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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Parler à V. Poutine, certes mais avec méthode

4 Mars 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense

En pleine crise, alors que les réactions germent, il en est par contre qui n’avancent pas : celles de attitudes de dialogue et de négociation pourtant en vigueur dans les prises d’otages ou en entreprise mais que les dirigeants politiques, qui n’ont peut-être jamais connu de problème de voisinage, ne veulent pas, imaginant régler le conflit par leurs paroles ou leurs votes alors qu’il faut aussi de la méthode.

Par François CHARLES

Conseil en stratégie, management, affaires européennes et internationales, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

Les grands élus dirigeants savent-ils que les négociations ou plutôt les médiations, en cas de forte crise entre organisations et surtout entre leurs dirigeants, se règlent à 80% par des considérations psychologiques sans parfois même ouvrir les dossiers et ne donnent pas forcément la victoire au plus fort ? Savent-ils que si écouter est une chose, montrer que l’on assimile et partage les faits en reconnaissant peut être des torts partagés en est une autre ? Tout cela mérite aussi un effort d’adaptation pour celui ou celle capable de le faire pour être doux sur les personnes tout en restant dur sur les faits.

Dire de V. Poutine utilise les failles de la force et de l’injustice serait plus vrai que dire qu’il ne comprend que la force quand on sait qu’il pratique plutôt certains jeux rusés dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles avec un fort rire du pendu, ainsi que le judo qui est plutôt une technique de réaction que d’attaque en utilisant la force de l’adversaire. Certes E. Macron, plutôt perçu quant à lui avec un profil psychologique sous stress d’attaquant, cherche à rester en contact mais ses appels font apparemment un effet inverse que souhaité pour la paix.

Même si les actions de l’armée russe sont absolument condamnables, dire que V. Poutine doit sortir la tête haute est sans doute intelligent mais encore faudrait-il prendre conscience de ses besoins psychologiques sans forcément de parler d’alibis et qu’un dialogue gagnant-gagnant ne l’est pas forcément à 50%. Nous avons tous les outils à disposition de la morphologie, à l’écoute et au fonctionnement que l’on peut placer sur une matrice multi-outils analysant notamment les tendances sous stress, d’initiative ou de retrait pour comprendre que V. Poutine a des choses à nous dire et qu’il ira « jusqu’à ce que », avec soi-disant raison et projection en sois-parfait enfant voire devenu parent avec convictions et plutôt adapté rebelle qu’enfant libre, sauvé de la rue qu’il a été, ne voyant pas le danger, presque un peu d’une certaine façon comme Hitler et certain d’être désormais plus le successeur de Pierre le Grand que de Staline.

Doit-on le qualifier de fou et vouloir l’exclure, comme quand certains voulaient voir le départ de Bachar, qui est certes la solution pour cesser le jeu mais qu’il n’est pas vraiment possible d’imaginer sauf à utiliser ses méthodes. Lui-même fait de la projection en voulant exclure le président ukrainien qualifié de nazzi, peut-être pour rappeler certains drapeaux vus sur le front, mais aussi se souvenant qu’Hitler a continué la guerre « jusqu’à ce que » avec un profil de besoin de reconnaissance et de justice.

Pour aborder néanmoins le dossier, il ira sans doute « jusqu’à ce que » l’on reconnaisse que les accords de Minsk n’ont pas été respectés, qu’il ne soit plus possible que l’Ukraine rentre dans l’OTAN ou l’UE, que les deuils de ne pas avoir envahi le pays en 2014 quand l’Ukraine était faible et que ceux d’avoir perdu l’Allemagne de l’est et d’autres pays soient faits, que son peuple avec ses élites soit entièrement acquis à sa cause plutôt qu’être européen comme en 2014 avec un soi-disant complot des autres nations derrière l’Ukraine finalement non souveraine, comme tant d’autres considérations. Comme un enfant et un petit soldat, avec aussi la larme à l’œil, il joue avec le nucléaire pour en avoir plus que les autres alors que quelques ogives suffisent et veut récupérer les centrales ukrainiennes après avoir récupéré l’armement en espérant être compris.

C’est après avoir essayé de comprendre cela et d’agir correctement en conséquence pour tenter d’arrêter le feu ou créer un coupe-feu, que nous pouvons ensuite employer la force, parfois ultime recours comme dans toute crise, atténuant la tension définitivement ou momentanément.

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Préparez-vous à la guerre !

25 Février 2022 , Rédigé par francoischarles

Pour celles et ceux qui ne voient peut-être que d’un seul œil ou ne marchent que sur un seul pied sans comprendre l’exposé et l’analyse globale des faits à charge et à décharge et qui ont pensé voir un soutien à V. Poutine dans les précédents articles, et constatant bien que la diplomatie a ses limites face à une intervention dépassant cette fois la ligne rouge de l’acceptable en pleine Europe, je répondrai en reprenant la phrase de Xi Jinping devant ses troupes à Djibouti : « préparez-vous à la guerre ».

Par François CHARLES

Economiste, expert en stratégie, management, relations européennes et internationales, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

Tout le monde a bien compris que V. Poutine veut notamment effacer l’affront du soulèvement populaire non réprimandé en Ukraine ayant destitué son ancien président pro-russe, où les occidentaux ne seraient sans doute pas non intervenus, comme en 1956 et 68, et qu’il profitait de l’expérience géorgienne pour cette fois envahir tout le pays avant qu’il ne soit protégé par l’OTAN, tout en réveillant le testament de Pierre le Grand.

