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Le blog philosophique de francois CHARLES
Articles récents

Réapprenons les 8 et 9 mai

9 Mai 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #défense

En ces 8 et 9 mai, même si certains semblent dire qu’il ne faut pas rester immobilisés par l’histoire, et d’autres écrivent qu’il faut sauver leur vision de l’Europe, il est important de nous rappeler qu’une bonne fée était arrivée sur les relations militaires franco-allemandes, cette fois pour penser le changement plutôt que changer le pensement. Mais cette guerre était mondiale.

 

Par François CHARLES

Economiste, conseil en stratégie et management, affaires européennes et internationales

 
Si les cicatrices peuvent rester, comme les trous sur la planche à clous, il convient d’en faire une construction sur l’avenir.

 

Réapprenons la vraie fête de la capitulation avec signature française dans la nuit du 8 au 9 mai 1945 mais aussi et surtout fête de l’Europe le 9 mai en 1950, date trouvée sans doute non par hasard, avec la déclaration de Robert Schuman préparée par Jean Monnet sur une future organisation européenne, dans l’espoir de relations pacifiques lies sur le commerce, sous une certaine bienveillance, voire douce violence, étasunienne.

 

Vainqueurs ou vaincus durent ou doivent toujours faire certains deuils négatifs ou positifs avec ses causes et ses conséquences, comme dans toute analyse de risque, mais surtout ses phases de coups de théâtre plus ou moins prévus et annoncés, de dénis, de colères, de recherche de compréhension et de reconstruction, si possible avec un coup de tamis salutaire et une meilleure solution de rechange. Mais de quels deuils parlons-nous ?

 

Deuil de la malheureuse vraie étincelle initiale de la perte des territoires par la France en 1870, pourtant sauvés par le traité de Vienne, qui les a retrouvés au moins géographiquement (…) en 18 avec un traité jugé irréaliste et irréalisable envers l’Allemagne, finalement non respecté, et qui a nourrit la revanche allemande contre la France, vrai et unique objectif d’Hitler, qui a au moins gagné dans la perte d’identité française.

 

Deuil militaire allemand de n’avoir su rester sur le continent et contrôler l’Europe, allié à Staline à l’est, connecté au Japon et à la Turquie au Sud avant de pousser les Etats-Unis à rentrer en guerre avec une place décisive comme en 1917. Deuil mental allemand d’avoir cru et soutenu un leader élu, ayant relancé l’économie, été déclaré homme de l’année par le Times, avant de jurer qu’il ne l’avait jamais voulu.

 

Deuil de la France d’avoir perdu un temps son identité, certes reconquise avec du matériel étasunien pour retrouver son honneur et sa vraie valeur si possible sa place dans le concert des nations d’influence militaire et donc stratégique qu’elle défend plus que jamais sans mettre d’autres lunettes. Deuil personnel de De Gaulle de n’avoir pas été considéré par les alliés qui ne croyait plus en la France qui avait pourtant la plus grande armée au monde et qui avaient du revenir en Europe pour ne plus cette fois en repartir.

 

Deuil des anglo-étasuniens d’avoir voulu oublier que leur allié russe de circonstance, à qui ils avaient livré des armes et aidé à reconstruire ses usines, et qui avait commencé à se partager le monde avec Hitler, était redevenu belliqueux en toute puissance.

 

Deuil de Staline et des Russes d’avoir été trahi par Hitler et les Allemands et de réclamer la plus grande part du gâteau au vu des dévastations en oubliant sa position opportuniste d’origine

 

Deuil des Etats-Unis de n’avoir pu s’imposer durablement en France comme en Allemagne avec notamment création de l’administration et de la monnaie, d’avoir du accepter la France et De Gaulle soutenu par la Russie et de n’avoir pu installer le plan Marshall, considéré aussi comme profitant essentiellement aux Etats-Unis, à tous les pays du centre Europe.

 

Deuil de certains pays ayant perdu leur âme en quête d’une nouvelle identité qu’ils tenteront de retrouver ensuite et encore actuellement.

 

Mais deuil aussi et surtout des familles des millions de morts militaires et civils dans chaque camp, sans revendiquer qui est le plus mort pour qui, victimes des combats, bombardements, famines, déportations, exactions et exterminations qui imposeront la mémoire.

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LE TUYAU DE NERJA

15 Avril 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Le tuyau de Nerja

 

Il était une fois

Le tuyau de Nerja

Un tuyau noir et bleu

Qui perturbait les yeux

 

Placé sur la plage

Certes oui en février

Les gens s’interrogeaient

Sur ce gros élément

 

Tuyau anti-marée ?

Ou tuyau d’incendie ?

Etait-ce un exercice ?

Une crise arrivait-elle ?

