l’article, utilise beaucoup d’approches psychologiques par exemple pour faire le deuil d’un travail, d’un client en utilisant les mêmes phases que le deuil d’un proche ou identifier et gérer les profils de personnalité. Pour être dans une dynamique positive, j’utilise volontiers les ancrages de ressources, la pensée positive et la visualisation de la Programmation Neuro Linguistique qui est par contre souvent en conflit avec la psychologie de par son explication scientifique du fonctionnement du cerveau. Par contre les psys ne s’aventurent généralement pas à maîtriser ni à critiquer les outils de stratégie et de processus qui sont dans ma boîte à outils dont nous parlerons plus loin.

 

Comme le coach sait ne pas être conseil, le psy doit savoir ne pas être coach et inversement. Tout dépend de la compétence, de la demande et du mode d’intervention affiché avec le client. Je sais envoyer vers un psy quand mon client apparaît psychologiquement très éprouvé même si j’utilise des outils de psychologie, et en espérant que le psy me le renvoie. Parfois, des clients suivis par des psys ont davantage progressé avec des approches de coaching. On peut espérer que ces derniers puissent envoyer vers des coachs quant il s’agit d’efficacité. Beaucoup n’ont hélas pas encore fait le deuil de ce nouveau métier ou alors s’y sont engouffré pour trouver un autre positionnement, ce que je comprends sans juger.

 

En terme d’apport de méthodes et d’outils, le coach utilisera ou non des méthodes et outils de facilitation ou considérera souvent qu’il est le principal, voire l’unique outil. Chaque coach aura son identité et son mode d’intervention. Mais mieux vaudra de toute façon une boîte à outils maîtrisée par le coach et surtout maîtrisable par le coaché  car c’est lui, dans ce cas, qui donnera le coup de tournevis. Le client appréciera en fonction de ses besoins et de ses préférences psychologiques avant de prendre le contrat.

 

En tant que coach, j’aime donner des informations, des méthodes et des images car c’est mon besoin psychologique et ma force. J’utilise même une baguette magique et des fables (Les Fabliaux du Management), comme Esope ou La Fontaine, pour penser et agir autrement à partir de référentiels différents, simples et naturels.

 

Considérant que certains cherchent des concepts Stratégiques, d’autres des Processus, d’autres du Mental, et privilégiant la vision globale et le décloisonnement, j’ai également créé le système « SPM » ® (Stratégie, Processus, Psychologie, Management, Mental) applicable dans leurs domaines respectifs mais aussi de façon indifférenciée et décloisonnée à l’intérieur ou en dehors de leur champ d’application naturel. On trouvera par exemple l’utilisation de concepts stratégiques dans le cas d’un développement personnel ou de psychologie pour optimiser un processus et mieux ressentir le besoin « d’ici et maintenant » tout en restant opérationnel ou au contraire celui de prise de recul conceptuel. Enfin, je dispose de plusieurs types d’outils de personnalité ce qui permet à la fois une plus grande écoute et un plus grand affinage. Nos formations opérationnelles utilisent ce concept. Mais je sais aussi m’en détacher à la demande du client qui peut en être incommodé ou penser que je n’ai pas confiance en moi. Je saurai également orienter vers un coaching davantage psychologique à la demande du client, alors que d’autres clients ne voudront pas entendre parler de psychologie. Par ailleurs, j’aime Freud pour l’analyse de l’historique, Jung, ancien disciple de Freud, pour ses travaux de conceptualisation,  Descartes pour le côté scientifique et désormais Lacan pour le lien philosophique concret. 

 

Enfin, et pas uniquement pour la dynamique d’équipe que certains appelleront communément le Team Building, j’aime utiliser des activités telles le sport, l’art, la cuisine, le jeu, la visite de lieux stratégiques… afin de faire passer des messages connaissance de soi et de management indirects par le ressenti d’émotions dans des environnements originaux.