Pour autant, même si certaines nations se permettent d’intervenir encore dans le reste du monde pour soutenir ou destituer certains régimes avec les risques et conséquences, l’exemple de l’Ukraine est particulier. Riche pour les uns et pauvre pour les autres, il s’agit surtout d’un pays candidat à l’intégration européenne avec une aide reçue par l’UE qui a su maintenir la paix à l’intérieur de son espace et tentant de le faire dans son voisinage.

Cette attaque plus ou moins surprise et bien prévue par les Etats-Unis, sauf à considérer pour certains qu’ils l’ont déclenchée, rappelle trop l’histoire européenne et les limites franchies par Hitler et non punies en son temps pour soi-disant venir en aide aux peuples germanophones puis ses interventions en Pologne et ensuite dans quasi toute l’Europe. Après avoir testé la ligne rouge en Syrie, VP sait donc qu’il n’a rien à craindre a priori des occidentaux en dehors des sanctions économiques tant qu’il n’attaque pas un pays protégé par l’OTAN dont on peut tout de même rappeler que l’alliance militaire n’est que l’article 5 après l’économie. Il convient aussi désormais de croire les Polonais et les Baltes sur les risques réels d’envahissement.

A l’heure où on ne déclare plus la guerre, où l’on laisse tout de même une fois de plus encore passer les jeux olympiques, à l’heure où les bourses sont déjà reparties à la hausse, il faut se préparer à la guerre sauf à considérer que cette fois, VP ne pourra aller plus loin que les frontières ukrainiennes ? Il n’est plus question de palabres et nous sommes prêts à la guerre sinon à quoi bon tous ces budgets de défense pour sauver la paix quand on voit bien qu’elle n'est plus possible et à contribuer à sauvegarder des emplois ? Mais serons-nous cette fois prêts à utiliser également l’arme nucléaire peut être graduée sinon à quoi bon la posséder sauf à miser sur une dissuasion inefficace ?

Ce message est adressé à V. Poutine qui doit savoir que le jeu du Schlemiel comporte aussi une antithèse qui peut lui être appliqué. Il doit aussi et surtout être adressé aux nations européennes solidaires même si une majorité des peuples ne souhaite mourir pour l’Ukraine comme pour d’autres Etats mais que les Assemblées et les dirigeants élus peuvent décider du contraire avec discernement. Ce message s’adresse également aux peuples qui veulent aller se battre même s’il ne s’agit pas cette fois plus de guerre civile mais entre états sauf à prouver encore une fois le contraire avec une milice ?

Deux acteurs clés existent : la Turquie, puissance méditerranéenne, qui condamne cette attaque, qui n’a pas eu peur d’abattre un avion militaire russe, qui revendique avoir combattu Wagner en Lybie mais qui demande aussi une possible ouverture du cercle fermé du Conseil de Sécurité et s’affiche en possible médiateur. Le second est la Chine, autre nation en lien avec la Méditerranée pour ses convois, qui n’ose pas condamner cette agression, sans non plus la soutenir, et qui n’est quant à elle de toute façon pas encore prête à intervenir dans le monde autrement qu’avec l’arme économique.

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Le Dombass (partiel) ou la nouvelle “mesore” de Poutine …et des autres ?

23 Février 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense, #europe

J’aurais pu continuer d’écrire mes notes humoristiques remerciant V. Poutine pour ses quasi concessions et son invitation à St Péterbourg, après 3h de discussions au téléphone avant sa décision, et ses remerciements reçus pour la caisse de Vosne-Romanée à destination de Xi Jinping pour avoir agi trop en avance. L’heure est néanmoins sérieuse avec de nouveaux morts en Ukraine mais avec une nouvelle meilleure solution de rechange (mesore) de V. Poutine, après celle déjà espérée pour la Crimée, avec des Occidentaux soutenant ce pays et condamnant l’agression sans pour autant avoir envie de mourir pour lui ni déclencher un conflit mondial, mettant en place une nouvelle ligne rouge.

Par François CHARLES

Economiste, expert en stratégie, management, relations européennes et internationales, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

Je ne reviendrai pas sur l’origine à charge et à décharge de la création de cette situation à l’Est de l’Ukraine, largement exprimées dans les précédents articles, sauf peut-être pour souligner néanmoins les avertissements de blacklistage ukrainien si nous effectuions une visite au Dombass et rappeler que chacun pouvait mettre ses propres lunettes s’agissant du respect des accords de Minsk de 2014.

Même si condamnée de façon large, notamment par la Turquie et sans doute pour des raisons particulières, l’action décidée par V. Poutine et validée par son assemblée avec une psychose d’invasion imaginaire par l’ouest, a surtout le mérite de clarifier et cristalliser une situation qui perdurait sans évolution ni issue depuis 2014 empêchant certaines dynamiques.