 

Les discours fusaient

Etonnés par ici

Négatifs par là

Sans même savoir pourquoi

 

Buldozers et camions

Chaloupes et bateaux

Hommes très vigoureux

Le reliaient, l’assemblaient

Non avec certains bruits

 

Le week end arriva

Le tuyau y resta

Les gens s’en approchèrent

Certain non avec flair

 

Le tuyau était propre

Et même agréable

Les enfants y jouèrent

Et même les parents

 

Peu à peu il devint

Même un genre de coussin

Une sorte d’agrément

Qu’ils s’approprièrent

 

En fait il s’agissait

D’évacuer bien plus loin

L’eau usée de la ville

Et impropre à la plage

 

Les touristes eux-mêmes

Ne pouvaient le savoir

Et l’ont considéré

Comme nouvelle attraction

 

Je ne connais la fin

Car j’ai du repartir

Certains s’en souviendront

Et d’autres l’oublieront

 

Mais le vilain tuyau

Devenu une star

Fut sans doute regretté

Et bien photographié

LE TUYAU DE NERJA
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LE DIFFICILE METIER D'ANGE

13 Avril 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

LE DIFFICILE METIER D'ANGE
LE DIFFICILE METIER D'ANGE

Le difficile métier d’ange

 

Les anges sont partout

Les avez-vous croisé ?

Au détour d’un carrefour

Ou alors d’une nuit

 

Certains parlent d’étoiles

Ou bien alors de saints

Pour mieux les protéger

Mais ce sont bien les anges

Qui savent nous parler

 

N’avez-vous pas senti

Quelqu’un auprès de vous

Quand vous aviez manqué

De vite quitter ce monde ?

 

N’avez-vous pas senti

Une main une énergie

Quand vous aviez douté

De prendre une décision ?

 

N’étiez vous pas surpris

De pouvoir discuter

Avec cette personne

Comme par enchantement ?

 

Accident évités ou sorti miraculeux

Une fois certes oui

Mais que dire maintes fois

Quel message apprendre ?

 

Ils surveillent vos vies

Parfois ils nous protègent

Parfois ils nous punissent

et parfois nous bénissent

 

Ils retiennent les voitures

Ils empêchent les feux

Ils retiennent les chars

Ils vous ouvrent les yeux

 

Il activent les âmes

Pour qu’elles se rencontrent

Ils activent l’amour

Ou alors vous le montrent

 

N’avez-vous pas senti

Qu’il vous a protégé

Lors de ce concours

Par des gens bienveillants

Bien inconnus pourtant

 

N’avez-vous pas senti

Qu’il vous prenait la main

Pour rappeler l’être cher

Et croire au lendemain ?

 

Ils savent aussi partir

A la fin d’une mission

Ils tentent de vous prévenir

Que c’est là pour de bon

 

En émettant des voix

Mais aussi des images

En laissant un objet

Qui n’est bien que présage

 

Ne les décevez pas

Ou alors pas trop

Leur vie n’est pas facile

Même s’ils savent profiter

 

Parfois ils disparaissent

Et parfois même ils restent

Ils apparaissent alors

Comme de simples humains

 

Mais comme le cygne noir

Agressif et méchant

Le diable en est un d’eux

Tout droit sorti des cieux

 

Il arrive surtout

Pour rendre la relève

Ou pour mieux vous tenter

De repousser  sagesse

 

Et l’essentiel est bien

D’en prendre bien conscience

Car l’ange je vous l’avoue

C’est peut-être bien vous

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REAPPRENONS PENDANT CETTE PAUSE SANITAIRE FORCEE

7 Avril 2020 , Rédigé par francoischarles

En ce début de cycle de fêtes religieuses pour les uns avec des noms différents, qui apportent souvent sagesse de réflexion et d’action, avec cette année cependant une forme particulière de partage confiné, en ce jour normal pour d’autres qui peuvent aussi se demander ce qui signifient les vacances, en cette période de fin du monde où nous comprenons peut-être pourquoi le Pape François disait « priez pour moi », apprenons et réapprenons les choses essentielles pour nous et nos organisations.

 

Par François CHARLES

fcharles@novialgroup.fr

Economiste, conseil en stratégie et management

 

La crise du COVID impacte directement ou indirectement nos vies et modes de vies, nos relations personnelles et économiques dans ce mode moderne plus habitué aux virus informatiques. Plusieurs millions d’étasuniens sont désormais inscrits au chômage comme en 1929. Il n’y a plus d’avions dans le ciel, les rues, les avenues, les métros, le TGV sont vides, les commerces non alimentaires et les lieux de cultes sont fermés. Il n’y a plus de repas entre amis pour partager mets et boissons sinon clandestins. Mais il n’y aura pas de pénurie voire même des surstocks de viande, de lait et de légumes à cause de la fermeture des cantines, restaurants, et des marchés, ce qui devrait d’ailleurs donner des réactions européennes en terme d’agriculture.