 

Coaching individuel ? Collectif ? Mixte ? Le coaching est généralement perçu comme un travail de couple, avec une forte notion « d’écoute active » sur l’identité et la relation. Certaines personnes ne comprennent pas comment nous pouvons coacher des groupes et des équipes alors que le curseur se déplace pourtant également sur le groupe et la structure. Accompagner une équipe c’est accompagner des identités, des particularités, des individus soit ensemble, soit séparément. Je mixe volontiers les deux approches pour aider à atteindre l’objectif attendu en dosant l’effort à effectuer sur les individus ou sur l’équipe. L’individu devra se connaître et capitaliser sur ses points forts mais devra apprendre à être davantage vigilant pour affronter seul certaines situations en limitant son énergie. L’équipe pourra fonctionner en pleine puissance de façon complémentaire face à l’objectif en ne misant que sur les cotés positifs de chacun, avec une approche segmentée. Par exemple, sauf en cas d’affluence, les réceptionnistes d’hôtel pourront se répartir les clients en fonction de leur ressenti relationnel et de leur personnalité pour répondre au mieux aux attentes et réclamations. L’équipe pluridisciplinaire de projet pourra quant à elle mieux se renforcer en écoutant désormais les particularités qui font sa force. Avoir une équipe de management équilibrée permettra aussi de se poser désormais toutes les bonnes questions de façon globale en abordant toutes les facettes d’un problème à résoudre ou d’un objectif à atteindre. Enfin, l’équipe sportive saura mieux s’organiser et utiliser ses potentiels pour faire face à l’adversaire sur le terrain.

 

Coach de dirigeant ? Quel titre impressionnant me direz vous ! Est-ce un choix de positionnement ou une recherche de reconnaissance suprême? Est-il nécessaire d’avoir été dirigeant pour accompagner un dirigeant ? Quels critères doivent être requis pour ce genre d’accompagnement ? L’essentiel, à mon avis, est que ce dirigeant sache quel mode d’intervention il souhaite et avec qui pour réaliser un travail efficace. Comme je l’ai dit plus haut, le coach doit être clair avec la notion de pouvoir mais l’enjeu réside également dans le dirigeant coaché. Certains aimeront une intervention psychologique pure sans connaissance de leurs problématiques opérationnelles pour conserver une marge de manœuvre quand d’autres rechercheront le retour d’expérience, la maturité et la confrontation « métier » avec leur coach pour mieux avancer et souvent acquérir ou se réapproprier le terme de porteur de sens.

 

 Comment devient-on coach ? Le devient-on parce que l’on s’est soigné soi-même comme l’avançait souvent Freud pour la psychologie ? Là encore certains constats s’imposent : vous trouverez des coachs qui vous accompagnent par vocation, avec ou sans formations, d’autres parce qu’ils ont découvert cela en tant que coaché volontaire ou imposé par leur direction, et d’autres au hasard des formations sur les outils et la posture en tant que cadre. Mais encore une fois, aucun cas ne sera forcément meilleur que l’autre pour réussir à vous accompagner. C’est surtout la règle du jeu et l’envie de fonctionner ensemble qui l’emportera en connaissance de cause des capacités et attentes de chacun. Les références et le bouche à oreille permettront d’orienter les rencontres. Nos formations en management individuel et collectif sont certifiantes sur nos méthodes mais sont en concurrence avec d’autres nombreuses écoles installées depuis plus de 20 ans.

 

Faut-il connaître l’environnement de la personne ou de la structure ? Tout degré de compétence confondu, on attendra d’un consultant en stratégie qu’il connaisse plutôt le contexte, d’un consultant en système d’information qu’il connaisse surtout son métier, qu’un recruteur qu’il sélectionne les profils adaptés et d’un coach qu’il aide à se reposer les bonnes questions, à reprendre confiance et à atteindre les objectifs. Comme je l’ai dit dans le coaching de dirigeant, je considère qu’en fonction de l’objectif à atteindre, la connaissance des métiers de l’entreprise est souvent intéressante, notamment en gain de temps. Le coach doit considérer que les personnes savent faire leur métier et, comme en recrutement (souvent trop peu réalisé), qu’il peut aller au-delà des compétences. Mais quand un créateur d’entreprise ou un porteur de projet cherche à se faire accompagner, s’il attend souvent qu’on l’aide à faire des choix et atteindre ses objectifs et appréciera d’être en résonnance entre le coach et donc d’obtenir un retour d’expérience opérationnel « vécu » sauf s’il ne veut qu’un accompagnement psychologique.

Personnellement, j’affiche clairement mon expérience de cadre en administration et en entreprises, de créateur d’entreprises et de conseil avec une connaissance de multiples environnements, des formations complémentaires. J’ai par ailleurs beaucoup appris sur la responsabilité humaine dans le cadre de mes activités de protection financière et de risk manager où les « fils rouges » sont vite trouvés. Je fais intervenir des intervenants qui me ressemblent, à savoir des personnes de processus qui s’aident de l’effet de levier humain, ou des intervenants RH travaillant en binôme avec des personnes de processus. Mais si le client demande une intervention purement RH, je la lui fournirai ou saurai l’orienter.