Profitant de cet état de fait, sans annonces raisonnables d’interventions militaires pour reconquérir le terrain et considérant que les livraisons d’armes sont défensives, l’Ukraine peut donc désormais rentrer légitimement dans l’OTAN, entraînant de facto tous les autres pays derrière elle en cas de nouvelle d’agression qui certainement n’aura pas lieu. Elle peut aussi toujours rester en dehors comme la Suède, la Finlande, l’Autriche ou la Suisse avec des accords particuliers. Le pays peut aussi intégrer officiellement l’UE qui attendait l’intégrité du pays sauf à en conclure qu’elle ne le souhaite finalement pas même si elle y investit, comme d’ailleurs toujours en Turquie.

Notons que si V. Poutine tient des discours nationalistes remettant en question la création de l’Ukraine ou le cadeau de la Crimée, il semble s’engager à limiter son action aux républiques séparatistes de Lougansk et de Donetsk et non à tout le Donbass comme le réclamaient les russophones soi-disant secourus, rappelant aussi l’histoire et notamment de la Géorgie. Il n’est bien entendu pas question pour le moment d’envahir toute l’Ukraine sauf à envoyer cette fois un camion de Romanée Conti à Xi.

Aujourd’hui, l’UE unie dans la diversité ainsi que les Etats-Unis relancent le même type de sanctions surtout envers des personnalités russes en dehors de son Président et de son pays, qui semble bien s’y être adapté même avec un PIB officiel de celui de l’Espagne. Les sanctions inverses seront peut-être comprises puis rejetées par les écosystèmes économiques occidentaux ne comprenant pas les enjeux de géopolitique ou qui sauront encore les contourner. Notons aussi l’arrêt de l’autorisation de la mise en service du gazoduc Nord Stream II comme le souhaitaient les Etats-Unis même avec l’affirmation forte d’une certaine volonté allemande.

On imaginera bien que V. Poutine et son entourage n’ont pas été surpris par ces sanctions économiques et que toutes les dispositions avaient été prises auparavant, sans aller jusqu’à imaginer des réunions secrètes entre VP, J. Biden, mais également B. Johnson avec l’autre armée européenne et d’autres pour que tout le monde sauve la face et s’en sorte de façon plus ou moins gagnante, quoique…

 

 

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Mais où va donc la gouvernance européenne ?

15 Février 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #europe

A l’heure de la dynamique de la présidence française du Conseil de l’UE, force est de constater que certaines réalités sur le fonctionnement des institutions semblent adaptables d’autant plus facilement qu’elles ne sont pas connues de la population qui a besoin de pédagogie. Les institutions devraient changer pour plus de confiance et transparence et mériteraient un bon exercice de Théorie des organisations avec ses types de leaders, sa structure, ses membres, sa stratégie, ses environnements interne et externe et ses règles du jeu.

Par François CHARLES

Economiste, politologue, expert en stratégie, management, relations européennes et internationales, ancien responsable d’affaires industrielles de défense, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

Tout d’abord les Conseils : comment s’y retrouver pour un non initié entre le Conseil européen, le Conseil de l’UE, le Conseil de l’Europe. Les deux premiers devraient être rebaptisés Conseil des chefs d’état et de gouvernement et le Conseil des Ministres. Les mélanger est une marque de prise de pouvoir et de non-respect des organisations sauf à en changer, mais qui montre aussi les différences de gouvernance au sein des autres Etats. Le président Macron se fait appeler Président de l’UE alors que depuis quelques années il en existe déjà un avec un certain pouvoir de politique générale. C’est lui qui devrait rencontrer les autres chefs d’Etat au nom de l’UE comme Vladimir Poutine sauf à penser qu’il est aux ordres ou n’a pas assez de force et de charisme notamment face à ses homologues polonais et hongrois que JC Juncker n’hésitait pas à taper sur la tête, ou qu’il n’est qu’un animateur ? E. Macron, n’est que le premier ministre temporaire, sauf que la Présidente de la Commission européenne l’est finalement aussi avec ses directions générales, quasi ministères avec au-dessus ses commissaires Vice-présidents et ordinaires… EM a donc rencontré VP en tant que Président Français, comme l’a fait ensuite Olaf Scholz en tant que chancelier qui a le véritable pouvoir en Allemagne, comme dans les autres pays avec Président sans trop de pouvoirs ou avec des monarchies toujours existantes et très présentes. N Sarkozy était quant à lui président de l’UE. Fallait-il créer ce poste permanent ? Quid du haut représentant que l’on n’entend plus du tout, effacé, anesthésié par le couple franco-allemand. Que dire de la Présidence du Parlement européen choisie en équilibre et en fonction de la tendance de la commission et non par le vote démocratique ?

Le fait d’avoir conservé le calendrier en pleine présidence nationale n’a pas d’impact en France quand on sait que les administrations ne changeront pas et que les orientations ont été définies il y a longtemps dans ce qu’il y a de bon pour l’Europe, la politique générale se faisant quant à elle au niveau des chefs d’état.

Par ailleurs les institutionnels considèrent qu’un sénat européen, réclamé par certains pays mais pas le sénat français (…) n’aurait pas sa place car déjà représenté par le « Conseil ». Quant au Conseil de l’Europe, conservant les valeurs de l’Europe dont chacun a ses propres lunettes, sachons-nous qu’il est ouvert aux non européens qui donc décident des valeurs de l’Europe ou plutôt… de l’UE puisqu’elles font partie de critères d’adhésion ?