 

Beaucoup de bébés vont sans doute être conçus mais des couples vont aussi se séparer, avec ou sans violences conjugales, comme au moment de la retraite où il faut cette fois vivre ensemble toute la journée. Certaines relations vont se casser par distance, ou par opportunité, loin des yeux loin du cœur, certes avec visio mais sans émotions corporelles, d’autres vont ou se créer grâce cette fois aux liens internet entre personnes se connaissant autrement ou ne se connaissant pas, ou reprendre par soucis d’empathie de santé, ou de compassion, ou de remords, voire de pardon, peut-être entre voisins à un mètre de distance, facile et réconfortant pour les uns, plus difficile pour les autres qui aiment toucher leur prochain mais qui évitera désormais bien des jalousies.

 

Tout le monde ne ressentira pas les mêmes impacts dans le domaine de la santé nous rappelant que nous ne sommes pas génétiquement et socialement égaux, notamment devant Dieu. Psychologiques entre ceux qui ont besoins des relations par rapport à ceux qui aiment se retrouver seuls sachant aussi que la durée aura peut-être des effets inverses. Financiers et économiques plus forts pour les uns et moindre pour les autres, entre les hauts ou bas revenus avec ou sans risques de salaires, entre ceux habitués à vire isolés qui se soucieront peut être de ceux habitués au lien social et qui ne se poseront pas de questions de qui inviter ou de ne pas l’être, entre ceux confiné dans 150 m2 ou dans une villa au bord de la mer ou à la campagne et ceux dans 40 m² pour toute une famille, entre ceux qui peuvent se fournir de la Chloroquinine ou non, entre ceux qui possèdent un ordinateur ou non avec ou non une caméra qui fonctionne sachant que le réparateur ne répond plus, entre ceux qui pourront se déplacer pour raisons professionnelles et sortir du confinement et les autres qui pourront aussi les éviter à cause du risque lié..

 

Il existera sans doute des différences de survie, voire de jalousie, entre d’une part les start up ou organismes bénéficiant de financements publiques pour la recherche et les entreprises liée aux marchés de l’Etat, sauf si ce dernier change d’avis par répartition du financement et d’autre part les entreprises liées au marché privé qui voient leur carnet de commande à zéro et obligées d’offrir des prestations pour maintenir le lien alors que d’autres enfin, augmentent le leur du fait de cette situation. Il en existera sans doute entre travailleurs indépendants habitués au télétravail et au  risque par rapport aux salariés habitués à leurs bureaux et leurs trajets souvent pénibles et longs mais qui les emmenaient dans un espace dynamique, comme ce que l’on connait pour les premiers dans les pépinières d’entreprise. Il y en aura sûrement entre fonctionnaires et salariés du secteur privé, travailleurs  indépendants et retraités.

 

 

L’éthique financière peu existante du non-profit en temps de crise sanitaire, comme de guerre ne sera pas ressentie par tous de la même façon, entre ceux qui débloqueront des fonds pour prendre soin presque par altruisme et ceux qui en profiteront pour racheter les autres remerciant même le phénomène.

 

La liste pourrait être longue et même si les processus de gestion de crise et de prise en compte des éléments fondamentaux seront peut-être renforcés, il n’est pas dit que la solidarité sera plus forte. Pour autant, tentons de ré-inventer. Certaines choses vont sans doute changer, d’autres choses non. La crise, la pause Corona, peut nous apprendre à réapprendre. N’ayons pas peur d’utiliser les mots magiques comme ceux de sens et résilience.

 

Réinventons une solidarité entre métiers et leurs réalités, comme un « vis ma vie communautaire ». Réapprenons les processus dans les organisations et les entreprises et sur le partage des risques entre grandes et petites entreprises ainsi qu’avec l’Etat et les banques. Au niveau de l’Etat, Si certains dirigeants disent que cela ne sera plus comme avant c’est qu’ils reconnaissent certaines failles, notamment vitales, mais une situation extraordinaire n’arrive pas tous les jours non plus.

 

 

Réapprenons la recherche qui doit chercher sans forcément trouver et l’innovation qui doit pouvoir s’appliquer rapidement, en utilisant, pour l’une comme pour l’autre, les éléments connus ayant fonctionné ou non avec cette fois explication ainsi que les méthodes disruptives et savoir s’il faut soigner me mal ou son origine ou son environnement, ou souvent les deux comme quand on s’attaque à un feu de forêt. Il s’agira de gagner du temps et de l’argent notamment en cas de crise même si l’effort de guerre est souvent aveugle comme pour les opérations extérieures. Faisons-le néanmoins avec éthique sans freiner la prise de risque ni l’innovation et désormais sans lutte de pouvoir entre structures et en solidarité européenne pour avancer plus vite, et pourquoi pas dans une compétition positive et constructive, forme de guerre non destructrice, faisant avancer les progrès dans tous les domaines.

  

Réapprenons que rien ni personne n’est réellement à l’abri de quoi que ce soit, principe premier de l’assurance, comme si demain était différent sans forcément vivre de rêve. Nos comportements peuvent bien souvent éviter une garantie même obligatoire. L’Etat doit être présent et fort avec confiance en sachant dire la vérité ou en cachant d’autres et assumer des tâches régaliennes mais aussi humaines, comme il devrait en prendre pour financer des personnes à remplir les déclarations d’impôts sous format numérique pour le compte de certaines personnes ne pouvant s’y adapter plutôt que les y obliger.