 

A quel âge peut-on être coach ? S’agissant du coaching professionnel que je connais mieux, certains étudiants viennent me voir exaltés et très attirés par le métier et nos approches. Ils repartent en ayant compris qu’ils peuvent se former à certaines méthodes sans attendre le nombre des années pour acquérir une culture et mieux fonctionner, comme en intelligence économique, mais en faisant le deuil qu’avant 35 ans l’expérience des problématiques des organisations sera sans doute limitée pour accompagner au mieux certains clients. Par contre le jeune auditeur que j’étais chez Arthur Andersen n’avait pas besoin de connaitre les produits ni la force motrice ni l’identité culturelle de l’entreprise dans laquelle il devait auditer les comptes avec performance. Il n’avait pas besoin d’être « âgé » ni « humain », il suffisait d’appliquer des méthodes et les outils et de connaitre les règles comptables utilisables.

 

Combien ? Quel contrat ? Quelle facturation ? Après avoir passé en revue les réalités, la problématique, le besoin et l’expression de la demande, vient le contrat et sa facturation. Les honoraires d’avocats, de chirurgiens, de consultants varient en fonction de leur notoriété et de leurs compétences. Il en est de même pour les coachs. Je pratique 4 types de tarifs pour donner accès au plus grand nombre mais aussi valoriser mon savoir-faire auprès des structures importantes. Une intervention moyenne s’effectue entre 5 à 10 séances de 2 heures. Si la formation peut être facturée aux organismes collecteurs, il n’en est pas de même pour le coaching proprement dit ni pour les séminaires qui ne développent pas d’aspect pédagogique. J’ai par ailleurs mis en place le concept de micro-coaching permettant de divulguer quelques clés, voire donner envie en une courte séance.

S’agissant du contrat et quand il s’agit d’accompagner un collaborateur pris en charge par son entreprise,  le coaching professionnel dresse un contrat tripartite entre le coach, le coaché et le responsable qui engage les trois parties mais qui préserve la confidentialité des entretiens.

 

Enfin, pour terminer cet OPAC²Q3 (où, pourquoi, avec qui, comment, combien, quoi, qui, quand), je terminerai par la question « quand ». Autrefois, les médecins chinois étaient payés pour entretenir la bonne santé et donc ne l’étaient plus pour soigner, considérant qu’ils avaient failli. Encore fallait-il une prise de conscience commune et une écoute active entre le patient et le médecin pour évoquer et analyser les modes de vie de façon régulière et transparente et ainsi prévenir les maladies plutôt que les guérir. De nos jours, les médecins sont surchargés de malades dont certains auraient peut être pu ne pas l’être.

 

Le coach, le conseil voire l’animateur sont souvent appelés en période de crise, quand cela ne va plus ou pour se faire aider à prendre une décision. Le coach, comme le formateur, peut également être appelé pour récompenser de ses services un collaborateur qui ne l’a pas forcément pas demandé ... comme quand cela ne vas pas d’ailleurs. Oser l’accompagnement dans toutes ses formes avec ses éléments de facilitation est sans doute une démarche de  développement durable à la fois pour vous, votre entourage, votre entreprise mais aussi pour la paix dans le monde et qui sait…pour la planète. Mais surtout n’attendez pas qu’il soit trop tard avec les dégâts que cela entraîne. Ne vaut-il pas mieux un suivi régulier et systématique pour enrayer tout signe naissant et potentiel de défaillance, entretenir facilement la pensée positive et ne pas oublier d’analyser ses succès plutôt que vouloir toujours attendre le moment plus critique et développer plus d’énergie et d’argent pour parvenir au même résultat ?

 

Et si… c’était cela la nouvelle mode : entretenir sa dynamique, sa pensée positive plutôt qu’essayer de la retrouver ? Et si… nous ré-inventions une certaine « médecine d’entreprise » ?

 

*coach en stratégie, management et développement personnel, formateur, ancien responsable stratégique et opérationnel dans l’administration et en entreprise, ancien audit & conseil, fondateur de NOVIAL www.novial.fr, professeur vacataire, auteur des Fabliaux du Management et des booklets mémos.

Lire la suite

Un ramassage scolaire « nucléaire » à Montbard et Vénarey

16 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #territoires de Cote d'or

 

Les  parents d’élèves des collégiens domiciliés et scolarisés à Montbard et Venarey-Les Laumes sont en émoi. Ils viennent d’être avisés par le Conseil Général que ce dernier allait mettre un terme à la prise en charge totale du transport scolaire et demander une participation financière aux communes considérées sous peine d’arrêter d’assurer cette liaison au-delà de la Toussaint.