Quant aux répartitions fédérales dont ce mot n’a rien de commun entre un Français, qui souhaite « une Europe pour tout le monde pareil » et un Allemand, les personnes les plus éduquées ne savent même pas quelles sont les répartitions de compétence entre les institutions et les états, parlant de subsidiarité accrue alors que les domaines les plus importants sont partagés et que les domaines exclusifs n’ont rien à voir avec les fédérations traditionnelles comme aussi les Etats-Unis ou même la Chine.

Nous n’aborderons pas ici les institutions bancaires, judiciaires et autres organismes et agences annexes ni celles dont qui ne dépendent pas de l’UE alors que tout le monde le pense. Certains diront que ces détails ne sont pas importants mais ils le sont pour éviter notamment un nouveau Brexit.

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Ma lettre (humoristique quoique..) à Joe Biden

11 Février 2022 , Rédigé par francoischarles

Monsieur le Président, cher Joe, C’est avec plaisir que je vous envoie ce courrier en vous remerciant encore pour cette réception privilégiée de Thanksgiving où nous avions refait le monde alors que le grand tuyau n’était pas encore terminé d’être soudé. Voilà maintenant la pression mise une fois de plus  à l’extérieur alors qu’elle commence seulement à l’être à l’intérieur.

Par François CHARLES

Economiste, politologue, expert en stratégie, management, relations européennes et internationales, ancien responsable d’affaires industrielles de défense, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe (I.R.C.E.)

J’hésite encore à trouver le jeu psychologique entre tous. Serait-ce « Regarde ce que tu m’as fait faire » ou le « Schlemiel », ou encore « comment sortir d’ici » voire peut-être « réglons son compte à Joey » ? victime ou triomphant selon les versions possibles avec une dose de « battez-vous » assuré par certains acteurs sous-jacents. Les joueurs de billards à apprécieront aussi.

Après les sanctions communes suite à l’annexion de la Crimée, après l’approche commune européenne pour le gazoduc Nord Stream II au détriment de l’énergie étasunienne avec le rôle du grand régulateur allemand toutefois bien ennuyé par le fait de voir que Gazprom n’a pas rempli ses réserves dans le pays, il fallait bien montrer une fois de plus que les Etats-Unis restaient aussi en Europe même si vous cherchez à rassurer vos alliés d’Asie avec une Chine qui s’affirme. Il fallait bien aussi miser sur Vladimir Poutine (VP) pour commencer à remplir le grand tuyau mais surtout sur Olaf Scholz (OS) pour aller ensuite dans votre sens jusqu’à presque virer Gerhard Schröder de la direction générale afin d’instituer l’approvisionnement sous conditions.

La Chine sera un autre grand client du gaz russe mais le coup de vouloir réguler le tuyau avec les Russes est bien joué dans une certaine interdépendance. Reste à trouver le moyen de maintenir certains revenus pour l’Ukraine si elle ne profite plus de taxes de passage mais surtout pour l’amener à  diversifier ses énergies, comme a su le faire la Roumanie pour compenser le risque du gaz. Pourquoi d’ailleurs ne pas tester en Ukraine les nouvelles technologies dont nucléaires même si non encore approuvées par l’UE, qui de toute façon n’a pas encore de politique énergétique ?

Quant au fait de savoir s’il faut sauver le soldat Ukraine, on peut aussi se demander pourquoi les autorités du pays blacklistent les personnalités qui veulent aller visiter le Dombass, comme s’il existait quelque chose à cacher ou de crainte de parler aux séparatistes.

Je comprends que vous n’aimez pas entendre que les Etats-Unis laissent tomber l’Europe alors que vous n’y avez jamais autant investi et que vos avions F-35 régulent peu à peu son ciel dans une normalisation forcée et non interopérable avec les Eurofighters et autres Rafales, qui normalisent quant à eux l’ASEAN.

Le fait, pour VP, de vouloir discuter avec les Etats-Unis plutôt qu’avec l’Europe et le couple franco-allemand, qui l’ennuie, est compréhensible pour faire apparaitre la Russie comme étant une grande puissance, certes militaire mais non plus économique, avec le souvenir de l’ère soviétique. VP réclame la mise en place des accords de Minsk et que l’on prenne sa demande de sécurité au sérieux. Quoi de plus naturel venant d’un dirigeant. Mais respectera-t-il quant à lui la ligne rouge comme quand ses avions survolent les pays baltes ou même la Bretagne depuis la Norvège pour tester le relais de surveillance entre les alliés.

J’ai bien vu la manipe visant à faire venir OS aux Etats-Unis pour lui donner certains messages et laisser Emmanuel Macron (EM) rencontrer VP, sachant qu’il ne veut pas les voir ensemble et n’était pas non plus obligé de le recevoir. Me direz-vous un jour si vous avez accepté et négocié qu’EM aille à Moscou comme président français ou premier ministre européen pour encore mieux montrer que la gouvernance européenne est tout sauf organisée. Comme vous le savez, N. Sarkozy était, quant à lui, Président de l’UE quand il a négocié la paix en Géorgie où la Russie était arrivée en réaction. Mais VP aurait-il parlé à l’actuel Président de l’UE, aux ordres et bien incapable de faire quoi que ce soit quand il se fait balader par la Pologne et la Hongrie en réunion de Conseil ? Le tout était « en même temps » de servir la politique internationale d’EM en pleine élection même si VP récusait aussitôt les annonces d’EM après leur entrevue, mais qui croire ? Mais pensiez-vous finalement peut-être qu’EM pouvait vraiment geler la situation ? En refaisant l’histoire, notons qu’EM, qui cherche la paix, selon le Financial Times, a appelé les trois présidents baltes, alors que j’étais avec leurs trois ambassadeurs, pour leur dire qu’il ne les oublie pas même si à l’intérieur des troupes, j’entends surtout des échos de personnes ne voulant pas mourir pour les Baltes ou les Ukrainiens.