 

Réapprenons à nous connaître et connaître nos organisations et leurs relations, comme pour sortir d’une ornière, malsaine voire de trop grand confort, pour penser autrement et agir autrement comme si nous ne savions plus que nous savons, comme si nous ré- apprenions, reconnaissions et découvrions nos zones d’ombre pour nous habituer aux situations différentes et limiter les stress, générateurs de vilaines substances qu’il faut ensuite éliminer.  Et rappelons-nous aussi qu’il en est également aussi pour le maître de cordée qui n’est pas devenu superman a l’abri des pièges car il a 20 ans d’expérience.

Si avant votre objectif était d’aller le plus vite sur la route, imaginez que désormais vous jouez avec votre ordinateur de bord pour gagner à consommer moins. Réapprenons à lire, méditer, écrire même au crayon, pour vous, pour les autres, pour sceller dans le marbre ou mieux oublier ou pardonner ou se défendre. Réapprenons à cuisiner pour soi et pour les autres, à découvrir de nouveaux loisirs et métiers, à prendre de bonnes résolutions plutôt que se laisser aller, ce qui peut aussi en être une..

 

Réapprenons les gestes simples et économes pour consommer autrement comme si nous n’avions plus d’eau, d’électricité, de moyens de transport, d’alimentation disponible partout à profusion en prévision d’une hypothétique crise plus importante d’approvisionnement comme en temps de guerre ou par crainte d’aller au super marché par risques de contamination. Réapprenons à faire notre pain et des gâteaux et tartes en famille, avec une consommation de farine qui a explosé, même si les boulangeries restent ouvertes.

 

Redécouvrons comment mieux vivre avec les autres, chacun avec son identité mais avec une base de comportement commune, redécouvrons les choses essentielles avec deuil coup de tamis sur celles non importantes. Prenez soin de vous et des autres et découvrant votre côté altruiste. Réapprenons à écouter la nature depuis sa fenêtre ou à 100 m de chez soi pour mieux avoir envie de la découvrir en grand format ensuite de peur de l’avoir perdue. Regardons comme la terre respire à nouveau

 

Réapprenons l’Europe, son identité, ses besoins stratégiques, la relation entre institutions, états et peuples européens avec une vraie prise de conscience comme il l’a été fait pour les migrations, hélas après crise, et pour les récents objectifs climatiques.

 

Certes le confinement  s’arrêtera à terme pour des mesures plus ciblées vers les malades ou les personnes à risque comme au départ même si la pandémie va encore durer. Nous avons le choix de reprendrons ou non-nous les anciennes habitudes ? Porterons nous désormais des masques systématiquement quand nous sommes malades, mais pas pour nous prémunir, comme les asiatiques ? Changerons-nous d’identité ?

 

Profitons avant de possibles prochaines guerres économiques ou militaires suite aux blâmes potentiels et prises d’avantages des mondes peu touchés ou sortis du confinement par rapport à ceux vivant encore violemment la crise. Espérons que ce confinement de sera pas l’apprentissage à de prochains conflits bactériologiques et nucléaires que même Dieu, et quel que soit son nom autour de la planète, ne pourra lui-même arrêter si cela est écrit. Mais nous aurons au moins essayé de mieux vivre.

 

 

REAPPRENONS PENDANT CETTE PAUSE SANITAIRE FORCEE
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MON GENERAL

27 Mars 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Mon Général

 

Depuis déjà longtemps

On me dit Colonel

Et même Général

Qu’y a-t-il de mal

 

Les uns sincèrement

De par ce que je fais

De par ce  que j’écris

De par ce que je dis

 

De par qui je fréquente

Dans bien tous les milieux

Au niveau national

Comme international

 

Je les laisse parler

Je ne mens surtout pas

Je les laisse m’enrober

C’est assez bon ma foi

 

Et ensuite se reprennent

Vérifications bien faites

Ainsi que déception

Me condamnant bien vite

D’y avoir mis leurs pions

 

D’autres s’en accommodent

Acceptant cet état

D’autres enfin s’en vont

Grognant sur ce constat

 

Certains par jalousie

Quand ce n’est de moquerie

pour bien mieux me piquer

et mieux me rabaisser

 

Ils emploient volontiers

Le petit grade acquis

Quand ils ne le contestent

Me traitant en mépris

 

J’ai certes beaucoup d’amis

Des vrais ou d’apparat

Qui ont beaucoup d’étoiles

Pour moi qui n’en n’ai pas

 

Officier j’étais bien

Mais point de général

Même si la famille

En a produit certains

 

Général sans étoiles

Comme princesse sans soulier

Je n’ai même pas la bleue

Et encore moins la rouge

 

J’étais discipliné

Et je le suis encore

Proche de l’esprit de corps

Bien trop illusionné

 

On a toujours voulu

Empêcher ma carrière

Dans certaines écoles

Et dans certains emplois

 