 

Nombre de collectivités sont désormais dans un principe de réduction budgétaire, et doivent se gérer comme une entreprise. C’est toutefois oublier quel est l’objectif à atteindre et certaines réalités de service public notamment relatives à la scolarité qui peuvent permettre de considérer les règles « dans le bon sens » et éviter les ultimatums et les « prises d’otages » non constructifs.

 

 

Par François CHARLES

 

 

Madame le Maire de Montbard semble dire que le Conseil Général n’a jamais demandé de participation à la commune alors que ce dernier parle d’une décision de 2009.

 

On peut trouver cette décision étonnante quand on sait que le Conseil Général a communiqué pendant les cantonales sur cette gratuité appréciée par tous les administrés en oubliant peut-être de dire comment elle était financée. Il est par contre légitime que le Conseil Général veuille désormais partager les coûts et défende sa bonne notation financière affichée pendant la campagne.

 

Mais il ne semble toutefois pas correct de blâmer, comme il l’est lu sur certains blogs, et porter la faute sur les communes même d’opposition à la majorité départementale, qui n’ont pas forcément budgétisé cette charge immédiate.

 

Laurence Porte, élue d’opposition à Montbard, propose, sur son blog, de « négocier un arrêt supplémentaire pour le quartier Beugnon dans une stratégie gagnant-gagnant ». Même si cette idée partielle et court terme de gestion de crise et non de « stratégie » peut-être analysée, il s’agit surtout désormais de trouver une nouvelle vision partagée pour le territoire et ses élèves.

 

Et qu’arrivera-t-il si les communes tiennent bon et campent sur leurs positions ? Quel serait le surcoût d’un système « D » pour chaque parent ? Doit-on arrêter l’énergie nucléaire d’un coup car c’est un risque sans analyser auparavant le coût des solutions de substitution ? Quels sont les éléments de dissuasion ?

 

Une négociation raisonnée doit être trouvée entre les acteurs au delà des affaires de personnes dans un délai plus long afin que les collectivités travaillent à un coup objectif, à livres ouverts, en partageant les risques budgétaires, en analysant et partageant toutes les réalités et les options potentielles pour des actions efficaces.

 

La réussite du Transco à 1,5 euros qui a ramené le budget initial de 500 k€ à 200k€, sera sans doute un bon retour d’expérience à analyser en terme de mutualisation des transports.

 

Le Conseil Général pourrait donc avoir la bonne idée de tenir ses engagements jusqu’au 1er janvier 2012 plutôt qu’en novembre afin de donner du temps à l’analyse et la recherche de solutions.

 

 

Lire la suite

Les cantonales et territoires, laboratoires et éléments de stabilité pour une politique nationale et européenne

13 Octobre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Au même titre que la vision européenne se nourrit des particularités nationales et volontiers locales, savoir valoriser la les cantons, c’est participer à la définition de la force motrice des territoires de demain dans l’Europe des nations et des régions.

 

Après avoir accompagné et participé à tous niveaux à trois semaines de campagne sur trois cantons différents de côte d’or, puis avoir analysé les résultats, j’en ai tiré certains enseignements généraux majeurs pour ce scrutin à la fois local et national. Une approche comparative avec le monde des organisations permettra sans doute de mieux comprendre certaines subtilités.

 

 

Par François CHARLES*

 

 

L’électeur local du canton, composé de communes rurales et citadines, incluses dans des communautés de communes, vit les mêmes attentes que le salarié d’une PME filiale locale d’un grand groupe. Ils partagent des ressentis souvent d’injustice et des besoins d’existence similaires. Ils rencontrent tous deux leurs chefs éloignés uniquement lors d’événements.

 

Le salarié accepte ou subit souvent la politique générale du groupe qui développe une communication trop générale et floue qui ne trompe personne alors qu’une politique locale et des actions concrètes sont attendues. Les réactions sont parfois violentes avec les risques que cela comporte sur l’équilibre social et financier. La force de l’électeur à échéance régulière est de disposer de bulletins de vote pour changer de chef local, national ou européen souvent en fonction de la personne et des actions de ce dernier. On votera souvent pour une raison de confiance, pour un leader à la fois psychologique, responsable et opérationnel. Mais tel leader local saura aussi se cacher derrière des boucliers nationaux afin de valoriser ses initiatives locales.