EM a bien été obligé de se ranger derrière l’OTAN, relancé d’une certaine façon par VP dont il sait bien que les Occidentaux n’ont pas de logique d’invasion sauf peut-être en Afghanistan .. ou dans les Balkans… VP sait que l’UE a décidé d’intégrer l’Ukraine en totalité ou non, ce qui ne l’empêche pas de la financer, comme encore la Turquie, et veut simplement tenir bon pour éviter que cela arrive. Mais pourquoi ne le laisseriez-vous pas financer certains besoins pour éviter que nous le fassions quitte à récupérer une fois la chose faite ?

Le pacte de Varsovie ne renaitra pas pour autant, d’autant plus que la Pologne est bien désormais dans l’UE et en guerre psychologique depuis quelques années, essayant d’emmener tout le monde avec elle. Notons qu’elle vient de ressouder le triangle de Weimar en faisant quelques concessions sur l’état de droit et le charbon et vous n’y êtes sans doute pas étranger en facilitateur européen mais surtout en soutien militaire.

Quant à l’accession de l’Ukraine dans l’OTAN, pourquoi ne pas privilégier des accords bilatéraux avec elle comme avec l’Autriche, mais aussi la Suède et la Finlande qui n’y sont pas certes par volonté et liées par l’Alliance nordique alors que l’Ukraine souhaite y rentrer. Sans compter l’argent qu’il faudra y mettre, sans oublier que la crise a vraiment commencé à cause de l’installation d’une nouvelle base navale de l’OTAN.

Pour revenir sur la Chine, n’oubliez pas la 3° prédiction de Fatima qui annonce depuis longtemps l’étincelle à l’est mais surtout aussi le raccordement russo-chinois en méditerranée. Certes le Président Xi Jinping a bien dit à ses troupes de se préparer à la guerre, mais il était à Djibouti et non en mer de Chine ! Quant à la Turquie, soyez sans crainte… elle affirme qu’elle jouera avec ses alliés, reste à savoir lesquels le moment venu.

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Géopolitique et PME

31 Janvier 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #industrie, #europe

Sous prétexte de fonctionner au jour le jour et d’entretenir une certaine (inter)dépendance de sauvegarde avec  les donneurs d’ordres ainsi que les pouvoirs publics et consulaires, mais alors qu’elles doivent d’autant plus travailler par anticipation et scénarii pour maintenir et optimiser leur fonctionnement, leur développement et leur pérennité, il est souvent dommageable de constater que les dirigeants ou commerciaux de PME, qui ne prendront d’ailleurs pas le temps de lire cette page et négligeront certains événements même en ligne, ne s’intéressent pas aux réalités géopolitiques et leurs risques liés en terme de coût, délai et performance. Reste à savoir quelle est vraiment la cible à sensibiliser et si cette possible responsabilisation pourrait-elle remettre en question certains écosystèmes.

 

Par François CHARLES

Economiste, conseil en stratégie et management, relations européennes et internationales, ancien responsable offsets, Europe et Asie au Service Central des Affaires industrielles de la DGA.

Une des définitions de la géopolitique du grec γη « terre » et πολιτική « politique » pourrait être l'interdépendance entre le positionnement géographique d'un Etat, de son groupe d'appartenance, de ses voisins, de son continent et prochainement de l'espace avec  ses conséquences économiques, industrielles, climatiques, relationnelles, politiques, militaires, environnementales, sociales, humaines ...

Les réalités sont différentes si l'on possède de l'eau, du pétrole, des terres riches ou pauvres, des sources d'énergie, un accès ou non à la mer, si l'on est plutôt peuple des plaines ou des montagnes, si l'on possède un ou 10 voisins, si ce ou ces derniers sont de petits ou de grands pays. La géopolitique concerne aussi bien les moyens de transports et de communications que la monnaie, le luxe,  tourisme en passant bien entendu par l’industrie, la recherche, l’énergie et la défense dont l’armement. Si les décisions sont prises par certains, les troubles de géopolitique touchent en cascade de nombreux secteurs de l’économie, devant de facto souvent agir par solidarité.