J’ai commencé bien bas

Trimant à chaque pas

Cumulant les diplômes

Travaux, Etudes

Et même publications

 

Quittant vite le terrain

Pour monter au plus haut

Et être confronté

A l’élite nationale

 

Qui m’ont cru un des leurs

Mais comme ils me disaient

Avaient mieux travaillé

Ont bien plus bourlingué

 

Porteur de plein d’espoirs

Sur beaucoup de dossiers

Dossiers empoisonnés

D’où je sortais d’affaires

 

Résilience permanente

Energie retrouvée

A toujours me refaire

Pour la chose publique

 

Proposant mains projets

Sortant de l’ordinaire

Pour faire avancer

Même les vieux caractères

 

Découvrant peu à peu

Les vraies subtilités

Du pouvoir et des jeux

D’où l’on ne survit pas

 

 

 

 

On m’a dit beau parleur

Et même que j’invente

Sans doute jaloux en face

De pareilles expériences

 

J’ai été protégé

Par certains anges gardiens

Dans bien tous les niveaux

Et qui avaient eux aussi

Sans doute connu des maux

 

Et bien vite descendu

Une fois la garde ouverte

Et même dans le dos

Par certains

ceux qui m’ont trouvé

 

Déçus peut être alors

Ou alors retournés

Par les vils et puissants

Qui se sentent menacés

 

Allant trop loin pour eux

Même si préconisé

Rebroussant leur chemin

En m’oubliant sur place

 

Ils gardèrent les idées

Jetèrent l’individu

Qui ne pouvait penser

De son rang l’eusse cru ?

 

Certains se sont trompés

Sont ensuite revenus

Comprenant ça et là

Certaines langues incongrues

 

Certains encore ont cru

Pouvoir me parler

Mais le système est là

Qui sans cesse vous broie

 

Je ne réclame rien

Ni médaille ni titre

Rien qu’un peu dira-t-on

De considération

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LA CHINE AU SECOURS DE L'EUROPE (?) (3)

22 Mars 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

A la suite des deux premiers articles sur la Chine au secours de l’Europe (?) il aura fallu cette une épidémie en provenance de Chine pour réveiller certaines réalités de crise et déclencher certaines actions au niveau européen et des Nations, notamment en terme de solidarité. L’heure devra aussi être à la capitalisation et au courage du retour d’expérience pour aller au-delà de mesures ponctuelles. L’occasion sera aussi de faire le point sur l’état des lieux de l’autonomie européenne sur certains sujets stratégiques.

 

Par François CHARLES

Economiste, Expert stratégie, management, affaires européennes et internationales, Président de l’I.R.C.E.

 

Il s’agit de la première épidémie de ce genre avec mise en quarantaine dans une Europe moderne unie dans la diversité qui doit montrer sa capacité d’agir sur les flammes et gérer le coupe-feu par des mesures innovantes mais aussi se rappeler des anciennes dispositions lors de la peste mais aussi Ebola en Afrique, qui semble bien loin de l’Europe mais qui peut aussi apprendre des autres. Et en terme de risque latent, n’oublions pas que personne n’est plus vacciné contre la variole.

 

Les réactions ne se sont pas faites attendre dans l’opinion publique, souvent non ou peu informée, ne reprenant que les slogans d’inertie et blâmant les relations bilatérales de certains pays avec la Chine. Devions-nous fermer toute correspondance et refuser l’aide chinoise ? Les avions ont-ils bien été décontaminés ?

 

Nous aimons réagir en situation de crise avérée pour éviter d’être blâmé en cas d’erreur. La France, dont les études montrent le lien d’origine de contamination en Europe, est passée ensuite rapidement d’un état d’urgence économique à un état de guerre en employant les même solutions que l’Espagne et l’Italie qui ne semblent pas avoir employé ce terme comme, pour l’épisode de Charlie. Des mesures opérationnelles ont été prises mais peut-être tardivement quand il a fallu trois mois en Chine pour enrayer et stabiliser la situation avec des mesures drastiques avec notamment la construction d’hôpitaux.

 

La fermeture concertée de l’espace Schengen va permettre l’isolement en évitant notamment le risque systémique du Royaume-Uni qui n’a pas encore pris de mesures strictes réclamées par la population, comme si elle se sentait désormais protégée de l’Europe. On peut aussi de demander si les renforts envoyés par certains pays à la frontière Grecque pour les migrants ne seraient pas  finalement liés au virus.

 

Reconnaissons les actions rapides de déblocage de fonds prises au niveau européen pour des mesures adaptées ainsi que les décisions de protection prises par le Conseil s’agissant des domaines souverains. Nous sommes conscient des réalités de prises de décision et de solidarité dans cette Europe unie dans la diversité qui nécessite des approches communes et spécifiques dans les domaines d’intervention réservés, partagés ou instruits par subsidiarité pouvant réduire l’efficacité connue en Chine. Montesquieu aurait pu analyser quel était le système le plus adapté en situation de crise entre une Démocratie, une République ou une dictature selon l’esprit des Lois. Certaines autres questions restent en suspens.