 

Le salarié se syndicalise et donc se politise dès qu’il ressent un sentiment d’indifférence souvent issu d’une incompréhension. Au même titre, l’électeur local rejette le discours national sauf quand il peut créer un contre pouvoir et aider à alimenter une « planche à secousse » sur le leader en place.

 

Le salarié comme l’électeur semble avoir la volonté de participer aux décisions de façon concertée et autrement que par un vote. L’un et l’autre ne doivent toutefois pas remettre en question la démocratie qui laisse la parole à l’équipe mais qui reconnait que la décision incombe au chef et à l’élu.

 

Les ouvriers d’Etat sont capables de changer de statut s’ils ont une visibilité et certaines garanties car ils savent aussi intégrer les réalités du fonctionnement d’une organisation. Et en cela, leurs syndicats leur cachent souvent et maladroitement la copie au risque de se faire déborder par leur base. Si l’électeur sait aussi être fidèle, il peut mettre en garde les politiques qui auraient trop promis, trop caché les réalités, trop maquillé les chiffres ou trop tapé sur l’adversaire pour se faire élire sans réelles propositions concrètes.

 

Les salariés sont capables d’accepter de considérer que le bonheur passe par la création et le maintien d’emploi et par certains choix stratégiques et opérationnels courageux. A ce même titre, les dirigeants doivent être capables d’avoir le courage d’aborder le vecteur social comme condition à une création de valeur durable et non comme une obligation régulière. L’électeur, généralement salarié, est donc également sensible à cette approche et peut comprendre certaines décisions de fermeture ou de réorientation. Mêmes les forces dites « de progrès » en prennent conscience mais souvent en aparté pour garder un discours cohérent.

 

Enfin, comme le salarié, l’électeur local a néanmoins besoin du regard du siège pour vérifier son appartenance, son besoin d’estime et d’accomplissement et pour faire passer certains messages directement. Beaucoup de personnes auraient apparemment été satisfaits s’ils avaient rencontré leurs élus européens qui auraient pu faire part de leurs expériences et applications pouvant être mises en pratique dans leur espace de proximité.

 

Le chef d’entreprise n’est rien sans ses salariés et inversement. L’Europe n’est rien sans ses territoires et inversement. Cette roue d’amélioration continue est le gage d’une certaine stabilité pour aller de l’avant sur le chemin. Et rien ne sert de trop l’éclairer au risque de perdre notre vigilance salvatrice de longévité.

 

*Economiste, sociologue, écrivain, président d’associations européenne et humanitaire, ancien responsable politique

Lire la suite

LE STRESS MAL DU SIECLE ? A EN OUBLIER SES BIENFAITS

22 Septembre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #management

S’il fallait utiliser une métaphore, je dirais que « le stress c’est comme le cholestérol, on ne voit généralement que le côté négatif » que l’on utilise souvent comme un bouclier. On le subit comme une fatalité inéluctable et on se réfugie volontiers rapidement vers les traitements curatifs avec leurs possibles effets secondaires.

 

C’est à en oublier d’une part le côté positif du stress dans notre vie professionnelle et personnelle, d’autre part la prise de conscience qui peut conduire à l’équilibre entre les relations et enfin les outils qui peuvent aider à le maîtriser plutôt que le soigner.

 

 

Par François CHARLES*

 

 

Qui n’a pas vécu ni subi une situation de souffrance au travail, un conflit avec ses chefs ou ses collaborateurs, avec des clients, des banquiers, des concurrents ? Qui n’a pas vécu un événement personnel et familial qui a pu apporter un certain mal-être ? Et bien sûr c’est souvent voire toujours la faute de l’autre ou du système.

 

Après les radars sur les routes pour limiter les accidents mortels et le coût de l’insécurité routière, pourquoi ne pas installer des matériels contrôleurs de stress pour sanctionner la pénibilité au travail et limiter le nombre d’événements malheureux ? Et par là même faire un 360° et mettre à l’amende un cadre un peu trop directif et cassant souvent parce que…son chef l’est finalement aussi  ou encore parce que son collaborateur ne peut vivre comme il le souhaite en essayant parfois néanmoins de prouver qu’il ne réduit pas pour autant son efficacité ?

 

Et donc le stress négatif va-t-il sanctionner les faibles à cause des forts qui ne veulent pas montrer qu’ils peuvent l’être également, voire même davantage ? A se demander qui est le plus stressé…Et les remèdes seront souvent une bonne ordonnance avec des antidépresseurs, un arrêt de travail, voire des drogues en tout genre ou une bonne bouteille d’alcool pour voir la vie autrement et réduire le taux de cortisol, hormone régulatrice pouvant se transformer en surstilulant de l’organisme jusqu’à l’épuisement.