Si les grands groupes sont les principaux donneurs d’ordre, les PME sont majoritaires en terme d’emplois et apparaissent comme des vecteurs de partenariats (coopération, collaboration, alliance) intra ou extra européennes. On peut se poser la question si la solidarité entre l’Etat et le tissus industriel, déjà hasardeuse en temps normal, peut être effective en temps de crise militaire ou économique à travers le monde. Les petites structures, qui certes ne semblent vivre en microéconomie dans un rayon géographique limité et sous bienveillance de leur sacro-sainte chambre de commerce, ne devraient-elles pas se poser elles-mêmes la question de l’impact de certaines décisions controlables ou non, sur leurs ventes, leurs achats les délais d’approvisionnement sans attendre la nouvelle aide providentielle. Sans pour autant faire de politique néfaste aux affaires, ne devraient-elles pas décider de leur avenir plutôt que subir des coups de théatre commerciaux sans en avoir imaginé les liens évidents avec des réalités non économiques ? Les PME doivent-elles laisser la « géo »politique aux grands groupes qui paradoxalement ne les éduquent pas, parfois bien désarmés eux-mêmes ou pensant avoir tout compris mais répétant de sempiternelles erreurs, et savent encore remplacer leurs sous-traitants d’un coup de crayon en cas de besoins de contreparties, contraires aux règles internationales, mais décidées par certains Etats acheteurs, au risque de les voir disparaitre ou de changer de client privilégié.

Comprennent-elles pourquoi et quand les grands industriels savent s’élever contre les sanctions économiques prises, non pas vers des pays mais des dirigeants et quelques produits spécifiques, par leur administration de tutelle qui leur facilitent et autorisent pourtant aussi leurs contrats à l’export dans les domaines sensibles et très technologiques ? Comprennent-elles les scénarii qui risquent d’arriver à nouveau avec la Russie avec leurs causes et conséquences ? Quels sont les risques liés à la Turquie? Pourquoi Dassault peut décider ou non de poser une offre en Europe ? Pourquoi les pays européens achètent des F-35 au détriment de certains produits technologiques ou protègent leurs sources d’approvisionnement au-delà de simples considérations de prix et de technique ? Pourquoi les contrats australiens mirobolants ont d’un coup été annulés ? Pourquoi les Chinois développent une réelle stratégie sur certains achats quand les Européens fonctionnement encore souvent comme un club d’affaires ? Pourquoi les importations de Lituanie sont interdites avec la Chine suite à l’installation d’une représentation de Taïwan ? Pourquoi ces mêmes Chinois sont soutenus par l’OMC face aux hausses douanières étasuniennes et non celles européennes sans doute moins élevées ? Pourquoi les solutions européennes paraissent de facto construites avec des solutions « alliées » étasuniennes ? Pourquoi les normalisations nationales et européennes sont à la fois des protections et des armes commerciales ?

Certaines entreprises se détachent parfois avec courage comme Sagem en son temps, se musclent pour devenir ETI ou se regroupent en cluster pour chasser en meutes, voire en escadre à leur façon avec des compétences complémentaires mais de même taille. Misons pour qu’il existe en leur sein une dynamique de politique générale adaptée avec des corrélations entre stratégie, identité, structure et prise de décision incluant une réflexion permanente de géopolitique. Le salut viendra peut-être aussi des salariés qui choisiront eux-mêmes des formations de sensibilisation adaptées.

Les start-up, beaucoup plus souples et réactives, souvent gavées de millions d’euros sans avoir même lancé de production, avec des dirigeants souvent plus formés et ouverts, comprenant souvent mieux certains signes et sachant se transférer dans d’autres pays avec d’autres couveurs et financeurs bienveillants, oubliant vite leurs parrains initiaux, sont sans doute elles-mêmes une composante de géopolitique particulière.

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DROITE FEDERALE : QUI VA FINALEMENT EN TIRER PROFIT ?

29 Janvier 2022 , Rédigé par francoischarles Publié dans #politique

Entendant que Marion MARECHAL rejoint naturellement Eric ZEMMOUR, je ressors cet ancien article de 2012. Beaucoup avaient tendu l'oreille. La droite n'avait pas voulu se mêler au FN qui avait bien compris qu'il s'agissait aussi de gommer son identité. En politologue, je reste convaincu de cette dynamique en vérifiant ce qui se passera toujours plus à droite, pouvant passer directement à l'extreme gauche selon la cartographie politique que j'ai pu établir par ailleurs,

****

Lors de la création de l’UMP j’avais déposé et proposé le terme « Droite Fédérale ». J’ai récemment à nouveau communiqué sur cette marque pour essayer de faire travailler ensemble les composantes de toute la droite. Quand je m’aperçois des courants Droite sociale, Droite Populaire, Droite Forte… je m’aperçois que j’avais donc raison. Et pourquoi donc ne pas finalement travailler sur la pluralité de ces courants pour préserver une certaine unité au sein ou en dehors de l’UMP ?

 

Par François CHARLES

Conseil en stratégie et management, animateur politique et territorial, ancien cadre de partis

Profitant de la crise, l’année 2012 a vu le retour de la gauche au pouvoir avec un vote anti-réformiste et l’élection de députés du Front National sans avoir besoin du vote proportionnel. Elle a confirmé plus de 45% d’abstentionnistes qui ont certainement des choses à dire s’ils étaient sûrs d’entre entendus mais qui ne sont côtoyés que lors des élections avec des réunions souvent à sens unique déjà bouclées d’avance.

Elle a vu aussi l’apparition d’un Front de Gauche avec un équilibre relatif et une lutte directe avec son alter ego de droite. Elle a vu plus de 50% du vrai centre basculer à gauche par alibi de rejet de l’ouverture trop rapide et opportuniste de l’UMP vers le FN comme en 1988

Elle a vu des personnes et des courants modérés de centre droit mises à mal alors qu’elles avaient des idées à faire valoir. Elle a vu l’UMP s’affronter à certains candidats du centre droit ou alors en sacrifier d’autres pour « services rendus » face à certaines personnes « ralliées ». 