 

Quelles mesures opérationnelles auraient pu être prises plus tôt ? Grâce à l’aide européenne, quelles actions précises, communes ou spécifiques, ont-elles été ou seront envisagées dans chaque pays « sur les flammes et le coupe-feu » et pour quels résultats attendus ? Des zones de risque systémiques avec risques acceptables et inacceptables ont-elles été identifiées, sur quels critères et avec quelle recommandations et actions adaptées ou généralisables ? Quels risques sous-jacents non sanitaires ont pu être identifiés ? Est-il prévu de réaliser et de capitaliser un retour d’expérience et l’avez-vous fait sur d’autres expériences passées ?

 

Est-ce normal que la durée d’alerte et de confinement soit différente entre les pays ? La France s’est déclarée en état d’urgence économique puis en état de guerre avec la réunion de son conseil de défense et peut-être utilisation de l’art 16 de sa constitution. Qu’en est-il pour les autres nations et avec quels impacts différents sur la gestion de crise ? N’est-il pas opportun de créer dans des délais brefs, des hôpitaux spécialisés dans chaque grande région NUTS ? Quelles actions semblent plus réalisables dans certains pays que dans d’autres ?

 

Peut-être est-ce l’occasion à l’UE de montrer sa place de  gestionnaire de crises en complément de l’OTAN que nous avions appelé à s’occuper également des frontières pour la crise des migrants ? N’est-ce pas opportun d’aborder la notion de défense civile et économique européenne ? Le droit européen peut-il évoluer comme en temps de guerre pour des prises de décision et les droits avec révision des domaines réservés, partagée et de subsidiarité ?

Existe-t-il une solidarité du risque et sinon quelles mesures pourraient faire évoluer les prises de décision, si possible avec discernement, qui ne vont pas forcément dans le sens voulu si l’on se rappelle, dans un autre sujet de pollution, qu’un viticulteur jugé à risque par ses voisins, car il n’avait pas traité son terrain, avait été relaxé en appel…

 

Au niveau scientifique, une capitalisation des anciennes recettes qui ont ou non fonctionné auparavant est-elle prévue afin de gagner du temps et de l’argent ? Les solutions disruptives pourront aussi être utilisée pour congeler le permafrost avec l’énergie de petites centrales nucléaires afin d’éviter la réapparition d’anciens virus ?

 

Au niveau économique, d’où vient l’argent débloqué ? les mesures économiques ne sont-elles que du ressort des Etats en cas de crise ? Les dépenses nationales spécifiques seront-elles déduites de la comptabilité des déficits ? Quelle est la part réservée aux PME dans les dispositifs économiques promis et avec quel plan de continuité à court ou moyen terme ? Les données enregistrées sur les flux extra-européens seront-elles exploitées afin de faire le point sur l’état des lieux de l’autonomie européenne sur certains sujets stratégiques ? Les supermarchés resteront a priori  approvisionnés, avec risque de contamination entre clients, mais qu’en sera-t-il des transports transfrontaliers d’approvisionnement du marché unique utilisés pour assurer l’alimentation des Européens comme avec la PAC après-guerre, si les frontières sont fermées, ce qui devrait profiter aux économies de proximité et aux initiatives privées.

 

En matière d’éducation et de numérique, il s’agira de faire également un point d’assainissement et d’optimisation des vraies solutions.

 

Il s’agira aussi d’en profiter pour enregistrer les effets de la baisse d’activité sur le réchauffement climatique autant que pour la santé par réduction de la pollution.

 

Et peut-être remercierons-nous également la Chine pour la relance de natalité engendrée par le confinement ?

 

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La dimension européenne dijonnaise

22 Mars 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

Dijon, capitale de la Côte d’Or et de la Bourgogne, désormais partagée avec Besançon la Franc-comtoise, mérite mieux que rester une petite ville périphérique de Paris et peut profiter de la dynamique européenne au-delà des fêtes folkloriques et des partenariats de hasard, pour rayonner si elle le souhaite. Mais pour cela, il faut aussi continuer à travailler sur son identité.

 

Par François CHARLES

Economiste, conseil en stratégie, marketing et intelligence économique, président de l’Institut de Recherche et de Communication sur l’Europe

 

Je ne reviendrai pas sur les mots d’une animatrice d’une radio française qui avait récemment qualifié Dijon de Ville de la mort après y avoir passé une soirée…

 

Comme Montbard, anomalie marketing à une heure de Paris qui ne cherche pas finalement à se développer, en restant dans le confort mais aussi le risque de la vache à lait de groupes industriels pouvant disparaitre du jour au lendemain, Dijon peut réfléchir de façon intelligente et trouver une réelle dimension européenne et internationale pour être une destination plutôt qu’une étape, trouver une meilleure attractivité, notamment professionnelle et touristique, avec une hôtellerie qui n’est pas à son maximum, mais en équilibre de répercussion avec ses habitants qui peuvent aussi ne pas le souhaiter.