 

La vérité et les solutions sont souvent ailleurs, et souvent dans la façon de se prendre en main, dans la manière raisonnée d’agir, voire de se faire aider. Car c’est oublier un peu vite le « cadre de référence », les réalités personnelles, matérielles, économiques, cycliques de l’entreprise et de la vie ainsi que les options pour atteindre chaque objectif, souvent vues différemment entre les personnes et notamment entre le manager et son collaborateur.

 

Mais d’où vient donc ce stress qui nous donne mal au dos ou au ventre, qui nous empêche de dormir, qui nous rend agressif, qui dégrade  nos relations construites souvent avec patience,  qui nous aspire notre énergie souvent sans résultat, qui produit une forte sécrétion de substances et et qui parfois nous enlève même la vie ?

 

En  prenant un certain recul sur les notions de pouvoir, puissance, permission, victimisation, sauvetage, persécution et responsabilisation, la plainte du stress n’a-t-elle pas finalement bon dos ?

 

Nous adoptons des comportements confortables si nos tendances naturelles rejoignent les demandes de l’environnement, en clair si tout à l’air facile à faire sans barrière ni désagrément.

 

Dans le cas contraire, face à une personne, une situation, un comportement a priori hostile, car employant un style de fonctionnement différent, nous ressentons une opposition et cherchons à résister, à nous protéger en insistant légèrement puis fortement sur nos façons de voir ou de faire avec souvent une série de comportements déstabilisants propres à chacun.

 

Si nous n’arrivons pas à nos fins, nous passons alors violemment sans maîtrise dans nos « zones d’ombre », le côté obscur de la force, notre façon inhabituelle de fonctionner…avec une consommation d’énergie et une sécrétion de substances et des effets indésirables d’autant plus forte que nous avons résisté … en vain. Scientifiquement, le cortisol chargé d’augmenter le sucre dans le sang par besoin d’énergie épuisera l’organisme par saturation avec apparition à terme de pathologies cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, infectieuses, hypertension artérielle, maladies de peau et même régression des neurones du cerveau (sciences et avenir mars 2010).

 

Une solution consistera d’abord à mieux se connaître soi-même notamment sur nos façons de nous ressourcer (avec les autres ou sur soi-même), de prendre nos informations (de façon concrète ou conceptuelle), de prendre nos décisions (la tête froide avec logique ou avec nos convictions et nos valeurs) et de  fonctionner en général (de façon structurée ou flexible). Les initiés reconnaîtront les polarités de Jung modélisées à travers le MBTI, outil de personnalité le plus utilisé au monde. J’aurais également pu illustrer pas d’autres outils comme par exemple les 9 pôles de l’Enneagramme ou les 6 niveaux de la Process Com®.

 

La prise de conscience de cet équilibre va nous permettre de limiter l’effort en allant sans trop attendre et avec maîtrise sur nos zones d’ombre  avec un dosage conscient de nos dépenses d’énergie. L’idéal étant de pouvoir atteindre un certain équilibre comme « marcher sur ses deux pieds » mais sans toutefois oublier son pied d’appel, sa propre identité.

 

Mais cette attitude et son apprentissage va aussi nous permettre d’être en tension et en vigilance permanente pour garder cet équilibre, ne pas uniquement faire confiance à nos préférences, limiter certains risques, éviter certaines erreurs, certains effets désagréables et autres événements fâcheux.

 

Par exemple, en terme de sécurité routière, savez vous que les accidents mortels ont lieu davantage sur route sèche, droite et en bon état où certain prennent de la vitesse par bien être (alors que d’autres, certes, en profitent pour regarder le paysage ou font les deux !) plutôt que mouillée, en virage et avec des trous et bosses … qui nous ont stressés, qui ont éveillé nos sens et nous ont fait ralentir (sauf si bien entendu vous vous êtes endormis ou jouez avec votre téléphone…). Au bureau, cette tension minimale entretenue par le système limbique et le système nerveux sympathique vous permettra d’être « toujours prêt », d’affronter un imprévu, d’endiguer sans attendre une situation relationnelle conflictuelle. Elle vous permettra aussi de faire valoir autrement votre richesse de préférence de fonctionnement car affichée de façon plus mesurée permettant de tomber en « interdépendance » gagnante, relativiser les directives et donner envie plutôt qu’imposer. Au golf, cette position médiane vous évitera de penser que « vous êtes nul » si on vous voit chercher votre balle alors qu’il ne s’agit que d’une défaillance explicable et souvent partagée ! Avant de chanter en public, cette relativisation vous mettra dans la confiance. Dans votre vie de couple ou avec vos enfants, il vous permettra d’éviter beaucoup de conflits en comprenant d’abord sans juger.