Elle a vu certains candidats UMP désireux de discuter avec ceux du Front National, certains militants centristes basculer  « à droite toute » et d’autres ne pas comprendre injustement pourquoi les campagnes françaises étaient de plus en plus « bleu foncé ». Elle n’a pas montré de réelle vision et de pilotage d’avenir

Aujourd’hui, le constat laisse apparaitre qu’un vrai centre géométrique peut exister mais aussi une vraie droite modérée forte comme l’UDF d’avant ; que les sensibilités du centre droit et de l’UMP commencent de façon voulue sur une même ligne médiane; qu’au moins la moitié des électeurs du FN votent toujours naturellement au second tour pour la droite modérée. Pour finir, la lutte cordiale Fillon / Copé semble – enfin – tourner vers la projection de certains risques et certaines différences sur fond de courants qui profitent également de cette élection interne pour porter leurs motions apparemment plus fortes que populaires.

Dix ans après, j’invite donc une nouvelle fois les dirigeants, militants, sympathisants et électeurs proches de l’UMP à venir échanger avec leurs différences, leurs spécificités et leurs sensibilités dans un « laboratoire d’idées », pour un dialogue constructif tout en préservant l’unité.

Il s’agira de réfléchir avec méthode, confronter les propositions, partager des idées dans l’intérêt général pour votre canton, votre circonscription, votre département et notre pays dans une dynamique européenne. Il s’agira également de développer une vraie pédagogie politique vis-à-vis des électeurs à travers des réunions fermées et ouvertes et certains événements.

Les clubs rassembleront, à Paris, en Bourgogne puis dans toute la France, des parlementaires, élus, responsables mais aussi et surtout les militants et celles et ceux qui ont envie de redécouvrir de vraies échanges d’idées politiques et techniques au delà des affaires de personnes, sans s’opposer systématiquement aux projets soutenus par l’autre bord.

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Nouveau livret de politique internationale : OTAN 2030

25 Janvier 2022 , Rédigé par francoischarles

Lors d’un récent Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont discuté avec le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour affirmer une certaine volonté d’identité tout en maintenant un lien privilégié avec leur allié principal que sont les Etats-Unis. Le secrétaire général a réaffirmé le rôle de plate-forme et de structure forte avec une Europe et des Etats-Unis « côte à côte ». Reste à savoir comment progresser vers une éventuelle transformation plus structurelle que technique et pourquoi pas désormais avec méthode et surtout « European by design ? » avec des réalités diverses et des particularités à la fois françaises, européennes étasuniennes et mondiales dans une politique générale pérenne équilibrée entre stratégie, structure, identité et prise de décision.

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Lettre au Président du club GAFAM-BATX

24 Janvier 2022 , Rédigé par francoischarles

Monsieur le Président. Vous m’avez récemment invité à assister à une de vos réunions fermées et je vous en remercie. Comme demandé, je vous livre mes brèves impressions sur les différents sujets abordés pouvant générer des opportunités ou des risques sur votre développement ou celui de vos clients et régulateurs européens et mondiaux.

 

Par François CHARLES

Economiste, politologue, expert relations européennes et internationales

 

Votre politique générale semble bien installée entre stratégie, identité, structure et prise de décision, individuellement apparente pour chaque membre mais cachée et bien réelle pour votre dynamique de groupe. J’ai bien relevé que selon vous les régulateurs et clients nationaux et institutionnels étaient en attente de vos nouvelles solutions et que les pays amis sont en veille tout comme la Commission européenne et la Cour. Votre identité hybride et apatride semble difficile à maitriser pour les non initiés. On peut effectivement penser que vos actions seront retenues à 40% comme prévu avec des pénalités remarquables en terme de communication mais avec retours sous-jacents.  Aucun acteur européen concurrent ne sera mis en place avec garantie avant 2050 et de toute façon contrôlé comme vous l’avez fait avec Qwant. Vous ne devez donc pas vous inquiéter de possibles risques de démantèlement par les Etats et vous saurez mettre à l’écart tel ou tel industriel sous-traitant ou satellite pour calmer le jeu. Il vous sera demandé de contribuer aux réflexions RGPB MSA DSA pour labelliser un certain concept européen. Une contre partie sera bien entendu attendue et prévue.

 

En matière de finance, je n’ai pas été surpris de voir que le poids de votre alliance, et de certains de vos membres dépasse de nombreux grands pays dont européens qui n’ont pas encore compris, et heureusement pour vous, qu’ils devraient être autre chose qu’un club d’affaires et qui devraient appliquer les notions de segmentation avec solidarité plutôt qu’en faire un terrain de jeu des étrangers qui en profitent et qui vous le rendent bien. Votre reprise de dette en titrisation de certains états et peut être de la Chine en Europe et en Afrique est intéressant. Vous devriez proposer des mises de fonds en haut de bilan dans la recherche, sans attirer l’attention. Peu de gens ont imaginé que le variant de la pandémie était en fait imaginé dans vos laboratoires pour créer une réelle dépendance de l’économie. Le prochain variant tripleX sera bien lancé fin juin après une accalmie soi-disant contrôlée.