 

Dijon est bien connue pour ses ducs qui n’y ont finalement pas tous vécu, pour l’art l’architecture, ses Jacquemarts venus de Belgique, ses musées municipaux gratuits, pour son cassis, sa moutarde, son pain d’épice, autrefois et peut-être bientôt à nouveau son vin, respire désormais avec son tram comme sa voisine et concurrente Besançon notamment pour ses universités, cherche à faire valoir sa gastronomie, certes plutôt lyonnaise quand on côtoie les salons professionnels et l’accueil incomparable entre les régions.

 

A 1h30 de Paris par TGV à cause des tunnels, mais désormais reliée à Strasbourg, proche de la Suisse, du grand-est, et de Lyon, au centre de grands corridors qu’elle pourrait encore développer par les canaux, elle peut accueillir des sièges d’entreprises, services ou industrie, en concentrant son aéroport sur les vols d’affaires et sanitaires et réserver à Dole, toute proche par l’autoroute, la part des charters et vols commerciaux.

 

Elle peut renforcer son identité par des liens resserrés et une interdépendance avec les autres capitales départementales pour être fortes et fidèles ensemble, éviter qu’Auxerre ne regarde trop vers l’Ile de France, Nevers vers Bourges, ancienne capitale de France et Macon vers Lyon.

 

Une nouvelle identité serait aussi de créer une vraie métropole industrie et viticulture plutôt avec Beaune, éternelle rivale côte d’orienne, et non se cantonner au grand Dijon, avec une signature à Nuits St Georges comme en 2012 pour la Saint Vincent Tournante réunissant les trois villes pour la bonne cause de la reconnaissance des climats de Bourgogne à l’UNESCO, et une grande force motrice agroalimentaire avec Besançon grâce à son pôle de compétitivité et ses laboratoires, producteurs et industriels qui hélas fonctionnement souvent de façon cloisonnée.

 

Dijon pourrait tirer ou s’inscrire dans une dynamique durable entre capitales régionales européennes unies dans la diversité sur des thématiques particulières comme environnementales, sécuritaires, numériques, énergétiques, transports, en espérant que la région BFC pourra enfin l’accompagner notamment avec une valorisation des fonds européens

 

Enfin, elle pourrait laisser un meilleur souvenir aux touristes par des musées peut être payants disposant de pièces plus remarquables en dehors de celui des Beaux Arts et F. Rude et surtout par un centre-ville reverdi non pas uniquement avec les voies de tram ni pour avoir enfin le label européen mais pour notamment redonner vie aux commerces, comme les abeilles revenant butiner, et gommer par exemple de décalage entre le caractère impersonnel de la rue de la liberté et le charme de cette ville qui le vaut bien.

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Ferroviaire : Quelles questions face à la stratégie chinoise en Europe ?

22 Mars 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #économie

Peu de temps après la cassure de l’accord entre Siemens et Alstom pour question de concurrence interne, il s’agit désormais d’observer la décision de la Commission européenne vis-à-vis du rachat de l’activité de production de locomotives du groupe allemand Vossloh par le chinois CRRC Zhuzhou Locomotive, filiale de China Railway Rolling Stock Corporation avec un CA 4 fois supérieur à celui d’Alstom mais certes réalisé à 90% en Chine et de se poser certaines autres bonnes questions. (art de sept 2019)

 

Par François CHARLES

Economiste, conseil en stratégie, management et affaires européennes et internationales

Qui s’en soucie de l’in(ter)dépendance quand les états et les banques accueillent d’autant plus les projets chinois à bras ouverts quand les Européens ne proposent rien ? Faut-il ou non s’inquiéter sur le pillage des terres françaises et européennes par les Chinois, par des montages spéciaux, attirés et facilités par des responsables territoriaux, comme c’est également le cas en Afrique, en contournant certaines protections et se moquant bien que les aides ne soient pas attribuées à des propriétaires non européens. Que dire quand un organisme du ministère de l’intérieur vente les mérites de « capteurs » chinois, donc véritables sources de connaissance, notamment installables dans les trains, les avions ou autres centrales nucléaires ? Faut-il comparer les Chinois avec les Japonais avec leurs rachats ou d’implantation d’usines pour franchir les barrières commerciales en Europe ou aux Etats-Unis ?

Qu’en pense le gouvernement allemand qui semble très méfiant mais également discret depuis la reprise du robotiste Kuka ? Quand la France définit un certain nombre d’activités et secteurs stratégiques, qu’en est-il des autres pays européens ? La Commission européenne  et le Conseil des Ministres pourrait-ils en faire de même à travers des compétences propres et partagées et opposer cela à la stratégie écrite chinoise qui est facile à comprendre quand on la voit faire son marché. Après certains arguments du dossier Siemens-Alsthom, comment réagira la nouvelle ancienne Commissaire à la concurrence, sauf à juger le secteur désormais de préférence stratégique, voire géopolitique, avec pourquoi pas un minimum de retour industriel pour sauvegarder des emplois ?