C’est ce que j’appelle le stress positif par rapport au stress négatif  qui est le trop plein et le dépassement d’une certaine capacité d’adaptation par manque de prise de conscience et d’apprentissage.

 

Faire ressentir et valoriser le stress positif permettra ainsi certainement de mieux soigner le stress en général.

 

Mais même avec cette relativisation, il conviendra de toute façon d’éliminer les substances qui pourront être apparues. Et là encore les solutions seront différentes en fonction des personnalités. Quand certains iront courir, d’autre feront du yoga et de la thalasso…et d’autres feront un bilan comptable de plus !

 

*coach en stratégie, management et développement personnel, auteur des Fabliaux du Management, créateur du modèle SPM®

LE STRESS MAL DU SIECLE ? A EN OUBLIER SES BIENFAITS 
Lire la suite

CRISE FINANCIERE : MAIS QUI VEUT DONC LA PEAU DE L’EURO ?

22 Septembre 2011 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

La France surfe sur une nouvelle vague de crise financière, entraînée cette fois elle-même par les banques et les agences de notation comme aux Etats-Unis qui a finalement et tranquillement élevé son niveau acceptable. Mais quelles sont les réalités ? N’y a-t-il aucun risque ? Etat-ce un coup de semonce ? Cette crise va-t-elle enfin souder le couple franco-allemand et l’Europe même si des strates différentes doivent continuer à apparaître… comme sur nos pièces de monnaie ?

 

 

Par François CHARLES*

 

* conseil en stratégie et management en Europe, économiste, ancien responsable de politique industrielle et d’intelligence économique à la DGA, ancien partenaire euro et conseil financier, Président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

Méthodologiquement, il convient de rassurer en rappelant le ou les objectifs annoncés, leur mesurabilité qualitative et quantitative et les critères définis pour les atteindre, le fait qu’ils sont réalistes et réalisables car définis en connaissance des réalités, les options prises et le calendrier retenu. Il convient également d’en mesurer les risques de toute nature, en retenant ceux  paraissant inacceptables selon certains critères puis en établissant des actions de réduction.

 

Mais devons nous gérer ou anticiper la crise ? Sommes nous en train d’éteindre le feu de forêt ou de créer un coupe feu ? Sans doute les deux et il est important de ne pas mettre toutes les forces au même endroit pour être certain de gagner.

 

L’Euro a consolidé l’Europe qui apporte bien des avantages aux populations sans qu’elles ne le voient toujours. Sans la monnaie, le bloc se serait fragilisé depuis 10 ans de crises financières. Il nous a permis de compenser les vagues financières japonaises, russes et dernièrement américaines et a même endigué pendant de nombreuses années les potentielles remontées d’intérêt des pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal. Les banques ne croyaient pas en un euro fort alors qu’il l’était déjà dans les échanges entre banques depuis l’ECU ! Le passage à l’Euro nous a fait digérer indirectement une inflation qui de toute façon aurait du être vécue, de façon certainement moins forte. L’euro fort ne nous gêne pas dans la masse de nos échanges commerciaux car notre premier partenaire commercial est l’Allemagne ! Par contre, la montée par le haut de certains pays européens s’est faite trop rapidement avec l’accompagnement des banques qui, en l’absence de vision de remboursement, veulent désormais une sécurité légitime court terme. Quitter la zone euro comme on quittait le SME serait une décision lourde et insensée. Le couple franco-allemand, véritable pierre angulaire avec ses deux faces complémentaires ne doit pas uniquement éteindre le feu mais donner du sens tout en sensibilisant et responsabilisant les autres membres de l’Union.