 

J’ai noté votre projet très pertinent de gouvernance maritime avec vos propres règles en zone internationale en exploitant l’économie de la mer. Le développement dans l’espace est regardé avec soin et vos arrangements avec la NASA ont calmé le jeu tout en recréant certains business models. Pour autant, les grands acteurs actuels n’ont pas vu la face cachée de ce que vous préparez vraiment dans votre future station en dehors du droit spatial, alliant encore une fois vos compétences globales. Bravo pour l’étoile noire de Dark Vador ! Il fallait y penser.  Après l’espace, vos développements dans l’armement sont plus prêts que l’on pouvait l’imaginer. Les pays dont nous avons discuté accepteraient sans doute vos partenariats dans des sites secrets en attente de la création du site en eaux internationales. Enfin, j’ai été un peu bluffé par votre politique d’intelligence artificielle robotique à effet retardant, avec la mise en place d’algorithmes espions même dans la blockchain, qui vous permettra de contrôler d’un coup toutes les chaines industrielles sauf contre rançons ou arrangements, que bien entendu vous condamnerez.

 

Quant à la gestion du rapprochement militaro industriel entre la Russie et la Chine, complété par la Turquie et l’Inde, je vous  suggère de bien maitriser les doubles jeux, même aussi puissants êtes-vous.

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Pourquoi V. Pécresse peut gagner en 2022

25 Décembre 2021 , Rédigé par francoischarles

Tout comme pour l’Allemagne, l’élection française sera importante pour l’Europe dans une continuité ou dans un cycle de rupture. Pour autant, l’important est aussi de savoir qui les Français choisiront comme dirigeant et gouvernement, qui devra conjuguer avec les concurrents, militants et sympathisants, bien que gouvernant pour tous les Français et qui sera ensuite confronté aux réalités européennes souvent choisies par leurs prédécesseurs. Tentons une cartographie comme je l’ai souvent fait.

 

Par François CHARLES

économiste, politologue sociologue, conseil en stratégie et management et affaires européennes, ancien responsable de parti.

 L’actuel président élu Macron, que j’ai défendu au départ alors que tout le monde le mettais dans le caniveau, reste le gendre idéal instruit, équilibriste, avec un vrai savoir-faire en conduite de réunion, qui sait désormais parler en chef d’Etat, qui doit encore prouver que l’on ne remboursera pas la dette, qui sait prendre un chef d’état-major fort pour faire oublier sa silhouette frêle au niveau international et en politique extérieure. Il dispose aussi en son sein du vrai centre qui existait avant comme aiguillon et désormais comme simple marquage linéaire. Mais son problème est dans son management. Ses équipes sont jeunes, peu informées, formatées et sans visions. Il est le chef auquel on ne peut et on ne doit s’opposer, comme d’ailleurs quasiment tous les autres candidats.

Le phénomène Zemmour est intéressant. Il ne s’agit pas d’un contre leader car il veut le pouvoir. Il dit les choses que le FN ne disait plus mais avec sincérité, quasi toujours avec réalité sauf manque d’information et sans maquiller l’information. Pour autant il n’est pas craint et n’a pas le service d’ordre adéquat. Ses opposants misent sur son énervement par manque d’arguments pour le discréditer comme Ségolène Royal. Mais il sera également très certainement parent normatif comme il l’a souvent fait sur Cnews. Mais pourquoi ne pas pour avoir un homme fort, s’il sait aussi arrêter de jouer trop souvent avec ses nouvelles lunettes.

Les verts ont le vent en poupe après leurs succès dans les grandes villes. Un de leur grand atout vient de Yannick Jadot qui semble avoir les pieds sur terre avec un réalisme économique et industriel, même si j’ai pu être choqué par certaines démonstrations de son directeur de campagne pour les élections européennes. Son management sera dans doute plutôt démocratique que bienveillant car on voit bien qu’il sait s’effacer, le risque étant au profit de verts radicaux, plutôt dangereux et politisés à gauche, que les Français ne veulent pas.

Je ne sais pas si la gauche traditionnelle est bien présente pour ces futures élections, sauf si elle décide une primaire pour que l’on comprenne enfin qui la compose en dehors de la ville de Paris qui n’est pas la France.

 La gauche insoumise va encore miser sur le numérique pour séduire les jeunes sauf réel programme réel ou sous-jacent, comme quand j’ai pu voir la métamorphose de JL Mélanchon depuis le Parlement européen, comme d’autres depuis la Commission. Nul doute qu’il jouera les César.

Reste « la droite et le centre … droit » avec Valérie & Co. Elle peut stopper le règne Macron car si on ne part pour l’instant pas à la guerre avec elle seule, sauf si elle reçoit enfin la lumière universelle, et que gouverner une région n’est pas gouverner la France, elle apparait certes comme gentille, soumise, effacée, voire anesthésiée mais rassembleuse car portée par la quasi-totalité de ses concurrents reconnus, compétents et plus forts qu’elle psychologiquement, à qui elle devra et saura donner une place au moins dans un premier temps. Mais il faudra convaincre les militants et sympathisants pur éviter la trahison réelle et vécue de 1981 envers Giscard si elle ne retient notamment pas quelques propositions de celui arrivé en tête du premier tour des primaires.  

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