Pourquoi vendre aux Chinois ? Un fonds de capital risque n’aurait-il pas pu racheter l’activité pour une période définie, sauf à finalement ne pas la trouver rentable ? Mais n’oublions pas que les Chinois savent bien compter même pour une activité jugée chez eux comme stratégique pour s’installer sur le marché européen et on imagine mal la Chine, qui doit aussi apparemment donner son accord, casser cette future transaction.

Les Chinois savent déjà faire des trains après avoir acheté un exemplaire français, allemand, japonais et coréen. Il en est de même pour les voitures depuis qu’ils ont racheté la branche automobile de Volvo. Les Chinois peuvent vendre en Europe, comme avec leur essai manqué en République tchèque et finalement le non rachat de l’usine de locomotive Skoda, tout en respectant certaines règles d’homologation et de normalisation, notamment sur la signalisation, sur lesquels ils n’étaient pas prêts. Mais en cas d’achat de trains chinois, pouvons-nous poser la question de savoir si le produit européen existe, s’il est trop cher ou est-ce de la géopolitique ? Pouvons-nous acheter au mieux disant plutôt qu’au moins disant ?

Oui, comme le dit B. Le Maire, les Etats européens doivent se regrouper. Mais la France gaulliste, indépendante et fière, bien considérée par la Chine quand elle est en froid avec l’Oncle Sam, doit comprendre aussi qu’elle y parviendra de façon plus démocratique et plus bienveillante, en comprenant la théorie des organisations, sans doute en relisant aussi l’art de la négociation raisonnée, Sun Tzu et l’art de la guerre, voire le testament de Pierre le Grand et pas toujours les campagnes de Napoléon dont le maréchal FOCH avait, comme le disait-il, beaucoup moins d’estime depuis qu’il avait commandé une coalition.

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LES SIGNES BIENVEILLANTS

22 Mars 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

Les signes bienveillants

 

Les avez-vous croisés

Les avez-vous subis

Les avez-vous goutés

Ou alors entendus ?

Les signes bienveillants

Et les actes manqués

 

Ils apparaissent là

Pour revenir ici

Ils vous surprennent aussi

Au détour d’une envie

 

Pouvez-vous les comprendre

Ou les analyser

Pouvez-vous simplement

En déduire les pensées

 

Une vierge qui vous assomme

Pour vous dire de rester

Un rhume qui apparait

Annulant ce dîner

 

Mais parfois rien n’y fait

Vous ne voulez rien voir

Vous partez sur un fait

Le jour ou bien le soir

 

Vous oubliez la belle

Puis une sonnerie résonne

La même que l’ex aimée

Qui vous a tant trahit

 

Sans comprendre pourquoi

Vous l’avez enregistrée

Pour une autre personne

Bien vite disparue

 

C’est aussi malgré vous

Une photo qui revient

Et qui revient sans cesse

Sans que vous demandiez

 

Un sms reçu

Amoureux celui-là

Hélas non destiné

Qui vous fait bien comprendre

Un amour débutant

Ou alors confirmé

Alors qu’elle disait

Vouloir seule rester

Alors qu’elle  vous poussa

A partir pour lui

Mais vous éclaire aussi

Que c’est à vous qu’elle pense

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LA NOUVELLE ANNEE

22 Mars 2020 , Rédigé par francoischarles Publié dans #poésie

La nouvelle année

 

Il était une fois

Une nouvelle année

Qui s’en venait ma fois

Bien toute ébouriffée

 

Elle croisa en chemin

Une jolie mégère

Qui lui dit, non en vain

Ces quelques jolis vers

 

Que faites vous donc là

Charmante et belle muse

N’avez-vous donc pas vu

Que de vous je m’amuse

 

Vous parlez donc peut-être

De ma belle chevelure

A moins que ce ne soit

De mon accoutrement ?

 

Je vous l’avoue ma chère

Vous promener ainsi

Dans le froid et la neige

Me rendrait bien transie

 

Encore faudrait-il

Qu’il neigasse et froidisse

Encore faudrait-il

Que mes joues en rougissent

 

Vous semblez toute droite

Descendue d’un nuage

Ou d’une chambre à coucher

A moins que ce ne soit

D’un endroit mal famé

Ou d’un lieu de plaisir

 

Si vous saviez ma bru

Vous n’en diriez pas tant

Je viens d’une période

Où l’on perd ses enfants

Où l’on craint les migrants

Où l’on fuit les mendiants

Où l’on tombe sous les balles

Même dans le Bataclan

 

Alors ma chère bru

Pour commencer ce temps

Où d’autres nuages sombres

Risques bien d’arriver

Vivons le temps présent

Sachons faire la fête

 

Oublions nos soucis

Chantons plutôt l’espoir

Buvons donc ce champagne

Et mangeons cette galette

 

Tentons donc de construire

Tentons donc de bâtir

Tentons donc de lancer

Une nouvelle année

 

Toute pleine d’espérance

Avant dit le dicton

Que les petits cochons

Ne nous mangent pour de bon.

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