 

Les risques et surchauffes liés à L’Irlande, la Grèce, l’Espagne et au Portugal, comme en son temps l’Irlande, sont en grande partie issus des injections des fonds structurels européens institués pour consolider et renforcer le socle économique par rattrapage infrastructurel et social. Financés par la TVA, les droits de douane et un pourcentage du PIB, ils encouragent et répondent aux travaux décidés stratégiquement par chaque pays. N’en finançant pas la totalité, ils ont du même coup engagé les pays eux-mêmes et leurs banques à accompagner cette dynamique dans une volonté de développement et dans une logique de profit. Les grandes entreprises industrielles n’ont pas bénéficié directement de ces aides indirectes mais l’image redorée de leur pays a sans doute été un vecteur de leur réussite. La France ne bénéficie que désormais très peu de ces aides, voire peine à les utiliser. L’indigestion des pays de l’Est, largement bénéficiaires de cette aide et des technologies et infrastructures financées, ne se fera sans doute pas ou d’une autre façon car certaines composantes sont différentes. Il s’avère néanmoins important de surveiller ces fonds pour éviter tout embrasement et toute déstabilisation potentielle.  L’Europe subirait l’effet inverse que celui escompté quand nous avons décidé de les accueillir, d’une façon sécuritaire alors qu’ils apparaissaient orphelins et donc à risques. Ces derniers peuvent également se désolidariser d’eux-mêmes pour éviter l’onde de choc sans oublier qu’ils étaient anciennement sous l’influence de la zone… Mark.

 

Comparant volontiers les Etats aux entreprises dans la notion de concurrence, on peut néanmoins être indigné qu’une agence de notation, payée généralement par les banques, puisse décider si un Etat est capable de rembourser sa dette et quel sera son avenir. La politique keynesienne et sécuritaire européenne n’a pas obligé les banques à prendre des risques inconsidérés et ces dernières n’ont aucune légitimité à se considérer comme victime. Par contre, les systèmes financiers ont bénéficié de la dynamique des Etats mais souvent freiné ou accompagné sans motivation les dynamiques en faisant valoir que « les visions à trop long-terme et risquées ne les intéressaient pas ». Ce « jeu » victime/sauveteur/persécuteur a ses limites quand il s’agit de la chose publique.

 

Comme pour un mariage, ces messages nous rappellent notre attachement européen quoiqu’il arrive même si certaines réalités nous imposent parfois des choix à court ou moyen terme et des mesures immédiates fortes peu agréables mais salvatrices en terme de gestion de risque.

Certaines réalités s’imposent : Il s’agit aujourd’hui de baisser le risque de sur-endettement et de notation ;  il serait injuste que la France perde sa crédibilité alors qu’elle ne bénéficie plus autant, comme l’Allemagne, de cette manne financière indirecte ; il n’est pas normal que le contribuable en face les frais même si ces aides indirectes lui ont été profitables; il serait sans doute plus responsable d’arrêter de demander aux banques afin de limiter le pouvoir qu’elles exercent; nous vivons des crises depuis toujours, celles-ci sont plus violentes mais plus courtes ; nous sommes à l’origine de la construction européenne mais nous pouvons établir des sous-groupes de pensée et d’action (défense, fiscalité, buy european act…) en fonction des capacités des uns et des autres pour endiguer la crise (les trois piliers de Maastricht nous ont permis d’avancer dans cette construction) sans forcément détruire les fondamentaux ; les règles européennes imposent une notion de concurrence et la non ingérence des Etats sauf dans certains cas notamment sur des secteur à compétence nationale (art 296).

 

En prenant à leur jeu les agences de notation sur leur écriture, comme elles le font pour les entreprises, une mesure immédiate consisterait à court terme de transférer une partie de la dette par titrisation vers les entreprises sous tutelle à compétence nationale (armement, haute technologie…) bien trop souvent accompagnées sans vision partagée, sans livre ouvert  et sans vrai partage de risques. Cette compensation pourrait être rachetée sous la forme de contrats à long terme ou de partenariats publics-privés.

 

Deux mesures financières « coupe feu » consisteraient d’une part à instituer une TVA sur les transactions financières dont nous parlons depuis longtemps, avec peut-être une fiscalité différence au sein et à travers l’Union et d’autre part à accroitre la part ponctionnée sur la TVA, sans forcément instituer une TVA européenne car le budget européen se greffe déjà sur nos produits. La TVA reste un impôt de régulation indolore et équitable dans la mesure où les grosses dépenses génèrent de grosses taxes.

 

S’agissant de la réforme de la gouvernance européenne, qui pourra peut-être mettre en place son propre système de notation, il sera intéressant de comprendre cette fois les différences de leadership entre les Etats et les institutions (responsable, opérationnel, psychologique, historique…) applicable notamment sur la prise de décision européenne.

 

CRISE FINANCIERE : MAIS QUI VEUT DONC LA PEAU DE L’EURO ?
Lire la suite